#151 06-06-2008 10:09:44

yaya
Être Humain
Date d'inscription: 27-11-2007

Re: Le divin paradoxe (pour yaris)

.

.



Que de mots pour décrire
La merveille abyssale
Où ces eaux azuréennes attirent
Les âmes en émoi

Dans cette lumière liquide
Qui berce les yeux
Se fondre en ce doux baiser
Dans un plaisir si pur

La bouche s’ennivre du s »i »el
Des hautes profondeurs
Où le coeur se rythme d’un battement lent

Pour revenir à l’intérieur
En liquide amiotique
Sous le regard bienveillant

Chère mermère



http://www.ifremer.fr/exploration/enjeux/vie/photo/poisson5-logo.jpg

Dernière modification par yaya (07-06-2008 12:52:46)


Quand on veut, on peut

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#152 06-06-2008 12:56:10

peps
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Date d'inscription: 22-06-2006

Re: Le divin paradoxe (pour yaris)

fich a glaucome.......


celui qui le dit, c'est celui qui y est

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#153 07-06-2008 12:53:45

yaya
Être Humain
Date d'inscription: 27-11-2007

Re: Le divin paradoxe (pour yaris)

suspect

Tu crowas ?


Quand on veut, on peut

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#154 09-06-2008 02:14:12

altaïr
Être Humain
Lieu: Region SUD France
Date d'inscription: 28-05-2006

Re: Le divin paradoxe (pour yaris)

Yaya va prendre son avion, vite, vite faut pas le rater.

Soyons ecolo, plus vite arrivé, donc moins de temps à polluer, c'est vrai quoi......



Flash non détécté


Que Ta Volonté soit faite et pas la mienne

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#155 14-06-2008 01:47:57

yaya
Être Humain
Date d'inscription: 27-11-2007

Re: Le divin paradoxe (pour yaris)

Une réalité rêvée ou un rêve qui devient réalité ?

Dans un mouvement de perception si intense que j'atteris encore et encore.
Autour de moi, le monde semble à distance et mon esprit se fatigue à tenter de le visualiser clairement.
Il me semble être partie le temps d'une nuit, d'un sommeil. Mais suis-je vraiment partie ?
J'ai l'impression d'être encore là, dans cet étrange endroit et pourtant autour de moi ce monde que je connais.
Un entre deux mondes qui se veut instant présent et rassurant.
On ne me demande pas de choisir.
Il y a ce monde dans lequel je crois évoluer depuis toujours. La terre, le ciel, la mer et toutes ces espèces.
Et puis cet autre monde qui se rapetisse à la taille d'un sas en forme d'éprouvette.

Un souvenir en forme de rêve ? tellement réel que les images défilent sans cesse devant mes yeux comme un film que l'on visionne encore et encore.
Pourquoi suis-je à l'intérieur de ce sas ?
Autour de moi, des boules bleues qui flottent. Il me semble que ce sont des animaux, des boules de poils qui lorsque je les saisis dans mes mains pour les empêcher d'aller au-delà des limites du sas, ne me donnent aucune sensations, je ne ressens rien. J'ai l'impression que je n'ai plus de toucher.
Je les retiens gentillement, les ramène vers moi car je sais qu'il ne faut pas sortir de ce sas.
Rien ne m'en empêche mais rien ne m'y oblige non plus.
Je me sens bien ici. J'ai l'impression de flotter.

Soudain devant moi, des dizaines de batiment en forme de dôme et une multitude de portes; Leurs arqûres m'impressionnent.
Sur l'un des dômes, repose un vaisseau en verre en forme de tube. Il vient juste de s'y ancrer et je sais que je suis à l'intérieur de ce dernier.
Je réalise que la plupart des dômes sont fissurés et prêts à s'éfondrer.
Et pourquoi toutes ces portes ?
Ma question a peine réfléchie, qu'une porte  s'envole devant mes yeux prise dans un faisceau de lumière puis une autre, encore et encore et vont se réfléchir elle aussi sur plusieurs dômes. Elles s'affichent en noir.
Je comprends que c'est un leurre pour dissimuler l'entrée du vaisseau.
Pourquoi ? Pourquoi ?



