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#126 06-06-2008 11:00:59

lesurhumain
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Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?

La crise bancaire resurgit, plus violente que jamais
4 juin 2008 - 16:38



Alors que nous entrons dans le dernier mois du deuxième trimestre 2008, la crise bancaire mondiale, qui a été passée sous silence ces dernières semaines, revient au premier plan. Des dirigeants d’institutions financières ont été mis à la porte, des rumeurs de pertes énormes surgissent de toutes parts et Lehman Brothers semble même prêt à imploser.

Voici un récapitulatif des événements récents :

1) La quatrième banque américaine, Wachovia, a annoncé lundi le limogeage de son directeur général, Ken Thompson, à la demande du conseil d’administration. Après un bénéfice quasiment réduit à néant au quatrième trimestre 2007, l’établissement affiche une perte de 708 millions de dollars au premier trimestre 2008. En un semestre, la banque a dû passer 4,3 milliards de dollars en créances douteuses et 2,4 milliards en dépréciations d’actifs, le limogeage de Thomson suggérant des pertes plus importantes pour le deuxième trimestre. Elle a dû lever 11,5 milliards de dollars auprès d’investisseurs depuis le début de l’année pour rassurer les marchés et respecter ses obligations réglementaires en matière de fonds propres.

2) La banque Washington Mutual, la plus grande caisse d’épargne des Etats-Unis, a annoncé que son PDG, Kerry Killinger, allait abandonner ses fonctions de président du conseil d’administration. Son établissement a perdu environ 80 % de sa valeur à Wall Street (ce qui équivaut à 9 milliards de dollars), en raison de pertes dans les produits de crédit, notamment immobiliers. Elle a dû lever 10 milliards de dollars en urgence.

3) State Street Corporation, fournisseur de services financiers aux investisseurs institutionnels, 13ème banque américaine, a enregistré des pertes de plus de 3,4 milliards de dollars et va vendre pour 2,5 milliards d’actions pour redresser son capital.

4) Standard and Poor’s a abaissé la notation de Lehman Brothers, Merril Lynch et Morgan Stanley, trois des plus grandes banques d’investissement des Etats-Unis.

5) Lehman Brothers procédera prochainement à une nouvelle augmentation de capital de 3 à 4 milliards de dollars. Depuis le mois de février, la banque a déjà levé quelque 6 milliards de dollars pour couvrir ses pertes et dépréciations. Certains spéculateurs prévoient que la banque sera en faillite avant la fin du mois, comme ce fut le cas pour Bear Stearns au premier trimestre.

6) Bradford Bingley, banque anglaise spécialiste du crédit immobilier et premier prêteur à l’investissement locatif, a annoncé hier une perte de 8 millions de livres sur les quatre premiers mois de 2008. La société a conclu un accord avec le fonds pirate américain, Texas Pacific Group, qui injectera 179 millions de livres pour prendre une participation au capital de 23 %. De plus, la banque doit honorer un accord datant de 2006 qui prévoit la reprise pour environ 4,1 milliards de dollars de crédits immobilier à GMAC d’ici à la fin de l’année prochaine. GMAC, l’ancienne filiale de services financiers de GM, contrôlée par Cerberus, vient de recevoir sa propre injection de 3 milliards de dollars de capital.

Visiblement, la Réserve fédérale s’attend à ce que les banques aient des difficultés à équilibrer leurs comptes pour le deuxième trimestre, car elle annonce une augmentation de son Term Auction Facility (TAF), système d’attribution de liquidités par enchères, qui prêtera à des institutions de dépôt. Au cours du mois de mai, le TAF, qui a été créé en décembre dernier pour aider les banques à passer la fin de l’année, a prêté pour 510 milliards de dollars octroyés aux enchères deux fois par mois. Cependant la Fed a annoncé le 29 mai qu’elle mettra aux enchères trois paquets de 75 milliards de dollars de TAF, offrant ainsi 225 milliards de dollars de prêts.

Aucun de ces événements n’est particulièrement important en soi, mais pris ensemble, ils reflètent une crise bancaire généralisée qui s’aggrave. A la mi-décembre, la Fed a injecté 160 milliards de dollars dans le système bancaire avec la création des TAF, puis, mi-mars 2008, le dernier mois du premier trimestre, la Fed a augmenté les prêts TAF et créé deux autres instruments pour prêter aux banques d’investissement, elle subventionna également l’achat de Bear Stearns par J.P Morgan Chase. Juin débute seulement et les rumeurs de « fin de crise » nous portent à croire que le mois va être rude. Qui sera le prochain à tomber ?

Pour approfondir le sujet vous pouvez consulter notre focus en cliquant ici


L'unique doctrine universelle et éternelle de l'Esprit est celle de l'Amour car l'Amour est la cause, le principe et la semence de la sagesse, la grandeur, La Force, l'élévation et La Vie !

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#127 06-06-2008 12:46:16

sheyan
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Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?

lesurhumain tu suis toujours cette affaire de avec justesse et precision, limite on dirait que c'est une passion pour toi lol , effectivement, depuis quelque semaine je ne me fais que des coups de 20 euros pour ma voiture.. j'imagine ce qu'endure les chauffeur poid lourd..

Je crois que a partir de ce mois ci les gens vont reelment se reveiller et aller demander compte a chaque fois a bruxelle ou strasbourg un peu comme ont fait les pecheur espagnol italien et francais, car la, ca se corse..

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#128 07-06-2008 03:20:56

lesurhumain
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Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?

