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#1 21-10-2007 04:28:17
- yaris
- Être Humain

- Date d'inscription: 31-05-2007
Je ne t'oublierai....!
Que ma pensée sublime dans des randonnées de reliefs ruiniformes d'où jaillissent jardins et canaux enlacés...
Aussi loin et aussi fort que je puisse aimer ce visage qui joue les effets trompe-l'oeil et me perd de l'or au rose, du grenat à l'orangé, de l'émeraude au bleu..
En moi, à jamais gravé au plus profond des marnes de mon coeur.
Je ne t'oublierai...
laurence
Dernière modification par yaris (21-10-2007 11:03:25)
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#2 21-10-2007 05:57:56
- gebo
- Être Humain

- Date d'inscription: 05-09-2007
Re: Je ne t'oublierai....!
Amour quand tu te révèles......
L'émeraude
Les jardins
même l'Or
font peau neuve
Mon coeur, velours.....
parle si tes mots sont plus forts que le silence
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#3 21-10-2007 05:59:46
- power
- Être Humain
- Date d'inscription: 05-06-2007
Re: Je ne t'oublierai....!

Dernière modification par power (21-10-2007 06:00:16)
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#4 21-10-2007 06:11:48
- gebo
- Être Humain

- Date d'inscription: 05-09-2007
Re: Je ne t'oublierai....!

époustouflant.......
parle si tes mots sont plus forts que le silence
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#5 21-10-2007 06:24:41
- la luna
- Être Humain
- Date d'inscription: 30-07-2007
Re: Je ne t'oublierai....!
Deux petites ailes qui battent aux rythmes des parfums et qui ne vivent que le temps d'un soleil
Yaris
Gebo
Power 
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#6 21-10-2007 06:30:11
- peps
- Être Humain
- Date d'inscription: 22-06-2006
Re: Je ne t'oublierai....!
sans oublier gab.......
celui qui le dit, c'est celui qui y est
En ligne
#7 21-10-2007 07:44:02
- Karen
- Être Humain

- Date d'inscription: 30-05-2006
Re: Je ne t'oublierai....!






Pour toi, pour vous deux...Pour vous tous qui êtes dans l'Amour...
karen 
L'instant est un atome d'Eternité
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#8 21-10-2007 08:53:23
- Féebleue
- Être Humain

- Date d'inscription: 19-11-2006
Re: Je ne t'oublierai....!
Ce que je te fais,
C'est à moi que je le fais,
Ce que je te donne,
C'est à moi que je le donne,
Car tu es une partie de moi,
Et en toi, c'est moi-même que j'apprends à aimer...
J'apprends à aimer t'aimer...
![]()


Pour ton sourire immense,
Pour ton regard soudain,
Qui devine à l'avance, Pour la paume de tes mains,
Pour cette façon que tu as, d'être si bien qui tu es
Pour la chaleur de tes bras et de ton corps qui sait
Je voulais te dire merci
Pour être un jour venu faire un tour dans ma vie
Pour avoir bien voulu, être plus qu'un ami
Je voulais te dire merci
Car demain ne vaut rien devant cet aujourd'hui
Ou j'ai tenu ta main, où nous sommes souri
Et je bénis ce lien, si fort qui nous uni
Je rend grâce à Dieu,
Il a vraiment du génie,
Je voulais lui dire merci
ATMA "c'est le même ciel"
Que ferait l'amour, à présent?
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#10 21-10-2007 10:57:54
- Martine
- Être Humain
- Date d'inscription: 04-11-2006
Re: Je ne t'oublierai....!