Je ne comprends pas. De retour dans mon sas que je n'ai pas quitté, je regarde autour de moi.
Je suis dans mon lit.
Pourquoi ? Pourquoi ? ...................................................

Suis-je l'unique survivante de l'espèce humaine dans ce sas dont je ne puis sortir.
Je suis à moi seule, la terre et l'univers qui m'entoure.
Une entité vivante dans le corps d'une femme qui flotte dans un mélange harmonieux.
Je me sentais bien là-bas, je me sens moins bien ici que je sais la-bàs.

Pourquoi ? Pourquoi ? ...


C’est comme si :
Il fallait attendre que la nuit tombe pour voir briller les étoiles « or » firmament d’ ..Alors que la lumière du jour n’est autre que la lumière d’une étoile qui nous éclaire mais qui nous cache aussi le firmament.
Il est....Pourtant ....

Enfin c’est ce que je crois savoir.
Ce savoir que je sais par les connaissances accumulées mais dois-je les croire.
Mes croyances deviennent mes certitudes qui s’envolent de jour en jour comme ces portes ? et sont remplacées par d’autres certitudes qui se façonnent de sentiments proportionnés aux deux états (croyance et savoir) (comme ces dômes qui s'écroulent)

Ces deux états qui m’inspirent des mouvements de grandeur et de bassesse.
A quand l’état de grâce !
Dans l'entre deux monde à l'intérieur d'un sas ?


Quand on veut, on peut

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#156 14-06-2008 06:35:52

peps
Être Humain
Date d'inscription: 22-06-2006

Re: Le divin paradoxe (pour yaris)

Flash non détécté


barge


celui qui le dit, c'est celui qui y est

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#157 15-06-2008 11:09:15

yaya
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Date d'inscription: 27-11-2007

Re: Le divin paradoxe (pour yaris)

barge/ quoi

hmm


Quand on veut, on peut

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#158 16-06-2008 01:59:47

yaya
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Date d'inscription: 27-11-2007

Re: Le divin paradoxe (pour yaris)

http://www.grotte-grandes-canalettes.com/images/slide_11.jpg



Silence blanc des cristaux magiques

O'vivante

comme des prismes de lumière
font battre mon coeur
pour ce sculpteur aux doigts de pluie
qui ne conte pas son temps
hors des châteaux et cathédrales
pétrifiés d'éternité
qu'il merveille
au ventre creux
d'une montagne

O' combien vivante



http://www.grotte-grandes-canalettes.com/images/slide_12.jpg


Quand on veut, on peut

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#159 19-06-2008 14:16:02

yaya
Être Humain
Date d'inscription: 27-11-2007

Re: Le divin paradoxe (pour yaris)

L'enfant auquel on a fait le cadeau se tient sur le balcon, fébrile, et suit des yeux les bulles de savon qu’il souffle dans le ciel à partir de l’anneau qu’il tient devant sa bouche. Voilà qu’un essaim de petites bulles jaillit vers les hauteurs, son allégresse chaotique rappelle un lancer de billes nacrées bleues.

Ensuite, lors d’une tentative ultérieure, c’est un gros ballon ovale qui se détache du petit cercle, tremblant, empli d’une vie anxieuse : la brise l’emporte et il descend en planant dans la rue. L’espoir de l’enfant ravi le suit.

L’enfant en personne s’élève dans l’espace avec sa bulle miraculeuse, comme si, pendant quelques secondes, son destin était suspendu à celui de cette structure tressaillante. Lorsque la bulle éclate enfin, après un vol tremblant et languissant, l’artiste de la bulle de savon, sur son balcon, émet un son qui est à la fois un soupir et un cri jubilatoire. Pendant le laps de temps où la bulle a vécu, le souffleur était hors de lui, comme si l’existence de la bulle avait dépendu du fait qu’elle demeurât enveloppée dans une attention qui accompagnait son vol.

Tout manque d’accompagnement, toute négligence dans l’espoir et le tremblement qui escortent cette bulle dans son vol aurait condamné cette chose scintillante à un échec prématuré.

