#1 28-04-2008 15:04:21

gab
Être Humain
Lieu: Paris
Date d'inscription: 18-06-2006

Livre de l'anniversaire

LIVRE DE L'ANNIVERSAIRE

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/IMG/jpg/2001-2.jpg


Victor écrivait debout devant son écritoire. Il appelait ainsi de tout son cœur la douce inspiration qui l'envahissait immanquablement de ses milles reflets dorés.

Il aimait particulièrement cet appartement de la place des Vosges traversé par une ligne d'or.

Il aimait particulièrement le doux parfum qui annonçait, Juliette, ton apparition
.

http://www.repro-tableaux.com/kunst/charles_emile_callende_de_cham/juliette_drouet_252341_hi.jpg


O mon ange!  J'ai retrouvé ce soir l'un de tes visages.

Mon cœur s'émerveille encore, le souffle coupé, lorsque tu apparais pour la première fois, ce soir là.

"Mon âme à ton coeur s'est donnée"

Comment partager ce trésor, alors que tu te caches dans l'oubli de ton cœur.

Flash non détécté

"Femme admirable! elle m'aime! je l'aime! Cinquante ans d'amour. Nous nous reverrons dans la vie future." (Victor Hugo, 11 mai 1884, un an après la mort de Juliette)

Dernière modification par gab (28-04-2008 16:02:19)

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#2 28-04-2008 23:48:31

yaris
Être Humain
Date d'inscription: 31-05-2007

Re: Livre de l'anniversaire

sunny

Flash non détécté

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#3 29-04-2008 15:02:55

gab
Être Humain
Lieu: Paris
Date d'inscription: 18-06-2006

Re: Livre de l'anniversaire

byebye Yaris

Lettre de Victor Hugo à Juliette Drouet (Ed. Fayard)

mardi gras - 20 février (1849) Tu as raison, ce jour-ci est aussi un doux et charmant anniversaire. Je n’oublierai jamais cette matinée où je sortis de chez toi, le coeur ébloui. le jour naissait, il pleuvait à verse, les Masques déguenillés et souillés de boue descendaient de la Courtille avec de grands cris et inondaient le Boulevard du Temple. Ils étaient ivres et moi aussi ; eux de vin, moi d’amour. A travers leurs hurlements, j’entendais un chant que j’avais dans le coeur.

Je ne voyais pas tous ces spectres autour de moi, spectres de la joie morte, fantômes de l’orgie éteinte, je te voyais, toi douce ombre rayonnante dans la nuit, tes yeux, ton front, ta beauté, et ton sourire aussi enivrant que tes baisers.

O matinée glaciale et pluvieuse dans le ciel radieuse et ardente dans mon âme ! Souvenir ! Tout cela me revient en ce moment, au milieu, de cette autre foule de masques qu’on appelle l’Assemblée Nationale, et qui, eux aussi, sont des fantômes.

Je t’écris comme je te parlerais, au hasard, mais sûr de ne rien tirer de mon coeur, ô mon doux ange, qui ne soit de l’amour. Je t’envoie toute mon âme pour remplir tes rêves de cette nuit.

Enveloppe adressée à : Madame Drouet, 35 ou 37 Cité Rodier, (prolongement de la rue Nve Coquenard


http://www.jamespradier.com/Pictures/Juliette%20Drouet%20(large).jpg

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#4 Hier 10:13:13

yaris
Être Humain
Date d'inscription: 31-05-2007

Re: Livre de l'anniversaire

Un petit plaisir de plus...


Victor Hugo
Les poèmes 
Victor HUGO (1802-1885)
(Recueil : Les quatre vents de l'esprit)


A ma fille Adèle
Tout enfant, tu dormais près de moi, rose et fraîche,
Comme un petit Jésus assoupi dans sa crèche ;
Ton pur sommeil était si calme et si charmant
Que tu n'entendais pas l'oiseau chanter dans l'ombre ;
Moi, pensif, j'aspirais toute la douceur sombre
Du mystérieux firmament.

Et j'écoutais voler sur ta tête les anges ;
Et je te regardais dormir ; et sur tes langes
J'effeuillais des jasmins et des oeillets sans bruit ;
Et je priais, veillant sur tes paupières closes ;
Et mes yeux se mouillaient de pleurs, songeant aux choses
Qui nous attendent dans la nuit.

Un jour mon tour viendra de dormir ; et ma couche,
Faite d'ombre, sera si morne et si farouche
Que je n'entendrai pas non plus chanter l'oiseau ;
Et la nuit sera noire ; alors, ô ma colombe,
Larmes, prière et fleurs, tu rendras à ma tombe
Ce que j'ai fait pour ton berceau.

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#5 Hier 14:50:45

gab
Être Humain
Lieu: Paris
Date d'inscription: 18-06-2006

Re: Livre de l'anniversaire

zoli! heart



04 juillet 1834. Juliette.

"A mon bien-aimé.
Ici mille baisers.

Mon bien-aimé Victor, Je suis encore tout émue de notre soirée d'hier ; à défaut d'amie et de cœur qui me comprenne et dans lequel je pourrais verser le trop-plein de mon bonheur, je t'écris ceci "qu'hier 3 juillet 1834, à dix heures et demie du soir, dans l'auberge de l'Ecu de France à Jouy, moi, Juliette, j'ai été la plus heureuse et la plus fière des femmes de ce monde, je déclare encore que jusque-là je n'avais pas senti dans toute sa plénitude le bonheur de t'aimer et d'être aimée de toi. "

Cette lettre qui a toute la forme d'un procès-verbal est en effet un acte qui constate l'état de mon cœur. Cet acte, fait aujourd'hui, doit servir pour tout le reste de ma vie dans le monde ; le jour, l'heure et la minute où il me sera représenté, je m'engage à remettre ledit cœur dans le même état où il est aujourd'hui, c'est-à-dire rempli d'un seul amour qui est le tien et d'une seule pensée qui est la tienne.

Fait à Paris, le 4 juillet 1834, à 3 heures de l'après-midi.
Juliette.
0nt signé pour témoin les mille baisers dont j'ai couvert cette lettre."

"Juliette, une promesse c'est une promesse!"

http://www.univ-artois.fr/francais/vietudi/viecult/images/romeo.jpg

Dernière modification par gab (Hier 14:59:04)

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