MAGNIFIQUE
Yaris, tant de sensibilité dans tes versets
tant de larmes coulées
Merci pour tant de poésie
Bravo à tous
Qui ne peut changer la direction du vent .... ajuste sa voile
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#11 21-10-2007 11:32:29
- Emilia
- Être Humain

- Date d'inscription: 06-12-2006
Re: Je ne t'oublierai....!
Que c'est beau l'AMOUR 
et les PAPILLONS aussi 
ce que la chenille appelle mort, le papillon l'appelle renaissance
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#13 21-10-2007 12:21:50
- yaris
- Être Humain

- Date d'inscription: 31-05-2007
Re: Je ne t'oublierai....!
Gab,
Oui, dans les nuages où plutôt au-dessus des nuages...à toi de voir à quelle
altitude tu veux voler.
Nous nous complaisons dans une multitude de mondes imperçus à la recherche d'une source de satisfactions toujours plus grande.
Nous en jouissons..
Nous en souffrons..
Révélations !
Frustrations !
Un rationnel illusoire et intemporel géré par notre propre émotionnel.
Symphonique complexe de notre conscience dont nous sommes le chef d'orchestre.
A toi de voir si tu veux jouer dans les graves ou dans les aigus.
bémol ou double-croche ? ..un deux- temps...
Trouver le "LA"

Non, je ne te veux pas de mal...
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#14 21-10-2007 12:48:13
- gab
- Être Humain

- Lieu: Paris
- Date d'inscription: 18-06-2006
Re: Je ne t'oublierai....!
Je veux voler là où le soleil brille toujours, là où le crepuscule n'existe pas.

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#15 21-10-2007 12:48:19
- yaris
- Être Humain

- Date d'inscription: 31-05-2007
Re: Je ne t'oublierai....!
Gebo !
Au temps que tu veux !
J'tadore ! sisisi vraiment !

Amour quand tu te révèles......
Et pourtant si fragile ! Que faut-il faire pour le garder ? Le mettre dans un cristallisoir ?
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#16 21-10-2007 13:31:27
- JULIA
- Être Humain

- Lieu: paris
- Date d'inscription: 11-07-2007
Re: Je ne t'oublierai....!
Ne rien manipuler, ni les autres, ni l'autre, ni soi... ne rien vouloir...
Dans une relation horizontale, jamais verticale...
Etre tout simplement, le savoir être, être dans la communion... la respiration... le plein... la confiance, la Foi, la Joie... l'expansion...
Fil d'équilibriste... reliant deux coeurs
Ouvre la fenêtre sur coeur...
Entendre les vibrations cristal...
Entendre les pulsations de son enfant intérieur apaisé, qui sait...

