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« LE CNRS ET LES OVNIs »

21 août 2017 par Serena  
Dans Général |

Un article du journal du CNRS

ci-dessous commenté:

Un titre plus exact pour cette page de commentaires aurait été "Le CNRS et les extraterrestres" ou "Le CNRS me pousse à parler d'ovnis", mais j'ai trouvé que "Le CNRS et les OVNIs" était plus politiquement correct, voire plus juste si l'on refuse la thèse de l'apocalypse.

Ce gentil mot d'ovni n'est presque plus employé comme il se doit pour qualifier des objets volants non identifiés, tellement il a été associé dans le passé aux petits hommes verts, via une sorte de réflexe de pavlov, voire d'implant psychique [1] installé par notre conscience collective pour limiter les sorties du parc de la pensée, d'où il résulte que nous pratiquons l'auto-censure. Tout de même, certains journaux grand public comme Paris Match et Libération ont osé l'employer à bon escient au sujet des drones qui planent au-dessus de Paris ou des centrales nucléaires. Tous les autres ont eu peur que l'utilisation du mot juste ne crée une sorte de remue ménage qui crédibilise l'ufologie devant le grand public: inadmissible dans un contexte de contrôle de la conscience collective sur l'information, s'agissant de garder les moutons dans le parc de la pensée, l'important étant de ne pas vous laisser sortir du parc sans un implant ou disons une étiquette spéciale qui dissuade les autres de vous suivre.
Je vous propose malgré tout de me suivre librement en dehors de ce parc, sachant que j'ai retiré mon implant pour le coller sur le CNRS (via le titre de cette page), qui nous explique via sa médaille d'argent (https: Chardin que les extraterrestres ne parviennent pas à nous rendre visite parce qu'ils sont victimes d'une extinction avant même de parvenir à quitter leurs planètes

[2]. Donc en résumé, le CNRS ou disons l'ange Gabriel [3] ne nous laisse le choix qu'entre l'apocalypse et l'invasion extraterrestre sauf si exceptionnellement, dans notre cas d'humains plus forts que toutes les autres races de la galaxie, on parvenait à donner un coup d'accélérateur prioritaire au financement de la recherche.

Pas mal comme argument pour récupérer des fonds, non ? Nous vivons une époque formidable.

Voulez vous savoir comment j'ai fait pour me retirer l'implant qui me collait à la peau pour le refiler ? Laissez moi d'abord vous expliquer comment je l'ai reçu.

Depuis quelques années je suis régulièrement sollicité par des ufologues (u.f.o. = unidentified flying objects), à commencer par l'un des plus réputés, Jacques Vallée, qui par la publicité qu'il a fait à mes travaux sur la synchronicité depuis 2011 (en les associant à une "physique de l'information" qui n'existe pas encore ou n'en est qu'à ses balbutiements), a conduit une bonne partie de la communauté ufologique à s'y intéresser. J'ai alors été poussé à donner des explications sur cet intérêt, Jacques Vallée étant resté volontairement énigmatique sur le lien qu'il faisait entre les ovnis et la synchronicité. Il se contentait en fait d'agir comme un grand inspirateur qui donne la direction: réfléchissez à la physique de l'information. Et alors ? Et la suite ?

La suite, le coquin, il n'avait pas du tout l'intention de la développer lui-même. Il avait soigneusement excité ma curiosité lors de nos rencontres et il se doutait bien qu'en valorisant son énigme à mes yeux j'allais lui emboiter le pas pour finir par répondre moi-même aux questions qu'il avait soulevées publiquement.

Maman !

Je n'ai pas à me plaindre, car avant de citer mes travaux dans ses déclarations publiques, il m'avait toujours demandé mon autorisation, que je lui ai donné. Il faut dire que je ne me serais pas reconnu si j'avais refusé. Un tel refus ne pouvait être fondé que sur de mauvaises raisons: la peur du ridicule, trop souvent agitée par les niais bétas pour les niais lambda: "dormez braves gens, ce que nous ne comprenons pas n'existe pas et ne doit donc pas nous éveiller". Or ce type de peur n'était pas du tout mon genre, sinon je n'aurais pas publié un livre sur la synchronicité, un sujet encore plus énigmatique que les ovnis, car après tout l'idée que nous puissions être visités par des E.T. n'a absolument rien d'illogique. C'est même dorénavant officiel, sauf à verser dans la thèse de l'apocalypse.

