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#1 04-01-2008 13:25:33
- lesurhumain
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2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?
Le monde n’a plus aucune information fiable sur la valeur réelle du Dollar.
La Réserve Fédérale américaine a bien cessé hier 23 Mars 2006 de publier M3, l’indicateur le plus fiable sur la quantité de Dollars US en circulation dans le monde.
La Réserve fédérale américaine a également supprimé dans le même temps la parution de toute une série d’indicateurs secondaires (comme le montant des EuroDollars, les cessions en pension, les dépôts à terme de grands montants) qui permettraient de reconstruire M3 à partir d’autres agrégats. Il est important de noter que la Réserve Fédérale US continue de calculer M3 et les autres indicateurs. Elle n’arrête pas de recueillir ces données ; mais désormais elle ne partage plus cette information avec les citoyens américains et le reste du monde.
Pour prendre une image simple, c’est un peu comme si à la veille d’une guerre, le Pentagone supprimait le guidage GPS, y compris pour ses propres alliés.
Cette mesure sans précédent depuis 1945, date à laquelle le Dollar s’est imposé comme référence monétaire mondiale, constitue une rupture fondamentale du contrat de confiance entre les Etats-Unis et ses Alliés.
En effet, suite à la décision de la Réserve fédérale US, l’évolution de la création de monnaie pour payer la dette américaine croissante, la revente de Bons du Trésor US pour acheter des Yens ou des Euros, … par exemple sont des facteurs désormais inconnaissables. Or cette décision survient dans une période d’incertitude où des pays pétroliers aux pays asiatiques un nombre croissant d’acteurs financiers annoncent vouloir vendre une partie de leurs Dollars US.
Dans les semaines, les mois et les années qui viennent, l’Europe, l’Asie et les pays pétroliers vont devoir apprendre à naviguer à vue en ce qui concerne la valeur du Dollar et la nature du financement des déficits américains (pure création de monnaie ou contrepartie en richesse réelle). Quant aux citoyens américains, ils devront eux aussi parier de cette manière sur leur propre économie et leur propre monnaie.
La suspension de la publication de M3 constitue une décision aussi importante que celle de laisser flotter le Dollar en 1971 en abandonnant la référence à l’or. En 1971, le Dollar était devenu une monnaie fondée uniquement sur la confiance du reste du monde. Or cette confiance reposait en grande partie sur un sentiment de transparence de la gestion de l’économie américaine et de sa monnaie. Avec la fin de la parution de M3, c’est cette transparence qui désormais disparaît totalement. Les Etats-Unis veulent désormais que le monde les croit sur parole quant à la valeur de leur monnaie. Dans un monde où la confiance qui leur est accordée est au plus bas depuis 1945, ils font ainsi du Dollar l’acteur central de la crise systémique globale qui débute.
L'unique doctrine universelle et éternelle de l'Esprit est celle de l'Amour ;
car l'Amour est la cause, le principe et la semence de la sagesse,
la grandeur, la force, l'élévation et la Vie !
Hors ligne
#2 04-01-2008 13:26:46
- lesurhumain
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Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?
Par Rudo de Ruijter, Chercheur indépendant, Pays-Bas, Février, 2007
Ceux qui utilisent le dollar à l’extérieur des États-Unis payent en permanence une contribution aux États-Unis. Celle-ci consiste en une inflation de 1,25 millions de dollar par minute. C’est le résultat de la croissance rapide de la dette extérieure des États-Unis. La moitié de leurs importations est simplement rajoutée à la dette extérieure et est payée par les détenteurs de dollars à l’étranger par inflation.
En outre, ces détenteurs ne semblent pas conscients, que le cours du dollar qu’ils contemplent, n’est guère plus qu’une façade lézardée. S’ils ne comprennent pas ce qui la retient encore debout, ils risquent de la recevoir sur le nez par surprise.
Entretemps, bien camouflé, le dollar est au centre de divers conflits des États-Unis.
Jusqu’à 1971 : dollar = or
Jusqu’à 1971 chaque US-dollar représentait un poids fixe en or. Les États-Unis disposaient d’énormes réserves d’or, qui couvraient la totalité de la quantité de dollars mis en circulation. Quand des banques étrangères avaient plus de dollars qu’elles ne voulaient, elles pouvaient les échanger contre de l’or. C’était la raison principale pour l'acceptation du dollar partout au monde.
Depuis 1971 : le pétrole de l’OPEP est payé en dollars
En 1971 la valeur du dollar a été séparée du poids fixé en or. En fait, c’était une mesure de détresse du président Nixon. La guerre du Vietnam avait vidée les caisses de l’état. Les États-Unis avaient imprimé plus de dollars que n’autorisaient leurs réserves d’or. Depuis lors, la valeur du dollar est déterminée par la loi de l’offre et de demande sur les marchés de change.
A cette époque les États-Unis produisaient encore assez de pétrole pour leur propre consommation. Pour protéger leurs entreprises pétrolières, ils avaient instauré des limitations à l'importation du pétrole. En échange de la levée de ces limitations, les pays de l’OPEP promirent de ne vendre leur pétrole plus qu’en dollars. Déjà à l’époque le dollar était la monnaie la plus utilisée dans le commerce mondial. Donc rien de spécial ?
Tous les pays ont besoin de dollars
Depuis 1971 tous ceux qui souhaitent importer du pétrole, doivent d’abord acheter des dollars. (1) Et voici que la fête commence pour les États-Unis. Quasiment tout le monde a besoin de pétrole, donc tout le monde veut des dollars.
Les acheteurs de pétrole du monde entier donnent leurs yens, couronnes, francs et autres monnaies. En échange ils reçoivent des dollars, avec lesquels ils peuvent acheter du pétrole dans les pays de l’OPEP. Ensuite, les pays de l’OPEP vont dépenser ces dollars. Bien entendu ils pourront faire cela aux États-Unis, mais également dans tous les autres pays au monde. En effet, tout le monde veut des dollars, car tout le monde aura de nouveau besoin de pétrole.
Le premier bénéfice pour les États-Unis
Dans ce commerce du pétrole il y a besoin d’une quantité importante de dollars. Beaucoup de ces dollars ne servent que dans le cycle à l’extérieur des États-Unis, c’est à dire entre les autres pays du monde et les pays de l’OPEP.
Au début il n’existait pas assez de dollars pour cela. Ils devaient être imprimés aux États-Unis. (2) Cela ne coûtait que du papier et de l’encre verte. Ensuite, ces dollars devaient être mis à disposition à l’étranger, là où les acheteurs de pétrole en avaient besoin. Et c'est ici qu’arrive le bénéfice gigantesque. En effet, il n’existe qu’une façon de mettre ces jolis billets neufs à disposition à l’étranger : les États-Unis vont faire des achats avec. Et puisque cette quantité de dollars reste en permanence en usage à l’étranger, les États-Unis ne fournissent rien en échange. Leurs achats sont donc gratuits !
Ces achats gratuits se perpétuent. Dès qu’il faut plus de dollars dans le commerce de pétrole, par montée des prix ou du volume, ce sont des bénéfices pour les États-Unis.
