Drogues récréatives et développement spirituel

Alain Boudet

Dr en Sciences Physiques, Thérapeute psycho-corporel, Enseignant

Cet article est étoffé de nombreux extraits d’un chapitre du livre:
Télos, tome 2, par Aurelia Louise Jones, éd. Ariane (avec leur aimable autorisation)

Résumé: Cet article tente de faire un peu de lumière sur les aspirations des consommateurs de drogues récréatives (cannabis, cocaïne, héroïne, ecstasy,..), aspirations plus ou moins claires et conscientes. Il montre que le chemin emprunté pour les réaliser, la drogue, ne remplit pas ses promesses et est voué à l’échec. Il suggère l’existence d’un autre type de voie, l’ouverture à sa propre nature spirituelle, qui mène à l’éveil de son être profond. Cette voie est connue depuis toujours, y compris par des peuples traditionnels qui s’aidaient dans ce but de drogues prises de façon sacrée et rituelle. A la lumière de cette voie, le chemin actuel de la drogue apparait comme une impasse entrainant des préjudices psychologiques et spirituels très graves et difficiles à corriger. Des indications pratiques sont données pour s’en libérer.

Contenu de l’article

* Un quotidien vide de sens
* Se droguer pour se sentir mieux
* Construire un nouveau monde
* Les états modifiés de conscience
* Les drogues actuelles mènent à l’illusion
* Préjudices sur les corps subtils et les chakras
* Préjudices émotionnels et mentaux
* Répercussions nocives sur plusieurs vies
* Les entités parasites
* Entendre la voix de notre Être intérieur
* L’élévation spirituelle
* Se libérer des drogues
* Faire son choix de vie
* Aider et informer
* En savoir plus

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Effets des drogues: une explication par l’épigénétique

De nouvelles recherches effectuées dans le cadre de cette jeune science qu’est l’épigénétique montrent qu’à la suite d’une administration de drogues telles que la cocaïne, des modifications chimiques surviennent au niveau de l’ADN ou des protéines qui lui sont associées.

Les modifications épigénétiques ne modifient pas le code de l’ADN mais elles influencent les molécules qui le lisent et le traduisent en produisant une autre molécule.

Par conséquent, les modifications épigénétiques peuvent rendre accessible un gène qui ne l’est pas normalement, et ainsi augmenter la quantité de production des molécules qu’il commande. Elles peuvent aussi rendre un gène inaccessible et le désactiver réellement.

D’après le site sur l’épigénétique. Voir une présentation succincte de l’épigénétique dans l’article ADN moléculaire

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On ne peut pas rester indifférent à la généralisation de l’usage des drogues parmi les jeunes et moins jeunes et assister passivement à la dégradation physique et morale de toute une génération.

Celui qui s’adonne à la drogue est semblable à quelqu’un qui aspire à voyager et rêve de parcourir le monde. Il se sent enfermé chez lui, y étouffe, mais n’entrevoit pas le moyen de se mettre en voyage. Il découvre cependant un procédé un peu trouble, mais qui apparait comme le seul moyen de sortir de son enfermement. Alors, dans une réaction de dépit, il s’engage brusquement dans cette solution, qui se révèle un chemin de mort. Il ne voit pas qu’à côté, un peu voilée, il existe une autre porte qui débouche sur un chemin merveilleux. Il n’en connait pas l’existence.

Quelles que soient les aspirations, conscientes ou non, des consommateurs de drogues, leur usage ne permet pas de les satisfaire et faillit à ses promesses. Il n’est que la contrefaçon fallacieuse d’un autre type de voie vers les états modifiés de conscience, l’ouverture à sa propre nature spirituelle. Connue de tout temps par les peuples de la terre, cette voie n’est ni diffusée ni enseignée dans la culture de notre société occidentale car elle est en désaccord avec les valeurs dominantes de celle-ci: argent, pouvoir, et compétition. En effet, elle repose au contraire sur le respect de soi et des autres, sur la douceur, l’humilité, mais aussi sur la liberté, la responsabilité et le choix conscient. Elle débouche sur l’expansion de conscience, la découverte d’autres réalités et sur la joie.

A la lumière de cette voie, le chemin de la drogue apparait comme une impasse entrainant des préjudices psychologiques et spirituels très graves et difficiles à corriger.