Salut sheyan,

Si tu as la chance d'avoir une voiture "diesel", je n'ai qu'un conseil à te donner : Mets de l'huile !!!
lol

Forum Cybermecanique
Rouler à l'Huile (Diesel) - 30 - 50 - 100%
moteurnature.com
Rouler à l'huile de tournesol
Diesel et huile de tournesol
Roule ma fleur
...

Avec ce satané pétrole dont le prix n'en finit pas de battre de nouveaux records, il serait peut-être temps de considérer les biocarburants à leur juste valeur, celle d'un véritable substitut aux hydrocarbures minéraux.

Qui sait encore que Rudolf Diesel, quand il a présenté son fameux moteur en 1900 à l'Exposition universelle de Paris, le faisait tourner à l'huile végétale brute (HVB) d’arachide ?
Baptisé « moteur à l’huile », il ne sera renommé « moteur Diesel » que plus tard, lorsque le carburant gasoil, moins cher, supplanta les huiles végétales.
Aujourd'hui on peut carburer avec une huile dite de pression ou d'extraction à partir du moment où elle a subi un filtrage.
L’huile végétale ne contient pas d’azote, pas de souffre, pas de métaux lourd et pas de polluants dangereux.

(source: wikipédia)

Rudolf Diesel, né à Paris le 18 mars 1858, est l'inventeur du moteur diesel qui équipe la plupart de nos voitures et tous nos camions qui roulent aujourd'hui.
Il est intéressant de noter que ce moteur a élé conçu, non pas pour tourner avec du gasoil, mais pour fonctionner avec des huiles végétales. D'ailleurs, au départ, ce moteur s'appellait le "moteur à l'huile".
Entre 1911 et 1912 Rudolf Diesel déclara « le moteur diesel peut être alimenté avec des huiles végétales et aiderait considerablement dans le développement des pays qui l'utiliseraient » et il prédit que « l'utilisation d'huiles végétales pour les moteurs peut sembler insignifiant maintenant. Mais ces huiles deviendront aussi important que le pétrole et le goudron de charbon bientot ».
Et c'est parce que ce moteur a été conçu pour fonctionner à l'huile végétale, qu'il peut aujourdhui fonctionner effectivement à l'huile végétale filtrée sans modification, et que même il marche avec l'huile de friture usagée !
Des champs de tournesol, c'est quand même plus sympa qu'une marée noire, vous trouvez pas ?

(source: Gaïa : bulletin de santé)

« Il y a de l'essence dans toute matière végétale qui peut être fermentée »
(Henry Ford, en 1906)

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Dernière modification par lesurhumain (07-06-2008 03:26:00)


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#129 10-06-2008 07:44:09

markus
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Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?

il y aura toujours des gagnants, meme dans les pires crises :


(AOF) - La flambée des prix pétroliers alimente les craintes sur la croissance de l'économie mondiale, mais dans le même temps, elle entraîne de très fortes entrées d'argent pour les pays exportateurs. Cet afflux de liquidité est principalement dirigé vers des fonds d'investissement gouvernementaux, les fameux fonds souverains, qui vont être amenés à jouer un rôle central dans l'économie mondiale dans les prochaines année, selon Ad van Tiggelen, stratégiste senior chez ING.

Les «Sovereign Wealth Funds», ces immenses véhicules d'investissement des pays émergents et des producteurs de pétrole, pèsent aujourd'hui environ 3 300 milliards de dollars. «Vu l'explosion des prix pétroliers, leur croissance va encore s'accélérer dans le futur», anticipe le stratégiste, qui table sur un montant d'actifs sous gestion de 10 000 milliards de dollars dans les prochaines années, soit un montant équivalant à la valeur combinée de tous les marchés d'actions européens.

Les fonds d'investissement «peuvent se permettre d'investir dans des actifs plus risqués. (…) si les pays exportateurs de pétrole maintiennent leur politique d'investissement actuelle, avec plus de 40% de leurs placements dans des actions, ils pourraient se permettre d'acheter pratiquement 10% du marché boursier mondial au cours des quatre prochaines années», prévoit le stratégiste.

Malheureusement, la politique d'investissement de ces fonds demeure souvent obscure, selon l'économiste qui estime que leurs récentes entrées dans les établissements bancaires constituent une démarche opportuniste. A long terme, il anticipe que ces nouvelles institutions financières vont probablement privilégier les biens de consommation de marque, les services aux collectivités, les producteurs de matières premières rares et les grandes sociétés dans les domaines des infrastructures et de la haute technologie.

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#130 16-06-2008 11:10:05

lesurhumain
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Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?

Juillet-Décembre 2008 : Le monde plonge au coeur de la phase d’impact de la crise systémique globale

Communiqué public GEAB N°26 (15/06/2008)



A l’occasion de ce numéro 26 - Spécial Eté 2008 - du Global Europe Anticipation Bulletin, l’équipe de LEAP/E2020 a décidé de lancer une alerte sur la période Juillet-Décembre 2008. En effet, notre équipe est désormais convaincue que cette période sera caractérisée par un plongeon de l’ensemble de la planète au coeur de la phase d’impact de la crise systémique globale. Les six mois qui viennent vont donc constituer le vrai noyau de la crise en cours. Les turbulences des douze derniers mois n’en ont été qu’une faible prémisse.

http://www.europe2020.org/IMG/jpg/conference_board_expectation.jpg

Indice d’Anticipation du consommateur américain (1978-05/2008) – Source : Briefing.com / Conference Board