Cela ne se limite pas aux croissances dans le commerce de pétrole, mais vaut également pour l’usage du dollar dans le reste du commerce mondial. La globalisation, le libre commerce mondial, la privatisation mondiale des services publics, comme par exemple les services de gaz, eau, électricité, téléphone et transports publics, engloutissent des quantités énormes de dollars. C'est chaque fois plus de dollars, qui disparaissent aux quatre coins du monde. Et en premier lieu cela signifie à chaque fois des achats gratuits pour les États-Unis !
Dette
Évidemment ceci implique, que les États-Unis créent des dettes avec tous ces achats gratuits. Car, un jour, l’étranger pourrait venir faire des achats aux États-Unis avec tous ces dollars, et alors, finalement, les États-Unis devraient fournir quelque chose en échange.
Bilan de commerce
Pour ne pas courir de risque, les États-Unis devraient prendre soin de garder leurs importations et exportations en équilibre. Après qu’en 1971 plus de dollars avaient été mis en circulation, il n’y a qu’en 1973 que les ventes dépassaient les achats. Ensuite les importations montaient en flèche et les États-Unis vivent de plus en plus au crochet du reste du monde. (3) Rien que pour la seule année 2004, le déficit sur le bilan commercial était de 650 milliards de dollars ! (4) Sur une population de 300 millions d'habitants, cela veut dire que chaque citoyen des États-Unis a acheté pour 2.167 dollars de marchandises étrangères, pour lesquelles ils n’ont pas payé.
Face à ce déficit dans le bilan commercial, il n’y a pas eu d’améliorations dans le bilan des paiements. La dette extérieure des États-Unis s’est donc accrue de 650.929.500.000 dollars en une année. Cela revient à 1,25 millions de dollars par minute !
Les déficits du commerce extérieur des États-Unis sont les plus élevés avec la Chine (162 milliards de dollars), le Japon (76), le Canada (66), l’Allemagne (46), le Mexico (45), le Venezuela (20), la Corée du Sud (20), l’Irlande (19), l’Italie (17), la Maleisie (17). (5)
Le cours du dollar
Tout autre pays, qui achète plus qu’il ne vend, verra diminuer la valeur de sa monnaie. Quand on ne peut pas acheter grand chose avec une devise, la demande pour cette devise baisse, ce qui fera baisser son cours de change. Mais ce qui vaut pour les autres pays, ne vaut pas pour les États-Unis. Tant que le monde entier a besoin de dollars pour acheter du pétrole, il y a toujours de la demande.
Les États-Unis consomment ¼ de la production de pétrole mondiale. Quand le cours du dollar monte, seul le prix pour les autres ¾ de consommateurs de pétrole monte. Pour les États-Unis le prix reste égal.
Quand le prix OPEP monte, il faut plus de dollars dans le cycle. Si la consommation reste la même, ils peuvent être imprimés et rajoutés dans le cycle, sans que le cours du dollar baisse.
En 2004 les États-Unis produisaient la moitié du pétrole qu’ils consommaient, l’autre moitié (1/8 de la consommation mondiale de pétrole) était importée. De tous les dollars supplémentaires, qui sont nécessaires lors d’une montée de prix chez l’OPEP, 7/8 sont donc nécessaires à l’extérieur des États-Unis. Lors de chaque montée du prix du pétrole les États-Unis peuvent financer leur propre augmentation du coût avec des billets neufs et, simultanément, fournir sept fois plus de dollars à l’étranger. Donc, à nouveau, faire des achats gratuits et créer des dettes supplémentaires. (La dépendance des importations de pétrole s’accroît rapidement. En 2006 les États-Unis devaient importer déjà 60 pourcent de sa consommation.)
Les États-Unis disposent de nombreux tours de passe-passe pour maintenir le cours du dollar. Quand, à l’étranger, l’usage du dollar augmente, il leur suffit de ne pas réagir immédiatement à la demande accrue, pour voir les cours monter. Les États-Unis peuvent mettre plus de dollars en circulation, quand le cours monte trop. Ils peuvent racheter des dollars eux-mêmes, quand la demande baisse. Par exemple en vendant des obligations, comme des bons du Trésor. Pour les États-Unis cela entraîne cependant des frais : les intérêts. Tous ces intérêts réunis sont déjà tellement élevés, qu’ils doivent chaque fois faire de nouveaux emprunts pour les payer. La dette des États-Unis s’accroît de plus en plus vite.
8.700.000.000.000 dollars (février 2007)
Sur Babylon Today - U.S. National Debt Clock
on peut voir le dernier chiffre de la dette et combien il grimpe chaque seconde… 45 pourcent de cette somme est dû à des créanciers étrangers. La dette extérieure est tellement élevée, que les États-Unis ne peuvent plus la rembourser. Les États-Unis sont en faillite.
Malgré cela les dollars sont achetés et vendus comme avant. Pour les achats de gaz et de pétrole ils sont toujours nécessaires. Trompé par le cours du dollar, qui semble en bonne santé, le commerce mondial continue à faire ses affaires en dollars. Business as usual ?
Suivant la logique habituelle de l’économie, un cours plus bas devrait résulter en plus d’exportations et moins d’importations. C’est que les acheteurs étrangers peuvent acheter moins cher. Cependant, aussi longtemps que les vendeurs étrangers sont assez fous pour accepter des dollars, ce n’est pas un problème pour les États-Unis d’émettre un peu plus de ces billets verts. Donner quelques dollars de plus pour des chaussettes Chinoises ou pour des articles électroniques du Japon ? Aucun problème. Les États-Unis laissent simplement monter leur dette extérieure un peu plus vite. Plus de dollars pour un même article, cela veut dire inflation. Et un pourcent d’inflation signifie en même temps, que la valeur de la dette déjà existante diminue d’un pourcent. Donc, les États-Unis n’ont aucun intérêt à freiner leurs importations.
Dans le commerce du pétrole une baisse du dollar est généralement suivie de sa conséquence logique. A la longue les exportateurs de pétrole n’accepteront pas une valeur moindre pour leurs ventes. Si le cours du dollar baisse de 10 pourcent, il est quasiment certain, que les prix de pétrole augmenteront de dix pourcent, de sorte que la valeur reste au moins pareil.
S'il n’y a plus besoin de dollars pour acheter du pétrole, le reste du monde n’aura aucun avantage de se servir encore du dollar. Que des désavantages. Le dollar ne représente plus d'équivalence or et la dette extérieure gigantesque conduira à la conséquence logique : le cours du dollar chutera. Et quand les étrangers n’accepteront plus de dollars, les États-Unis ne pourront plus imprimer des dollars pour vivre au crochet du reste du monde. Ils ne pourront plus entretenir leur armée coûteuse. Ils perdraient leur influence.
Dissolution de la dette
La chute du dollar aura un effet secondaire miraculeux pour les États-Unis. Quand le dollar ne vaudra plus rien, la dette extérieure aura disparue du même coup. En effet, celle-ci est composée de dollars se trouvant à l’étranger. A l’extrême ils atteindront la valeur de vieux papier. Hélas, la chute du dollar sera accompagnée également de la faillite de banques, entreprises et organisations internationales, qui ont lié leur sort à celui du dollar.