* Un quotidien vide de sens

Que recherchent les consommateurs de cannabis, cocaïne, ecstasy ou encore héroïne, qu’ils associent fréquemment à des tranquillisants, au tabac et à l’alcool? Ressentir détente et euphorie, dissoudre quelques inhibitions dans les relations avec les autres, se sentir ensemble et solidaires, défier les règles de la société et ses interdits, faire des voyages dans des mondes peuplés de formes hallucinatoires, voilà quelques-uns des bénéfices passagers que trouvent les adeptes de la consommation régulière de ces drogues.

Ils cherchent à échapper à un quotidien qu’ils ressentent comme invivable, et à le remplacer, au moins pendant quelques instants, par des perceptions plus douces, plus tranquilles ou plus enthousiasmantes. L’usage de la drogue permet de modifier la perception de la réalité matérielle en des perceptions plus proches de l’extase.

La jeunesse, plus que les autres, ressent fortement son énergie vitale. Elle aime que cette vie se manifeste par le mouvement, l’émotion, l’amour. Malheureusement, nous vivons dans un environnement qui ne favorise pas cela. Bien au contraire, il freine, contient, emprisonne l’élan de vie. Les jeunes (mais pas seulement eux), subissent de plein fouet les contraintes et les émanations d’une société qui ne respecte pas la personne, qui ne respecte pas la vie, qui prône la compétition et la course au toujours davantage, qui est sans pitié devant la misère, et qui donne l’exemple de l’abus de pouvoir, des luttes fratricides, de la violence.

Les médias, les films, mettent en avant des modèles de réussite où l’on valorise celui qui gagne, qui se construit une place par le combat. Les entreprises exemplaires sont celles qui font des chiffres d’affaires faramineux et qui croissent sans cesse, même si cela anéantit et fait périr bien des gens de par le monde, même si cela entraine la destruction de la planète. Nous sommes tellement imprégnés de ce scénario qu’il semble le seul modèle possible.

Les parents et les autorités éducatives croient qu’ils n’ont pas d’autres ressources que de demander aux jeunes adeptes de la drogue de reprendre leurs esprits, de lutter pour conquérir leur place au soleil, par le travail, l’étude et l’effort et de croire en leur étoile. Mais ce discours n’est pas convaincant. Il apparait comme une façon de leur demander de rentrer dans le rang. La réalité est que seuls quelques-uns tirent leur épingle de ce jeu-là… et n’en sont pas forcément équilibrés et heureux pour autant.

Leur discours nous conditionne à admettre que le rêve n’a pas sa place dans notre monde « réel » et que liberté, plaisir et amour ne sont que des fantaisies utopiques tout juste bonnes pour les enfants et les adolescents. Être adulte, c’est le comprendre, puis rentrer dans le rang et jouer le jeu. Ou refuser de rentrer dans le rang et faire la révolution. C’est bien une espèce de révolution que tentent certains à leur manière, par leur attitude de rébellion ou de délinquance. Mais si la rébellion échoue, si elle est réprimée, la seule perspective qui semble s’annoncer est la résignation.

* Se droguer pour se sentir mieux

Se résigner à quelle vie? Ces jeunes ne voient aucun intérêt à « réussir » et « trouver sa place au soleil » en s’adaptant à un système social qui les dégoutte. Pour survivre dans cette société, il est nécessaire de renier ses aspirations profondes, et vivre dans l’absurdité et le non-sens. Ce sentiment de désillusion peut aller jusqu’à la dépression. Pour certains, il n’y a pas une grande différence entre être mort psychologiquement et être mort réellement.

Quelle issue à cela sinon les états d’évasion procurés par les drogues, l’alcool, le tabac, certains types de pratiques sexuelles et autres addictions. Ces états procurent une sorte d’enchantement pour échapper à son désenchantement. Par cette recherche, les personnes démontrent combien est grande leur soif, pas forcément consciente, d’un monde qui soit réellement un enchantement, beau et nourrissant, qui donne la première place à l’amour. En somme, elles cherchent à vivre profondément et intensément. L’usage de la drogue ressemble à un effort désespéré pour sentir leur force de vie, en se libérant des contraintes qui la musèlent.

Malheureusement, cette issue n’est que momentanée et les conduit à une impasse. Elles n’y trouvent pas l’enchantement, mais seulement l’apparence de l’enchantement, une illusion trompeuse. Les résultats ne sont pas durables et il faut augmenter les doses, ou associer plusieurs drogues pour continuer encore un temps à ressentir les effets. Cette voie ne tient pas ses promesses, c’est un leurre. De plus, les adeptes la paient très cher en détruisant leur force de vie, et en détruisant les chances de trouver une autre issue.

