#1 02-06-2008 14:22:40

gab
Être Humain
Lieu: Paris
Date d'inscription: 18-06-2006

Mysteries

Mysteries

Flash non détécté

Je me souviens de ces matins où nous partions aux premières heures à la poursuite de ces mystères qui ne semblaient pas trop se dissimuler sur les chemins.

La première fois, je quittais tôt le refuge de cette ville médiévale des Pyrénées, pour me lancer sur la route de Napoléon. Quelques kilomètres plus loin, un troupeau de bouquetins, se posait en gardien des lieux au milieu du chemin.
Pour un citadin perdu dans la montagne, seul, étranger aux animaux de fermes ou d’alpages, un frémissement familier me rappelait qu’il pouvait exister un danger à se faire courser par ces porteurs de cornes au regard vif. Heureusement, ils s’écartaient sur mon passage à mon grand soulagement. Nul besoin de combattre ce matin, ou de fuir.

Cette première épreuve franchie, la soif et la fatigue se faisait sentir en atteignant la zone la plus élevée de ses monts arides. Le soleil se manifestait, émergeant de l’horizon pentu d’où je m’étais élancé sur ce chemin de montagne, comme s’il essayait de me rattraper pour me ramener vers le doux âtre que je venais de quitter quelques heures plus tôt.
Et je me disais que j’étais un peu fou de partir ainsi, sac au dos, sans m’être entraîné à la marche, vulnérable comme ces marins d’antan qui s’éloignaient des côtes pour s’aventurer dans une mer inconnue -mes pieds souffrant dans des chaussures neuves et un peu trop serrées.

Après avoir longé une petite esplanade en terre battue qui servait de parking, je voyais un petit groupe de personnes s'esclaffant et admirant en contrebas  les vallées et les monts qui s’étendaient à leurs pieds. Ce mirador devait être bien connu des touristes pour la beauté de ses paysages.
Un peu déçu, devant ce groupe de touristes qui piétinaient allègrement mon rêve de solitude et d’aventure, je me dépêchais de m’en éloigner souhaitant me perdre davantage dans ces montagnes que j’espérais habitées uniquement d’elfes et de quelques farfadets aux oreilles pointues.

http://basque.rtinformatique.net/photosoule/soule01.jpg

Un ensemble de rocher attirait mon attention sur le côté gauche de la route. C’était des blocs de pierres amoncelés à cet endroit par la main de l’homme. En m’approchant je distinguais certains blocs qui étaient un peu enterrés comme s’ils avaient toujours été là. Une vierge tenant l’enfant Jésus avait été placée sur l’un des rochers.
Je me dirigeais vers la statue de Marie pour la voir de plus près. Quelle idée d’avoir placé une statuette à cet endroit ! Elle ne faisait pas plus de trente centimètres de haut, tout au plus quarante.

C’est à ce moment que j’ai senti une force me déchirer, traverser mon corps, avec une puissance qui me semblait être de la brutalité. Je reculais d’un bond, abasourdi par ce que je venais de ressentir. Je regardais s’il n’y avait personne derrière moi, et je retentais de m’approcher.
La force me traversait à nouveau, et j’explosais en sanglot. Par deux fois j'essayais de m’en approcher lentement, espérant que personne n’observait ce petit manège. Ce feu transperçait tout mon être à chaque reprise. Perdu dans mes larmes, je distinguais comme dans un rêve la silhouette de randonneurs qui s’approchaient du lieu. Gêné d’être vu en pleur, je m’éloignais des rochers et je reprenais mon chemin. Mille questions dans ma tête, plongé dans les grands mystères, je ne pensais plus.

Dernière modification par gab (03-06-2008 00:36:00)

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#2 03-06-2008 11:37:44

yaya
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Re: Mysteries

La nature ne nous montrait-t'elle pas depuis toujours le chemin.
A quoi servait-il de jouer les noctambules à travers ce monde pour envisager un déménagement vers un ailleurs.