Un groupe important d’acheteurs de dollars est formé par les banques centrales de différents pays. Les banques centrales gardent des réserves stratégiques. Ce sont des réserves en monnaie étrangère, avec lesquelles ces banques peuvent racheter leur propre monnaie, si jamais de grosses quantités sont proposées sur les marchés de change. Ainsi, elles peuvent empêcher, que le cours de leur monnaie chute. De préférence elles gardent ses réserves dans la monnaie la plus acceptée au monde, jusqu’ici le dollar. Mais en Chine, au Japon, et également au Taiwan et en Corée du Sud, ces réserves de dollar sont montées loin au dessus de ce qui est stratégiquement nécessaire. (6)
Ce n’est pas tant parce que ces banques aiment garder les dollars. Au contraire. Ces pays exportent beaucoup et, en conséquence, des masses de dollars affluents. Ils doivent être échangés contre de la monnaie locale pour régler les travailleurs et les matières premières. Si la demande d’argent locale pousse son cours vers le haut, les produits deviennent plus chers pour l’étranger. Ainsi, pour ne pas mettre en danger la position d’exportation du pays, les banques centrales essayent de garder le cours de la monnaie stable. Et c’est pour cela qu’elles achètent massivement ces dollars, évitant ainsi que le cours de leur propre monnaie augmente.
Pour ces pays c'est un gros problème. Pour tous ces dollars stockés les banques centrales émettent de l’argent local. Donc, en fait, les travailleurs reçoivent de l’inflation en échange de leurs produits exportés. (7)
De cette manière ils exportent des mois de travail et de matières premières pour rien. Chez les banques centrales ces dollars ne rapportent quasiment rien. Ils peuvent être échangés contre des obligations, comme des bons du Trésor, et rapporter quelques intérêts. Mais même pour ces intérêts, ils payent, en définitive, elles-mêmes, puisque les États-Unis les payent simplement avec une nouvelle augmentation de leur dette extérieure.
Pendant ce temps, la valeur de tous ces dollars stockés est tributaire des fluctuations du cours sur les marchés de change. Et en plus, à cause de la dette extérieure gigantesque des États-Unis, le dollar menace d’imploser à tout moment. Ces banques centrales sont donc coincées entre la nécessité de se défaire de ces réserves de dollars, la nécessité d’acheter des dollars pour maintenir le cours de leur propre monnaie et, éventuellement d'acheter des dollars, quand le cours du dollar risque de chuter sur les marchés de change mondiaux. Pendant ce temps, les États-Unis laissent monter leur dette extérieure de plus en plus vite. Combien de temps cela peut-il encore continuer ?
En même temps des experts de l’"Asian Development Bank" estiment, que le cours du dollar devrait descendre de 30 à 40 pourcent. (8) Une telle baisse comporte un grand risque, que beaucoup de banques et entreprises vendent leurs dollars au plus vite et que même les banques centrales ne voudront ou ne pourront plus empêcher la chute totale du dollar. Celui qui vend ses dollars en premier a de la chance, celui qui attend n’à plus qu’à calculer ses pertes.
Pour maintenir la demande permanente de dollars, les ventes de pétrole devront rester en dollars. C’est pour cela que les États-Unis essaient de garder le plus d’influence possible, d’une part sur le marché du pétrole, d’autre part sur les dirigeants locaux. De cette façon ils sécurisent simultanément leur approvisionnement en pétrole. Ensuite, chez les locaux au pouvoir il y a des contrats lucratifs à obtenir, avec lesquels on peut s’approprier un maximum de bénéfices sur la production de pétrole.
La peur gagne toujours sur la raison
Mais quand ces dirigeants locaux ne veulent plus vendre leur pétrole en dollars, les États-Unis ont un problème. Dans ce cas le président des États-Unis n’expliquera pas combien son pays est dépendant de la demande de dollars. Le conflit sera donc toujours camouflé. Pour cela, systématiquement, un thème émotionnel sera choisi. Autrefois c’était le danger des communistes, aujourd’hui c’est le danger des terroristes, fondamentalistes et d’autres peurs populaires, comme « l’ennemie a de armes de destruction massive » ou « l’ennemie essaie de fabriquer des armes nucléaires ». Qu’il n’existe, rationnellement, aucune preuve, est sans importance. Les émotions l’emportent toujours. Même le fait, que les accusations peuvent être inversées preuves à l'appui, n’est remarqué par quasiment personne : les États-Unis ont des armes de destruction massives et les ont déjà utilisées ; les États-Unis ont des armes nucléaires et les ont déjà utilisées. En 2006 ils ont encore menacé d'en faire usage. Mais, encore une fois, à partir du moment où les accusations sont chargées émotionnellement, l’humain débranche son intelligence. La raison n’est plus un argument pour maintenir la paix. Le théâtre ne se concentre plus qu’au tour des accusations. Et puisqu'ensuite, il n’y a que de spécialistes d’armes de destruction massive ou d’armes nucléaires qui ont la parole, pratiquement personne ne découvre le problème réel des États-Unis. Faisons un tour pour voir quelques conflits de plus près.
Le Venezuela
Au Venezuela les États-Unis essaient depuis de longues années de faire tomber le président Chavez, avec le prétexte, qu’il est un dangereux communiste. Chavez a nationalisé l’industrie du pétrole et exporte une partie de son pétrole en transactions d’échange, comme par exemple du pétrole contre des soins médicaux avec Cuba. Dans les transactions d’échange il n’y a pas besoin de dollars et les États-Unis ne peuvent pas profiter.
L’Irak
Jusqu’à 1990 les États-Unis avait des contacts commerciaux lucratifs avec Saddam Hussein. Saddam était un bon allié, qui, en 1980, avait tenté de libérer le personnel à l’ambassade des États-Unis à Téhéran. En 1989 Saddam accusait le Koweït d'inonder le marché de pétrole et de faire tomber les prix. En 1990 Saddam annexait le Koweït. Cela provoquait un retournement immédiat de l’attitude des États-Unis. Avec l’annexion du Koweït Saddam disposait de 20 pourcent des réserves de pétrole mondiales. Les Irakiens étaient chassés du Koweït par les États-Unis, soutenus par une coalition de 134 pays, et mis au pain et à l’eau pendant dix ans par un embargo des Nations Unies.
Bien que les États-Unis aient songé depuis des années à une manière de rétablir leur influence en Irak, le passage à l’euro de Saddam, le 6 novembre 2000 (9), devait rendre la guerre inévitable. Le dollar s’enfonçait et en juillet 2002 la situation devenait tellement critique, que le Fonds Monétaire International avertissait, que le dollar risquait de s’effondrer. (10) Quelques jours plus tard, à Downing Street (Londres), les plans d’attaque étaient discutés. (11) Le mois d’après le vice-président Cheney proclamait, qu’il était certain maintenant, que l’Irak disposait d’armes de destruction massive. (12) Utilisant ce prétexte les États-Unis envahissaient l’Irak le 19 mars 2003. Le 5 juin 2003 ils rétablissaient les ventes de pétrole irakien en dollars. (13)
L’Iran
Avec l’Iran, les États-Unis sont déjà en conflit depuis qu’ils ont perdu leur influence sur la production de pétrole iranienne en 1979. D’après les États-Unis, l’Iran est un pays de fondamentalistes dangereux.