* Construire un nouveau monde

Oui, une autre issue existe, basée sur des vérités bien plus profondes et bien plus enthousiasmantes. C’est une voie qui respecte et laisse place à l’expression de la force de vie. Cette voie est généralement passée sous silence et peu enseignée, car elle dérange. Elle montre que nous avons beaucoup plus de ressources en nous que nous n’imaginons pour nous épanouir et pour construire le monde que nous souhaitons.

Le système de la compétition économique en vigueur n’est pas le seul système possible et n’est pas le monde réel. Il n’est que l’une des nombreuses élucubrations produites par l’esprit humain. Il est d’ailleurs en train de montrer sa faillite, par les crises dont il est secoué (financière, énergétique, alimentaire, réchauffement climatique). Sur la planète, il existe ou il a existé d’autres types de sociétés basées sur la fraternité, le partage et l’entraide, autrement dit des valeurs spirituelles. Mais elles ont souvent été méprisées et exterminées.

Construire un nouveau type de société commence par implanter le respect de la vie, le respect de la terre et le respect des autres. La condition préalable à cela est le respect de soi-même, de son intégrité physique et psychologique, de ses aspirations. Ce n’est pas une règle de bonne conduite comme nous le demandent nos moralisateurs, qui agissent de façon contraire à ce qu’ils enseignent. C’est la découverte de la puissance de nos convictions, de notre détermination et de notre force de pensée.

Le monde nous ressemble, il est à l’image de nos convictions. Si nous pensons que le monde est conflit, notre pensée inconsciente attirera les conditions et les évènements qui provoquent des conflits. Si nous pensons qu’il n’y a aucune place pour la générosité et l’entraide, nous favoriserons la mise en scène de notre impuissance à les établir (voir article Ma vie, reflet de ma pensée). Réciproquement, si nous voulons construire un monde meilleur, soyons convaincus que c’est possible. Mais ce n’est pas suffisant. Commençons en le mettant en acte pour nous, soyons meilleurs nous-mêmes et pour nous-mêmes. Par exemple en ne maltraitant pas notre corps par les drogues. Le plus important est que la solution nouvelle s’inscrive dans la chair, dans la matière. De cette façon, nous avons la possibilité de créer le monde que nous voulons.

Et qui donc mieux que les jeunes générations peuvent être les auteurs et les acteurs d’un nouveau monde, d’une nouvelle terre? Alors, au lieu de détruire vos facultés créatrices et votre vitalité, ne pourriez-vous envisager que vous pouvez créer votre monde, tel que vous le rêvez? Vous pouvez être les artisans de son développement et vous pouvez permettre l’éclosion de nouvelles formes de société. Vous avez beaucoup plus de pouvoir que vous ne pensez. Pour les toxicomanes, la condition est qu’ils deviennent maitres et responsables d’eux-mêmes. Car nous allons voir que la prise régulière de drogues rend difficile et hasardeuse la possibilité de se diriger vers ces voies nouvelles.

* Les états modifiés de conscience

Il est indispensable que ce nouveau monde redonne une place primordiale à l’enchantement: ressentir la magie de la vie. Il ne s’agit pas de renoncer à l’extase et à l’euphorie, car elles sont des aspirations légitimes inscrites au plus profond de nous, et elles ont besoin d’être satisfaites. Mais il faut comprendre que la vraie nature de ces aspirations est une expansion de soi, et non des états passagers suivis de mal-être.

Les plantes d’origine pour la spiritualité

Autrefois, certaines drogues étaient utilisées dans ce but, de façon rituelle, selon des procédés dirigés et contrôlés par des sages: sorciers, prêtresses, chamans. De nos jours, on constate que des pratiques de cette sorte ont persisté dans quelques tribus africaines ou amérindiennes (voir les ouvrages cités en fin d’article). Or, il est important de noter qu’elles ne sont pas offertes à tous, mais réservées aux personnes qui sont acceptées parce qu’elles ont démontré qu’elles étaient aptes et prêtes. Elles sont pratiquées sous forme de rituels initiatiques qui ont lieu seulement quelques fois dans la vie et marquent des passages importants. Les drogues sont prises sous le contrôle du chaman, et leurs effets suivis, interprétés et corrigés au besoin. A ce sujet, voici ce qu’énonce le sage Adama (les extraits de l’ouvrage de A.L. Jones, Telos sont repérés par un fond vert)