C’est en effet au cours du semestre à venir que toutes les composantes de la crise (financière, monétaire, économique, stratégique, sociale, politique...) vont converger avec un maximum d’intensité [1]. Sans pour autant revenir en détail sur les différentes séquences déjà anticipées dans les précédents numéros du GEAB, nos chercheurs ont choisi de présenter les évolutions des différentes grandes régions de la planète pour les six mois à venir ; et, pour ce faire, de développer huit phénomènes majeurs qui vont marquer les six mois à venir de manière décisive et orienter durablement les année 2009 et 2010, à savoir :

1. Le Dollar en perdition (1 Euro = 1,75 USD fin 2008) : Une peur panique de l’effondrement de la devise et de l’économie US ronge la psyché collective américaine

2. Système financier mondial : La rupture à cause de l’impossible mise sous tutelle de Washington

3. Septembre 2008 : Confirmation du processus d’effondrement de l’économie réelle US

4. Union européenne : La périphérie sombre dans la récession alors que le noyau de la zone Euro ne fait que ralentir

5. Asie : Le double « coup de bambou » inflation/effondrement des exports

6. Amérique latine : Des difficultés en hausse mais une croissance maintenue pour une grande partie de la région, avec le Mexique et l’Argentine en crise

7. Monde arabe : Les régimes pro-occidentaux à la dérive / 60% de risques d’explosion politico-sociale sur l’axe Egypte-Maroc

8. Iran : Confirmation de 70% de probabilité d’une attaque d’ici Octobre

9. Banques/Bulles spéculatives : La collision des bulles

Parallèlement, l’équipe de LEAP/E2020 présente dans ce GEAB N°26 cinq conseils stratégiques à destination des banques centrales, gouvernements et institutions de contrôle qu’elle a élaborés ces derniers mois et dont l’objectif est de limiter et canaliser les graves conséquences de la phase d’impact de la crise.

Et, à destination des investisseurs privés, LEAP/E2020 développe également dans ce GEAB N°26 une série de 10 conseils opérationnels pour éviter de commettre des erreurs fatales dans les six mois à venir.

Dans ce communiqué public, LEAP/E2020 a choisi de présenter son anticipation sur la prochaine rupture du système financier mondial.

Système financier mondial : La rupture à cause de l’impossible mise sous tutelle de Washington


http://www.europe2020.org/IMG/jpg/2007-10-03-WhoOwnsNationalDebt_-_300.jpg

Qui possède la dette américaine ? – Source : Fincher


La décision de Washington de faire monter les enchères en terme de retour au « Dollar fort », obligeant Ben Bernanke à monter au créneau sur ce sujet, est porteuse d’une accélération du processus de rupture du système financier mondial [2].

En effet, Ben Bernanke est le dernier rempart avant la prise de conscience définitive par les principaux détenteurs de devises américaines et d’actifs libellés en Dollars US que Washington n’a plus les moyens de soutenir sa monnaie. Ce qui, début 2006 (avec la fin de la publication de M3 par la Fed, annoncée par LEAP/E2020), correspondait à une politique délibérée de baisse du Dollar afin d’essayer de réduire le déficit commercial américain et de limiter la valeur réelle (pour les Etats-Unis) de leur endettement mondial (qui est libellé en Dollar), s’est retourné contre ses initiateurs et se transforme en une fuite généralisée hors des Etats-Unis (fuite de capitaux, stabilité des déficits commerciaux, accroissement de l’inflation,...). La carte « Bernanke » est la dernière carte « psychologique » que peut jouer Washington. Son utilisation montre, selon LEAP/E2020, à quel point les dirigeants américains en sont arrivés aux dernières extrémités pour essayer de retenir leurs partenaires dans le système créé après 1945, et fondé sur l’économie des Etats-Unis et sa devise [3].

Quand, dans quelques semaines (après les réunions du G8 et d’autres instances), il se confirmera qu’il est impossible d’organiser la moindre action d’ampleur pour stabiliser durablement la devise américaine (et nous n’évoquons même pas l’idée farfelue de la faire remonter) puisque l’économie américaine s’enfoncera toujours plus profondément dans la récession et que le monde est déjà « gorgé » de Dollars US dont plus personne ne sait comment s’en débarrasser, alors le système financier mondial explosera en différents sous-systèmes tentant de survivre au mieux, en attendant qu’un nouvel équilibre financier mondial s’organise [4]. En s’engageant dans cette voie qui ne mène nulle part, consciemment ou inconsciemment, volontairement ou non, Ben Bernanke vient de signer la fin du système financier actuel. Le retour au « Dollar fort », c’est un peu comme la « libération de l’Irak », un voeux pieux qui se transforme en cauchemar.

http://www.europe2020.org/IMG/jpg/derivatives_pyramid-2.jpg

La pyramide inversée des liquidités mondiales - Sources : Banque des Réglements Internationaux / Independent Strategy


D’ailleurs, si jamais Washington avait réellement l’intention d’essayer de stabiliser le Dollar, ou plus ambitieux, de le faire remonter face aux principales monnaies mondiales, il n’y aurait qu’une seule méthode [5], comprenant deux volets : une forte hausse des taux d’intérêts de la Fed, et une baisse drastique de la création monétaire. Si les autorités américaines décident de mettre en oeuvre cette politique, l’économie américaine (réelle et financière) s’arrête net dans les semaines qui suivent : le marché immobilier tombe à zéro faute de crédits abordables et du fait d’une explosion des intérêts sur les ménages endettés à taux variables, la consommation américaine devient négative (c’est-à-dire qu’elle recule mois après mois), les faillites d’entreprises se multiplient de manière exponentielle, Wall Street s’écroule sous le poids de ses dettes multiples et succombe totalement à l’implosion immédiate du marché des CDS du fait des défauts généralisés de co-contractants...

