vendredi 31 mars 2006
Nos démocraties survivront-elles à la mondialisation ?
vendredi 31 mars 2006 à 13:57 :: Général
L’idée d’apocalypse parfois effleure chacun de nous en ce début de troisième millénaire. Nous vivons en effet l’une de ces grandes ruptures historiques qui, à l’exemple de l’effondrement de l’Empire romain, de la Renaissance, des Lumières ou de la Révolution industrielle, ont accouché d’un monde nouveau. Mais nous avons du mal, pour l’instant, à saisir le sens du tourbillon planétaire qui nous entraîne aujourd’hui. Il est proprement vertigineux. Ainsi fait-il naître en nous plus de craintes obscures que d’espérances articulées, plus de peur que de confiance, plus de questions que - pour l’instant - ne peut en saisir notre entendement.
La mondialisation de l’économie désagrège peu à peu les anciennes régulations, nationales et sociales ; le triomphe du numérique et de la cyberculture nous précipite dans un univers virtuel plus étrange encore (et plus inconnu) que ne pouvait l’être, jadis, l’Amérique des découvreurs du nouveau monde ; plus radicalement encore, la révolution génétique - qui ne fait que commencer - bouleverse les rapports que l’homme entretenait avec lui-même. C’est sur sa propre identité, désormais, sur l’espèce et ce qu’il y a d’humain en chacun, qu’il peut intervenir. Non, point n’est besoin de grands mots pour mesurer l’ampleur historique de ce que nous vivons ! Du moins est-ce ainsi que, pour ma part, je le vis.

Nous vivions dans une atmosphère de joie et de confiance. Elle nous apportait aussi beaucoup de sécurité et de paix. Bien que très exigeante, sa présence nous portait et nous montrait la beauté et la charité à laquelle aucun manquement ne pouvait être toléré", relate avec émotion Soeur Marie-Bernard. Pourtant, son mauvais état de santé ne la prédisposait pas à une telle envergure. L'abbé René Laurentin, qui vient d'achever le 4 ème tome de la biographie * de Mère Yvonne-Aimée, évoque son "ascension irrésistible" depuis l'acceptation du rôle de maîtresse de Juvénat : "Cela a été très rapide. Au bout d'un an on lui a donné tout le Noviciat et, trois ans après, en 1935, elle a été élue Supérieure". Elle révèle alors ses talents d'organisatrice et de rassembleuse, lance un projet de fédération réunissant différents Ordres et engage la construction d'une clinique.

















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