Le soleil était maintenant haut dans le ciel et dissipait les dernières brumes encore enlacées aux cîmes des montagnes.
J'avais emprunté un sentier qui serpentait entre les arbres d'une forêt clairsemée.
Les touristes étaient loin maintenant et je respirais mieux.

Une voix tant aimée vint me caresser l'oreille.
Etait-ce la chanson du vent tiède qui amenait avec lui un délicieux mélange d'odeurs sucrées ?
"Bien au-delà, d'un regard qui se croise et s'attarde,
bien au-delà de cette sensation de t'avoir croisé,
ailleurs, autrefois..
Et ce parfum autour de moi, comme une rémanence qui me souvient et me retient à toi !
Qu'importe demain..En moi cette certitude de t'aimer profondément"

Je tendis la main vers le tronc énorme d'un chêne au ramage touchant le ciel.
Je levai mon visage vers lui et à travers mes yeux baignés de larmes, un visage,  ton visage, la haut, très haut, dans les nuages.




http://www.zyeuter.com/data/photo/26/8c/122049.jpg


hmm byebye sunny

Dernière modification par yaya (03-06-2008 13:03:15)


Quand on veut, on peut

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#3 16-06-2008 15:53:34

gab
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Lieu: Paris
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Re: Mysteries

ROADS

Flash non détécté


Les chemins se croisent mais ne fusionnent pas comme l’on voudrait. Chacun de nos pas nous conduisent vers la beauté de la magie vivante.
Et dans l’agonie de ce monde qui n’en finit pas de mourir nous portons notre fardeau.

Au matin du deuxième jour sur les chemins de Navarre, je repensais à la magie de la Vierge au rocher. Un alchimiste rencontré avant mon départ m’avait dit que l’on peut demander au chemin tout ce dont nous avons besoin.

Je demandais au chemin un bon bâton pour m’aider à grimper les collines qui me séparaient de la prochaine halte et me protégerait des chiens bergers. J’avais demandé à mes cartes, le sens du phénomène ressenti la veille et la réponse fut la tortue. La Mère Terre m’adressait un appel.

C’est au détour d’un croisement que je trouvais sur le sol, en travers du sentier emprunté par tous les marcheurs en quête de sens, ce bâton en noisetier qui m’accompagnerait sur le chemin et m’enseignerait plus tard  la beauté du plan divin.

La fatigue et le mal aux genoux, ne me faisait pas oublier la soif. Je croisais  par moment deux jeunes femmes qui voyageaient ensembles. Elles cherchaient des yeux à entrer en relation avec moi depuis hier. Je les avais évités poliment. Elles me semblaient un peu snob, des anglaises ou des américaines.

Elles m’offrirent de l’eau en arrivant sur l’un des derniers cols. Reconnaissant, je m’assis un moment  près d’elles. Catherine avait 18 ans, elle venait de New-York, son père était français. Sarah, âgée de 17 ans, habitait une ville voisine du New-Jersey.

Le charme opéra. Aujourd’hui encore j’ai la nostalgie de Catherine.  Ses coiffures sophistiquées, son nez aquilin, son regard vif couleur noisette. Sa peau était très blanche. Elle hésitait dans la poursuite de ses études, et elle espérait que ce voyage l’aiderait à choisir entre la littérature ou la psychologie.




http://images-telerama.sdv.fr/medias/2008/05/media_28744/M8443.jpg

(à suivre)

Dernière modification par gab (17-06-2008 02:04:48)

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#4 17-06-2008 08:42:27

peps
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Re: Mysteries

Flash non détécté


barge


celui qui le dit, c'est celui qui y est

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#5 12-07-2008 16:37:41

gab
Être Humain
Lieu: Paris
Date d'inscription: 18-06-2006

Re: Mysteries

A Whiter shade of pale


Flash non détécté


A notre arrivée, les dortoirs étaient déjà complets.
José, un médecin de Reus, et un couple de professeurs français attendaient à l’ombre d’une véranda que l’on nous ouvre une chambre. José bien que catalan ressemblait étrangement à Tom Selleck avec ses lunettes de soleil.

