#1 07-03-2007 03:48:04

Deniz
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Paradoxe suprême

Tout est paradoxe, mais tout est parfaitement fait pour que nous croyions l’inverse de ce qui est vraiment. Et le paradoxe suprême, c’est l’Incréé : il n’existe en fait que cela, or l’incréé est le Rien, donc tout ce qui existe réellement, c’est rien…..ça donne le vertige.

L’incréé est ce qui est au « départ », ou plutôt ce qui n’est pas, car l’incréé est le vide et le tout à la fois, le zéro et l’infini. Aucune de ces deux extrêmes n’est saisissable pour notre mental. Il est encore au-delà de la conscience pure, et toute tentative de l’approcher en le qualifiant est vaine, car on limite automatiquement l’illimité. Même y penser est encore de trop….  Il n’y a ni espace, ni temps, ni énergie, ni même amour : Rien. Et dire que seul cela existe : nous ne sommes que des reflets virtuels, des rêves, des pensées, des imaginations de cet incréé !

La légende raconte que ce parfait incréé s’est un jour lassé de son « état » de non-être, et qu’il a voulu savoir ce que c’était que être. Alors, il a créé….un Créateur, une Source qui permet de transformer l’incréé en créé. Il a donné tout pouvoir à ce créateur (qui en fait ne sait pas lui-même ce qu’est vraiment l’incréé !) avec pour mission de lui faire savoir ce qu’est …être. Le créateur a longuement réfléchi et a mis un plan en place : créer un Omnivers en expansion continue grâce à quatre forces primordiales (gravitation, magnétisme, nucléaires d’interaction faible et forte), reliées aux quatre Eléments (et aux quatre points cardinaux), le Tout étant régi par des Lois Universelles.

Au centre de cette croix, se produit en continu le plus grand miracle : la transformation de l’incréé en Ether. L’éther est une substance invisible qui ressemble à un fluide vibrant, qui remplit tout. Il prend des formes géométriques suivant la fréquence vibratoire, et si elle est suffisamment basse, peut créer jusqu’à de la matière. L’éther remplit également la matière, car celle-ci est très…vide. Si on prend le plus simple des atomes, l’hydrogène, il y a un atome (proton), et un électron qui tourne autour : si on se représente cet atome de la taille d’une balle de golf, l’électron tourne autour de lui à une distance d’un terrain de foot !!!

Le big bang est ainsi la création de la matière à partir de rien. Il ne s’est pas fait à partir d’un point (comme les scientifiques le pensent), mais de tous les points, partout à la fois, en continu, l’espace étant créé au fur et à mesure en tout point à partir de cette transformation. Les quatre forces sont des forces d’Attraction, elles constituent l’Amour inconditionnel (le fameux lien que cherchent les scientifiques pour réunir les quatre forces en une générale). Autre paradoxe : il fallait une force d’attraction puissante entre tout ce qui existe pour que l’univers puisse être en expansion continue : en expansion à partie de n’importe quel point (et non pas à partie d’un centre, tous les points sont des centres). S’il y avait eu des forces de répulsion, l’univers se serait vite effondré en se contractant (la répulsion / le non amour entraînant la haine et l’autodestruction). C’est ce principe créateur que nous appelons Dieu.

L’incréé, qui sait tout, sait bien-sûr ce que c’est que être, mais de façon conceptuelle : il veut en fait savoir ce que c’est que être, mais de façon expérimentale, il veut le vivre, l’expérimenter, le ressentir. La Vie a donc été créée / imaginée pour ça, et nous sommes les « senseurs » les plus efficaces, car placés aux extrémités.

Alors le créateur a commencé à créer (par la pensée) l’Omnivers de manière fractale, avec des supports (rayons, étoiles/planètes…), et des entités : les Elohims, les Archanges, les Anges….jusqu’à nous, en commençant par créer une fréquence finie (à partir de la fréquence infinie de l’incréé) et en la diminuant progressivement (les dimensions) jusqu’à nous, avec pour effet des niveaux de conscience de plus en plus bas : c’est le mouvement d’expiration. Et pour savoir ce que c’est que être, le créateur a utilisé une astuce : il a créé tout et son contraire à la fois, la polarité, qui devient duelle au fur et à mesure que le voile de l’oubli (l’inconscience) s’épaissit. Les deux polarités font contraste, se reflètent, si bien que celui qui les observe au milieu peut choisir ce qui lui convient le mieux, choisir son état d’être expérimentalement. Cette diversité, ce contraste, cette polarité est nécessaire pour pouvoir définir « être » en fonction d’une référence : son contraire.

Nous sommes des pensées (de l’incréé, via le créateur) qui pensent….des rêves matérialisés dans l’illusion ! Donc, Tout est Illusion : quelle désillusion !!! Mais alors, la question…existentielle : si tout est illusion, pourquoi suis-je obligé de subir ma vie, ne pourrais-je disparaître et ne plus jouer à ce jeu de dupes ? On coupe l’interrupteur, game over, et hop, fini les emmerdes ! Mais non, ça ne marche pas comme ça, on est Obligé de faire avec, pas moyen de s’en échapper. Une fois qu’une étincelle divine a été créée, la pensée du créateur est tellement puissante qu’elle est indestructible, immortelle. On ne sait pas se détruire pour échapper à l’illusion.