La position géographique de l’Iran, entre la Mer Caspienne et l’Océan Indien, compliquait les ambitions des États-Unis pour exploiter les riches réserves de gaz et de pétrole du côté est de la Mer Caspienne. Pour transporter ce gaz et ce pétrole vers les marchés mondiaux, sans passer par la Russie ou l’Iran, des pipelines devaient être construits à travers l’Afghanistan. Cela a résulté en plusieurs conflits d’intérêt avec l’Iran. George W. Bush allait prétexter la présence d’Osama bin Laden pour commencer une guerre contre l’Afghanistan. (14)
En 1999 l’Iran annonçait publiquement, qu’il voulait également accepter des euros pour son pétrole. L’Iran vend 30 pourcent de son pétrole à l’Europe, le reste surtout à l’Inde et à la Chine et pas une goutte aux États-Unis, suite à l’embargo que les États-Unis ont eux-mêmes établi. Malgré les menaces de Bush, qui mentionnait le pays dans son fameux « axe du mal », l’Iran a commencé à vendre du pétrole en euros à partir du printemps 2003.
Ensuite l’Iran voulait également établir sa propre bourse de pétrole, indépendante de l’IPE et du NYMEX. Elle devait ouvrir ses portes le 20 mars 2006. Compte tenu de la faiblesse du dollar à cette époque, un succès de cette bourse mènerait au désastre pour le dollar et donc des États-Unis. Au début de 2006 les tensions ont sérieusement monté. (15)
Finalement l’ouverture de la bourse a été retardée. Au plus vite, le président Putin a alors ouvert une bourse en Russie, qui faisait perdre l’intérêt de cette bourse iranienne. (16) (17) (18)
Les États-Unis accusent l’Iran de vouloir fabriquer des bombes nucléaires. Ce n’est pas nouveau. L’Iran et d’autres pays arabes se sentent en effet menacés par l’arsenal nucléaire d’Israël, qui n’est pas membre du Traité de Non-Prolifération. En 1981 Israël avait bombardé la centrale nucléaire presqu’achevée à Osirak, en Irak. Depuis, plusieurs pays envisagent de se munir d’armes nucléaires pour contrer la menace israélienne.
Il peut sembler étrange, qu'un pays disposant de pétrole veuille de l'énergie nucléaire. L'Iran exporte du pétrole brut, mais importe des produits de pétrole raffiné. Ceux-ci sont nécessaires pour l'éclairage, le chauffage, le transport et l'industrie de sa population croissante. Pour beaucoup d'Iraniens le prix réel de ces produits serait trop élevé. C'est pour cela, qu'ils sont vendus bon marché, et à perte pour le Trésor iranien. Le passage à l'électricité doit fournir de l'énergie à un prix abordable à tout le pays. L'Iran a besoin des revenus de ses exportations de pétrole pour financer les importations de beaucoup d'autres produits, dont le pays a besoin.
Les centrales iraniennes semblent un cible favori pour ses adversaires. Si elles étaient détruites, l'Iran devrait se résoudre à consommer son pétrole au lieu de l’exporter en euros. Dernièrement, le chef de l’AIEA, ElBaradei, a mis en garde ces adversaires, pour qu’ils n’attaquent pas les centrales iraniennes. (19).
Aujourd’hui, en prenant l’Iran comme prétexte et comme test, un coup fourré a été concocté. Ensemble avec les autres pays à armes nucléaires, plus l’Allemagne et le Japon, les États-Unis veulent s'emparer du marché mondial des combustibles pour centrales nucléaires. Avec ce plan, la demande de dollars serait assurée pour une période longue, même au delà de l’aire du pétrole. (20)
La Russie
Depuis 2006 la Russie a également tourné le dos au dollar. (18) En vendant le surplus de dollars aux banques centrales, le président Putin a pris soin, que cela n’ait pas de conséquences pour le cours du dollar. Cependant, la base pour la demande mondiale de dollars a bien diminuée. Les États-Unis ont besoin de la Russie pour le holdup sur le marché des combustibles nucléaires, donc des représailles semblent peu probables.
Il y a encore un autre aspect à l’abus du dollar. Pendant les manifestations contre l’invasion par les États-Unis de Irak, la plupart des manifestants comprenaient, qu’il ne s’agissait pas d’armes de destruction massive. L’Irak a la deuxième plus grande réserve de pétrole au monde. Des manifestants supposaient, que les États-Unis étaient après le pétrole irakien. C'est vrai, mais comment peut-on voler des réserves de pétrole, qui se trouvent sous terre et sont si gigantesques qu’on ne peut les emporter ?
On le fait donc avec la monnaie. En imposant, que ce pétrole ne soit vendu qu’en dollars, les États-Unis en deviennent d’un seul coup propriétaires. Les États-Unis sont les seuls qui ont le droit d’imprimer des dollars et pourront en disposer librement à tout moment. Les autres pays qui veulent acheter du pétrole en Irak, doivent d’abord acheter des dollars. En fait, c’est à ce moment-là, qu’ils le payent aux États-Unis. Les dollars qu’ils achètent sont des droits pour se faire livrer une certaine quantité de pétrole. (Juste comme chez Ikea, quand on achète un meuble. D’abord on règle à la caisse et on reçoit un bon. Avec ce papier on peut se faire livrer à la porte des marchandises à l’arrière du magasin.) Les dollars sont donc des bons pour du pétrole. Et parce que tout le monde a toujours besoin de pétrole, tout le monde veut avoir ces bons.
Le passage à l’euro de Saddam Hussein au début de novembre 2000 n’était donc pas seulement une attaque du cours du dollar, mais impliquait également, que les États-Unis ne pouvaient plus disposer librement de la deuxième plus grande réserve de pétrole mondiale. Les États-Unis devaient acheter des euros pour en disposer. Depuis le rétablissement de la vente de pétrole irakien en dollars, le 5 juin 2003 (21), les États-Unis ont donc de nouveau, au moins financièrement, la libre disposition du pétrole irakien. Maintenant il faut encore installer un gouvernement d’homme de paille et empêcher que le commerce de pétrole irakien tourne à nouveau le dos au dollar. Cela s’avère plus facile à dire, qu’à faire.
L’économie du dollar
L’économie du dollar ne se limite pas aux frontières des États-Unis. Il n’y a pas que les réserves de pétrole labellisées en dollars, qui en font partie. Également les entreprises, banques et investissements payés en dollar en font partie, peu importe où ils se trouvent. Ils sont comme des îlots de l’économie du dollar. Les bénéfices et dividendes retournent à leurs propriétaires. Par ailleurs la valeur de ces investissements est influencée par le cours d’échange du dollar. Les vendeurs de pétrole, qui vendent en dollars, sont des acteurs dans l’économie du dollar et se comportent généralement comme de représentants parfaits des intérêts des États-Unis. Ils considèrent cela comme leur propre intérêt.