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#17 21-10-2007 18:38:02
- power
- Être Humain
- Date d'inscription: 05-06-2007
Re: Je ne t'oublierai....!
Aimer profondément, aimer sans peur, aimer tout simplement
Les psychologies bouddhiste et occidentale définissent l'ego (le moi) sain de la même manière : un processus de synthèse et d'adaptation entre la vie intérieure et les relations au monde extérieur qui produit un sentiment, une sensation intérieure de continuité, de garder le sentiment de rester soi dans TOUTES les circonstances de la vie (c'est à dire en étant seul dans le moment présent en zazen mais aussi en étant capable d'établir des relations et une vie sociales, en étant également capable de rentrer dans l'intimité et la continuité d'une relation d'amour pour l'autre sexe, en ayant des enfants).
Le plus souvent le moi n'en est pas arrivé là et les deux psychologies peuvent alors définir la personnalité comme un compromis : une réponse à la peur inconsciente de certaines émotions et de certains affects non reconnus en nous (et que nous projetons alors à l'extérieur : nous détestons chez l'autre ce que nous ne re-connaissons pas en nous-mêmes).
Par exemple, dans le zen, quelqu'un qui a peur d'une relation proche utilisera le non-attachement comme justification et quelqu'un qui masque sa dépendance ne supportera pas la solitude de la méditation, on viendra en bande faire zazen, restant en réalité très attaché à un moi défensif.
Comment se construit le moi ?
Un moi sain, qui est notamment identification à certaines valeurs des parents ne peut se construire que sur un soi sain, comme un arbre pousse grâce à un enracinement de ses racines dans le sol, or une majorité de personnes, actuellement, ont des manques dans la zone du soi, c'est-à-dire du SENTIMENT d'exister (et de s'aimer et s'accepter) et n'ont donc pu construire un moi vrai.
Freud appelait nos deux instincts de base l'eros et le besoin de destruction, et les appelait libido. Ces instincts cherchent à se décharger dans le monde ; ils cherchent donc des objets auxquels s'attacher ET des objets qui seront détestés ; ces objets seront en partie intériorisés (devenant le MOI, qui a donc aussi une fonction défensive pour ne pas être envahi par des pulsions incontrôlables venant du soi) mais aussi projetés sur le monde extérieur, créant une vue du monde partielle qui nous arrange, qui évite de voir ce que nous n'avons pas résolu (ne pas méditer car on a peur de la solitude ou ne pas aimer car on a peur de la proximité par exemple).
La méditation est une tentative délibérée de suspendre les activités du moi et donc aussi d'arrêter de chercher des objets extérieurs, par la seule concentration dans la posture et la respiration, ce qui fait que le moi est frustré, ne pouvant remplir son fonctionnement naturel. Il va alors régresser à un mode plus primordial d'exister, dans le soi-corps, comme énergie vitale désexualisée ("retrouver l'originaire, le non-construit ").
Mais en re-découvrant le soi on va aussi découvrir le moi-construit, ses attachements ET ses aversions, ses peurs, devoir en prendre conscience, LES ACCEPTER, et alors seulement pouvoir s'en détacher.
On n'est plus du temps de Freud et la psychologie du moi ne peut expliquer la souffrance existentielle : la psychologie moderne est la psychologie du soi (Pex en psychanalyse, A. Miller, Winnicott) mais c'est notamment aussi la bio-énergie, la biodynamique (W. Reich), la gestalt et l'hypnose clinique.
Le symptôme, la souffrance peuvent être considérés comme la manifestation actuelle de ce que nous n'avons pas terminé dans l'enfance. Guérir, nécessite une prise de conscience de ce qui se passe dans la relation actuelle au moment présent (méditation et psychothérapie s'accordent) mais en le ressentant ensuite à partir du corps (le corps garde la mémoire de ce que nous avons vécu enfant, c'est comme un paysage où tout de nous peut renaître) : la seule compréhension intellectuelle actuelle ne guérit pas car l'émotion non acceptée est à un autre moment, chez l'enfant en nous.
Se détacher au moment présent est efficace pour un moi sain, cela peut être une fuite pour un moi qui n'en est pas arrivé à l'individuation.
Ce que disait depuis longtemps le zen : tout a toujours été là, dans zazen, être seulement là, conscient (mais cela ne marche que si on n'est pas dans le mental... car cette conscience n'est pas celle du mental, autrement cela renforce le moi défensif).
Qu'est ce que le soi ? (Car avant d'arriver au non-moi, il est nécessaire d'être soi).
Un soi sain se forme au début de la vie, avant cinq ans, à la fois par la libre circulation de la respiration corporelle (ressentez un petit enfant : son corps est harmonieux, il n'y a pas de contractures) ET par la sensation d'être aimé, accepté par les parents pour soi ce qui aboutit à la sensation d'être soi et aussi de s'aimer soi-même.
Pour cela il faut une relation de présence (la présence, c'est être habité par les émotions dans le corps, une non-pensée) et d'amour des parents. Petits enfants, nous avons des besoins : besoin du regard aimant des parents, de leur présence (dans un corps à corps) mais aussi qu'ils respectent ce que tout petit enfant a spontanément, de pouvoir jouer tout seul perdu dans son monde (que Reich appelle, comme le zen, être relié à l'énergie cosmique) où certaines émotions qui prendront du temps pour évoluer comme rage, haine, colère, ont besoin de prendre de la place...