Nous sommes des consciences (des pensées pensantes, des consciences qui prennent conscience d’elles-mêmes) assises dans une salle de cinéma qui regardent un film virtuel. La bobine du film se trouve dans notre tête : nous créons par nos pensées le film au fur et à mesure qu’il se déroule. Alors, que faire alors qu’on est obligé de patauger dans cette dualité : profiter du bon côté du système, imaginer le meilleur film possible qui nous rende heureux, par la pensée créatrice consciente, orientée, délibérée (nous créons à partir de l’éther). Bref, sortir du système de dualité : c’est le mouvement d’inspiration (ou : ascension, augmentation du niveau de conscience, remontée vers les fréquences/dimensions supérieures).

L’éther est un potentiel Neutre, on peut en faire (créer) ce qu’on veut par nos pensées (qui ont une certaine fréquence), le « bien »(fréquences élevées), comme le « mal »(fréquences basses). Pour éviter le pire, le créateur a placé en nous un système de guidance : notre étincelle divine (infime partie fractale du créateur), qui elle n’est pas neutre, mais reflète la fameuse force d’attraction, l’amour inconditionnel. C’est en fait nous en potentiel dans les plus hautes fréquences. Nous avons donc en nous un repère, une guidance pour ne pas faire n’importe quoi avec l’éther. Cette guidance nous est indiquée par nos émotions (notre sixième sens) : quand on a des pensées qui amènent à une émotion de bien-être (fréquences élevées), c’est qu’on est aligné (en harmonie) avec notre Présence divine, et que ce qu’on crée est profitable pour le bien de tous, donc pour nous aussi.
Nous avons tous la liberté de choisir le meilleur scénario virtuel, alors, profitons-en, et bon film !

Deniz

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#2 07-03-2007 04:31:39

Sphinx
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Re: Paradoxe suprême

Bonjour Deniz,

intéressant, mais il y a des écueils...

l'incréé n'est pas rien.  Certes, ce n'est rien de quantifiable, de définissable de façon stricte, mais ce n'est pas rien.

La kabbale a rendu compte de l'incréé par le concept des trois voiles de l'en-soi non-manifesté: Aïn, Aïn Sof, et Aïn Sof Awr.

Il est possible, conceptuellement armé de notions telles que la continuité et la discontinuité, et même simplement l'équation du cercle, envisagée avec des termes absolus, zéro et infini, de glisser un oeil conceptuel dans l'en-soi non-manifesté... un oeil dans l'oeil, puisqu'Aïn signifie Oeil.

L'en-soi non manifesté est l'unique observateur.  A ce titre, et comme tu le dis, il est déjà conscience, car il est impossible d'observer sans être conscient de l'observation, et il est impossbile d'être conscient de l'observation sans être également conscient de l'observateur, de soi-même.

Dès lors l'incréé est déjà structure.  Et une structure n'est pas rien.  La structure de l'incréé est simplement celle de la complète discrimination entre le temps et l'espace.

L'espace rend compte de la structure, et le temps de l'évolution de celle-ci.  Mais dans l'incréé les deux sont parfaitement séparés, et donc unifiés.   Le temps de l'incréé est un temps propre, consensuel, unique, une référence abosolue, celle d'une fréquence infinie.  C'est un temps qui progresse sans s'écouler.

L'augmentation des structures, l'expansion de la richesse plurielle au sein de l'incréé ne correspond pas à notre notion de l'évolution temporalisée.  Les nouvelles structures adhèrent aux anciennes sans qu'un laps de temps ne soit intervenu pour cette adhésion. Cela est l'éternel présent, et cela est le paradoxe à intégrer.

Ce que nous appelons laps de temps d'évolution n'est en réalité qu'un déplacement, et pas même un déplacement selon une vitesse: c'est un déplacement relatif des deux références entre elles: un déplacement entre l'espace pur et le temps pur.   C'est la variation entre les deux qui crée les illusions du temps qui passe et des distances parcourues.

Dans l'éternel présent, ce déplacement, cette mise au point est instantanée, et en fait, ce qualificatif ne s'applique même pas!  Il y a mise au point relative des deux références pur engendrer une nouvelle structure.

Et c'est simplement la mise au point qui crée l'illusion spatio-temporelle.

Souvent, lorsqu'on en arrive au seuil de l'en-soi, il y a une sorte de mirage de vanité.  On la retrouve aussi chez les kabbalistes qui n'ont pas été assez loin.  c'est l'écueil inévitable lorsqu'on approche du miroir de l'en-soi.

Il n'y a pas de vanité au sein de l'en-soi: il y a une unique qualité d'affirmation de l'existence selon la Joie, la Félicité, et l'augmentation qualitative de cette Félicité collective, sans lassitude, éternellement.

En vérité, il n'y a que la structure qui existe.  L'absence de structure n'est qu'une illusion de la dualité, qu'il serait erroné de vouloir attribuer à l'en-soi non-manifesté.

Ceci est mon point de vue.