Même si, plongée dans la veille enthousiaste qu’exerçait son créateur, elle était autorisée à traverser l’espace en planant, pour un instant merveilleux, elle était pourtant condamnée, au bout du compte, à se dissoudre dans le néant.

Sur le lieu où a éclaté la bulle, l’âme du souffleur, après être sortie du corps de la bulle, est demeurée seule pour un bref instant, comme si la bulle et l’âme étaient parties toutes deux pour une expédition commune, la seconde perdant son partenaire à mi-chemin.

Mais un instant, à peine, est alloué à la mélancolie ; ensuite, la joie du jeu revient, avec la progression cruelle que l’enfant connaît bien, désormais. Que sont les espoirs qui éclatent, sinon des incitations à mener de nouvelles tentatives ?

Le jeu se prolonge, inlassablement : de nouveau, les globes descendent en planant depuis le haut de la maison, et de nouveau le souffleur assiste avec une joie attentive ses œuvres d’art pour leur vol à travers le tendre espace.

A l’apogée de l’action, lorsque le souffleur s’est entiché de ses globes comme s’il s’agissait de miracles par lui-même accomplis, les bulles de savon qui enflent et s’éloignent ne courent aucun risque de disparaître par manque d’accompagnement ravi.

L’attention du petit magicien vole à leur suite dans le lointain et soutient les minces parois du corps insufflé avec son assistance enthousiaste. Entre la bulle de savon et son souffleur règne une solidarité qui exclut le reste du monde. Et comme les structures scintillantes s’éloignent, le petit artiste se détache toujours à nouveau de son corps sur le balcon, pour être totalement auprès des objets qu’il place en état d’existence.

Dans l’extase de l’attention, la conscience enfantine est pratiquement sortie de sa source corporelle. Alors que l’air expiré se perd d’ordinaire sans laisser de trace, le souffle inclus ici dans les globes est pourvu d’une vie ultérieure momentanée. Pendant que les bulles se déplacent dans l’espace, celui qui les a créées est authentiquement hors de soi – auprès d’elles et en elles.

Dans les globes, son exhalaison s’est détachée de lui, elle est conservée et portée au loin par la brise ; dans le même temps, l’enfant est ravi à soi-même dans la mesure où il se perd dans le vol hors d’haleine de son attention à travers l’espace animé. Ainsi, la bulle de savon devient pour son créateur le vecteur d’une surprenante expansion de l’âme.

La bulle et son souffleur existent en commun dans un champ que tend la participation attentive.

L’enfant qui suit ses bulles de savon dans le champ ouvert n’est pas un sujet cartésien qui demeure sur son point de pensée sans extension tout en observant un objet étendu dans sa trajectoire à travers l’espace. Porté par un enthousiasme solidaire avec ses globes scintillants, le joueur qui mène l’expérience se précipite dans l’espace ouvert et transforme en une sphère animée la zone située entre l’œil et l’objet.

Tout œil et tout attention, le visage enfantin s’ouvre à l’espace situé devant lui. Imperceptiblement, le joueur s’ouvre ainsi, dans son heureux divertissement, à une compréhension qu’il oubliera plus tard, dans les peines de l’école : le fait que l’esprit, à sa manière, est lui-même dans l’espace. Ou bien devrait-on plutôt dire : que ce qui s’appelait jadis l’esprit désignait d’emblée des communautés d’espaces ailées ?

Une fois que l’on a fait ses premières concessions à ce type d’aveux, on est tenté de continuer à poser ses questions dans la même direction : si l’enfant insuffle sa respiration aux bulles de savon et leur reste fidèle en les suivant de ses regards extatiques – qui, auparavant, a déposé son souffle en l’enfant qui joue ? Qui demeure fidèle à cette jeune vie dans son exode hors de la chambre d’enfants ?

De quelles attentions, de quels espaces d’animation les enfants restent-ils captifs lorsque leur vie réussit à prendre des sentiers ascendants ?

Qui accompagne les jeunes garçons sur leur chemin vers les choses et vers leur quintessence, le monde partagé ?

