#1 Hier 21:00:58

djehouti
Être Humain
Lieu: près de Valence
Date d'inscription: 18-05-2006

Le tombeau perdu de jésus

Le corps du Christ repose-t-il dans le Sud de la France ?

La Tombe Perdue est un livre de Christian Doumergue paru aux éditions Pardès en mars 2008.
Il défend l'idée que le corps de Jésus a été ramené en Gaule au premier siècle de notre ère par ses plus proches disciples, parmi lesquels, Marie-Madeleine... Laquelle, grâce à ses relations, aurait bénéficié de l'appui de hauts personnages romains...... Si l'hypothèse peut paraître surprenante, elle se fonde toutefois sur des documents dont nul ne pourra contester l'authenticité...

Entièrement consacré à la question du devenir du corps de Jésus après sa disparition de la tombe où il avait été placé au soir de sa crucifixion, l'ouvrage défend l'idée qu'il a été retrouvé par Marie-Madeleine dans les jours qui ont suivi puis ramené en Gaule par la sainte lorsque celle-ci vint y finir ses jours. Cette idée depuis longtemps défendue par l'auteur est ici appuyée par de nombreuses pièces nouvelles à verser au dossier.

L’énigme :

La Tombe Perdue revient sur l'un des événements les plus singuliers auquel l'humanité a été confrontée. Avec le temps, cet événement a pris une dimension mythique - derrière laquelle il est temps de redécouvrir la vérité.

Hypothèse :

S'il est admissible de penser que le corps de Jésus fut déplacé de sa tombe initiale par certains disciples, pourquoi reposerait-il dans le Sud de la France ? 

D'après l'Evangile de Jean, Marie-Madeleine s'en retournant du tombeau vide, rencontra un homme qu'elle prit pour un jardinier, et lui demanda où il avait mis le corps de son Maître. Cette scène fait échos aux traditions Juives selon lesquelles c'est un jardinier qui retira en secret le corps de Jésus de la tombe et laisse entendre que Marie-Madeleine retrouva le mort et prit possession du corps du défunt.

Dès lors, la question de savoir où est passé le corps de Jésus est intimement liée à Marie-Madeleine. Or, d'après différentes traditions couchées par écrit à partir du Moyen-âge, la sainte aurait, peu après les événements advenus en Judée pris la mer pour la Gaule, où elle aurait terminé sa vie... Loin d'être une fable, ces légendes ont une origine historique avérée.

Or, plusieurs éléments discrets du légendaire provençal de Marie-Madeleine portent le souvenir qu'un corps a été ramené d'Orient par la sainte et son entourage... Ainsi d'une  représentation enchâssée dans un reliquaire conservé à la Sainte-Baume, dans le Var, où, à l'avant de la barque emmenant Marie-Madeleine en Gaule est visible un corps momifié....

Eléments de réponse :

Le principe de La Tombe Perdue est de s'appuyer sur des éléments d'origine historique. L'étude d'un manuscrit conservé à la Bibliothèque Nationale de France s'impose ainsi comme un des éléments clés de l'étude...

Un texte apocryphe rédigé en 720 dans le Sud de la France et dont une copie est conservée à la Bibliothèque Nationale de France affirme que l'empereur Tibère fit bâtir un ensemble souterrain au nom du Christ en Septimanie (Languedoc Roussillon...). Or, plusieurs auteurs de l'Antiquité ont écrit que Marie-Madeleine avait rencontré Tibère à Rome, pour lui demander réparation de la mort de Jésus...

L'implication de l'empereur Tibère, si elle peut étonner, s'explique par la proximité qui unit Marie-Madeleine à Claudia Procula. Épouse de Ponce Pilate, cette dernière appartenait à la "famille" de Tibère. C'est elle qui aida Marie-Madeleine à quitter la Judée. Son implication explique aussi l'arrivée en Gaule des "Saints d'Orient". Un texte ancien signale en effet qu'elle était native de Narbonne, principal port de Gaule, qui commerçait avec Rome.

Le manuscrit latin de la Bibliothèque Nationale de France donne un emplacement précis à l'ensemble érigé par Tibère au nom du Christ, en le situant au confluent de deux cours d'eau. Or, le lieu désigné a bien été occupé à l'époque romaine, du temps de Tibère. Et une inscription retrouvée à proximité atteste de travaux commandés par Tibère dans ce secteur. Est-ce pour autant là que se situe la tombe perdue de Jésus ?......


Christian Doumergue :

J'ai 27 ans. J'ai tout d'abord effectué un cursus universitaire en Histoire de l'Art et Archéologie : DEUG, Licence et Maîtrise. Mon sujet de Maîtrise était le suivant : "La représentation de l'œil dans l'Art du Paléolithique". Après cela, j'ai recommencé des études en Lettres Modernes : un DEUG, une Licence, une Maîtrise ayant pour sujet : "Le mythe de la solitude chez Emily Brontë et Emily Dickinson" et enfin un DEA obtenu l'an dernier : "Mélancolie et Mysticisme, dans les œuvres de Jean de la Croix, Emily Brontë, Emily Dickinson et Mylène Farmer"… Je viens tout juste d'obtenir le CAPES de Documentation. Je serai donc Professeur-Documentaliste dès la rentrée prochaine.

Extraits d’interview de Christian Doumergue :

Victor Mortis: – Le « disciple que jésus aimait », personnage énigmatique que l'on identifie généralement à Jean l'évangéliste, était-il Marie-Madeleine ?

Christian Doumergue: Tout le laisse penser.