Amitié à toi,

steph

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#3 07-03-2007 04:42:37

christyele
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Re: Paradoxe suprême

youhou                 applaudit



Très bien expliqué cet exposé concernant le créé et l'incréé.   chinois

Choisissons donc le film de notre vie avec un scénario virtuel
plein de Joie, de beauté et d'Amour.        sunny    sunny   sunny

Merci Deniz



                                      heart

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#4 07-03-2007 04:52:23

Deniz
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Re: Paradoxe suprême

Merci Sphinx !
Je vois une confusion à éclaircir au sujet du non-manifesté.
Comme je le vois, il y a l'incréé d'une part, et puis son reflet, le créé d'autre part. Dans le créé, il y a le manifesté (forme) et le non-manifesté (non-forme). Ce non-manifesté est en pontetiel dans l'éther, attendant de pouvoir se manifester grâce à des pensées prenant conscience de lui. Je suis bien d'accord pour dire que ce non-manifesté à une structure "potentielle" qui permettra sa réalisation.
Mais je pense que l'incréé est encore au-delà de ça.
Qu'en penses-tu ?
Deniz

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#5 07-03-2007 05:31:33

Sphinx
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Re: Paradoxe suprême

Ce que tu décris est simplement encore la structure de l'être telle que nous la montre le Tao:

l'être (le corpuscule)

son potentiel (l'onde)

Le non manifesté est l'état où le corpuscule et l'onde sont totalement discriminés, de sorte qu'il n'y a plus de division entre eux.

L'incréé, dans ton raisonnement, est le champ des potentiels à venir.  Le miroir de l'être.  Ce champ lui-même n'est pas quelconque, puisqu'il représente les êtres possibles.

En effet, l'être ne va pas explorer un champ d'impossibilités, ou d'improbablités... pourquoi le ferait-il ?

Le manifesté est manifesté parce qu'il faisait partie du potentiel possible.  L'être en-soi lui communique intrinsèquement sa structure d'être, son "patrimoine génétique existentiel".

Il y a donc simplement une structure fondamentale discriminée, dont la nature est d'être naturellement procréatrice et formatrice, structurante.  Et l'incréé est le miroir des potentialités de cette structure.  Et en tant que tel n'est pas queldonque.

En considérant qu'il y aurait un incréé totalement hors structure, en tant que référence propre, absolue, il faudrait l'assimiler à du bruit, du n'importe quoi, donc à un phénomène inconscient, car sans structure auto-référente. Et nous aboutissons alors à une contradiction: ce serait un absolu non auto-référent...

Le problème est que sans auto-référence, il y a besoin de référence à autre chose, et qu'il est alors impossible d'avoir la qualité d'absolu.

La clé est donc là, dans la nature de l'absolu, qui est d'être forcément auto-référent, et donc structuré sur cette auto-référence.


On pourrait imaginer ce qui suit:  l'absolu est une structure collective de formes parfaites, et son potentiel est l'ensemble des permutations de cette structure collective, chaque permutation étant elle même une forme parfaite qui j'ajoute aux "précédentes".

Le "bruit" n'existe lui, et uniquement que comme illusion, dans la transition entre deux permutations.  Transition instantanée au niveau de l'absolu, mais inévitablement confusionnelle au niveau de la réalisation de la nouvelle permutation elle-même.  La manifestation de l'existence n'est que l'expression des énergies produites par la transition instantanée vers la nouvelle permutation.  Ces énergies comportent intrinsèquement un bruit illusoire, qui n'est que le produit de leur propre non-réintégration consciente en tant que permutation absolue de l'en-soi.

En somme, ce qui se passe spatio-temporellement dans l'univers n'est perçu de cette façon que dans l'univers cherchant à réaliser sa propre auto-référence. Mais dans l'éternel présent, aucun temps ne s'est écoulé.

La notion d'incréé absolu en tant que bruit total absolu est un concept illusoire dont la réalité ne peut être supposée qu'à partir d'un point de vue confus.  Au niveau de l'en-soi, c'est clairement perçu comme une illusion transitoire, certes inévitable au cours du processus de procréation.


Amitié à toi,

steph

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#6 07-03-2007 05:40:09

Sphinx
Être Humain
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Re: Paradoxe suprême

Pour synthétiser:

le créé est l'ensemble des permutations réalisées par les formes parfaites de l'être collectif.

l'incréé est l'ensemble des permutations non réalisées par les formes parfaites de l'être collecitf.

Chaque permutation est en soi une forme parfaite aussi, de même que la totalité des parmutations l'est aussi.

Dès lors, autant le créé que l'incréé sont structurés et parfaits.  La différence entre les être créés et incréés ne tient qu'à leur effectivité, leur adhésion consciente à l'éternel présente et sa dynamique de procréation.  C'est tout.

Nul besoin d'une référence à une sorte de bruit, une nature fondamentalement non structurée pour cela.  Tout s'explique par la structure qui se suffit à elle-même.

Le bruit n'apparaît que de façon interne et transitoire à la nouvelle permutation, lorsqu'elle est appelée.  Cette confusion interne dure relativement plus ou moins longtemps selon les références internes à celle-ci.  Mais au niveau de l'éternel présent, la transition, la procréation est immédiate.