Existe-il donc dans toutes les circonstances quelqu’un dont les enfants sont l’extase lorsqu’il sortent en planant dans l’espace du possible et continuent leur ouvrage ?

Et qu’arrive-t-il à ceux qui ne sont le souffle de personne ? Toute vie qui sort du rang et s’individualise demeure-t-elle en général contenue dans un souffle accompagnant ? L’idée que tout ce qui est là et devient un sujet serait le souci de quelqu’un est-elle légitime ?

On connaît effectivement le besoin – Schopenhauer l’a qualifié de métaphysique- que tout ce qui appartient au monde ou à l’Etant dans son ensemble soit contenu dans un souffle, comme dans un sens ineffaçable. Peut-on satisfaire ce besoin ?

Est-il justifiable ? Qui, le premier, a conçu l’idée que le monde n’est strictement rien, sinon la bulle de savon d’un souffle globalisant ? Quel être-hors-de-soi serait alors tout ce qui est effectivement ?

Peter Sloterdijk, Bulles, Spères I, Fayard, 2002.


Quand on veut, on peut

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#160 22-06-2008 14:37:15

yaya
Être Humain
Date d'inscription: 27-11-2007

Re: Le divin paradoxe (pour yaris)

Sourire

des mines éparses
en chants dispersés
la voix des orgues
grave et blesse
nos corps d'être
aux accords paraître

tristes mines éclatent
en étincelles joyeuses
nos corps d'être
sang paquerettes
en chants dispersés

de part le monde
plonge nos nuits
d'ici de glas
en firmament glacé


Couvre de tes mains
l'oiseau blessé
pour qu'il est chaud
et doucement..

Va pleurer !


LB


Flash non détécté


Quand on veut, on peut

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#161 26-06-2008 07:01:13

yaya
Être Humain
Date d'inscription: 27-11-2007

Re: Le divin paradoxe (pour yaris)

C'est vrai que je suis belle dans cette robe...
Mais n' aurais-tu pas vu mon coeur,
qui à chaque instant se dérobe
et dans ce labyrinthe perdu de mille cheveux enlacés
des humeurs de mes peurs
je cherche encore désespéremment en ma mémoire glacée
comment et où le retrouver...

Les choix ne sont pas irrémédiables et tendent des chemins
entre l'amour et le dédain
cette belle ombre que tu ne veux
cette belle lumière dans tes yeux
dans le cours instant d'un moment
figée en cendrillon de temps

paradis perdu
perdu paradis
en botte de radis
pardi !

j'te croque au sel !


http://www.anngover.co.uk/images/pierrot.jpg

Dernière modification par yaya (02-07-2008 10:31:36)


Quand on veut, on peut

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#162 02-07-2008 10:52:36

yaya
Être Humain
Date d'inscription: 27-11-2007

Re: Le divin paradoxe (pour yaris)

Coucou Blue, coucou Papou.


Je n'ai jamais adhéré à aucune une religion pour la bonne raison qu'elle ne semble être ce que je perçois de ce monde.

Très tôt, j'ai été en contact avec cette divine nature que je suis et m'entoure.

Petite, J'avais beaucoup de mal à comprendre le monde des hommes qui m'entouraient. J'avais l'impression d'être à distance et de les regarder s'agiter en dehors de mon espace temps.
Très sensible et très chagrinée de toute cette violence qui me faisait peur et que je ne comprenais pas.

Cette peur qui m'a emmenée, je l'ai compris en intégrant diverses notions spirtuelles, dans le bas astral mais aussi m'a fait realisé que j'avais une bonne étoile au-dessus de ma tête qui éclarait toujours mon chemin intensément puisque j'ai toujours bénéficié d'une belle protection et de beaucoup de chance.
Merci mon ange...

Il s'est présenté à moi physiquement pendant une assez longue période et la nuit, j'avais une vingtaine d'années.