Ces évènements, absolument certains en cas d’action volontariste de Washington en faveur d’un Dollar fort, sont sans aucun doute inacceptables pour les autorités américaines. Donc, en dehors de parler, et de se déconsidérer encore plus, elles ne feront rien. La méthode traditionnelle de ces dernières décennies n’est plus envisageable : plus personne n’acceptera d’acheter massivement des Dollars pour sauver la devise US sans une action très volontariste (celle décrite précédemment) de Washington. Comme celle-ci n’interviendra pas, le reste du monde en tirera les conclusions nécessaires : chacun pour soi désormais. Et il ne faut pas oublier qu’à la mi-Août 2008, Pékin n’a plus la contrainte de réussir à tout prix les Jeux Olympiques. Donc un grand nombre d’options « brutales » [6], mises en attente jusqu’aux JO, vont refaire surface [7].



[1] Pour un calendrier plus détaillé de ces tendances, voir le GEAB N°18.

[2] D’ailleurs la Banque des Règlements Internationaux s’inquiète désormais des risques d’une Grande Dépression mondiale. Source : Banking Times, 09/06/2008

[3] Source : Euro Pacific Capital, 23/05/2008

[4] Voir à ce sujet, dans ce GEAB N°26, les conseils de LEAP/E2020 aux banques centrales, gouvernements et institutions de contrôle.

[5] Nous avons écarté la seconde méthode qui consisterait à nucléariser la BCE, la Banque de Chine et la Banque du Japon.

[6] Source : ContreInfo, 21/04/2008

[7] Et la Russie s’imposant désormais comme le premier producteur mondial de pétrole devant l’Arabie saoudite, les rapports de force sur le marché pétrolier sont là aussi en train de changer rapidement. Source : Times of India, 12/06/2008


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#131 16-06-2008 11:50:10

djehouti
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Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?

Merci pour cette analyse lucide des enjeux en cours.

Il nous reste à anticiper au mieux de nos possibilités cette crise potentielle à venir.
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#132 03-07-2008 04:17:49

veda
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Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?

La descente aux enfers, par Paul Jorion


http://contreinfo.info/IMG/arton2110.jpg


La spirale baissière de la finance a été un temps interrompue par l’opération de sauvetage de Bear Sterns organisée par la Fed. Mais l’éclaircie a été de courte durée. Aujoud’hui c’est l’économie réelle qui décroche peu à peu sur tous les fronts, de l’immobilier aux constructeurs automobiles, et les mouvements de panique ne sont pas à exclure.

par Paul Jorion, 3 juillet 2008

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Jetez un coup d’œil à ce graphique emprunté au Wall Street Journal de ce matin : ce genre de profil ne dure pas parce que quelque chose se passe alors qui y met fin et c’est pourquoi il faut le capturer dans l’instant. La légende dit « Défauts de paiement dans le secteur de la construction ». Les condos sont des appartements en copropriété, les single family sont des maisons individuelles, le reste se comprend aisément.

Les banques régionales et de taille moyenne s’étaient petit à petit retrouvées exclues du marché du prêt hypothécaire américain : le « mortgage », et s’étaient spécialisées dans le prêt à la construction. Elles sont aujourd’hui aux abois : elles accordent des sursis à leurs emprunteurs sans qu’il s’agisse là de générosité de leur part : elles se contentent de retarder le moment de vérité où elles devront enregistrer les pertes. Inutile de préciser qu’au vu des courbes, la fin est proche.

Je vous ai tenu au courant du sort des banques commerciales : Citigroup voit ses résultats se dégrader lentement et doit encore encaisser pleinement l’impact des pertes que signifiera pour lui la rétrogradation des rehausseurs de crédit : les monolines, j’en ai déjà parlé. Les banques d’investissement ne vont guère mieux : Lehman Brothers qui est engagé sur la même pente savonneuse que Bear Stearns, a fait passer aujourd’hui la part maximale de la rétribution de ses employés pouvant être versée en titres de la firme de 50 % à 65 % ; c’est ce qui explique paradoxalement qu’isolé parmi les établissements financiers, le cours de son titre ait gagné aujourd’hui 6,7 %.

Il va de soi que l’opération de rattrapage in extremis de Bear Stearns par la Federal Reserve de New York et la banque commerciale J. P. Morgan Chase en mars dernier ne pourra pas être renouvelée. Le ministre des finances américain, Henry Paulson, aujourd’hui à Londres, s’inquiète : il rappelle qu’un système de redressement judiciaire semblable à celui en vigueur pour les banques commerciales n’existe pas pour les banques d’investissement. C’est d’ailleurs ce qui avait justifié une opération inédite accompagnée d’une avance de 28 milliards de dollars consentie par la Fed à J. P. Morgan Chase pour l’aider dans son absorption précipitée de Bear Stearns. Dans les jours qui suivirent, la Fed autorisa ces banques d’investissement à emprunter auprès d’elle en mettant des titres en gage, comme seules avaient le droit de le faire jusque-là les banques commerciales. Les acteurs du monde financier comptent sur le gouvernement américain pour tirer d’affaires les firmes « trop grosses pour tomber » ou « trop interconnectées à d’autres pour tomber » - comme ç’avait été le cas de Bear Stearns - mais personne n’est dupe : mises ensemble, cela fait aujourd’hui beaucoup trop de monde.