Amitié,

steph

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#7 07-03-2007 06:01:08

Deniz
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Re: Paradoxe suprême

Houlà Sphinx, ça vole haut !
Je serais d'accord avec toi si on remplace "ton" incréé par "mon" non-manifesté.
Mais bon, comme tu le dis ailleurs, chacun de nous est un point de vue, hihi, et le mien est que l'incréé est le néant absolu, insaisissable. Il pourrait être représenté par le centre du cercle sur la circonférence duquel nous errons sans pouvoir appréhender ce centre, car nous pensons que ce cercle est une ligne droite tant le rayon est grand.
Deniz

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#8 07-03-2007 06:08:06

ambre
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Re: Paradoxe suprême

chacun de nous est un point de vue

beau lapsus Deniz...en est ce un ?

bisouxx


d Ambre et de Lumière

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#9 07-03-2007 12:23:27

Sphinx
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Re: Paradoxe suprême

Deniz,

et de quoi crois-tu que le centre de ton cercle à sorti le nombre Pi ?  D'un néant insaisissable et informe?  D'un chapeau de magicien en somme ?

Ton incréé et mon non-manifesté sont pour moi la même chose, et ce n'est pas un néant informe...

Je repecte ton idée si tu y tiens, mais il s'agit selon moi d'une erreur.

Amitié à toi,

steph

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#10 08-03-2007 00:12:44

Deniz
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Re: Paradoxe suprême

ça a au moins le mérite de faire réfléchir...
Bon, pour moi, un manifesté, c'est par exemple nous, le physique, la forme (l'univers physique). Nous sommes contsitués d'un corps physique, une âme, un esprit.
Un non-manifesté, c'est par exemple un ange, sans forme, non physique, il est pur Esprit.
Et l'incréé est au-delà ce ce créé (manifsté et non manifesté).
Mais ce matin, je me suis gratté la tête en me posant la question suivante (et là Sphinx, je crois qu'on va se rejoindre...) : l'incréé doit avoir une intelligence infinie, capable de penser, donc de créer : mais quel est le support de cette intelligence, puisque l'incréé, c'est Rien ?????
Voici la réponse qui m'est venue ce matin : L'intelligence de l'incréé, c'est...nous (en fait tout le le créé) !! Comme le temps n'existe pas pour l'incréé, nous sommes déjà des êtres hautement évolués, nous sommes déjà...lui !
Donc, la structure dont tu parles Sphinx, c'est le créé lui-même : l'incréé s'est projeté dans le créé, et nous sommes ses propres yeux, son cerveau, son énergie.
Dans Conversations avec Dieu (Walsch, tome 1), on donne l'idée suivante : Dieu évolue constamment, il est comme une mosaïque qui change dès qu'on cligne de l'oeil, et ce qui le fait changer, c'est en fait notre perception de lui !
J'ai toujours à l'esprit l'image d'un chien qui tourne en rond pour attraper sa queue...
Nous sommes comme les acteurs d'un film qui croient tellement à leur rôle, qu'ils se demandent ce que c'est qu'un réalisateur. Nous pensons que l'incréé est un reflet, un mirage, mais en fait, c'est nous la projection en tant que pensée (manifestée ou non). Je visualise un miroir, avec un objet et son reflet. La conscience fait un va et vient entre les deux, suivant l'inspiration et l'expiration(au fait, c'est quoi le miroir ???).
Mais on pourrait aussi se demander : pourquoi a-t-on besoin de l'incréé, puisqu'il n'est rien ? Non, la question est : pourquoi l'incréé a-t-il besoin de nous, pourquoi le créé ?
Tout est paradoxe, inversé; mais attention, l'inversé de l'inverse, c'est l'endroit, on tourne en rond (cf va et vient) : je me gratte encore la tête....
Deniz

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#11 08-03-2007 00:54:59

ambre
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Re: Paradoxe suprême

...Dieu nous respire...
...l inspire ...
...l expire...

L’extase divine devient génératrice de la création, et la création est un processus orgasmique.


bisouxxx

Dernière modification par ambre (08-03-2007 01:03:53)


d Ambre et de Lumière

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#12 08-03-2007 01:31:16

Essania
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Re: Paradoxe suprême

Deniz a écrit:

Le vide = la vacuité: shunyata vacuité, vide, indifférencié. No thingness: "le rien",
no-thingness: "le sans rien", "le sans rien" parce que le rien n’est pas seulement rien, il est un tout,
il est vibrant de toutes les possibilités. 
Il est un absolu potentiel. Il est non encore manifesté, mais il contient tout.


Tout est lié. sunny   heart
" What the BLEEP Do We Know !?"  stars

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#13 08-03-2007 01:38:02

Sphinx
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Re: Paradoxe suprême

Bon,

un ange possède un corps aussi... pur esprit ne veut pas dire non-manifesté, mais d'un autre niveau quantique de la manifestation d'existence.

C'est un peu comme si tu disais qu'un rayon ultraviolet est non-manifesté simplement parce qu'on ne le voit pas...

Ensuite, dans la suite de ton exposé, j'ai l'impression d'entendre quelqu'un prétendre que c'est la queue qui remue le chien...

Il faut aborder tout cela sous l'angle dialectique des masses graves et inertes...

Imagine ton point... imagine son inertie... imagine-le comme étant la contraction infinie d'un objet en rotation... cette rotation s'étant accélérée à l'infini aussi, naturellement, en rapport direct de la contraction.

Cet objet aurait une masse inerte infinie. Cela veut dire qu'il est imperturbable à toute influence.