Sa présence suffisait et le silence était éloquent. Oui, plus éloquent que tout ce que j'ai pu lire dans les canalisations aujourd'hui qui sont à mon sens, pure projection puisqu'il n'y a rien à dire, rien à faire pour les autres.
Ils doivent par eux-même trouver et écouter leur voix. Ils pourront toujours lire et lire, canalisations, concepts, pensées, etc...Ils n'entendront que leur voix..

Bref...Je l'ai déjà souligné dans plusieurs de mes textes.

Mon ange,
Je voulais toujours le toucher mais alors il partait et revenait, une autre nuit. Il s'approchait plus près de moi lorsque je me tenais tranquille. Mais je finissais toujours par tendre la main.

Je ne le vois plus la nuit, mais je sens toujours sa présence autour de moi, à chaque instant. Il me donne cette force, la force d'être et je l'en remercie chaque jour.

Quand il m'arrive de n'être pas très bien, je sais que cela va être de courte durée car va s'ouvrir de nouveau le chemin que j'avais fermé momentanément avec dans mes nuits cet accompagnement qui ne s'exprime jamais dans une parole mais dans un ressenti et des images qui m'éclairent de cette chaleur qui me guide et me suffit.

Te dire qui il est vraiment, n'a pas d'importance. Il s'éclaire de lui-même dans nos échanges, en permanence.

je l'ai d'ailleurs exprimé dans le poême que je t'ai mis à la fin de ma précédente réponse et dans d'autres poêmes que j'ai posté sur ce forum.

Il m'ouvre dans son infini patience et bonté sur tous ce que sont mes épreuves.
Par exemple, depuis quelques temps, je n'arrête pas de poster ici, et là, qu'internet n'est qu'un monde intératif virtuel.
Et bien, le verdict est tombé, rire. J'ai posté sans faire attention, un mail destiné à mon compagnon à diverses personnes avec qui je suis en contact.
Tout cela pour dire, qu'il n'y a pas de hasard.

Il y a quelques années, j'en aurai été malade car le mail était bien sûr assez "intime", aujourd'hui, j'en ris et prend cela comme une leçon, comme toutes les leçons que j'ai reçues...

Oui, je m'ouvre dans son infini patience et bonté sur tous ce que sont mes épreuves.


Cela suffit au chemin.

Mon chemin !

Le reste est à l'importance de ce que je lui veut bien lui accorder comme ce mail que j'ai envoyé, comme tout ce qui est écrit et échangé sur ce forum.

Je poste de nouveau ce poême inspiré une nuit où je suis partie comme tant d'autres suvolé le monde des mondes.

Mon ange
J'ai volé au-dessus des mers
Elancée dans les vallées profondes
Donné aux vents chantant
Mon coeur vibrant
aux cordes d'un violon

Mais avec toi !

En spirales, tournoyé
Les yeux dans le ciel
Plus haut
Plus beau

Tu m'as porté
des étoiles musicales
en résonance
aux milles couleurs
survolées

Tu m'as aimé .


Quand on veut, on peut

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#163 03-07-2008 23:28:27

yaya
Être Humain
Date d'inscription: 27-11-2007

Re: Le divin paradoxe (pour yaris)

July a posté un article dans dossier sur les orques et leurs conditions de vie difficiles et des démarches qu'elle veut entreprendre.

Je l'encourage....

Cette année, j'ai été visitée un marineland dans le sud de la France.
Spectacle aves les orques, dauphins et contacts avec ces derniers.
Depuis, je rêve souvent d'eux, j'en vois un peu partout, porte-clé, image etc... Et hier ce poème que j'ai écrit sur eux puis je tombe sur le post de July...

Ses êtres, tenus en captivité comme tant d'autres sont malheureux...On le sent lorsqu'on s'approche d'eux, de très près et qu'on les touche.

Ils ont, à l'observation de leur gestuelle, une grande tristesse d'être ainsi obligés de faire des pirouettes, montrer leur corps,  (un mâle, n'a jamais voulu se mettre sur le dos afin que l'on puisse voir ses parties génitales et les différencier de celui d'une femelle et cela malgré les différentes supplications de son dresseur), manger des poissons morts (certains ne s'y font jamais)
Imaginons qu'on nous oblige à manger de la nourriture vivante (hum ! un croc dans une poule vivante), le manque d'espace ...