Si les parents ne sont pas capables émotionnellement d'avoir assez de présence et d'empathie pour reconnaître et accepter certains de ces besoins et émotions du petit enfant, l'enfant ne va plus avoir confiance en ce qu'il ressent, il va croire ce que disent les parents. Ses émotions et besoins seront refoulés, dissociés dans le corps sous forme de contractures musculaires (ou d'hyperlaxité), de blocage de la respiration, de somatisations ET l'enfant va développer un faux moi (ou faux-self), une apparence qui sera dissociée des émotions refoulées, un faux moi qui correspondra à ce que les parents veulent qu'il soit (tout enfant a un besoin vital d'être aimé), ce faux moi sera dans un mental dissocié du corps.
Il y aura deux formes de faux moi : Ou bien un besoin d'en faire toujours plus (par ce que les parents ou un parent ne l'aimera par exemple que s'il est parfaitement silencieux, extraordinairement bon élève, etc.) et cette personne à l'âge adulte aura un besoin d'être hyperactif pour avoir une sensation d'exister et d'être aimé (ce qu'on appelle dans le zen avoir un super-ego). Ou un faux moi qui a renoncé à être aimé, qui se sent vide, seul replié sur lui, et cette personne à l'âge adulte sera isolée, aura des difficultés à avoir une relation d'amour stable et des relations sociales.
Le faux moi crée une fausse individualité qui isole du monde et des autres, tout en gardant la nostalgie inconsciente de l'amour qu'on n'a pas eu enfant, c'est un moi bâti sur du vide, coupé de soi. Ces personnes auront donc une difficulté à vivre la vraie solitude qui est ouverture au monde, s'oublier, être en interrelation.
La personne avec un faux moi sera dans le mental ("j'ai un mental fort"), coupée du ressenti du corps et ne parlera pas "vrai" ("le mot chat ne fait pas miaou" disait Gregory Bateson), aura des théories.
On verra rarement les personnes avec la première forme de faux self pratiquer le zen : en général ces personnes vivent dans la société non-zen, investissent le monde, ont peur de la solitude. Elles ne décompensent que quand elles perdent leurs points d'appui (perte du couple ou perte du travail par exemple).
Pourtant si, à ce moment, elles ont le courage d'affronter leur vide, la méditation qui permet une restauration du soi les aidera.
Par contre la personne avec un faux moi vide peut être très attirée par le zen car elle s'y retrouve : on parle de non-moi et justement elles en ont si peu ; on parle de non-attachement et elles sont incapables de s'attacher et d'aimer dans la durée et la proximité ; on parle de vacuité et justement elles se sentent vides et en plus elles peuvent y être seules (la proximité leur est menaçante). Ces personnes ne vont retenir du bouddhisme que la vacuité qu'elles confondent avec leur vide, elles oublient que la compassion c'est d'abord pouvoir s'identifier à tout ce qui est humain, elles vont se créer un faux moi zen.
On sentira bien dans leur manière de parler qu'il y a un pseudo détachement (un manque d'humanité, de sensibilité, une froideur, une difficulté à accepter sa fragilité humaine et celle des autres) mais en même temps on pourra ressentir à travers leur corps (le corps ne ment jamais), derrière leur rigidité, une extrême sensibilité, une fragilité qui les rendent profondément attachantes.
En réalité ces personnes répètent avec elles-mêmes l'extrême dureté qu'elles ont dû subir enfants, elles doivent développer d'abord de la compassion et de l'amour pour elles-mêmes.
Etre présent à la nature, aux arbres, aux objets est bien, être présent à l'autre et développer de la compassion dans une relation nécessite autre chose : devenir intime avec soi-même pour reconnaître et ressentir l'autre en soi, ne rien rejeter.
Le bouddhisme explique qu'il existe une réalité des phénomènes et une réalité ultime qui est la conscience de la vacuité mais Nagarjuna dit aussi que ces deux réalités sont dans des plans logiques différents et que les deux dimensions vont ensemble (seuls les bouddhas peuvent les réunir en une réalité). S'attacher à la vacuité est la pire des choses dit le dalaï-lama car la compassion, l'amour viennent du soi, du monde des phénomènes.
Le dalaï-lama et Dagpo Rimpoché, les premiers, m'ont fait sentir cela, une évidence, il y a vingt ans : il y a chez eux une terrible compassion, un terrible amour mais en même temps une espèce de transparence du moi, une solitude ouverte, une absence totale de désir de vous changer, ils vous acceptent pour ce que vous êtes.
On peut rester toute sa vie avec un faux moi si le mental est très fort, très contrôlant, mais il y a en chacun de nous une pression de l'inconscient pour devenir soi-même dans le monde.
Certains abandonnent brusquement le zen après dix ans de pratique, ils se réveillent, ils avaient oublié d'aimer, de tomber amoureux, de re-trouver cette proximité, ils avaient oublié d'exister dans le monde social.
Avant d'être détaché, il faut avoir pu s'attacher profondément, avant d'arriver au non-moi, il faut un moi.
Aimer, c'est être seul à deux : à la fois être seul et non-attaché mais aussi être proche, être à deux, avoir un lien, avoir du désir. Pour aimer on ne peut plus être dans sa façade, aimer, c'est être soi-même et différent pour pouvoir accepter l'autre avec ses différences mais aussi dans la proximité de faire l'amour, s'oublier complètement et retrouver le non-construit, la non-différentiation (sauf si on est vraiment Bouddha, mais alors on choisit d'être seul...).
On tombe inconsciemment amoureux de quelqu'un qui a, à la fois, les mêmes failles que soi et des côtés qu'on n'a pas développés (c'est cela les grands amours). Si nous en devenons conscients, la relation dans le temps va nous aider à nous délivrer de l'idée que nous nous faisons de nous-mêmes. C'est ce que disent aussi Joko Beck et Taisen Deshimaru : si dans l'amour et la passion, on se décide enfin à analyser ses projections (d'attachement mais AUSSI d'aversion), c'est une voie royale pour l'éveil (l'éveil c'est retrouver l'originaire, le non-construit).