D'un autre côté, sa masse grave (gravité) serait nulle, le rendant indétectable. Sa gravité est nulle afin de compenser sa masse inerte infinie ou, plus exactement, elle est nulle parce que c'est un objet parfait qui n'a plus besoin de compenser son imperfection par l'expression de champs de force.  C'est un objet décontaminé, et qui ne réponde dès lors plus à l'équivalence masse grave/masse inerte des objets spatio-temporels classiques.

Voilà donc un objet qui est indétectable de façon absolue, et imperturbable de la même façon absolue.  C'est le non-manifesté (enfin, il y a encore des nuances à faire, mais simplifions).

D'un autre côté, de par son réservoir infini d'inertie, cet objet est aussi un créateur dont la puissance de manifestation n'a pas de limite.


Amitié à toi,

steph

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#14 08-03-2007 02:01:04

Sphinx
Être Humain
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Re: Paradoxe suprême

Oui Essania,


Si je regarde de l'eau, elle semble indifférenciée... pourtant, elle possède une structure coordonnée, c'est un solvant polaire, un ensemble d'ions négatifs et positifs, et lorsqu'elle gèle, la magie de son organisation intrinsèque et merveilleuse devient manifeste.

Ainsi est l'incréé non-manifesté: un fluide  qui donne un aspect indifférencié, globalement, mais qui ne l'est pas du tout, en réalité, car basé sur une structure élémentaire cohérente.

Et comme tout fluide, sa dynamique est liée aux permutations de ses éléments.

Amitié,

steph

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#15 08-03-2007 02:43:35

Deniz
Être Humain
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Re: Paradoxe suprême

ah Sphinx, cette notion sur l'eau me fait penser au livre : Un cours en miracles, où il est dit que pour savoir ce qu'est l'eau, il faut faire un avec elle.
Mais, au milieu de ce casse-tête, un peu de poésie et surtout, d'imaginaire (définition de Dieu par Pierre Fosséprez) : je mets ici 2 articles publiés dans ce site :

1) http://www.choix-realite.org/?1626-acce … e-nouvelle

Réponse à une question à propos de l’univers.
Reprenons les choses à zéro. D’où poses-tu la question, d’un endroit au-delà des contingences locales terrestres, un endroit où se trouve ce que l’on appelle le « je suis » ? Affirmer que le « je suis » se situe dans un espace n’aucun sens depuis le « réel ».
« Alors ce qu’est le réel ? »
Si nous parvenons à définir le réel, nous déduirons que les éléments échappant à cette définition sont irréels, sont des illusions. Le réel correspond à ce qui existe de toute éternité. Il n’a pas besoin d’être nommé puisqu’il « est. » Dès lors, tout ce que nous voyons et nommons autour de nous est irréel. En effet, les mots ne sont pas en mesure de refléter le réel, innommable par nature. Ce point est essentiel. L’univers, tu en conviendras, entre également dans cette catégorie. Nous lui avons attribué une existence extérieure et un nom à défaut d’avoir reconnu le réel en nous. Et le réel, en la circonstance, c’est « le moi » dans sa version éternelle. Le « je suis » pour le dire de façon paradoxale, inclut l’univers qui n’existe pas ou, c’est selon, est une illusion. Opposer ou juxtaposer le moi et l’univers n’a « réellement » pas de sens. Il en possède bien sûr, en référence à nos perceptions terrestres et aux croyances qui les sous-tendent. Actuellement, nous alternons nos perceptions entre le réel éternel et l’illusion de l’univers.
Dès lors, même les valeurs universelles occupent un espace conceptuel situé hors du réel éternel. En l’absence de souvenir du réel, nous reconnaissons et nommons les univers par exemple, pour garantir une sécurité intérieure. Même les valeurs et les concepts universels relèvent du monde des illusions. Ce n’est pas facile d’appréhender que l’amour, la compassion, la paix, la coopération, etc… soient dans le cas. Si nous avons suivi cette explication, nous comprenons que ces valeurs sont des substituts de la réalité éternelle, des substituts du « je suis » qui « est » et n’a besoin de rien d’autre. Et oui, le moment est venu d’envisager de nous libérer de ces valeurs universelles. Comme tous les substituts, aussi sublimes soient-ils, ils retardent l’accès à notre essentiel, notre « je suis. »
Je rappelle l’événement nouveau dans l’humanité actuelle. Le « je suis » qui contient potentiellement toutes les expériences et les connaissances imaginable reçoit actuellement en héritage les expériences de milliards et de milliards d’années passées à explorer ces manifestations illusoires. N’est-ce pas un merveilleux paradoxe ? Les illusions ont accumulé tellement d’expériences qu’elles sont devenues aussi réelles que le réel éternel, elles se trouvent sur le même pied : disposées à partager de cœur à cœur tout ce qu’elles ont vécu d’expériences et de connaissances. C’est un moment unique dans les annales de l’Eternité. Il bouleversera l’avenir de l’humanité dans des proportions encore indescriptibles. Contentons-nous, pour le moment, d’appréhender l’idée que les illusions sont devenues consistantes et qu’elles offrent la quintessence du nectar au « je suis » éternel et cet apport est absolument unique et fabuleux.

La Nouvelle Terre.