Au départ, il y a très longtemps, les plantes altérant l’état de conscience aidaient les humains à percevoir leurs qualités divines, leur Soi divin éternel et le Créateur. Elles furent également employées pour augmenter les facultés télépathiques, de même que les dons de clairaudience, de clairvoyance, de psychométrie, et à d’autres fins similaires. Ces ouvertures spirituelles reliaient chacun plus directement au royaume angélique, aux esprits de la nature, au royaume animal et aux êtres de l’autre côté du voile. Les énergies accrues par les plantes sacrées donnaient accès au voyage interdimensionnel. Tels étaient les principaux rôles de ces substances végétales; il s’agissait de percer des voies spirituelles… En vérité, les plantes sacrées étaient porteuses d’une vibration si élevée que, lorsqu’on les absorbait, les propriétés liées à leur vibration élevaient le corps et ouvraient la conscience à des révélations et à des expériences de nature supérieure.

Les procédés d’origine

Pendant une très longue période d’évolution de la Terre, les gens puisaient à même l’énergie de ces plantes avec grande déférence, en ayant le sentiment du sacré et une intention pure; ils consommaient une petite portion de la feuille cueillie directement sur la plante vivante, selon l’expérience désirée. Une grande variété de ce genre de plantes existait, chacune offrant un don spirituel spécifique. On n’en faisait jamais mauvais usage et elles ne provoquaient aucune dépendance… En outre, on traitait ces végétaux avec le plus grand respect; il fallait demander l’autorisation des devas [esprit] de chaque plante pour bénéficier des propriétés de chacune… Elles étaient considérées comme une nourriture de l’âme aussi importante que les aliments destinés au corps.

Par ailleurs, on ne fumait pas ces substances pour ensuite les inhaler dans les poumons, comme on le fait avec les équivalents actuels des herbes d’origine, du reste tout à fait différents. A l’époque, les utilisateurs ne consommaient qu’une petite portion de la feuille ou une feuille entière, selon l’espèce; cela suffisait à obtenir les résultats désirés.

Les drogues actuelles sont une imitation médiocre des véritables plantes sacrées d’origine

Les dites « herbes » que fume la génération actuelle dans l’espoir d’établir une connexion avec un aspect supérieur en elle ou d’expérimenter d’autres réalités dimensionnelles appeléesvoyages n’ont rien à voir avec celles qui étaient initialement employées à des fins spirituelles. Ces dernières n’existent plus. Aujourd’hui, ce que vous appelez « drogues récréatives » présente une vibration négative corrompue très éloignée de celle des substances sacrées de jadis… Au lieu de mener mentalement les adeptes vers des royaumes lumineux lors de leurs voyages multidimensionnels, les drogues actuelles les conduisent vers la vibration inférieure du plan astral, là où la lumière est voilée et la conscience, complètement déformée.

* Les drogues actuelles mènent à l’illusion du plan astral

Qu’est-ce que le plan astral? Nous ne sommes pas constitués seulement d’un corps physique. Même si la science officielle et l’enseignement dépensent beaucoup d’énergie pour reléguer nos corps subtils et les chakras dans la catégorie des absurdités, les enseignements traditionnels, les écrits d’enseignants contemporains, et l’expérience de nombreuses personnes établissent leur réalité (voir article Chakras et corps subtils). Ces corps correspondent à différents niveaux (ou plans) de vibration. Vous sentez bien que le niveau intellectuel n’est pas de même nature que le niveau des émotions et que celles-ci sont différentes des lois physiologiques ou moléculaires du corps physique. Ce sont trois niveaux de réalité, correspondant à 3 niveaux de conscience. De façon analogue, il existe plusieurs niveaux de fonctionnement psychologique qui nous fait dire, dans le langage populaire, qu’une personne a une belle âme ou une âme noire. L’usage régulier des drogues maintient ceux qui les consomment aux plus bas niveaux vibratoires.

Nombre de gens croient que les drogues conduisent à une voie spirituelle avancée, parce qu’elles procurent des expériences de réalités autres. Ils ignorent toutefois qu’elles les amènent à des degrés inférieurs du plan astral, qu’ils n’obtiennent pas les expériences du plan éthérique qui ennoblissent, en ce lieu où réside la conscience supérieure. Il existe une différence très grande entre le plan astral et la sphère éthérique… Le plan astral est également appelé plan de la dualité, de léthargie ou d’inconscience spirituelle; c’est un lieu où peu de lumière pénètre, où la vérité et la nature divine sont inconnues. On peut aussi dire que c’est une sphère de profonde illusion, car dans certaines régions ce plan reproduit les apparences fallacieuses avec beaucoup plus de réalité que ce qui est en vérité. Le plan astral est toujours déviant, déformé, séduisant et mensonger.