Les orques pour la plupart ont  souvent l'aileron penché signe de captivité non tolérée.



Bref !

Voici, ce que fait July :

Mais, revenons à nos moutons (en l'occurence ce sont des orques)

J'ai fait un brouillon pour le préfet, je serais heureuse que nombreux, vous me donniez votre avis, Michèle Robert m'a redit que nous devions faire des lettres différentes, mais si vous le voulez, prenez dans mon texte ce qui vous inspire, des lettres différentes devraient avoir plus d'impact dit cette dame .

D'autre part, j'avais envoyé un texte en anglais d'une association de défense des dauphins, afin que les "forts" en anglais me le traduisent, s'il vous plait, je vous attends .

Voici ce brouillon :

Monsieur le Préfet,

Lectrice du site "choix-réalité.org" j'ai été récemment atterée par un article concernant les orques, et plutôt que de longues phrases, je préfère le joindre à mon courrier afin que vous sachiez quel cruel destin est réservé à ces cétacées et cela, pour le plaisir des yeux de certains humains, certainement mal informés des conséquences dramatiques que ces pratiques ont sur une espèce très pacifique et que l'on torture bien inutilement et bien sauvagement .

Ils sont capturés, les familles massacrées et pour terminer, enfermés à vie (très écourtée d'ailleurs) dans un bassin en béton bien trop petit pour leurs grandes dimensions .

On leur impose un dressage par privation de nourriture, on exige des activités contre-nature, etc ...

Alors Monsieur le Préfet, je vous le dis, je ne coopère pas avec ce système meurtrier, esclavagiste, persécutant des êtres de conscience que sont les dauphins et je vous demande de retirer votre projet d' installer un delphinarium à Nantes, qui accueillerait douze nouveaux dauphins, dans les conditions que nous connaissons, soit, la captivité, la torture et la ...mort .

Ce projet est scandaleurx et je le désapprouve totalement .

Monsieur le Préfet, je fais appel à votre conscience et vous remercie très sincèrement de bien vouloir annuler votre projet .

Avec tous mes remerciements anticipés, certaine de votre compréhension, de votre générosité, je vous prie de croire, Monsieur le Préfet, en l'assurance de ma considération distingués





Spéciale dédicace pour July





Pantin d'argent


De ce trou d'eau
ni souffle, ni murmures
ni creux, ni ressacs
seulement l'attente
en fragile équilibre
dans ton armure

rêve toujours d'or
de vagues éternelles
d'étoiles et de poussières
d'écume et la mer

Pantin d'argent

au corps silice
maintenant
vers la main
des poissons morts
tout au plus ne glisse

Ton oeil se vide
des couchers de soleil
tristement penché
se plie l'amertume
du naufragé qui rêve
de cette liberté

que je t'ai enlevé
pour le seule plaisir
pantin d'argent
de te voir danser
encore et encore



http://www.planete-powershot.net/gallery/photos/3/10/14831o.jpg

Dernière modification par yaya (04-07-2008 04:38:32)


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#164 04-07-2008 04:41:58

yaya
Être Humain
Date d'inscription: 27-11-2007

Re: Le divin paradoxe (pour yaris)

Les arbres, les hommes, les dauphins sont étroitement liés et l'avenir de chacun dépend de l'autre.

La respiration est le lien qui unit ses trois espèces.

Le dauphin est celle qui risque de disparaître en premier et si cela devait arriver, nous serons très vite aménés à en faire de même.

L'image vertueuse que nous souhaitons faire passer de nos recherches sur des moyens de substitutions quant à la lutte contre la pollution et la disparition de nombreuses espèces qu'elle engendre recelle nombre de vices cachés.

Un exemple comme celui des renouvelables dites "vertes" et qui ne le sont en vérité pas du tout.

Les énergies renouvelables devenues pour beaucoup d'entre nous le photogénique emblème du développement de la nature.