2) http://www.choix-realite.org/?1378-extr … a-hridaya-

__"Ô Noble Fils, Ecoute !
Aucun phénomène n'a plus d'existence que le reflet de la lune dans l'eau.
Tout ce qui apparaît, phénomènes internes, phénomènes externes,
Apparaît comme projection de l'esprit non-né.
Aussi n'existe ni Samsara ni Nirvana,
Ni naissance, ni mort,
Ni apparition, ni disparition.
Sur les eaux de l'esprit, seule se déroule la course des phénomènes,
Comme, chaque nuit, roule le firmament dans les eaux du lac.
L'esprit, semblable au miroir, reflète le monde,
Il est le lac face au firmament.
Sachant cela, le pratiquant avisé sait qu'il n'existe ni chemin vers la libération,
Ni lieu de réalisation.
Voyant cela, Ô Fils de Noble Famille,
Le pratiquant accompli repose en l'esprit même.
Comme nul ne peut saisir le reflet de la lune qui traverse le lac,
Aucun phénomène n'est saisissable.
Sachant cela, le pratiquant avisé
Contemple les phénomènes sans attachement,
Sans aversion ni ignorance.
Le méditant lui-même n'est pour lui-même qu'un reflet sur les eaux de l'esprit,
Sachant cela, le pratiquant avisé réalise qu'il est sans corps,
Ainsi actualise-t-il le dharmakaya.

Considérant son propre reflet, le pratiquant avisé réalise la nature de son corps d'émanation,
Ainsi actualise-t-il le sambhogakaya.
Voyant enfin que lui-même se reflète dans les eaux de tout lac,
Le pratiquant avisé comprend la nature du corps d'apparition,
Ainsi travaille-t-il à actualiser le nirmanakaya.
Quand il est réalisé que l'esprit du pratiquant n'est qu'un reflet dans les eaux de l'esprit non-né,
Le pratiquant avisé pratique le sans-esprit.

Alors s'effondre pour lui la dernière supercherie,
Et contemplant toute chose intérieure ou extérieure
Comme reflet dans les eaux de l'esprit non-né,
Le pratiquant réalise l'omniprésence de la Source, maître ultime.
Car lorsqu'est clairement perçu que tout n'a d'existence que comme reflet,
Le miroir de l'esprit apparaît et peut être connu.

Au coeur du miroir,
L'esprit non-né qui projète toute chose,
Et en qui tout se reflète,
Est le coeur même de Bouddha.
Restant en contemplation devant la nature même de l'esprit non-né,
Le pratiquant commence, sans méditer, sans intervenir ni corriger,
A contempler l'apparition et la transformation du monde.
Quand il est clairement réalisé que tout à le statut du reflet,
La source se dévoile.
Si l'on demeure dans la source sans en altérer l'activité,
Le coeur du Bouddha lui-même peut être connu.
Quand on connaît le coeur du Bouddha, sans s'identifer au Bouddha,
Tout s'achève, les eaux remontent du fleuve,
Et le lac s'ouvre comme un oeil Unique.
Alors apparaît clairement que seul existe l'esprit non-né,
Duquel personne ne fut jamais séparé."__

Extrait du "Miroir de Samanthabadra" - par Tertön Selwa Rang Djoung | Prajnâpâramiâ Hridaya - Le Coeur de la parfaite sagesse - Sutrâ de sagesse infini ....

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#16 08-03-2007 23:09:10

Deniz
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Re: Paradoxe suprême

oups, concernant l'eau, il ne s'agit pas du livre Un cours en miracles, mais bien : La Lumière sur le royaume d'Alexandre Moryason. Voici un extrait : La leçon de l'Egyptien

« L’Un naît du Multiple...
et le Multiple surgit de la dissolution de l’Un...»
Empédocle d’Agrigente [1]


Le sujet a longuement été débattu au cours des siècles et sa complexité est bien mise en évidence par une seule question : pouvez-vous dire ce qu’est, par exemple, l’eau ? Elle fait partie de notre environnement connu. Alors, pouvez-vous dire exactement ce qu’est l’eau ? Vous répondrez :
— « L’eau est un liquide ; elle est rafraîchissante si on ne la fait pas bouillir ; elle a la capacité d’ôter les impuretés, de nettoyer, de dissoudre certaines substances ; le corps en a besoin, alors on la boit mais elle doit être douce et non salée comme celle de la mer... »