Les personnes avec un faux self inconsciemment ont peur d'aimer car elles sentent que pour être proche, aimer, elles devraient abandonner leur façade, se montrer comme elles sont vraiment, qu'elles devraient alors revivre ce qui est masqué en elles, leur besoin de dépendance, leur tristesse mais aussi leur colère et leur haine d'enfant non aimé et perdre la pseudo-sécurité du contrôle : souvent elles choisiront comme objet d'amour quelqu'un comme elles sans proximité ni intimité réelle. Mais si un jour elles aiment et sont aimées vraiment, c'est la chance de devenir enfin soi-même en affrontant ses peurs.
Le paradoxe et le drame du faux self sont qu'il continue inconsciemment à être ce que les parents voulaient qu'il soit, en n'étant alors pas aimé pour soi-même mais pour sa façade.
Le zen va aider ces personnes, à la fois parce qu'elles trouvent un milieu où leur handicap (de fausse solitude) devient une qualité et donc en tirent un bénéfice narcissique et aussi parce que la pratique de zazen permet de retrouver un enracinement, de laisser renaître une conscience corporelle avec la respiration, un plein de sensations là où souvent il n'y avait rien mais aussi en apprenant à développer la pleine conscience du moment présent, à être moins dans le mental.
En effet en zazen, la respiration réinscrit une conscience corporelle à partir de la respiration, cette conscience ne va se réinscrire que si on arrête de vouloir (mais comment arrêter de vouloir quand on n'en a même pas conscience ?), c'est-à-dire que cette conscience naît en quelque sorte en dessous de la conscience contrôlée par le mental-identifié-au-moi qui est une conscience partielle : "ça respire", ce n'est pas moi-qui-pense qui respire. A partir de cette non-pensée d'un corps réinscrit, une observation devient possible du mental et des émotions dans le mental, mais AUSSI des rigidités - armatures dans le corps-en-voie-d'être-conscient - où d'autres émotions refoulées sont encapsulées.
Mais se limiter à laisser passer les émotions en les nommant dans le mental, c'est bien pour un moi sain qui a intégré TOUTES les émotions, pas pour un faux self : en effet le faux self est dissocié de ses émotions et les émotions dans le mental ne sont qu'une partie de lui, le reste n'est même pas conscient : lui proposer de se détacher au moment présent renforce le faux moi (il médite à partir du faux moi), il faut plutôt lui proposer de travailler sur ses aversions et ses peurs...
Donc entrer dans les émotions qui peuvent apparaître devient souvent nécessaire quand elles ne sont pas intégrées à la personnalité, autrement l'agitation persiste, nous en avons tous l'expérience. Laisser passer peut donc aussi être une fuite devant des côtés que nous voulons ignorer de nous-mêmes et qui contredisent notre façade : ce n'est pas possible avec la méditation seule, cela nécessitera un travail psychothérapeutique.
Une psychothérapie des personnes ayant un faux self nécessitera l'abord habituel des psychanalyses mais AUSSI un travail de retrouver en gestalt, en biodynamique ou en hypnopsychanalyse, les émotions dissociées et inconscientes dans l'armature corporelle (qui s'est structurée dans le corps- enfant au moment du manque).
Retrouver la rage, la haine, la colère, la tristesse en soi, permet aussi de retrouver la capacité d'aimer et de pardonner (le passé ne peut être réparé, mais on peut enfin aimer au présent). Mais, pour ces personnes la prise de conscience seule ne suffit souvent pas, cela peut renforcer leur mental, leur faux self, et il y a le risque alors que, devenues conscientes par exemple de leur haine, elles peuvent ne pas l'accepter comme venant d'elles et en rendre quelqu'un d'autre de responsable. Elles projettent cette haine sur quelqu'un d'extérieur, divisant alors le monde en blanc (les personnes comme elles qui ne les critiquent pas) et noir (les personnes trop différentes d'elles, mettant leur façade en danger surtout si elles les ont, au départ, fortement investies).
La non-pensée dans le corps est l'équivalent du soi : voilà pourquoi la méditation, en restituant ce soi, nous donne des résultats si positifs, de sécurité intérieure et d'ouverture au monde et aux autres : devenant soi-même, il n'y a de moins en moins de mental, il est de moins en moins nécessaire, on peut s'oublier car on est relié comme un petit enfant à l'énergie cosmique, plus besoin de contrôler, il y a plus de sécurité et d'ouverture (regardez un petit enfant, il est ouvert aux autres, il est curieux, il est au moment présent, il rend deux fois plus d'amour qu'il n'en a reçu) mais redevenir un enfant-adulte qui doit renoncer au rêve d'être aimé comme il aurait voulu l'être (et automatiquement renoncer également à la haine, à la rage et à beaucoup de colère) dans une SENSATION de soi qui acceptant toutes les émotions, d'attachements ET d'aversions, peut alors seulement s'en dés-identifier lentement (tout en acceptant, avec humilité, une part de "moi", c'est à dire, de besoin de reconnaissance, de partage, de désir et de besoin d'aimer).
En pouvant alors s'identifier à TOUT ce que ressent l'autre (d'où naît la compassion), on est de plus en plus au présent car on renonce aux rêves du passé. Il n'y a plus d'écart entre ce que l'on pense et ce que l'on est.
Avec une profonde reconnaissance pour ceux et celles qui m'ont accompagné par leur présence et leur amitié dans le voyage de l'origine qui a été aussi celui de l'évidence d'aimer profondément
Dernière modification par power (21-10-2007 18:39:01)
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#18 21-10-2007 23:13:09
- dominique
- Être Humain
- Date d'inscription: 10-08-2007
Re: Je ne t'oublierai....!
Merci Power!!!