Lorsqu’on absorbe une drogue récréative quelle qu’elle soit et que l’on goute à une expérience agréable, c’est peut-être une indication qu’on est parvenu à un degré un peu plus élevé du plan astral; en revanche, il s’agit toujours du même plan. Jusqu’à ce que ce plan soit entièrement purifié de toute négativité et des émotions humaines, les vibrations qui y règnent ne pourront jamais mener qui que ce soit très haut sur les vagues de lumière, ni même les rapprocher vaguement du plan éthérique. Ainsi, l’abus de drogues n’induira jamais une expérience de la lumière…

* Préjudices sur les corps subtils et les chakras

Non seulement on est trompé sur l’efficacité du procédé car on n’atteint pas l’état espéré, mais en plus, on le pait très cher. Il endommage le corps physique, le cerveau et les corps subtils, et perturbe nos états émotionnels et mentaux, et il a même des répercussions néfastes dans l’état après la mort (voir les indices en faveur de la réalité de ces états dans l’article Au-delà du voile).

L’aura des corps subtils

Certaines personnes ont la capacité de percevoir les corps subtils ou aura (tout le monde peut acquérir cette capacité par l’entrainement). Certains peuvent y détecter des couleurs, d’autres des formes, qui sont en rapport avec l’état de santé physique, psychologique et spirituel de la personne. Ce n’est pas tellement mystérieux, c’est aussi naturel que lorsque vous dites de quelqu’un qu’il a bonne ou mauvaise mine, simplement à son apparence. Dans les corps subtils toutefois, les marques de l’état de santé psychologique sont bien plus nettes et on peut y repérer les dégâts de la drogue.

Quiconque est enfant de l’amour, de la lumière et de l’innocence possède un champ aurique doué d’une merveilleuse radiance aux couleurs irisées de l’amour, des sept rayons de l’arc-en-ciel et de lumière dorée. Le rayonnement de cette aura présente diverses intensités et tonalités, ainsi que de splendides motifs géométriques remplis de teintes provenant d’une vibration élevée…

En revanche, le champ aurique d’un adepte de la marijuana ou d’autres drogues contient des schémas difformes aux tons rouges de la colère et verdâtres hideux contraires à ceux de l’harmonie et de l’amour. Son aura est maculée de taches noires ou brunâtres. Le plus souvent, les magnifiques motifs auriques ne sont plus visibles. Leurs tons sont brouillés, car les couleurs sont complètement défigurées.

Les chakras

Les corps subtils sont traversés et reliés entre eux par des canaux de forme conique dans lesquels l’énergie peut circuler entre les différents niveaux. Ils nous relient à l’énergie de l’univers (voir article Chakras et corps subtils).

Lorsque vos chakras sont de plus en plus abimés par ces substances nocives, ils se ferment à la lumière. Les drogues provoquent plutôt un affaiblissement progressif et une déchirure ou un désalignement du système des chakras, qui ne parviennent plus alors à contenir autant de lumière et s’imprègnent graduellement de négativité.

* Préjudices émotionnels et mentaux

L’immaturité affective

Il est bien connu que chez les consommateurs de ces substances, l’évolution et la maturation du corps émotionnel cesse. Règle générale, ces personnes demeurent passablement déséquilibrées et immatures sur le plan affectif, même plusieurs années après que la consommation de drogues a cessé, et souvent pour le reste de leur vie. Il est clair que, chez les hommes et les femmes dans la trentaine ou la quarantaine qui n’ont pas plus de maturité que des adolescents de quinze ou vingt ans, quelque chose a suspendu la croissance de leur corps émotionnel. Celui-ci cesse généralement d’évoluer à l’âge où la personne s’est mise à consommer.