Alors, quel est ce fameux lien entre les ovnis et la synchronicité ?

La réponse est simple: la flexibilité de l'espace-temps. Cela veut dire qu'au lieu de considérer notre univers-bloc comme un espace-temps 4D déjà déployé - du big-bang jusqu'à la fin des temps - de façon parfaitement figée - ne laissant donc pas la moindre place à notre libre arbitre, notre futur étant intégralement décrit dans le moindre de ses détails - je considère cet univers-bloc comme éminemment flexible, c'est à dire capable d'évoluer hors du temps et simultanément dans le passé comme dans le futur (via la conscience collective). Pardon d'oser bouger le passé mais rassurez vous, on va dire que dans ce sens c'est aussi loin que la matière noire.

Cette flexibilité entrainant irrémédiablement avec elle la rétrocausalité, c'est ce qui engendre la possibilité des synchronicités (voir mon livre La Route du Temps) et par la même occasion la possibilité de voyages rapides dans l'espace ou le temps via des trous de vers artificiels (ou plutôt des bulles d'espace-temps [4]), sans que d'insupportables paradoxes temporels (grand-père...) ne viennent jouer les troubles fêtes: on ne peut voyager que sur des lignes temporelles (lignes d'univers) compatibles avec le futur du point de l'espace-temps où l'on débarque.

Notez bien que la rétrocausalité est devenue récemment elle aussi une hypothèse "mainstream" recevable [5] et qu'il convient donc de prendre au sérieux ses conséquences. Or parmi ces conséquences, il y a une très bonne explication à mon sens de la raison pour laquelle les E.T. ne viennent pas nous rendre visite, et je dirais même plus: ne donnent pas l'impression à notre conscience collective qu'ils viennent nous rendre visite.
Voici deux extraits de mon prochain livre "La Physique de la Conscience" prochainement disponible chez Trédaniel où je propose cette explication, développée de façon encore plus approfondie dans l'ouvrage collectif "Ovnis et conscience":

"S’il est possible de voyager dans le passé, nous devrions avoir la visite de touristes exotiques, mais là non plus, rien n’est simple car un problème très délicat à gérer en ce qui les concerne est qu’ils ne peuvent pas s’introduire chez nous sans choisir une ligne temporelle déjà existante dans notre futur sur terre. Encore faudrait-il pour cela que notre conscience collective sache faire le travail adéquat de négation de leur existence ou, à défaut, de préparation à leur rencontre avec tout ce qui s’ensuit, ce qui implique une acceptation collective de l’impact d’une telle présence. Compte tenu des conséquences gigantesques que la concrétisation de telles visites pourrait avoir si une collaboration aux conséquences mondiales s’ensuivait, il ne peut s’agir que d’une ligne temporelle qui change profondément l’évolution de notre société. Or, un tel changement ne me semble pas encore programmé dans notre conscience collective, et par conséquent la seule possibilité pour que des visites exogènes puissent avoir lieu est qu’elles s’accompagnent d’un déni collectif de leur existence. Nous examinerons plus loin d’autres aspects de l’incontournable résistance du futur qui empêche nos visiteurs de s’imposer à nous."

....