Depuis janvier 1993 l’euro est côté. En juin 2005 le cours est le même que lors de l’introduction : $ 1,22. La nouvelle monnaie a déjà connu des fluctuations multiples durant sa courte vie. A partir de 1998 l’euro s’enfonçait de plus en plus, jusqu’au moment où Saddam est passé à l’euro. Bien que le commerce de pétrole irakien ait été rétabli en dollars en juin 2003, l’avancé de l’euro continuait. L’Iran avait commencé à vendre son pétrole en euros.
L’euro s’est développé en une petite monnaie mondiale. Entre juillet 2004 et juillet 2005 la part du dollar dans le commerce mondial est descendue de 70 pourcent à 64 pourcent. Un peu moins de ces 64 pourcent concernent la part des États-Unis dans le commerce mondial. Mais si l’euro veut devenir aussi important que le dollar, il a encore du chemin à parcourir.
Euro mêmes désavantages que le dollar
En principe, l’euro connaît les mêmes risques que le dollar. Tant qu’il y aurait un moteur permanent pour une demande d’euros, comme par exemple des ventes de pétrole en euros, la zone euro pourrait faire des dettes et les laisser grandir sans fin.
Pour éviter des dettes, l’euro-zone devrait garder dans ses coffres une quantité équivalente en monnaies étrangères, à la valeur des euros hors d’Europe. Pourquoi le ferait-elle ? Le tour de passe-passe du crédit sans fin fonctionne déjà depuis plus de 30 ans sans problèmes pour les États-Unis !
Si les pays producteurs de pétrole vendent leur pétrole en deux ou trois devises différentes, comme il a été envisagé, cela signifie seulement, que les trois pays concernés pourront faire le même tour de passe-passe que les États-Unis. A la longue cela multiplierait les problèmes par trois. La seule solution pour ce problème serait que les pays producteurs de pétrole acceptent toutes les devises sur le marché. Téhéran a déjà envisagé d’accepter plus d’une seule monnaie. Pas à pas.
Le fait que les États-Unis ne laissent que croître leur « dette extérieure » et utilisent même la force militaire pour prolonger cette exploitation, fait qu’on ne peut plus parler d’une dette extérieure normale, comme on en connaît dans le commerce international entre les autres pays du monde. En ce qui concerne les États-Unis, il est question de vol. On peut l’appeler aussi de l’escroquerie ou une taxe impériale, que les États-Unis imposent aux usagers étrangers du dollar. Mais il y a plus.
Chaque billet de dollar est une reconnaissance de dette des États-Unis, une promesse qu'ils livreront quelque chose en retour. Par la quantité énorme de ces reconnaissances de dette qui a été mise en circulation, les États-Unis ne sont plus en mesure de rembourser ses dettes depuis longtemps. Ils sont en faillite. Il n’y a que le cours du dollar, qui donne l’apparence, qu’il ne se passe rien. L’obligation de payer le gaz et le pétrole en dollars maintient une demande permanente. Le cours du dollar est cependant maintenu de façon artificielle, comme par le stockage des dollars dans les banques centrales en Chine, au Japon, au Taiwan et dans d’autres pays. Comme cela signifie un appauvrissement de la population de ces pays et que les États-Unis font monter leur dette extérieure de plus en plus vite, il viendra un moment, où ces banques centrales devront s’arrêter de stocker. La question n’est donc pas, est-ce que le dollar va chuter, mais QUAND.
Comme le monde est trompé par le cours de change apparemment en bonne santé, beaucoup d’opérateurs dans le commerce mondial acceptent encore ces billets, qui se nichent dans toutes les économies du monde comme des cellules cancéreuses. L’issue est incontournable. Toutes les économies infectées seront entraînées, le jour où la demande de dollars chute et l’empire des États-Unis s’effondre.
Notes :
1) Excepté les importations de pétrole provenant de l’Irak entre le 6 novembre 2000 et le 5 juin 2003, de l’Iran depuis printemps 2003 et de la Russie depuis le 8 juin 2006.
2) « Imprimer des dollars » est une façon de parler. La plupart des dollars n’existent qu’en tant que chiffres sur des comptes bancaires.
3) Bilans Import-Export 1960-2006: http://www.census.gov/foreign-trade/sta … /gands.txt
4) Déficit commercial 2004: http://www.census.gov/compendia/statab/ … 7s1283.xls
5) Pays 2004: http://www.census.gov/foreign-trade/Pre … 4final.pdf
NOTE : grandes différences entre chiffres des E-U et de la Chine pour importations US ! http://www.bis.org/publ/work217.pdf (p. 9)
6) Washington Post: http://www.washingtonpost.com/wpdyn/con … 02635.html
7) Epoch Times: Epoch Times: http://en.epochtimes.com/news/6-11-7/47852.html
8) International Herald Tribune: http://www.iht.com/articles/2006/12/07/business/adb.php
9) Pétrole irakien en euros: http://www.un.org/Depts/oip/background/oilexports.html
10) Avertissement du Fonds Monétaire International, que le dollar risque de s’effondrer : http://news.bbc.co.uk/1/hi/business/2097064.stm
11) Downing Street Memo: http://www.timesonline.co.uk/tol/news/u … 387374.ece
12) Cheney: http://english.aljazeera.net/News/archi … iveId=2480
13) How can the dollar collapse in Iran ? http://www.moneyfiles.org/deruiter01.html (Voir: Irak)
14) Pipelines vers le 11 septembre : http://www.courtfool.info/fr_Pipelines vers le 11 septembre.htm
15) How can the dollar collapse in Iran ? http://www.moneyfiles.org/deruiter01.html
16) Annonce RTS : http://en.rian.ru/russia/20060510/47915635.html
17) Accélération RTS : http://www.themoscowtimes.com/stories/2 … 6/041.html
18) Ouverture RTS : http://en.rian.ru/russia/20060522/48434383.html
19) Attaque israélienne contre centrale nucléaire irakienne en 1981 : http://news.bbc.co.uk/onthisday/hi/date … 014623.stm
Avertissement ElBaradei : http://www.tv5.org/TV5Site/info/afp_art … 9qywzj.xml
20) Hold-up sur le marché des combustibles nucléaires : http://www.courtfool.info/fr_Hold_up_su … eaires.htm
21) Financial Times, le 5 juin 2003
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Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?
Communiqué public GEAB N°17 (15 septembre 2007)
Comme l’a expliqué à plusieurs reprises, depuis le début 2006, l’équipe de chercheurs de LEAP/E2020, le moteur principal de la crise systémique actuelle se trouve aux Etats-Unis. Cette « fin de l’Occident tel qu’on le connaît depuis 1945 » annoncée par LEAP/E2020 en Février 2006, c’est avant tout l’effondrement dans toutes ses dimensions (économique, monétaire, financière, diplomatique, intellectuelle et stratégique) du pilier de l’ordre mondial du XX° siècle qu’ont été les Etats-Unis. Et c’est bien ce pays qu’on retrouve au coeur de la crise financière et bancaire affectant de manière visible depuis cet été l’ensemble de la planète. Pour prendre une image simple, le pilier repose désormais sur des sables mouvants. Ce qui évidemment conduit toute l’architecture globale à s’affaisser dans son ensemble d’abord, puis à s’effondrer par pans entiers.