La bourse américaine a amorcé une lente plongée dont rien n’exclut désormais qu’elle débouche sur un véritable krach. L’indice Dow Jones a perdu en deux mois, 13,8 % de sa valeur et est retombé à son niveau d’août 2006. Le NASDAQ, le marché spécialisé dans les compagnies de technologie a lui plongé de 9,6 % au cours du seul dernier mois et de 15,1 % depuis le début de l’année. Drapeau en berne, les agences de presse ont annoncé aujourd’hui qu’avec plus de 20 % de baisse depuis leur sommet d’octobre dernier, les marchés boursiers américains sont désormais officiellement « bear » : baissiers.

Dans son rapport publié avant-hier, la Banque des Règlements Internationaux (BRI) à Bâle, le régulateur des régulateurs du monde bancaire, affirme qu’une panique sur le dollar n’est désormais plus à exclure : les nations qui avaient pris l’habitude de se constituer des réserves en dollars pourraient décider de se dégager brutalement pour stopper l’hémorragie, après avoir assisté impuissantes à une déperdition du dollar par rapport à l’euro de 14 % en un an.

La compagnie automobile Chrysler est elle au bord de la faillite (- 36 % de ventes sur l’année écoulée). Ford et General Motors ne sont pas en meilleure forme : l’action de cette dernière a perdu plus de 15 % de sa valeur au cours de la seule séance d’aujourd’hui pour retomber à son niveau de... septembre 1954, les analystes voient mal en effet comment elle pourrait émerger indemne de l’année 2009 : ses lignes de production continuent de cracher les « gas guzzlers », les « bâfreuses », 4×4 et pick-up trucks, victimes aujourd’hui d’un rejet généralisé bien compréhensible. Bien davantage que d’autres désastres à la valeur affective moins marquée, la fin indigne de leur industrie automobile constituerait pour les Américains un choc psychologique tout à fait déterminant : le symbole le plus parlant sans doute de la fin de l’empire.

    (*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

Paul Jorion, sociologue et anthropologue, a travaillé durant les dix dernières années dans le milieu bancaire américain en tant que spécialiste de la formation des prix. Il a publié récemment L’implosion. La finance contre l’économie (Fayard : 2008 )et Vers la crise du capitalisme américain ? (La Découverte : 2007).

source: contreinfo.info

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#133 12-07-2008 15:20:11

djehouti
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Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?

Nous nous dirigeons doucement vers le moment final, celui auquel la majorité ne croit pas encore.

Le système financier sera crucifié sur l'autel de la déroute du dollar, vaincu et détruit par sa propre absurdité, ses excès, ses mensonges et ses abus.

Au coeur de la tourmente, nous ne pourrons disposer de l'argent déposé en banque, ceci afin d'éviter la faillite du système bancaire, comme cela vient de se produire avec une banque californienne, qui a déposé le bilan après un retrait massif de ses déposants. (totalisant 1,3 milliards de dollars).

Je ne désire pas jouer les Cassandres, mais n'attendez pas la dernière extrémité pour prendre quelques dispositions.
Nous sommes probablement dans l'oeil d'un cyclone dont nous ignorons la puissance dévastatrice (ou purificatrice..).
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#134 14-07-2008 08:31:15

lesurhumain
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Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?

L'administration américaine vole au secours de Fannie Mae et de Freddie Mac

LesEchos.fr - 14/07/08



Le Trésor américain va augmenter "temporairement" la ligne de crédit qu'il consent aux deux géants du refinancement hypothécaire, dont les cours de Bourse se sont effondrés vendredi. Il est également autorisé à acheter des actions des deux groupes, qui auront accès, si nécessaire, aux facilités de refinancement de la Réserve fédérale.   

http://www.lesechos.fr/medias/2008/0714//300249412.jpg
Henry Paulson, secrétaire américain au Trésor. AFP/Mark Wilson.


Quatre mois après avoir volé au secours de la banque Bear Stearns, les autorités américaines ont de nouveau mis un mouchoir sur leurs convictions libérales, en dévoilant des mesures destinées à soutenir Freddie Mac et Fannie Mae, les deux géants du refinancement hypothécaire menacés d'implosion. Le Trésor, d'un côté, la banque centrale, de l'autre, ont annoncé dimanche séparément des aides aux deux sociétés, victimes d'une vague de défiance boursière sans précédent.

Le danger était que les deux groupes ne parviennent plus à trouver les liquidités indispensables à leur activité, comme Bear Stearns en avait fait l'amère expérience en mars. Or une faillite de ces entreprises aurait eu des conséquences cataclysmiques non seulement pour l'économie américaine, mais aussi pour l'ensemble des marchés financiers de la planète. "Fannie Mae et Freddie Mac jouent un rôle central dans notre système de financement de l'immobilier et doivent continuer à le faire sous leur forme actuelle de compagnies détenues par leurs actionnaires", a expliqué dans un communiqué le sécrétaire au Trésor Henry Paulson, en rejetant une nouvelle fois, comme il l'avait déjà fait vendredi, l'hypothèse d'une mise sous tutelle gouvernementale des deux sociétés.