Pour moi,ce texte est totale Justesse!



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#19 22-10-2007 00:22:51
- pierre
- Être Humain

- Date d'inscription: 13-09-2007
Re: Je ne t'oublierai....!
Aimer, aimer, vos n'avez que ce mot là au bout de votre plume, pardon je veux dire au bout de vos touches de clavier.Moi j'estime que quand on en est à parler d'amour, on est foutu.Moi je fais l'amour, je parle très peu d'amour.Combien de gestes ou d'actes d'amour pouvez vous dénombrer dans vos journées....Messieurs, Mesdames, faites des petits bilans tous les soirs dans votre lit...( Aprés l'amour bien sur...rire...).Personnelement je pratique ce petit jeu avec une grande honnêteté depuis pas mal d'années et je peux vous dire que ça recentre bien sur soi et sur les autres. Alors, S.V.P. arrêtez de vous masturber intellectuellement. Ça vous fait certainement du bien. Vous et votre petite personne si précieuse...Mais l'autre......Si vous avez autant de temps a passer sur se forum, alors sachez qu'il y a certainement près de chez vous des personnes ages qui meurent et meurent de solitude, des enfants leucémiques ou autres dans les hôpitaux.....Eux, ils ont besoin d'actes d'amour . Du concret quoi !!! Que diable sortez vous de votre environnement mielleux et passer a l'action pour les autres. Les mots d'amours, que valent t 'ils sans les preuves d'amours....
pierre .
Dernière modification par pierre (22-10-2007 00:25:02)
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#20 22-10-2007 00:40:41
- yaris
- Être Humain