Vous n’avez pas dit ce qu’« était » l’eau. Vous n’avez fait que décrire ses qualités. Poursuivant plus avant dans cette tentative, vous direz:
— « Les scientifiques disent que l’eau est un composé de deux molécules d’hydrogène pour une molécule d’oxygène. »
Vous donnez une formule chimique[2] mais ne dites toujours pas ce qu’est l’eau en soi. Pour continuer cette investigation, précisez, alors, ce qu’est la pensée ou l’amour, le fait de pouvoir, pour un être humain, penser et aimer.
Vous utiliserez des images et des sensations pour définir ce qu’est la pensée et l’amour ; vous en donnerez les différents contenus possibles ; au mieux, si vous le pouvez, vous élaborerez une formule mathématique représentant ce qu’est la pensée ou comparerez l’amour au champ d’une expansion magnétique. Mais la pensée ou l’amour, en eux-mêmes, vous ne pourrez pas plus les définir que vous n’avez pu définir l’eau... non pas parce que vous êtes stupide, mais parce qu’il est impossible, avec l’appareil mental actuel de l’homme, de le faire. Vous expérimenterez les effets de l’eau — agréables ou désagréables — comme vous vivrez les effets de l’amour et saurez que vous pensez. Mais qui aime en vous et qui sait en vous que vous pensez ? Le débat se complique et il ne peut en être autrement.
Si donc nous sommes incapables de concevoir ce qu’est, en soi, l’eau, la pensée, l’amour — aucune formule chimique n’a pu déterminer la composante de la pensé ou de l’amour — et ce que nous sommes nous-mêmes, comment pourrions-nous exprimer, véritablement, sans altération possible, ce qu’est l’Immensité Universelle et le Concept le plus inaccessible que la formulation humaine nomme « Dieu » ?
Vous utiliserez le même appareil mental pour tenter pareille formulation et vous direz :
— « Dieu est « comme » une chaleur dans le cœur, une paix « indescriptible », une immense Lumière, un ciel infini, une mer sans rivages, etc... »
Intellectuellement[3], vous n’avez pu dire véritablement ce qu’est « Dieu » en Soi ; vous n’avez exprimé que Ses Qualités de même que vous n’avez pu dire ce qu’est l’eau ou l’amour ni ce que vous êtes vraiment vous-même.
Or si vous ne pouvez rien dire de la réalité de quelque chose ou de quelque phénomène que vous expérimentez chaque jour, vous ne pourrez pas plus pénétrer la Réalité Divine.
Cette impossibilité réside dans le fait que nous raisonnons en tant qu’« entité séparée » : il y a l’autre, « mon ami Jean, par exemple, et moi ; nous sommes deux ; lui et moi, ce n’est pas le même être ; quand Jean a mal aux dents, ce n’est pas moi qui souffre car lui a mal et moi, non... ; la table et moi sommes deux modes d’existence différents : la table est un objet hors de moi, hors de mon corps, et moi, je suis un être animé... »
Autant de définitions qui se fondent sur une séparativité entre tout ce qui existe et nous ; effectivement, « la table et moi ne pouvons être confondus... Cette séparativité implique une distance, un espace séparateur : la table est ici — même à un mètre de moi, mais pas en moi — et moi, je suis là. Cet espace, exige, pour être parcouru, du temps : il me faut quelques secondes pour toucher la table parce que, effectivement, elle est à un mètre de mon corps... »
Ce développement semblera bien simpliste à ceux qui s’attendent à aborder dans un tel chapitre des concepts d’une extrême abstraction, révélant, selon eux, tout « le sérieux » de la question. Mais qui ou quoi, en eux, est dans cette attente ? Leur intellect. Or, nous l’avons constaté, l’intellect humain ne peut « connaître » la réalité de quoi que ce soit ; il décrira seulement en son propre langage « les qualités » d’une réalité expérimentée (l’eau, l’amour, la pensée) et s’il est intègre, il reconnaîtra, qu’en vérité, il ne « connaît » rien. Même si nous commençons à savoir comment utiliser certaines choses — l’électricité ou certains composants chimiques de la matière dense — savons-nous ce que sont réellement l’électricité et la matière ?
Fondé sur la « séparativité », l’intellect ne peut connaître la « réalité » de quoi que ce soit, la réalité de l’eau, de l’amour, de la pensée, de l’Univers et donc du concept de « Dieu ».
C’est pourquoi l’Univers et le concept du Divin ont toujours été décrits au moyen d’images ou de symboles susceptibles d’éveiller en nous la possibilité d’une appréhension approximative, même indicible, de ce qu’ils sont. Toutefois, la meilleure approche en est donnée par les Mathématiques.
Il ne s’agit pas des mathématiques « humaines », fondées sur les critères de la « logique », telle que l’intellect conçoit celle-ci — nous avons des élucubrations mathématiques qui s’effondrent à la moindre démonstration, tout aussi logique, de leurs contraires — mais des Véritables Mathématiques, celles qu’aucune démonstration opposée ne saurait détrôner.
Ces Mathématiques, constituant « le fil d’Ariane » dans le labyrinthe de l’intellect, ont été qualifiées de « Divines » parce qu’elles contribuent à la Connaissance du concept de Dieu, de l’Univers et donc de ce que nous sommes. Ce sont celles que Pythagore apprit en Égypte, qu’il enseigna et qui permirent à la science de découvrir, beaucoup plus tard, certaines facettes de la réalité qui nous entoure. Ce « Fil » est « la Loi des Nombres », Loi révélant la Base sur laquelle s’agencent toutes les Forces Universelles. Ceci sera vrai non seulement pour comprendre la réalité du monde physique et plus subtil, mais aussi et surtout, en ce qui nous concerne, pour savoir si une pratique dite « théurgique » est véritablement telle : si c’est bien l’Œuvre Divine qui est mise en activité et non pas une aberration intellectuelle, toute logique en apparence, mais aberration, cependant, menant à un désordre des forces en soi et autour de soi.
Ce sont ces Mathématiques que révèlent également l’Arbre de Vie Kabbalistique, leur adjoignant des images, des symboles, afin d’expliquer l’Infini à ce qui est fini — l’intellect — et permettant à l’être humain d’appliquer concrètement ce Savoir pour transmuter ses limites.
Ce mode de raisonnement et l’application de la Connaissance dans la vie quotidienne provoqueront l’éveil progressif en l’homme du véritable « appareil captateur » de la Connaissance[4], lequel, ignorant la séparativité, se révélera être Celui Qui Connaît. Et il sera tel, parce qu’il fonctionnera « au cœur » de toute chose, « au centre ». Cette « centralité » de l’être engendrera l’union du Connaisseur (vous, qui voulez connaître) et l’objet de la Connaissance (chaque chose, l’eau, l’amour, la pensée, vous-même, l’Univers et le concept de Dieu) et fera véritablement savoir que c’est seulement au Centre que l’on devient le Tout.
Par cette Connaissance le chercheur saura alors que les livres lui ont seulement ouvert le Chemin mais qu’ils n’ont jamais pu lui communiquer l’expérience de l’Essence de l’Univers et de la Divinité.
En conséquence, cet ouvrage[5] espère contribuer, comme le font tant d’autres, à l’ouverture du Chemin en proposant une représentation symbolique de l’Univers et du concept Divin mais il ne saurait prétendre décrire véritablement ce qui est.