Premièrement, il convient de noter que l'identification du «disciple que Jésus aimait» à Jean est complètement artificielle. Les exégèses historiques les plus récentes réfutent catégoriquement cette identification jugée tout à fait improbable.
De fait, hormis dans les dernières lignes du texte (XXI, 24-25) ? dont on sait pertinemment qu'elles ont été ajoutées tardivement ? l'Evangile de Jean n'identifie jamais ce disciple à Jean. Ce qui pose la question de son identité. Les exégètes ne sont pas tous d'accord à ce sujet. On distingue deux courants majoritaires parmi ceux qui contestent l'identification à Jean : ceux qui voient dans la figure du disciple bien aimé une image du disciple «parfait» et ne lui attribue aucune réalité historique, et ceux qui pensent qu'il s'agit de Lazare.

Dans ce débat universitaire, l'idée qu'il puisse s'agir de Marie-Madeleine n'a jamais été évoquée. Or, cela semble pourtant l'idée la plus probante. En effet, si l'identification à Lazare est séduisante, il faut noter que tous les arguments utilisés pour défendre l'identification à Lazare sont applicables à Marie-Madeleine. En 1961, K. A. Eckhardt, souligne par exemple que Lazare est le seul personnage évangélique dont «il soit dit expressément qu'il est aimé de Jésus». Eckhardt se réfère ici à Jean XI, 5 : « Or, Jésus aimait Marthe, et sa sœur, et Lazare. »  Comme on le voit, ce passage concerne Lazare mais aussi Marthe et Marie.

Si les arguments identifiant le disciple bien aimé à Lazare sont peu nombreux et tous directement applicables à Madeleine, les parallèles que l'ont peut dresser entre la figure du disciple mystérieux et celle de Madeleine sont par contre très nombreux.
A commencer par l'expression le «disciple que Jésus aimait». S'il est effectivement dit que Jésus aimait Lazare, l'expression semble plus particulièrement appropriée pour désigner Madeleine, dont il est dit, dans l' Evangile de Philippe , que Jésus « l'aimait plus que tous ses disciples».
L'étude du texte de Jean, va également dans ce sens. Jean, en XIX, 25, écrit : «Or près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala.
Jésus donc voyant sa mère, et se tenant près d'elle, le disciple qu'il aimait, dit à sa mère : «Femme, voici ton fils»» Une analyse textuelle de ce passage suffit à démontrer que le «disciple que Jésus aimait» n'est autre que Marie-Madeleine elle-même.
Dans la première phrase, trois femmes sont mentionnées : Marie, mère de Jésus ; Marie de Clopas ; et Marie de Magdala. Or la seconde phrase est : «Jésus donc voyant sa mère, et se tenant près d'elle, le disciple qu'il aimait…». Le «donc» implique que ce second segment est déduit du premier. Ce qui veut dire que le «disciple que Jésus aimait» est, nécessairement, une des deux Marie accompagnant la mère de Jésus.

La comparaison des deux figures est une autre confirmation de cette hypothèse.
Par exemple, l' Evangile de Jean témoigne d'une rivalité constante entre le disciple bien aimé et Pierre qui n'est pas sans rappeler celle qui, dans les évangiles gnostiques, oppose Marie-Madeleine à Pierre.
A tous ces indices littéraires, il faut ajouter, ce qui ne peut qu'apparaître que comme la confirmation de suppositions avancées ici, c'est à dire l'ensemble des représentations iconographiques du «disciple que Jésus aimait» nous montrant ce dernier, non sous les traits d'un homme, mais d'une femme.

L'exemple le plus connu est celui de La Cène de Léonard de Vinci, dont l'étrange anomalie a récemment été largement popularisée par le roman de Dan Brown. Ce n'est toutefois qu'un exemple parmi d'autres. Cela est important à noter parce que cela veut dire qu'il y a là un véritable mystère. Les historiens de l'Art expliquent l'anomalie de la Cène de de Vinci par le biais de l'homosexualité de ce dernier. Cette analyse n'est pas recevable dans la mesure où de Vinci n'est pas le seul à avoir représenté Jean de cette façon. Partant de là, l'anomalie qu'il figure dans son œuvre ne peut être considérée comme une projection personnelle.

Je donne dans le tome II de La Reine Oubliée une série de représentations de Jean ayant la même caractéristique. Il s'agit de vitraux, de tableaux, ou de statues, se trouvant en diverses chapelles, églises ou cathédrales de France. Leur nombre relativement élevé, leur répartition temporelle et géographique disparates, le nombre d'artistes impliqués, interdit de penser qu'il y ait là une tradition occulte impliquant une lignée d'initiés. Je parlerais donc plutôt d'une tradition iconographique.
Originellement, les représentations de la Cène, conformément au sens donné à l'expression «le disciple que Jésus aimait» au moment de leur réalisation, figuraient Jésus et Marie-Madeleine.

Puis vint le moment où, afin de minimiser l'importance de Marie-Madeleine dans la vie du Christ, la figure du «disciple bien aimé» fut artificieusement associée à Jean. Les artistes qui réalisèrent dés lors leurs œuvres à partir du texte évangélique figurèrent un homme à côté du Christ.
Mais certains, sans doute, prirent pour modèle des représentations antérieures où Madeleine et non Jean occupait la place du «disciple bien aimé». Ils se trouvèrent face à des représentations qui ne cadraient pas avec la nouvelle vérité imposée par l'Eglise.
Pour expliquer ce «mystère» naquit la fable, improbable, de la féminité de Jean consécutive à sa virginité… Aussi insolite qu'elle soit, c'est grâce à cette fable que s'est perpétué le modèle primitif de la Cène.
.

Hors ligne

 

Pied de page des forums

Propulsé par PunBB
© Copyright 2002–2005 Rickard Andersson
Traduction par punbb.fr

Chat

Derniers commentaires


Derniers articles