Une dizaine de matelas était posés contre terre dans une petite chambre. Je pris le dernier matelas de libre, juste à côté de Catherine. Les deux couches étaient collés l’une à l’autre.
Douche, pantalon blanc et chemise rouge, je voulais plaire à Catherine qui se présenta en robe bleue pour le dîner. Ses cheveux étaient tirés et épinglés sur les côtés d’où remontaient deux nattes torsadées. Elle était si belle !

Nous nous assîmes à la même table. Elle était végétarienne et fréquentait une église évangélique très libérale. Elle vivait avec sa mère à Manhattan. Sa mère était très intéressé par la spiritualité des amérindiens et elle avait un jeu de tarot amérindien comme le mien.

Lors du repas, j’eus la surprise de revoir l’alchimiste que j’avais rencontré il y a deux jours, à mon départ. Il me présenta sa femme et sa fille qui l’avaient rejoint la veille à Saint Jean Pied de port. Ils poursuivraient le voyage en voiture afin de montrer à sa famille un peu du Chemin qu’il avait parcouru plusieurs fois en solitaire et à pied.
Il me dit de ne pas hésiter à l’appeler s’il m’arrivait quelque chose, et puis surtout de poursuivre le chemin jusqu'à la destination finale, quoiqu'il m'arrive.

Je retournai m’assoir et je continuais de traduire en français et en espagnol à la tablée qui essayait de discuter et de se comprendre malgré nos origines diverses.
J'étais un peu troublé par l'arrivée impromptue de Claude, l'alchimiste. Et encore plus troublé par la paleur et la grâce qui émanait de Catherine. Si jeune et si mûre.
Le vin et la fatigue aidant nous nous comprenions de mieux en mieux, surtout quand José en bon séducteur se mit à nous raconter quelques histoires drôles et d’amour bien choisies. La soirée se termina agréablement et nous partîmes nous coucher dans une ambiance bonne enfant.


http://www.tolkienforums.com/Pretty_Arwen.jpg

Dernière modification par gab (13-07-2008 01:19:52)

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#6 12-07-2008 23:27:59

martine
Être Humain
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Re: Mysteries

Malgré la soirée un peu arrosée, je fus surpris de m'éveiller spontanément et avec une certaine joie au cœur.  Il y avait une présence comme incongrue dans ce petit dortoir où nous étions réunis et je ne savais déterminer laquelle.

Avec précaution, pour ne pas réveiller mes compagnons de route, je décidais de me lever et me préparais au départ vers Roncevaux ... c'était peut-être cela ma joie intérieure ... aller vers Roncevaux ... refaire ce bout de chemin qui résonnait en moi comme un vieil ami ...

Arrivé au dehors du refuge, je fus happé par la beauté du jour qui bientôt se leverait. Là, face à moi, au sommet des montagnes, le violet pourpre rosé, du ciel, se parait de quelques brumes légères comme de la barbe à papa.
Au loin tintaient les cloches de qqs vaches et le cri d'un coq appelant la nature à s'éveiller.

Je restais là, un instant, sur cette terrasse en surplomb de la montagne. Mon coeur gonflait de gratitude et de bonheur au fur et à mesure que les brumes se levaient. Mon dieu, que la Nature est Belle !

Sans attendre les autres, je pris le chemin du départ. J'avais déjà préparé hier tout mon nécessaire en eau, en pain, fromage, fruits secs .. j'étais paré pour marcher seul.
Cette fraicheur toute matinale était une bénédiction car la route goudronnée avant de rejoindre le chemin forestier menant vers Roncevaux, montait drue et je savais que cela durerait pendant une bonne paire d'heures.