- Date d'inscription: 31-05-2007
Re: Je ne t'oublierai....!
Pierre ou bref ! tu m'as comprise. Je me demandais quand tu allais venir nous faire
un coucou.
c'est fait. 
J'ai l'impression que tu nous fais un "pot au feu" dans ton chaudron et que tu n'y vas pas de main morte avec les ingrédients.
Je souris en pensant au gloubiboulga de Casimir dans l'île aux enfants.
Sa recette est le reflet des rêves qui nous habitent. Un mélange de parfums sucrés, salés !
J'ai tout de même l'impression que tu te complets à ne vouloir donner qu'un seul sens au mot amour !
"Moi, je fais l'amour, je parle très peu d'amour.".Cela ne veut rien dire ou plutôt, cela resonne comme un appel que je perçois comme une demande ! ?
Pierre,
Elle est belle ta déclaration d'amour ..Un peu pot au feu, gloubiboulga..

Dernière modification par yaris (22-10-2007 00:41:15)
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#21 22-10-2007 04:03:13
- yaris
- Être Humain

- Date d'inscription: 31-05-2007
Re: Je ne t'oublierai....!

Ou un faux moi qui a renoncé à être aimé, qui se sent vide, seul replié sur lui, et cette personne à l'âge adulte sera isolée, aura des difficultés à avoir une relation d'amour stable et des relations sociales.
Le faux moi crée une fausse individualité qui isole du monde et des autres, tout en gardant la nostalgie inconsciente de l'amour qu'on n'a pas eu enfant, c'est un moi bâti sur du vide, coupé de soi. Ces personnes auront donc une difficulté à vivre la vraie solitude qui est ouverture au monde, s'oublier, être en interrelation.
La personne avec un faux moi sera dans le mental ("j'ai un mental fort"), coupée du ressenti du corps et ne parlera pas "vrai" ("le mot chat ne fait pas miaou" disait Gregory Bateson), aura des théories
Un faux moi qui renonce à rentrer dans des shémas stéréotypés n'est-il pas justement un vrai moi pour avoir été capable de faire ce choix ? N'a-t'il pas besoin de ce repli justement pour se construire un soi à l'abri du regard des autres et se laisser le temps de progresser vers une prise de conscience qui débouchera automatiquement vers un partage de soi ?
Merci féebleue pour ton poème
Pour ton sourire immense,
Pour ton regard soudain,
Qui devine à l'avance, Pour la paume de tes mains,
Pour cette façon que tu as, d'être si bien qui tu es
Pour la chaleur de tes bras et de ton corps qui sait
Je voulais te dire merci
Pour être un jour venu faire un tour dans ma vie
Pour avoir bien voulu, être plus qu'un ami
Je voulais te dire merci
Car demain ne vaut rien devant cet aujourd'hui
Ou j'ai tenu ta main, où nous sommes souri
Et je bénis ce lien, si fort qui nous uni
Je rend grâce à Dieu,
Il a vraiment du génie,
Je voulais lui dire merci
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#22 22-10-2007 04:46:34
- gebo
- Être Humain