Des mastodontes pas assez capitalisés

Fannie Mae et Freddie Mac détiennent ou garantissent 5.200 milliards de dollars de créances hypothécaires, soit plus de 40% de l'encours de crédit immobilier de la première puissance économique mondiale. Mais, avec la montée des défauts de paiements, les marchés sont de plus en plus convaincus que les deux mastodontes ne sont plus assez bien capitalisés. Leurs titres, attaqués en bourse depuis lundi, se sont effondrés de 50% en quelques minutes vendredi, dans un marché totalement paniqué.

Henry Paulson, par philosophie peu enclin aux sauvetages de sociétés privées sur fonds publics, a justifié son plan par la nécessité de "maintenir la confiance et la stabilité" du système financier et des marchés américains.

Pour éviter que les deux groupes ne se retrouvent en panne de liquidités, le Trésor va ainsi augmenter "temporairement" la ligne de crédit qu'il leur consent, actuellement limitée à 2,25 milliards de dollars. Les conditions financières de cette aide n'ont pas été précisées. La banque centrale de son côté laissera accéder les deux groupes "si nécessaire" à ses facilités de refinancement, comme peuvent depuis toujours le faire les banques commerciales et, depuis peu, les banques d'affaires. Cette source de refinancement "est conçue pour compléter la facilité existante de prêt du Trésor", a précisé la Réserve fédérale dans un communiqué.

Le Trésor se voit par ailleurs octroyer la possibilité "temporaire" d'acheter des actions de Fannie Mae et de Freddie Mac. Le communiqué ne précise pas si ces achats de titres seront effectués sur le marché, pour soutenir le cours boursier de Fannie Mae et Freddie Mac, ou s'il le seront lors d'une augmentation de capital -jusqu'ici impossible en raison du très faible cours boursier des deux sociétés. Pour organiser le sauvetage de Bear Stearns par la banque JPMorgan Chase, la Fed avait dû accepter de financer l'opération à hauteur de 30 milliards de dollars, sans garantie de récupérer l'intégralité de son investissement.

Le contribuable épargné

Le montant de ce nouveau plan n'a pas été rendu public. Henry Paulson a seulement assuré que des dispositions seront prises pour que le contribuable américain n'ait pas à en supporter le coût.

Le dernier volet du plan dévoilé par le secrétaire américain au Trésor est l'attribution d'un pouvoir consultatif à la banque centrale, lorsque la future autorité de tutelle de Fannie Mae et de Freddie Mac devra déterminer leurs niveaux minima de capitalisation et les normes prudentielles qu'elles devront respecter.

Les mesures dévoilées par M. Paulson doivent pour l'essentiel être approuvées par le Congrès.

Les pouvoirs publics se devaient d'annoncer quelque chose de concret avant l'ouverture des Bourses lundi. Ces mesures suffiront-elles à calmer des marchés où les mauvaises nouvelles se bousculent ? Une première réponse sera apportée lundi lorsque Freddie Mac procédera à un appel au marché, prévu de longue date, de 3 milliards de dollars. (source AFP)

Cliquez ici pour en savoir plus sur Fannie Mae et Freddie Mac, rouages essentiels du crédit immobilier aux Etats-Unis.


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#135 14-07-2008 18:25:15

michael59
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Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?

Désolé lesurhumain, mais je ne partage pas ton enthousiasme pour les bio-carburants. Tu n'es quand même pas sans être au courant de la controverse qui les entourent. Chaque parcelle de terre qui fait du carburant ne fait pas de nourriture et fait grimper le prix de l'alimentaire, et affame des populations (émeutes de la faim). De plus comme il faudrait 4 planètes pour nourrir les voitures actuelles en bio-carburants c'est impossible. Mais ca incite quand même à gagner du terrain en rasant les forêts si précieuses pour notre oxygène.

Moratoire sur les bio-carburants !!!

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#136 15-07-2008 06:22:47

lesurhumain
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Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?

Salut Michael59,

Relativisons car le problème alimentaire actuel est principalement lié à l'accroissement de la consommation mondiale de viande plutôt qu'à la sur-production de bio-carburant : Les conséquences écologiques de la consommation de viande

Quand aux conséquences de la sur-consommation de pétrole, de la crise de l'énergie, de la spéculation financière qui en découle aujourd'hui, des guerres en cours et à venir pour le controle de cette matière première de plus en plus convoitée par les Etats-Unis, ... ; je laisse à chacun le soin de faire sa propre analyse sur cette situation explosive.

Dernière modification par lesurhumain (15-07-2008 09:55:30)


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#137 15-07-2008 10:17:18

michael59
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Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?

Effectivement l'accroissement de consommation de viande y est pour quelque chose, mais on ne peut nier l'impact des bio-carburants, ainsi que le fait que toutes les terres du monde ne pourrait fournir que l'équivalent de 25% de la consommation du pétrole, à condition qu'on arrête de manger. Autant laisser tomber cette impasse.

Un des sites que tu proposes dis à juste titre qu'avec les données actuelles une réduction drastique de la population va s'opérer. De gré ou de force, ce qui incite d'ailleurs les gens à l'accompagner en votant pour des politiciens de droite et donc des politiques de rigueur.

Toutefois je revois hier sur ce site la vidéo concernant le moteur à eau, dont l'inventeur est mort hélas il me semble. Néanmoins je veux croire que c'est possible et que c'est notre solution. Il nous manque peut-etre de la place sur Terre mais l'univers est immense, en vérité il nous manque juste l'énergie pour nous répandre sur d'autres planètes et systèmes solaires. La catastrophe est évitable si la science reprend ce genre de travaux initiés par Tesla et compagnie. Si ces travaux restent cachés ou ignorés alors on continue effectivement à foncer dans le mur.