Mon esprit volait vers Catherine ... la marche dans ce silence permet de s'évader du corps, l'esprit au milieu de tant d'espace se sent libre ... S'éveillait-elle à cet instant ? Me chercherait-elle dans la grande salle du petit-déjeuner ?

Comme ils étaient atypiques ces compagnons de marche ! il n'y a vraiment que  sur ce Chemin que l'on peut rencontrer autant de personnalités différentes et qui pourtant sont là dans le même espoir, dans le même élan, arriver à St Jacques ou du moins parcourir un peu de ce chemin intérieur ...

J'étais heureux, je marchais d'un bon pas malgré la dure montée, puis d'un coup, le ciel paru s'enflammer !  Le soleil arrivait, promesse d'un nouveau jour de liesse, de découvertes.

http://www.collegestetienne.be/Fondamental/blog/images/mini_Lever_nde_soleil.JPG


L'infini c'est long... surtout vers la fin. ... shifty
Woody allen 

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#7 13-07-2008 09:45:55

gab
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Lieu: Paris
Date d'inscription: 18-06-2006

Re: Mysteries

Les mots bleus

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Pampelune nous faisait la fête en ce jour du 25 juillet. C’était la fête de Santiago de Compostela et la fête nationale espagnole en même temps. La paroisse de San Saturnino nous invita dans un restaurant Gallego du quartier déguster des spécialités de la Galicie.

Nous étions fatigués après une marche de 15 km, et nous mangions le poulpe et les empanadas en silence. Nos hôtes tentèrent l'impossible pour y mettre de la joie, des cris et de la bonne humeur. Catherine ne voulait pas goûter le vin blanc galicien appelé Ribeiro. Avec José, nous finîmes les bouteilles en bon pèlerin reconnaissant de l’hospitalité offerte.
Dans ce vacarme de fête, j’étais loin de mon désir de me perdre dans la nature en quête de je ne sais quel phénomène mystique à la Paolo Coelho qui changerait définitivement le cours de ma vie.

Catherine me dit qu’elle avait pris une chambre d’hôtel avec Sarah et Jane, une anglaise toute rousse.  L’ami de Jane arrivait le surlendemain à Pampelune pour les accompagner jusqu’à Léon. Catherine et Sarah restaient avec elle pour faire du shopping et surtout ne pas la laisser seule. Je pris une chambre dans leur hôtel car le refuge ne m’inspirait pas.

Le soir, nous dinions avec d’autres étudiants espagnols rencontrés au restaurant. Je reprenais la route le lendemain, nous nous promîmes de nous écrire comme l'on promet toujours dans ces cas là. Je me rappelle du regard grave de Catherine au moment de rejoindre nos chambres. Un sourire, un regard, puis rien.





http://www.resmusica.com/actu_presse/IMG/jpg/fleurs_noires.jpg







Le chemin me reprenait ce qu'il m'avait donné et me renvoyait à nouveau dans la tristesse de l'inconnu. Je partirai donc au matin vers une nouvelle étape de ma vie. Le coeur lourd, l'esprit désorienté, et la douleur aux pieds.

http://estaminet.neuf.fr/coquelicots.jpg

Dernière modification par gab (14-07-2008 03:32:54)

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#8 16-07-2008 08:38:37

yaya
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Re: Mysteries

hmm barge ....


Quand on veut, on peut

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#9 16-07-2008 09:09:33

peps
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Re: Mysteries

Flash non détécté


celui qui le dit, c'est celui qui y est

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#10 27-07-2008 11:01:55

gab
Être Humain
Lieu: Paris
Date d'inscription: 18-06-2006

Re: Mysteries

Qu'est-ce que ça peut faire


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Très tôt le matin je quitte l’hôtel. Un dernier regard vers la chambre des filles qui dorment encore à cette heure là, et je descends l’escalier abrupt qui me conduit vers le hall d’accueil. Je franchis la porte massive de l’établissement, et je me trouve dans un autre monde, loin de mon cœur, dans le froid du matin.