Ces majestueuses éloliennes que j'ai pu entendre chanter et qui foisonnent de plus en plus, sont malheureusement comme tant d'autres que des images d'Epinal, celles qui oublient de montrer l'envers du décor.

Certes, les énergies renouvelables sont à long terme l'avenir de l'humanité et sertont indispensables pour sortir du piège climatique et autre... mais derrière chaque éolienne se cachent une cimenterie
et une aciérie produisant le béton et l'acier nécessaire à leur fabrication....
Unités de production ne sont nullement "écolo".

Derrière chaque panneau solaire se trouve une usine de silicium, grande dévoreuse de charbon. et un panneau produit en Chine avec du mauvais charbon sera beaucoup plus emetteur que ce que le panneau peut
induire de soi disant non polluant.

De plus la mise en oeuvre de certaines renouvelables générent parfois des désastres sociaux, tel que la contruction de barrage qui entraîne fréquemment des déplacements de populations laissant généralement
des vallées fluviales fertiles inondés et des personnes en ballotance.

Nous ferions bien de faire plus attention à mieux maîtriser ce qui nous entoure, comme nos consommations quotidiennes (que cela soit matériel, animal, végétal), car au rythme où progresse la demande mondiale, pression démographique comprise, il est raisonnable de penser qu'il faudra produire 50 % d'ernergie en plus dans vingt ans tout en diminuant les émissions de gaz à effet de serre sous peine de rendre notre planète irrespirable.

Et pour cela, il faudrait que les trois quarts de l'énergie supplémentaire à produire proviennent des énergies renouvelables. Perspective totalement irréaliste, vu la mise en scène pour produire des acteurs
tels que usines à béton, acier, silicium, engrais et pesticides des surfaces agricoles demesurés nécessaire à leurs petites histoires.

Il ne sert à rien de trouver des solutions de substitutions qui ne font qu'alourdir la détérioration de la planète.

Si très vite, nous ne tournons pas nos efforts dans un quotidien qui respect tout ce qui nous entoure, à commencer par ces animaux que nous enfermons, nous ne pourrons plus croiser la nage des dauphins
en mer, ni nous mettre à l'abri des feuilles du platane quand le soleil est de plomb.

Nous ne pourrons plus respirer....Mais de toute façon, n'est-ce pas ce qui nous attend inévitablement ?

Alors tentons déjà de faire en sorte que nous respections ce qui nous reste.

Essayons déjà de ne plus fréquenter les aquariums à mamifères.


http://www.africatanzania.com/images/baobab.jpg

Dernière modification par yaya (04-07-2008 04:57:46)


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#165 09-07-2008 06:17:16

yaya
Être Humain
Date d'inscription: 27-11-2007

Re: Le divin paradoxe (pour yaris)

En direct de Yaya intergalatika

Sur la pierre de la fontaine
une feuille j'ai posé
dans une mise en scène
d'un poème inspiré

En l'attente conjugé
avec dame nature
d'un espoir partagé
de quelques lignes épures

Le temps d'une rythme en O
dans l'onde clair du bassin
ma feuille en dessin
est devenue toute ramollo

Et de mes rytmes soudaines
que maintenant seul le vent
content de cette aubaine
joyeusement emporte en chantant




http://antwrp.gsfc.nasa.gov/image/0602/hh49_spitzer_c29.jpg


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#166 16-07-2008 08:47:01

yaya
Être Humain
Date d'inscription: 27-11-2007

Re: Le divin paradoxe (pour yaris)

http://www.galileo-web.com/photoblog/images/rose.jpg






Rouge étale
veloutée en bordure
fragance aux entournures
rayonnante en  pétales

En jambes galbées
corset et bas de soie
piquante sans voix
languissante en rosée

Aux amours délicates
que d'ardent bouquet
tourne ma tête
en passion éclate

que feu et vent
inonde d'éclat
en geste lent
repose las

des soupirs ennivrés
de caresses et de baisers
aux mille voluptés
mon corps abandonné


http://imalbum.aufeminin.com/album/D20060519/190298_3TZVVCYNS518ZV3J6H8MB2PMGLNIV5_sans_titrerose_H191119_L.jpg



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#167 22-07-2008 09:51:27

yaya
Être Humain
Date d'inscription: 27-11-2007

Re: Le divin paradoxe (pour yaris)

Cheveux savoir pourquoi ?