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#138 15-07-2008 10:19:43

lesurhumain
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Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?

Le système financier américain au bord de la panique

15/07/2008 17:25  - L'Expansion.com



Un an après l’explosion de la crise des subprimes, la crainte d’une « crise systémique » touchant l’ensemble de la finance américaine est plus que jamais d’actualité. Et ce malgré les interventions de plus en plus fortes des autorités US pour restaurer la confiance.

Rien n’y fait. Ni les discours rassurants de Ben Bernanke, le patron de la banque centrale américaine, affirmant mardi que le système bancaire américain était "bien capitalisé" et qu'il "suivait la situation avec soin". Ni les actions vigoureuses comme ce plan de de soutien à Freddie Mac et à Fannie Mae, les principaux organismes de refinancement hypothécaire des Etats-Unis, annoncé dimanche par le Trésor et la Fed.

Mardi, en effet, les titres des deux établissements continuaient en effet de chuter, de 31% pour Freddie Mac, et de 18% pour Fannie Mae, entraînant les autres valeurs bancaires, Wall Street (et un Dow Jones en baisse de 1,7% vers 18h) ainsi que l'ensemble des bourses de la planète.

La veille déjà, ce plan d’aide public, censé rassurer les investisseurs sur les capacités de financement de ces deux piliers du marché immobilier américain, avait fait long feu. Loin de rassénérer les boursiers, ils les avaient convaincu de la gravité de la situation, entraînant l’ensemble des valeurs bancaire dans la débâcle. L’indice Standard & Poor’s 500 reflétant le secteur y avait perdu près de 10% en une séance.

Car au delà de la santé de Freddie Mac et de Fannie Mae, « too big to fail », autrement dit trop gros pour que les autorités les laissent faire faillite, - rappelons qu’ils détiennent ou garantissent à eux deux 40% des prêts immobiliers du pays -, c’est bien le sort des établissements secondaires ou régionaux qui inquiète. Comme Washington Mutual, dont le titre a perdu 35% de sa valeur lundi avant de se reprendre un peu mardi. Ou National City Corp (-15% lundi).

A cet égard, la faillite de la banque californienne Indymac, ce week-end également, a certainement servi de détonnateur Avec ses 32 milliards de dollars d’actifs, elle représente en effet de la plus grande défaillance bancaire depuis 24 ans. Indymac a été placée sous la tutelle fédérale de la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC) après que des clients paniqués eurent retiré quelque 1,2 milliard de dollars en 11 jours.

Pour Sheila Blair, la patronne de la FDIC, il est donc urgent de rassurer et d’éviter la panique. Sachant que 6 établissement ont été ainsi temporairement nationalisés depuis le début de l'année. Elle affirme ainsi dans un communiqué que « la très grande majorité des banques de ce pays sont hors de danger et solides ». Et si elle reconnaît que le nombre de faillites augmentera en 2008 et en 2009, c’est pour estimer que cela n’aura pas l’ampleur enregistrée durant la grande crise des années 80-90. Enfin, elle prend soin de rappeler que, quoi qu’il arrive, la FDIC assure la grande majorité des dépôts effectués dans envrion 8500 organismes bancaires du pays. Autrement dit, il ne sert à rien de retirer son argent.

Reste que selon des estimations d’analystes, entre 100 et 150 banques pourraient mettre la clé sous la porte d’ici 12 à 18 mois. Parmi elles, de nombreuses banques régionales plombées par des défauts de remboursement directement liés à la crise immobilière. Mais aussi des établissements plus importants. Lundi, le marché s'inquiétait ainsi de la solidité de banques de premier plans telles Wachovia et Lehman Brothers, envoyant leurs actions par le fond de 14%.

D'où l'alarmisme affiché par certains observateurs. « Le pire est à venir dans le secteur financier, estime ainsi Stuart Plesser, analyste à Standard & Poor’s, interrogé par l'AFP. Le conseil que j’ai à donner aux investisseurs est de se tenir loin des valeurs bancaires ».

« C'est un crise financière systèmique, elle n'a pas de fin", renchérit Nouriel Roubini, professeur d'économie et de commerce international à l'Université de New York, sondé par l'agence Bloomberg. C'est un cercle vicieux entre le ralentissement de l'économie, la contraction du crédit et la hausse des pertes financières ».


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#139 17-07-2008 02:00:39

lesurhumain
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Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?

Krach, faites des stocks !


Flash non détécté


Chroniques politiques de Jean-Michel Vernochet, Ecrivain et journaliste, politologue et spécialiste des relations internationales, Jean-Michel Vernochet décrypte l'actualité nationale et internationale.

Dernière modification par lesurhumain (17-07-2008 02:03:56)


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#140 19-07-2008 08:43:40

lesurhumain
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Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?