Il me faut un café bien chaud. En traversant Pampelune je croise les lève-tôt de la ville qui se rendent à leurs occupations. Des échanges de regards, de sourires. C’est à la sortie de la ville que je trouve un café ouvert.

Le chemin est facile sur ce tronçon, la sierra Del Perdon à traverser. La route grimpe et traverse des villages garnis abondamment de fontaines où l’on s’abreuve bien volontiers ; la chaleur s’installant pour nous faire oublier nos rêves, nos espoirs d’un monde meilleur. La sierra du Pardon. Le pardon. Qu’est-ce que ça peut foutre, qu’est-ce que ça peut faire !


http://www.delcaflor.net/photos/compostelle_04/algorithme_fichiers/DSCN4041.JPG




Sur le chemin je trouve une pierre noire avec l’emplacement pour mes doigts déjà creusés sur un côté. Je la serre très fort et je lui demande de me retirer cette tristesse. Je la garde un moment en main, puis en sortant de cette colline, je la redépose sur l’herbe.

Le refuge de Puente la Reina se trouve près d’une commanderie templière. Le crucifix de cette église est imposant, et sa forme rappelle la rune Eolh. Il semble y régner une énergie très dense vers le cœur de l’église.

En me déchaussant, je constate que mes petits orteils ont beaucoup soufferts au point où la peau gonflée recouvre l’ongle des deux orteils. Je m’informe pour une consultation médicale sur la ville.
Le dispensaire n’est pas très loin du refuge. Une femme de ménage s’interrompt dans sa tâche pour me dire de patienter, que l’infirmière ne devrait pas tarder, puis elle reprend sa serpillère.

Peu de temps après, un jeune médecin et une infirmière examinent mes pieds. Le médecin me dit qu’il n’a jamais vu de pieds dans un tel état. Il me demande avec tact mais avec une certaine fermeté d’arrêter de marcher. Je risque de perdre mes deux orteils si je poursuis. Je dois appliquer un désinfectant, une gaze et un sparadrap jusqu’à ce que ma peau dégonfle.

C’est un choc. Je suis désespéré, j’ai envie de pleurer.

Je me rends compte que ce chemin a créé en quatre jours une dépendance aussi importante qu’une drogue. Cette fraternité, ces mystères - l’on se sent si proche des pierres, de la nature, de la Mère Terre.
Fort à l’extérieur, tendre et humble au-dedans. La vraie humilité en harmonie avec ce monde.
Les contacts humains sont simples et chaleureux, sans parler de l’attention à l’autre. Avec certains, la conversation porte sur les pieds et la chaleur, avec d’autres il est plus question de spiritualité, de rires et d’amour.

En même temps je me dis que le chemin continue de façon différente. Toujours l’imprévu. Se laisser guider par le chemin, qui te donne ce qu’il te faut, ce dont tu as besoin… et non, ce que tu as prévu, ce que tu penses être bien pour toi.
C’est un moment important, quand nous ne maîtrisons plus rien et que nous sentons que l’on nous guide vers autre chose. L’inattendu.

http://bastian.blog.lemonde.fr/files/ombre.jpg

Sur le chemin un homme corpulent, la trentaine, les cheveux longs, la barbe, s’adresse à moi. Il a l’air complètement saoul.
Il me serre la main et me dit « tu es quelqu’un de bien. Pourquoi tu fais cette tête ? Ne sois pas triste. Sois heureux ! »
Je scrute ses yeux en cherchant à savoir qui me parle à travers lui. Je le remercie, et je le serre dans mes bras. Après cette étreinte, il se dégage, me regarde un peu ahuri, répète "sea feliz" puis reprend son chemin en titubant.

Dernière modification par gab (29-07-2008 10:37:36)

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