Dans ce GEAB N°17, l’équipe de chercheurs de LEAP/E2020 a donc décidé de se concentrer sur l’analyse de la nature de la crise systémique globale en cours (une réflexion déjà bien avancée depuis de nombreux mois pour les abonnés du GEAB) (1) et de publier une explication en mille mots seulement de la crise actuelle et de son articulation avec l’ensemble de la crise systémique. Nous espérons que cette explication sans jargon de spécialiste aidera le plus grand nombre à mieux comprendre les évènements des mois et années à venir. Car, et c’est un point essentiel, nous estimons que plus aucun centre de pouvoir n’est en mesure d’arrêter la crise systémique en cours, ni même de limiter son impact globalement (2).
Depuis 1945, et de manière accrue après l’effondrement du bloc soviétique à partir de 1989, l’économie américaine est devenue le pilier unique de l’ensemble du système financier et bancaire mondial. La déconnection le 15 août 1971 (3) de la valeur de la devise US avec l’or (ou de tout autre contrepartie physique, donc disponible en quantité limitée) a ouvert la voie à une croissance exponentielle de la quantité de Dollars US en circulation. L’émergence croissante de nouveaux pôles de production industriels, technologiques ou de services dans le monde, sur fond d’affaiblissement croissant de la formation des ressources humaines aux Etats-Unis et donc de la compétitivité de la production US, a entraîné un accroissement sans équivalent historique de la dette américaine (publique et privée). Cette dette est donc progressivement devenue, grâce à l’inventivité des opérateurs financiers et à la complicité plus ou moins naïve de toute la chaîne banco-financière (banques centrales, agences de notation, médias financiers, politiciens, économistes, etc...), la principale production des Etats-Unis.
Source Contraryinvestor.com
L’arrivée de G.W. Bush au pouvoir et de ses co-équipiers idéologues ou affairistes a entraîné une explosion phénoménale de la production de ce type de « valeurs », les dettes (4), avec la bénédiction très active du président de la Réserve fédérale du moment, Alan Greenspan (5) : dette publique, dettes immobilières, dettes automobiles, dettes de cartes de crédit (6),... partout la dette s’est imposée comme le bien le plus « produit » par l’économie dite dominante. Et le reste du monde a continué de plus belle à acheter ce nouveau produit « made in USA », les élites occidentales en particulier étant fascinées par l’incroyable inventivité de Wall Street et de son annexe, la City londonienne.
Pourtant depuis plusieurs années, n’importe quelle personne possédant deux yeux pour voir (c’est-à-dire ni un expert ni un décideur dont les yeux ne servent, semble-t-il, qu’à lire des rapports sur la réalité ou des communiqués de presse) et traversant les Etats-Unis pouvait constater qu’à la différence de l’Europe ou de l’Asie, le pays était en plein appauvrissement généralisé : infrastructures en déshérence (7), éducation en chute libre, immigration croissante à faible niveau d’instruction, dépendance énergétique extérieure croissante, retards technologiques multiples,... Ce constat soulevait immanquablement une question fondamentale : qui va rembourser, et comment, cette dette colossale en expansion constante ?
Sources : Federal Reserve / ITulip.com
Mais, jusqu’au 11 Septembre, à l’invasion catastrophique de l’Irak, à Katrina et la destruction partielle de la Nouvelle-Orléans, et plus récemment à l’effondrement du pont sur le Mississipi, tout le monde semblait, à l’instar des experts, ne voir que les chiffres publiés par le système lui-même qui leur vendait le produit « dettes », des chiffres qui bien entendu assuraient que tout allait bien et que le débiteur moyen était solvable.
Et puis, progressivement, avec une accélération croissante depuis une année environ, la réalité, ce paramètre gênant de toutes les équations pondues par les experts et les idéologues, s’est invitée dans le système banco-financier. Bulle après bulle (Internet, immobilier, subprime), les tentatives pour augmenter la production de dettes ont donc continué, avec l’espoir que soit l’économie réelle rattraperait le niveau de dette produite, soit le reste du monde continuerait indéfiniment à acheter de la dette US en se re-finançant avec de nouvelles dettes US (toujours plus sophistiquées comme les fameuses CDOs, Collaterized Debt Obligations, censées partager les risques alors qu’elles infectaient de facto tout le système de ces mêmes risques).
Mais l’éclatement de la bulle immobilière déclencha un enchaînement fatal, comme l’avait anticipé mois après mois le GEAB depuis Février 2006, qui progressivement nous a conduit à la mi-2007 et à la prise de conscience par les grands opérateurs banco-financiers que le débiteur ultime de cette immense usine à produire de la dette que sont devenus les Etats-Unis, à savoir le consommateur américain moyen, était soit déjà insolvable, soit en passe de le devenir prochainement (8) sur fond de récession US déjà entamée (9).
A partir du Printemps 2007 (point d’inflexion de la crise systémique globale (cf. GEAB N°12 - Février 2006), ces grands établissements ont commencé à essayer d’évaluer leur exposition sans prendre réellement la mesure de la crise car, là encore, l’habitude, le conformisme, ont laissé pensé qu’il y aurait un « rebond de l’économie US », que « la chute des prix de l’immobilier serait brève », que l’« emploi tiendrait », que l’ « investissement des entreprises repartirait », que « les revenus boursiers pallieraient les conséquences de l’effondrement des prix immobiliers », etc... Chacun a pu lire ou entendre cette litanie de « voeux pieux » présentés comme des analyses sérieuses dans les grands médias financiers ou par les banques centrales elles-mêmes.
Au milieu de l’été 2007, les grandes banques internationales ont dû se rendre à l’évidence : une proportion très importante (mais encore inquantifiable, faute de prendre la mesure exacte de la crise en cours) de toutes ces dettes ne seraient jamais remboursée. L’évolution du marché des billets de trésorerie (« Commercial Papers »), gagés sur des actifs (essentiellement financiers), qui sert au financement des entreprises et qui est au coeur de la crise banco-financière actuelle, est très significatif. Comme l’illustre le graphique ci-dessous, c’est en effet un effondrement pur et simple qui a commencé en Août dernier.
Au vu des échéances à venir, et de leurs engagements incontournables, les grandes banques ont donc décidé de se mettre à amasser des liquidités réelles (et non plus de pseudo-liquidités comme la plupart des produits financiers vendus ces dernières années à des millions d’épargnants, fondés in fine sur des dettes américaines) (10), et donc de cesser de financer des opérations potentiellement porteuses de pertes massives. En la matière, elles ont notamment cessé de se prêter mutuellement des fonds puisque, chacune ayant largement plongé dans la spéculation basée sur les dettes américaines, elles se suspectent les unes et les autres d’être encore plus exposées et donc de risquer la faillite.