"Prenons simplement l’exemple des ovnis, dont j’ai fait remarquer que c’est grâce à notre déni collectif de leur existence qu’ils pourraient se permettre de nous rendre visite, par simple curiosité ou plus probablement pour nous éveiller doucement, petit à petit. Imaginez que nous n’ayons pas collectivement le « gène du déni » et que nos autorités gouvernementales se soient empressées, à chaque visite avérée mais toujours inexpliquée d’engin qui défie les lois de la physique, voire de rencontre du troisième type, de faire passer l’information officiellement dans les médias. Il est fort probable que de telles annonces auraient été à l’origine d’un désordre épouvantable sur la planète, dont je ne vais pas développer ici les raisons… Un désordre qui aurait été particulièrement difficile à encaisser puis à enrayer par une espèce aussi discordante et primitive que la nôtre, ce qui aurait peut-être même signé son extinction à terme. Mais fort heureusement, nous possédons le fameux « gène du déni » garant de la stabilité de notre espèce. Attention toutefois aux effets secondaires de ce gène qui pourraient nous transformer en robots humains…"

Moralité, je recommande donc de ne pas croire à l'existence des ovnis, ni bien entendu à celle des extraterrestres: vous risqueriez de perturber notre troupeau pour des prunes alors que avez bien d'autres chats à fouetter en dehors du parc de la pensée que de vous aventurer à franchir un ravin trop escarpé pour que l'on vous suive. Attendez que la construction du pont entre la science et la spiritualité soit achevée et qu'il soit largement emprunté. Comprenez qu'il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs et qu'il convient d'abord de travailler à la transformation de notre vision du monde. Comme je le dis en conclusion de mon interview dans le Nexus 97 :

"C'est un dossier [le dossier ovni] qui traîne derrière lui une somme de révélations tellement considérable, à cause de sa connexion avec l'au-delà, que c'est impossible à gérer pour notre espèce. Disons que notre futur n'a pas encore géré la situation. Donc il ne faut pas considérer le déni comme quelque chose de négatif. Même si la révélation de la présence E.T. semble avoir le potentiel d'unifier l'humanité, il faut que nous comprenions d'abord collectivement que notre nature est spirituelle et non pas matérielle. Nous n'y sommes pas prêts car nous vivons dans une société trop matérialiste. Il faut que la science avance suffisamment sur la compréhension de la conscience et de la réalité pour pouvoir jalonner " le terrain d'atterrissage" à sa juste mesure."

Voila donc ce que je voulais dire en déclarant que j'ai retiré mon implant pour le coller sur mon employeur le CNRS: ce dernier reconnait par la voix de l'ange Gabriel l'existence des extraterrestres et même de centaines d'espèces capables de nous rendre visite, mais il nous explique que ça n'a pas lieu parce que nous sommes tous, pardonnez moi l'expression, des enfoirés de déclencheurs d'apocalypses.

Pour conclure, vous avez le choix entre différentes méthodes de déni: soit vous considérez comme moi que nous sommes encore des bébés qui devont gentiment apprendre à sortir de leur parc en élevant notre niveau de conscience, soit vous considérez comme le CNRS que nous sommes des bébés trop irrécupérables pour réussir à sortir de leur berceau sans griller la planète.

Quoiqu'il en soit, vous aurez compris que tous les moyens sont bons pour maintenir le déni, y compris celui de persuader tout le monde que nous courrons vers l'apocalypse (à moins qu'il ne faille adopter l'interprétation [2] ci-dessous).

Sauf si bien entendu, on finance la recherche. Décidément, pour sortir de la crise tous les moyens sont bons, là aussi.

***

[1] Un implant psychique est une croyance de la conscience collective permettant l'autocensure ou l'autodiscipline, évitant ainsi le recours à des chiens ou des bergers.

[2] On peut interpréter différemment le message de cet article du journal du CNRS en considérant ce dernier comme incapable de propager un signal apocalyptique qui pourrait effrayer les gens surtout par les temps qui courrent. Dans ce cas il faut considérer que ce message ne relève pas de A = > B (nous ne sommes pas visités = >; nous courrons vers une extinction) mais de son équivalent non B = > non A, , ce qui alignerait parfaitement la position du journal du CNRS avec la mienne, mais d'une manière que je dois reconnaître comme plus subtile.

[3] L'ange Gabriel est effectivement (comme par hasard) l'ange de l'apocalypse.