Diminution de la capacité à rire

Chaque fois que vous recourez aux drogues, il y a diminution de l’oxygène dans votre cerveau. Le cerveau en meurt et c’est en fait cette mort qui est ressentie comme euphorie… Chaque cellule cérébrale détruite diminue la sensibilité. Vous continuerez de pouvoir considérer des pensées mais celles-ci seront devenues stériles… A chaque absorption de drogue votre capacité de connaitre diminue. Et le temps viendra où vous ne pourrez plus ni rire ni pleurer car plus rien ne pourra susciter en vous l’émotion suffisante… Vous ne pourrez plus faire l’expérience de la joie puisque vous serez devenus incapables de ressentir vos pensées. (extrait de Ramtha, J.Z. Knight, ed. Astra 1988)

Destruction des qualités d’âme

L’usage de drogues influe sur le tempérament, sur le degré d’intégrité et pervertit les raisons de vivre. Au lieu d’amener la personne à développer et à intégrer des rôles nobles, l’existence prend l’allure d’une course, d’une obsession de trouver, peu importe comment, l’argent qui permettra d’acheter plus de drogues. Ce genre de préoccupation abrutit l’esprit.

Le recours aux drogues entraine des manques dans le développement de la personnalité des toxicomanes. Au lieu de cultiver les qualités inhérentes à la nature divine de chacun, la dépendance en incite plusieurs à faire appel à toutes sortes de manipulations, d’impostures et de moyens détournés pour obtenir l’argent nécessaire à l’achat des drogues. Certains vont même jusqu’à tuer ou se prostituer pour se procurer les fonds servant à alimenter leur dépendance. La toxicomanie ternit ou détruit carrément les qualités de l’âme. Cela étant, les objectifs de l’incarnation ne seront pas atteints.

L’âme est l’un des corps subtils, un corps avec une réalité physique qui survit après la mort. Elle se réincarne dans les corps physiques que nous revêtons dans nos vies successives. Les autres corps subtils sont ses couches de soutien et d’adaptation au corps physique. Elle est le dépositaire des conclusions sages ou erronées de nos vies précédentes et du programme de vie fixé pour la vie présente. Ce programme est un projet ou contrat de vie, qui comme tout projet humain, peut être plus ou moins bien réalisé, retardé, négligé ou dévié de son objectif. L’objectif consiste en la guérison de certaines blessures psychologiques de nos vies précédentes (ce que certaines traditions nomment le karma), la compréhension de notre nature profonde et la reconnexion à son Soi divin intérieur (voir article L’âme et le Soi).

Même si cette conception est réfutée par plusieurs religions, c’est une vérité que beaucoup vivent, perçoivent et dont ils témoignent. Ceux qui veulent maintenir le couvercle de l’ignorance font en sorte que ces témoignages ne soient pas attestés, en les faisant passer pour des hallucinations ou autres arguments bien rôdés. Or cette conception n’est que la suite logique et naturelle de la perception des corps subtils et des chakras. Ceux qui ont la capacité à constater l’existence de corps subtils peuvent les voir évoluer. Certains les voient se détacher du corps au moment de la mort. L’âme est appelée dans un autre plan nommé le plan de l’âme. Toutes les traditions, y compris celle des Celtes, celles des peuples de la Terre comme les amérindiens, et bien d’autres rapportaient ces connaissances qui depuis ont été occultées.

Aux lecteurs qui ne peuvent pas supporter la possibilité d’existence de tels plans, je conseille de sauter les deux sections suivantes et de passer à la recherche de solutions. Il y a suffisamment matière à réflexion. Pour les autres, ajoutons ce que nous révèle la lecture des auras.

* Répercussions nocives sur plusieurs vies

Plusieurs générations sont affectées génétiquement

Du point de vue génétique, les répercussions peuvent se faire sentir chez la progéniture de deux ou trois générations; les conséquences prendront la forme de diverses déficiences physiques, mentales ou affectives. Les enfants qui naissent de familles portant cet héritage génétique auront choisi de prendre naissance dans ces circonstances afin de résoudre un karma non achevé, ayant eux-mêmes consommé des drogues ou s‘étant livrés à un autre type de dépendance lors d’une incarnation antérieure.

Plusieurs réincarnations nécessaires à la guérison

Sur le plan physique, les drogues ou toute forme de dépendance abaissent les vibrations du corps. Sur le plan génétique, certains individus, plus costauds que d’autres, ne semblent pas en souffrir physiquement. Par contre, nombreux sont ceux dont le cerveau et le corps émotionnel sont touchés. Néanmoins, il faut garder à l’esprit que celui qui s’adonne aux drogues récréatives sur une longue période de temps et ne réalise pas son contrat de vie perdra le privilège de jouir d’un corps en santé au cours de sa prochaine incarnation. Et vous savez tous à quel point cela peut être douloureux, voire insupportable!