- Date d'inscription: 05-09-2007
Re: Je ne t'oublierai....!
Hello Pierre,
Ton commentaire est très interessant, car il illustre bien comment une grosse partie de l'humanité fonctionne la plupart du temps.
A partir d'un texte, d'un commentaire, de quelques éléments, tu construis de toutes parts une image de l'autre : ses intentions, ce qu'il pense,sa manière d'être et de faire. Tu n'en sais rien mais tu fais comme si tu savais, prenant tes suppositions pour la vérité.
C'est pure projection,issu tout droit de ton cerveau puisque de la personne tu ne sais rien d'autre que ceci : il/elle t'a transmis une/des idées.
Alors tu t'énerves un peu sur ces autres qui sont juste comme tu viens de les construire dans ta tête.
Tu les juge aussi, en fonction de tes croyances, que tu présentes comme générales
"quand on en est à parler d'amour on est foutu"
Enfin tu leur donne tes bons conseils
"sortez de votre environnement mielleux et passez à l'acte"
C'est rigolo.
Ce qui arrive tout aussi fréquemment, et qui est une déviation que certains trouvent intéressante, c'est de prendre une idée de la personne pour la replacer dans un tout autre contexte.
Ainsi tu fais dire à l'autre une chose qu'il n'a pas vraiment dite.
Ce que je trouve chouette c'est que tu partages la façon dont toi tu vis l'Amour.
Le témoignage est à mon sens fort en soi.
Et quand il est suivi d'une question du genre " comment vivez vous, vous autres,
l'amour au concret ", un début de communication est possible.

parle si tes mots sont plus forts que le silence
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#23 22-10-2007 04:56:08
- gebo
- Être Humain

- Date d'inscription: 05-09-2007
Re: Je ne t'oublierai....!
Des licornes, Yaris !
Tu m'adore? oei tu me fais un peu peur......
Le mot...


Allé, bon 

Dernière modification par gebo (22-10-2007 04:57:28)
parle si tes mots sont plus forts que le silence
Hors ligne
#24 22-10-2007 05:25:20
- Serena
- Être Humain

- Date d'inscription: 17-02-2007
Re: Je ne t'oublierai....!

FAIRE L'AMOUR
PARLER D'AMOUR
ET L'IRRADIER AU QUOTIDIEN........
........spécialement là ou l'énergie est lourde........
(Pour répondre à Pierre)
" Qui regarde dehors rêve. Qui regarde à l'intérieur se réveille "
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#25 22-10-2007 06:10:19
- yaris
- Être Humain

- Date d'inscription: 31-05-2007
Re: Je ne t'oublierai....!
héhé ! Gebo
Tu m'adore? oei tu me fais un peu peur
Et on faiT leçon à Pierre :
A partir d'un texte, d'un commentaire, de quelques éléments, tu construis de toutes parts une image de l'autre : ses intentions, ce qu'il pense,sa manière d'être et de faire. Tu n'en sais rien mais tu fais comme si tu savais, prenant tes suppositions pour la vérité
Adoré à plus d'un sens mais tu fais comme si....

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