http://www.moryason.com/fr/17_egyptien/ … yptien.htm

Deniz

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#17 10-03-2007 04:57:10

Sphinx
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Re: Paradoxe suprême

La Beauté est insaisissable dans sa nature.

La Beauté est comme la netteté d'une mise au point:  elle est perçue lorsque la discrimination de la perception est totale.

Car Tout est Perception.

La Beauté est la limité indicible, la frange infime qui apparaît lorsque les pôles perceptifs ont été séparés, et qu'ils se touchent encore marginallement.  Au centre de cette séparation d'une infinie précision, surgit la splendeur de l'union, la réalité qui ne demande plus aucun commentaire: la Beauté.

Pour rencontrer l'innommable, il faut donc commencer par organiser correctement ce qui est nommable.

Car logiquement, pour percevoir, il faut que la perception soit juste, nette, précise, et donc que ses pôles constituants se placent bien, comme les lentilles d'un objectif.

C'est là le point de rencontre entre le nommable et l'innommable, entre la polarité et l'unité... pas deux, pas un, pas plusieurs, tout en même temps.

L'innommable ne peut être réduit aux qualités polaires de la perception... et pourtant, c'est là le guide que la Beauté a sorti d'elle-même pour permettre aux êtres de la rencontrer.   La polarité fait partie de la Beauté, quoiqu'elle ne puisse être réduite à cela.

En vérité, on peut oublier la molette de mise au point lorsque l'image est nette, tout comme on peut ôter les échaffaudages lorsque le bâtiment est achevé.

Ce qui fait la nature de l'eau, c'est sa Beauté.  Cette Beauté ne réside pas dans la description de ses éléments polaires, mais dans ce qui peut être perçu au coeur de sa polarité parfaite.

Préparez-vous à voir la Lumière de l'éternel potentiel, en sa Beauté innommable.
Une Lumière d'une qualité que vous ne pourriez soupçonner.

La Beauté est le potentiel.  L'Etre est ce qui perçoit le potentiel.  La Beauté est donc la convergence harmonique.


Il existe à l'horizon infini de l'éternel présent, un potentiel de toute éternité, qui est sa propre réponse, sa propre justification, toujours cherché, jamais atteint, et pourtant toujours comblé.  Le courant de la vie converge éternellement vers lui, sans lassitude.

Ce que nous appelons confusion n'est qu'un mélange entre le nommable et l'innommable.  Lorsque nous rendons l'innommable à lui-même, en rectifiant le nommable, la confusion disparaît.  Alors, l'intimité entre le nommable et l'innommable est telle, qu'ils sont éternellement réunis.

Lorsqu'un couple sacré discrimine parfaitement ses polarités, apparaît en son coeur le potentiel éternel de procréation.

Il n'y a rien d'autre, et de quoi aurions-nous besoin en plus ?

Tout est réel.  Car c'est la nature d'une illusion de ne pas pouvoir exister.  Le monde matériel est aussi réel que celui de l'esprit.  Penser que nous vivons une illusion est aussi une illusion.  L'illusion n'est pas là. 

L'illusion réside dans notre attachement à une confusion.  Un peu comme un jeune enfant encore identifié à sa mère, dépendant d'elle, en déduit que le fait de ne plus la voir un instant signifie qu'elle est définitivement perdue, le laissant seul et voué à une mort certaine.






Amitié,

steph

Dernière modification par Sphinx (10-03-2007 05:00:05)

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#18 10-03-2007 09:51:40

Serena
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Messages: 10

Re: Paradoxe suprême

Essania a écrit:

Deniz a écrit:

Le vide = la vacuité: shunyata vacuité, vide, indifférencié. No thingness: "le rien",
no-thingness: "le sans rien", "le sans rien" parce que le rien n’est pas seulement rien, il est un tout,
il est vibrant de toutes les possibilités. 
Il est  un absolu potentiel. Il est non encore manifesté, mais il contient tout.

Tout à fait d'accord avec toi Essania

Dernière modification par Serena (10-03-2007 09:55:09)

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