Car il s’agit bien de cela. Et c’est pour cela que la BCE inonde littéralement les banques européennes de liquidités. Jean-Claude Trichet doit se souvenir de l’effondrement du Crédit Lyonnais (11). La crise du subprime n’est qu’un détonateur. C’est en effet l’ensemble de la bulle financière fondée sur la dette américaine qui est en train d’éclater, car le consommateur US est exsangue alors même que l’économie américaine entre en récessflation comme décrit par LEAP/E2020 dans le GEAB N°16 (Juin 2007). Derrière les prêts immobiliers à risque, ce sont désormais tous les prêts immobiliers américains, les prêts automobiles, les prêts des cartes de crédit US, ... qui font désormais face à une hausse exponentielle de leurs taux de non-remboursement (la dette publique suit la tendance avec la baisse du Dollar et celle des Bons du Trésor US).
Autrement dit, les plus avisés dans la sphère banco-financière mondiale (ce qui exclut notamment la plupart des actuels dirigeants des grandes banques internationales) savent que dans les 6 mois à venir, ce sont des pans entiers de leur activité et de leurs bilans qui vont soit s’évanouir en fumée, soit afficher des pertes records.
Source : US Department of the Treasury / Dollardaze
Et comme la contagion à l’économie réelle est déjà en cours non seulement aux Etats-Unis mais également sur l’ensemble de la planète, c’est désormais l’effondrement des marchés immobiliers britannique, français et espagnol qui est au programme de cette fin d’année 2007, tandis que l’Asie, la Chine et le Japon vont devoir faire face simultanément à la chute de leurs exportations vers le marché américain et à la baisse rapide de la valeur de tous les actifs en Dollars US (devise US comme bons du trésor, actions d’entreprises US, etc...). D’ailleurs, le graphique ci-dessus indique très clairement les pays qui vont subir les chocs les plus brutaux suite à l’explosion de la bulle d’endettement US, à savoir Japon, Chine, Royaume-Uni et pays pétroliers exportateurs en Dollars US.
Sur la suite des évènements, l’équipe de LEAP/E2020 n’a en fait actuellement que deux interrogations pour lesquelles elle n’a pas d’élément précis de réponse : combien d’experts, de banquiers centraux, de journalistes financiers, de politiciens américanistes fascinés par l’Amérique seront capables de comprendre cet enchaînement de phénomènes qui remet en cause leur vision du monde ? Et le feront-ils à une vitesse suffisante, sans attendre les « Godots » qui n’arriveront plus (à savoir les « sursauts », les « rebonds » censés être programmés dans une Amérique d’aujourd’hui qui n’a plus rien à voir avec celle du milieu du XX° siècle).
La course de vitesse entre la réalité et la théorie est désormais ouverte. Une crise systémique, c’est finalement ce type de course dont le vainqueur est toujours in fine la réalité. Les décideurs, s’ils sont conscients, peuvent quant à eux au moins éviter la collision brutale et frontale avec les faits, épargnant ainsi de grands dommages à leurs populations. Les mois qui viennent, sur toute la planète, vont trier le grain de l’ivraie en la matière.
Ce qui est certain pour LEAP/E2020 en revanche, c’est que la « Très Grande Dépression US » annoncée pour 2007 est bien au rendez-vous de l’Histoire et qu’elle va avoir des conséquences sans commune mesure avec la crise de 1929, même si certains indicateurs communs aux deux crises sont passés au rouge depuis des mois, et même si 1929 reste le dernier point de comparaison possible dans l’Histoire moderne (12).
Notes :
1) Concernant la phase d’impact de la crise systémique globale, LEAP/E2020 estime désormais que la troisième période de cette phase décrite dans le GEAB N°8 (Novembre 2006) sera en fait beaucoup plus longue que prévue par nos équipes et qu’elle s’étalera en fait jusqu’au début 2009.
2) Et ce n’est pas l’impuissance de la Réserve fédérale à empêcher une récession US, un accélérateur de la crise en cours, qui va modifier l’analyse de LEAP/E2020 en la matière. Source : CNNMoney, 13/09/2007
3) Pour plus d’information : Université de Sherbrooke, Canada.
4) Pour une vision très illustrée de cette explosion des dettes US, il est utile de consulter le site US National Debt Clock.
5) Aujourd’hui Alan Greenspan aimerait réécrire l’histoire et prétendre qu’il n’est pour rien dans la débâcle financière qui est en train d’emporter son pays (source : New York Post, 14/09/2007) ; pourtant, il a été l’un des ardents promoteurs de l’un des principaux détonateurs de la crise actuelle, à savoir les prêts immobiliers à taux variable (source : Slate, 27/02/2004).
6) Et la ruée des consommateurs américains sur leurs cartes de crédit pour essayer de maintenir leur niveau de vie, après la fin du rêve du prêt hypothécaire ad aeternam, va se traduire dans quelques mois par de nouvelles déconvenues pour les grands établissements financiers. Source : Sioux City Journal / AP, 14/09/2007
7) A titre d’exemple, l’Association Américaine des Ingénieurs Civils estime à 1.600 milliards USD sur cinq ans les investissements nécessaires uniquement pour remettre en bon état les infrastructures (routes, ports, aéroports, adduction d’eau, barrages, ... ) des Etats-Unis. Des décennies d’impérities collectives se sont ainsi transformées en une facture gigantesque pesant sur l’avenir de tous les Américains. Source : American Society of Civil Engineers.
8) L’insolvabilité du consommateur US a été décrite dans le GEAB N°9 (Décembre 2006).
9) L’exemple du marché automobile aux Etats-Unis, qui simultanément s’effondre et voit monter les incidents de paiement sur les ventes antérieures, est très éloquent. Source : The Colombus Dispatch, 02/09/2007
11) Cf. à ce sujet, les Recommandations de LEAP/E2020 dans le GEAB N°17 (Septembre 2007)
11) Cf. GEAB N°17
12) Cf. GEAB N°17 pour la comparaison entre la crise de 1929 et celle de 2007
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Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?
Communiqué public GEAB N°20 (15 décembre 2007)
L’aggravation rapide des conséquences de la crise systémique globale au fur et à mesure du déroulement de sa phase d’impact [1] conduit désormais les chercheurs de LEAP/E2020 à estimer que le système financier mondial contemporain entrera dans sa phase de rupture au cours de l’année 2008.
Les indicateurs de suivi de la crise montrent désormais que ce ne sont plus seulement les faillites de certains grands établissements financiers (et de nombreux plus petits) aux Etats-Unis d’abord, puis dans le reste du monde, qui sont à craindre dans les prochains mois (cf. GEAB N°19) ; mais que c’est bien le système financier mondial lui-même qui est structurellement atteint.
L’incapacité répétée du réseau des banques centrales mondiales à maîtriser la pénurie de crédit (« credit crunch ») sur fond d’effondrement des deux piliers historiques du système financier mondial contemporain (l’économie US entrée en récession et le Dollar US en décomposition), reflète l’émergence accélérée de forces centrifuges au sein de ce même système.