Vous ne pouvez jamais sciemment ou par négligence maltraiter votre corps durant une incarnation et penser être robuste et sain lors de l’incarnation subséquente. Selon la loi divine, si un corps en santé vous est accordé et que vous en faites mauvais usage, le karma murit dès la vie suivante. Des enfants naissent avec toutes sortes de problèmes de santé et vous vous demandez pourquoi? Ou ce qu’ils ont fait pour mériter un tel sort? Eh bien, depuis un point de vue humain, il est impossible d’en juger la cause puisque vous ne connaissez pas l’ensemble du scénario. Même en questionnant les astres ou en consultant les annales akashiques, la conscience humaine ne peut percevoir qu’une infime partie de l’ensemble de la situation.

Sur le plan éthérique, les drogues lacèrent une bonne portion des couches protectrices des âmes. Pour l’adepte qui a absorbé de grandes quantités de marijuana, de LSD ou d’autres drogues récréatives au cours d’une vie, il faudra de trois à cinq vies pour revenir au point d’évolution où il était au départ. Voilà la gravité des dommages causés par les dépendances sur le plan éthérique. Les atteintes aux corps invisibles ne sont pas perceptibles. Et précisons ici qu’il ne s’agit pas de ceux qui ont simplement fait l’essai de drogues à quelques reprises pour s’en détourner par la suite, mais bien d’utilisateurs réguliers sur une longue période.

* Les entités parasites

De même que le corps physique peut être le siège de tumeurs, de même on trouve parfois dans les corps subtils des formes énergétiques qui se comportent comme des entités parasites. Elles se développent en absorbant le courant vital des corps subtils de la personne qui ressent alors de la fatigue (elle est pompée) ou d’autres malaises. Une fois nourries, elles peuvent, un peu à la manière des virus, avoir une vie semi-autonome.

Des essaims d’entités sont visibles, semblables à des serpents de fumée s’enroulant tout autour du corps. En raison de cet étranglement et de leur énergie à basse fréquence, le plexus solaire et le coeur sont congestionnés. Par le fait même, le corps éthérique et le champ aurique des adeptes des drogues récréatives sont repoussants. Si ces gens pouvaient voir leur aura, ils seraient si épouvantés qu’au moins 90 % d’entre eux cesseraient leur consommation sur-le-champ.

Ces entités sont la cause première des dépendances. Elles naissent des distorsions dans le corps émotionnel des utilisateurs de drogues. Bien réelles, elles existent sous forme de conscience à faible énergie. Il vient un moment où leurs tentatives de s’emparer de l’énergie des humains deviennent de plus en plus agressives. Avec le temps et l’usage, ces entités augmentent en nombre et en puissance dans le champ énergétique de leurs hôtes. On peut affirmer que votre dépendance est aussi leur « drogue ». Ce concept de la genèse de la dépendance est mal compris; s’il l’était, rares seraient ceux qui, en votre monde, consommeraient des substances provoquant une dépendance, y compris la cigarette et l’alcool.

Ces entités ont l’apparence de serpents de fumée opaque mesurant de deux à cinq mètres de longueur. Elles s’amplifient et s’intensifient sous la forme d’une énergie qui enveloppe les divers corps — physique, émotionnel, mental et spirituel — des consommateurs de drogues, peu importe le mode d’usage. C’est surtout le corps émotionnel qui en subit l’influence, car les entités astrales incarnant cette vibration lui impriment l’envie insatiable d’une quantité croissante de drogues. Ce qui conduit la plupart du temps à des changements de personnalité et à des dommages psychologiques. L’âme se dissocie de plus en plus de l’objectif de l’incarnation et de son « véritable soi ». Car ceux qui passent leur vie confinés à un tel état d’être auront peut-être à vivre plusieurs incarnations avant de retrouver le niveau de conscience qu’ils avaient en venant à cette vie. Ils auront régressé sérieusement dans leur évolution personnelle.

De vastes groupes de ces créatures attendent une « proie consentante » agglutinés là où les gens se réunissent pour inhaler ou consommer de la drogue. Si vous pouviez apercevoir ce que nous voyons de notre point de vue, vous sauriez sans l’ombre d’un doute que quiconque s’adonne aux drogues appelle à lui des dizaines, voire des légions, de ces entités diaboliques qui s’accrocheront à lui et le tourmenteront sur le plan affectif pour l’inciter à consommer davantage. Vampires assoiffés, elles rivalisent pour obtenir leur « drogue ». La dépendance ne provient donc pas tant des plantes en soi que des entités qui se fixent à ceux qui les absorbent.