[4] La réalisation d'un trou de ver artificiel n'est pas réaliste dans le cadre actuel de la physique. Je propose toutefois dans le livre cité ci-dessus une solution sous la forme de "bulle d'espace-temps" qui serait beaucoup plus facile à réaliser et à exploiter qu'on ne le pense, si ma théorie sur la flexibilité de l'espace-temps en lien avec la conscience est correcte.

[5] Voir les abstracts du colloque "Free wil and retrocausality in the quantum world".

Le territoire de la pensée

Extrait de "La physique de la conscience" relatif à la figure ci-dessus:

"La question qui s’impose à nous est : comment faire pour quitter le parc de la pensée qui nous maintient, selon la métaphore que j’ai proposée dans La Route du Temps, entre les quatre murs que sont le déterminisme au sud, le matérialisme au nord, le darwinisme à l’est et la causalité stricte à l’ouest ?

Si nous tentons de nous échapper par l'ouest à la recherche de quelque magie, nous nous heurtons à l'empire du mental qui n'hésite pas à redoubler les rangées de barbelés pour nous exclure ou nous ramener dans le droit chemin du parc.

Si au contraire nous nous échappons par l'est à la recherche de signes du destin, une descente vertigineuse et chaotique risque de nous faire tomber dans le gouffre de l’illusion, ou encore dans la décharge du hasard.

Si nous optons pour les solutions de facilité que forment vers le sud la faille du chaos et la faille quantique, nous parvenons à nous extraire du parc, mais c’est pour nous retrouver dans la vallée de l’ésotérisme, dont on ne peut sortir qu’en suivant le cours du fleuve car, bloquée en amont par une gorge, cette vallée nous emmène invariablement vers l’océan du new-age où nous sommes alors secourus par de nombreux petits bateaux et des chalutiers plus gros. Ils récupèrent moyennant finances les personnes qui arrivent là un peu hébétées et les emmènent dans des îles, loin du parc de la pensée mais aussi loin des cimes de l’Esprit.

Si enfin nous choisissons de franchir le mur du matérialisme édifié au nord du parc, il nous faut alors traverser le marécage de la conscience qui est tellement visqueux qu’il devient ensuite impossible de remonter les pentes montagneuses de l’autre côté, tellement nous avons été embourbés et même souillés par les scories de la religion dogmatique.

N’y aurait-il donc pas d’issue ? Si, il y en a une. Une seule issue qui est de descendre vers l’est tout en faisant très attention à ne pas suivre la ligne de pente, même si elle parait plus douce, pour se diriger plutôt et constamment vers le nord pendant la descente. On arrive ainsi à proximité d’une cascade qui parait infranchissable. Il faut alors surmonter ses peurs, puis accepter de se mouiller et avoir la foi pour faire cette marche insensée qui consiste à avancer sous la cascade en perdant la vision d’un sol hypothétique, dont il est impossible de s’assurer qu’il ne va pas se dérober et nous faire chuter gravement dans la gorge qui mène au gouffre de l’illusion.

Une fois passé courageusement ce qui s’avère finalement n’être qu’un gué pour les initiés, il faut alors remonter la pente vers l’est, vers lequel un chemin escarpé se dessine peu à peu et nous emmène au bout d’une longue marche jusqu’au col de l’Ange. Ce n’est qu’arrivé à ce col de l’Ange que nous pouvons alors contempler, de l’autre côté, la réalité de l’espace-temps et cette merveilleuse vue sur le pic de l’Esprit, pour peu qu’il ne soit pas dans les nuages ainsi que le col lui-même.

Cette métaphore du col de l’Ange symbolise, on l’aura compris, la connexion avec le Soi et le pic de l’Esprit, cet au-delà inaccessible de notre vivant. Si j’ai dessiné ainsi l’horizon d’une transformation de notre vision du monde où cette ouverture d’esprit aurait lieu, sachant que c’est à mon sens la seule issue au monde décadent actuel, c’est pour bien traduire l’optimisme confiant d’un physicien convaincu de cette voie de libération qu’il a emprunté et débroussaillée pour vous, cher lecteur."

Auteur

  • Phillipe Guillemant

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