Titre inspiré par mon ami alors que comme à l'habitude je coupais les cheveux en 4 et me demandais pourquoi et cela après avoir vu un documentaire télévisé sur les origines de notre espèce, l'homme a des cheveux qui
l'oblige à aller régulièrement chez le coiffeur pour ne pas ressembler à son arrière arrière........grand-papa,maman qui a l'époque au vu des animations visuelles proposées dans les documentaires pour qu'on ne s'endorme pas une fois de plus sur un scénario de nos ancêtres qui changent régulièrement, avaient de ces tignasses montrueuses qui franchement révèlent encore une bizarrerie liée à notre espèce.

http://www.dinosoria.com/homo_sapiens_dvd/images/013_jpg.jpg


Et oui .....je trouve tout cela un peu tiré par les cheveux.
Après mûres réflexions, j'en vins à penser ceci.


- Nos ancêtres, dès lors qu'ils ont commencé à marcher droit et à réfléchir, se sont vus poser une chevelure afin que puisse s'accélérer le mode humain. En effet, très vite, il a fallu dompter cette pilosité humaine  qui ne cesse de pousser.

Je me suis alors imaginé, 250 000 mille ans plutôt, accroupie au bord d'une flaque, tentant de regarder mon image se refléter dans l'eau claire.

L'index de la main droite cherchant habilement la boulette sucrée dans mon appendice nasal, l'index de la main gauche relevant d'un geste agacé la tignasse couleur paille me tombant en noeud épais devant les yeux.
Et soudain, cette lumière fugace dans les yeux...

D'un bond, oubliant totalement la sucrerie au bout de mon doigt, j'allais sautillant à vive allure en poussant dans les graves, rejoindre mon compagnon
occupé à peindre les parois de la grotte où notre tribu s'était réfugiée un temps.

Je saisissais la pierre pointue qui le matin même avait tailladé la plante de mes pieds et la soulevait vers le ciel en poussant un formidable cri de joie.
J'avais trouvé l'outil pour dompter cette chose qui poussait sur ma tête.



La taille du silex serait peut-être un  pur réflexe générée par l'agacement de nos pauvres lointains aieuls qui ne sachant plus comment maitriser cette curieuse échevelée, décidèrent de la couper.

Héhé ? C'est à s'arracher les cheveux sur la tête mais qui sait ?

Et delà, une rapide progression de la conscience et  la certitude de l’objet  déplacé de l’expérience immédiate à l’entendement en passant par la perception et une mise en place d' une dialectique de la vérité qui fait apparaître tous les moments de la conscience comme des erreurs.

Jusqu’alors, la vérité était posée en dehors de la conscience ; mais en prenant conscience de l’identité du « je » et de l’acte de relation de la conscience, nous sommes arrivés à la conscience de soi, « dans le royaume natal de la vérité. »

Je taille le silex, je taille la route, je taille le cheveu.

Et ainsi une nouvelle modalité du savoir,  un savoir de soi, un retour de la conscience depuis l’être-autre qui devient désir, volonté de détruitre ce qui s'oppose (retrouver la vue en se faisant une frange), et la reconnaissance dans la négation de sa nature animale et de la liberté de pouvoir transformer (des frisettes, des couettes, un chignon)

La transformation étant le sujet véritable de l'histoire humaine qui transforme à son tour la nature en monde par le résultat d'une lutte qui aboutit au travail de l'esclave.

Le silex est rapidement remplacé par le peigne, puis la brosse au 18ème siècle

Fort étant de constater que la valeur symbolique du cheveu est extrêmement importante puisqu' ils ont souvent un rapport avec l'intimité, la séduction, la sexualité et la pudeur, la relation à l'autre (peigner, épouiller) étant une marque d'affection. A ce point même que la chevelure est devenu un élément culturel et de séduction.

Le cheveu, racine de la conscience qui ne s'arrête pas de pousser ?


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