* Apprendre à entendre la voix de notre Être intérieur

Lorsque des personnes se réunissent pour consommer de la drogue, que recherchent-elles vraiment? Est-ce la sensation d’euphorie? Cette question est posée particulièrement aux lecteurs qui se sentent concernés. Qu’ils s’interrogent attentivement. Il se peut que leur réponse varie d’un jour à l’autre.

Voici une piste de réflexion: au plus profond de nous, il y a quelque chose qui aspire à la sensation d’une grande liberté, d’une joie puissante, d’une expansion de soi. Une sensation qui d’ailleurs s’apparente à l’orgasme dans une sexualité épanouie portée par une puissante force de vie. Ce quelque chose, c’est notre SOI, c’est l’essence de notre Être. C’est aussi ce qu’on nomme notre Enfant intérieur (voir article L’enfant intérieur). Lorsque cet enfant étouffe en nous, il nous envoie des signaux d’alerte sous forme de malaises de natures diverses, et tente de nous diriger vers des attitudes plus favorables sous forme d’attirances, de désirs, de rêves et d’aspirations.

Chacun éprouve le besoin d’évoluer et de devenir l’être divin qu’il est en vérité. Il s’agit de sa nature véritable, de son droit de naissance. Ceux qui font usage de drogues ou de substances créant l’accoutumance cherchent à l’extérieur d’eux-mêmes ce qui ne se découvre que par l’amour du Soi, au sein du noyau sacré de l’être. La toxicomanie est un refus de passer par les voies normales d’apprentissage des leçons quotidiennes de la vie afin d’évoluer. Honnêtement, il n’y a aucun raccourci extérieur menant à l’illumination. Tout est en vous.

Malheureusement, nous n’avons pas appris à écouter notre Enfant intérieur et à comprendre son langage, de sorte que nous percevons mal ses messages et leur répondons de façon distordue. C’est comme si nous répondions à un enfant triste en lui donnant un jouet, alors qu’il a besoin d’être tenu dans nos bras. Nous lui donnons de la drogue, mais c’est autre chose qu’il veut. Comme il n’est pas satisfait, nous nous entêtons en lui donnant des jouets en plus grande quantité et plus excitants… mais ce n’est toujours pas ce dont il a besoin. La drogue n’est pas la bonne route. Si nous ne cherchons pas la bonne route, nous nous enfonçons dans la dépendance et l’autodestruction.

Les adeptes des drogues récréatives sont, pour la plupart, des individus qui perçoivent consciemment ou non le fait d’avoir perdu toute connexion avec leur Soi divin et qui sont alors en quête d’une forme d’union affective avec un aspect plus vaste d’eux-mêmes. Les dépendances résultent du fait que ce désir naturel de l’âme n’est jamais assouvi en se livrant à ce type d’activité. Les drogués finissent par inhaler ou ingurgiter une quantité croissante de substances psychoactives par besoin ou par désir désespéré de se relier à une partie d’eux-mêmes qui comblerait le vide, ce néant qu’ils ressentent dans leurs tripes.

Les enseignements spirituels

De tout temps des enseignements ont été donnés pour indiquer comment trouver son Soi et sa puissance intérieure. Mais ces enseignements ont souvent été détournés, pervertis, galvaudés. Toutefois, à notre époque, beaucoup d’instructeurs s’emploient à les rétablir dans leur justesse. Cela consiste essentiellement à admettre et à reconnaitre l’existence de ce Soi en nous, à faire connaissance avec lui et à lui donner sa juste place.

Les lois psychologiques et énergétiques montrent que le Soi ne peut grandir en nous et s’exprimer que si nous adoptons une attitude de respect de la vie, d’abord envers soi, puis envers les autres et envers la Terre, en vérité envers toutes les formes de vie. Cette attitude n’a rien à voir avec l’obéissance et la soumission à une morale, religieuse ou laïque, issues de la peur d’être puni sur Terre ou en enfer. Elle consiste à honorer et nourrir son être profond pour lui permettre de s’épanouir. C’est une attitude de responsabilité créative, à laquelle ne sont associés ni culpabilité ni sentiment d’échec (plus de détails dans les articles L’enfant intérieur et Spiritualité).

Alain Boudet