Il ne s’agit en effet plus seulement de la compétence des banquiers centraux ou de l’ampleur des actions de correction mises en oeuvre. Cette époque est révolue depuis la fin de l’été 2007. Selon, LEAP/E2020, on assiste dorénavant à une divergence croissante d’intérêts économiques entre les différentes composantes du système financier global.
L’échec programmé de la dernière tentative initiée par la Réserve Fédérale US, visant à coordonner une action conjointe des principales banques centrales pour alimenter les banques en Dollars US [2], est à ce titre tout à fait révélateur. Cette action vise essentiellement à restaurer la confiance dans le système financier de deux manières :
- en rétablissant notamment le marché interbancaire aujourd’hui moribond, en démontrant par l’exemple l’existence d’une « force de frappe commune » des banques centrales mondiales.
- en permettant aux grands établissements financiers en détresse de venir se réapprovisionner anonymement en Dollars US, en échange d’actifs valorisés au prix du marché d’il y a plusieurs mois (c’est-à-dire quand ils valaient encore quelque chose) [3].
Le premier objectif prime évidemment puisque sans un redémarrage du marché interbancaire, le refinancement de banques en détresse ne ferait que leur accorder un sursis de quelques mois. Or, il est déjà certain que l’objectif visé n’est pas atteint [4]. Le LIBOR (London Interbank Offered Rate, taux de référence du marché monétaire), indicateur par excellence de l’état du marché interbancaire, n’a pas bougé de ses niveaux les plus élevés [5]. Et, en terme « psychologique », le décrochage généralisé des bourses mondiales, suite à l’annonce de l’action des banques centrales, prouve que si un message est passé, c’est que la situation des grandes banques américaines est nettement pire que ce qui a été annoncé ces derniers mois [6].
Source Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC) au 30/09/2007
Commentaire : 7 banques concentrent 98% de l’ensemble, soit 155 400 Milliards USD ; alors que les 929 autres banques n’en détiennent que 2%, soit 2 900 Milliards USD.
Pour l’équipe LEAP/E2020, il est donc déjà avéré qu’après avoir perdu le contrôle de l’évolution des taux d’intérêts (cf. GEAB N°16), la Réserve Fédérale US vient de perdre deux autres attributs essentiels qui caractérisaient le système financier mondial de l’après-1945 : sa crédibilité d’acteur volontariste pouvant modifier les tendances lourdes des marchés [8], et sa capacité à organiser et entraîner l’ensemble des banques centrales mondiales selon son rythme et ses objectifs. Ce faisant, elle vient de perdre la capacité de piloter à elle seule le système financier mondial, capacité qu’elle avait acquise après 1945.
Si les marchés financiers sont actuellement surtout sensibles à la perte du premier attribut [9]. Pour nos chercheurs, la rupture en cours est d’une envergure encore plus forte du fait de l’importance disproportionnée prise par la sphère financière dans l’économie contemporaine. L’équipe de LEAP/E2020 revient d’ailleurs sur cet aspect et les protections possibles dans ce numéro 20 du Global Europe Anticipation Bulletin.
Dans ce numéro 20 du GlobalEurope Anticipation Bulletin (numéro de décembre 2007), notre équipe détaille les caractéristiques des divergences croissantes entre les stratégies des quatre grandes banques centrales (Réserve fédérale US, Banque Centrale Européenne, Bank of England, Banque Nationale Suisse)
Pour LEAP/E2020, ces évolutions cruciales, à un moment où les conséquences de la récession américaine n’ont pas encore montré leur ampleur (en Asie et aux Etats-Unis en particulier), illustrent l’accroissement rapide des forces centrifuges qui vont, selon nos anticipations, conduire à une rupture du système financier mondial contemporain à l’été 2008.
Cette rupture se traduira par de multiples conséquences désastreuses pour les principaux établissements financiers mondiaux, en particulier ceux qui n’ont pas encore compris le sens de l’évolution en cours et qui restent donc fortement impliqués dans le système Dollar en voie d’implosion. Ces établissements connaîtront, à un degré infiniment plus fort, le même sort que les banques qui n’ont pas vu venir la crise des subprimes et sont aujourd’hui au bord du désastre [10].
Parallèlement, pour les déposants et les investisseurs, cette période de rupture entraînera des risques de pertes considérables à l’image de deux autres périodes de rupture précédentes (1929 et les années qui ont suivi [11], et 1973 et la fin de la décennie 1970). Pour nos chercheurs, la rupture en cours est d’une envergure encore plus forte du fait de l’importance disproportionnée prise par la sphère financière dans l’économie contemporaine. L’équipe de LEAP/E2020 revient d’ailleurs sur cet aspect et les protections possibles dans ce numéro 20 du Global Europe Anticipation Bulletin.
Source FDIC
Commentaire : on constate une déconnection historique entre les deux évolutions depuis la fin 2006, entre les prêts et les dépôts, illustrant la spirale dangereuse dans laquelle sont entrées les banques US
D’ici l’été 2008, il sera possible de discerner plus clairement les modalités de réorganisation du système financier mondial dans la phase de réorganisation qui suivra nécessairement sa phase de rupture. D’après notre équipe, il est certain que les Européens (la zone Euro essentiellement), autour du tandem Chine-Japon, devront aussi composer avec la Russie et les pays pétroliers pour structurer un nouveau système.
L’évolution sera très douloureuse pour les Etats-Unis (et tous les opérateurs connexes) car il est inévitable que le nouveau système ne sera plus organisé à leur profit comme ce fut le cas ces soixante dernières années. La future administration américaine, qui prendra les rênes du pays en Janvier 2009, aura donc une tâche prioritaire sur son agenda : gérer au mieux cette transformation historique, porteuse de nouvelles contraintes économiques et financières, sur fond d’économie en récession. Européens et Asiatiques devront aussi garder en tête cet élément pour éviter que la rupture ne se transforme en chaos.
Notes :
1] Voir notamment le GEAB N°18 pour le séquençage de la phase d’impact de la crise.
[2] En échange de n’importe quel type de contre-parties ou presque, et dans l’anonymat. C’est une démarche proche de la panique et du renflouement des banques sur fond public américain. Voir pour plus de détail les informations sur le site de laRéserve fédérale US.
[3] Par cette astuce, la Réserve fédérale US espère gagner du temps car il faudrait un miracle pour que ces actifs regagnent la valeur qui leur était attribuée jusqu’à l’été 2007. En effet, comme ce sont des prêts qu’elle fait aux banques, ils sont censés les rembourser en cours d’année 2008. Ou bien de faire comme Northern Rock au Royaume-Uni, de s’effondrer et de dilapider du même coup des dizaines de milliards de Dollars US du contribuable américain. Il est très instructif de lire à ce sujet la table de valorisation des actifs acceptés par la Fed pour son action de refinancement des banques. On y constate que la Fed va prêter 70 cents ou 80 cents pour 1 Dollar sur des actifs que le marché évalue aujourd’hui à moins de la moitié de cette valeur (cf. GEAB N°19).
[4] Source : Reuters, 14/12/2007
[5] Source : Bloomberg, 13/12/2007
[6] Au-delà des annonces quotidiennes de nouvelles provisions pour pertes liées aux subprimes ou autres CDOs, la FDIC (