Money as Debt
L'Argent en tant que Dette


Flash non détécté


Le système bancaire moderne fabrique de l'argent à partir de rien. Ce processus est peut-être le tour de dextérité le plus étonnant qui fut jamais inventé. La banque fut conçue dans l'iniquité et est née dans le pêché. Les banquiers possèdent la Terre. Prenez la leur, mais laissez-leur le pouvoir de créer l'argent et en un tour de mains ils créeront assez d'argent pour la racheter. Otez-leur ce pouvoir, et toutes les grandes fortunes comme la mienne disparaîtront et ce serait bénéfique car nous aurions alors un monde meilleur et plus heureux. Mais si vous voulez continuer à être les esclaves des banques et à payer le prix de votre propre esclavage laissez donc les banquiers continuer à créer l'argent et à contrôler les crédits.
-- Sir Josiah Stamp, Directeur de la Banque d'Angleterre 1928-1941 -- (réputé 2e fortune d'Angleterre à cette époque)



Certains des plus grands hommes des Etats-Unis, dans le domaine du commerce et de la production, ont peur de quelque chose. Ils savent qu'il existe quelque part une puissance si organisée, si subtile, si vigilante, si cohérente, si complète, si persuasive... qu'ils font bien, lorsqu'ils en parlent, de parler doucement.
-- Woodrow Wilson, ancien président des Etats-Unis --


Chaque fois qu'une banque fait un prêt, un nouveau crédit bancaire est créé. De l'argent tout neuf.
-- Graham F. Towers, gouverneur de la Banque du Canada 1934-54 --


Le procédé par lequel les banques créent de l'argent est tellement simple que l'esprit en est dégoûté.
-- John Kenneth Galbraith, économiste --


Donnez-moi le contrôle sur la monnaie d'une nation, et je n'aurai pas à m'occuper de ceux qui font ses lois.
-- Meyer Anselm Rothschild, banquier --


L'Argent en tant que Dette


* La Dette... *

2 grands mystères dominent notre vie. L'amour et l'argent.

"Qu'est-ce que l'amour ?" est une question qui a été infiniment explorée dans les histoires, les chansons, les livres, les films, et à la télévision. Mais on ne peut pas en dire autant pour la question "Qu'est-ce que l'argent ?". Il n'est pas étonnant que la théorie monétaire n'ait pas inspiré de films à gros budget. Mais on ne la mentionne même pas dans les écoles où la plupart d'entre nous sommes allés... Pour la plupart d'entre nous, la question "D'où vient la monnaie ?" évoque l'image d'un atelier imprimant des billets et frappant des pièces. Nous croyons que la monnaie est créée par le gouvernement. C'est vrai, mais seulement jusqu'à un certain point.

Ces valeurs symboliques de métal et de papier, que nous considérons comme la monnaie, sont effectivement produites par une agence gouvernementale, la "Mint". Mais la vaste majorité de l'argent n'est pas créée par cette agence, elle est créée, en quantité phénoménale, chaque jour, par des entreprises privées, connues sous le nom de banques.

La plupart d'entre nous croyons que les banques prêtent de l'argent leur ayant été confié par des dépositaires. Cela est facile à imaginer, mais ce n'est pas la réalité. En fait, les banques créent l'argent qu'elles prêtent non pas à partir des possessions des propriétaires, ni de l'argent déposé, mais directement à partir de la promesse des emprunteurs de les rembourser. La signature de l'emprunteur sur le contrat de prêt constitue une obligation de payer à la banque le montant de l'emprunt plus les intérêts, ou alors de perdre la maison, la voiture, ou tout bien ayant constitué la garantie. C'est donc un engagement important pour l'emprunteur. Qu'est-ce que cette même signature implique pour la banque ? La banque se doit de faire exister le montant du prêt et simplement le marquer sur compte de l'emprunteur. Ca paraît invraisemblable ? Assurément, ça ne peut être la vérité... Mais ça l'est.

Pour comprendre comment ce miracle de la banque moderne est apparu, considérons cette belle histoire :

~ La Légende de l'Orfèvre ~

Il était une fois un temps où à peu près n'importe quoi pouvait servir de monnaie. Cela devait simplement être transportable, et assez de personnes devaient avoir la conviction que cela pourrait plus tard être échangé contre des choses d'une valeur réelle telles que de la nourriture, des habits, ou des abris. Coquillages, fèves de cacao, pierres précieuses, et mêmes des plumes, ont été utilisés comme monnaie. L'or et l'argent étaient attrayants, malléables, et facile à travailler. De fait certaines civilisations devinrent expertes avec ces métaux.

Les orfèvres rendirent le commerce bien plus facile en fabriquant des pièces, c'est-à-dire des unités standards de ces métaux, dont le poids et la pureté étaient certifiés. Pour protéger son or, l'orfèvre avait besoin d'un coffre. Et bientôt ses concitoyens vinrent frapper à sa porte, afin de louer un espace pour entreposer en sécurité leur propre or et leurs propres valeurs. Rapidement l'orfèvre loua tous les espaces de son coffre, et il gagnait un petit revenu de son affaire de location de coffre.

Les années passèrent, et l'orfèvre fit une observation avisée. Les dépositaires venaient rarement retirer leur or physiquement présent dans le coffre, et de plus ils ne venaient jamais en même temps. La raison était que les reçus que l'orfèvre avait donnés en échange de l'or, étaient échangés sur le marché comme si c'était l'or lui-même. Cette monnaie papier était bien plus pratique que les lourdes pièces, les montants pouvaient être simplement écrits au lieu d'être laborieusement comptés un par un pour chaque transaction.

En même temps l'orfèvre avait une autre affaire : il prêtait son propre or en faisant payer des intérêts. Comme ses reçus étaient unanimement acceptés, les emprunteurs demandaient pour les prêts des reçus en lieu et place d'or véritable. Au fur et à mesure que cette industrie se développait, de plus en plus de gens demandaient des prêts et cela donna à l'orfèvre une meilleure idée. Il savait que bien peu de ses dépositaires retiraient leur or, donc l'orfèvre se figura qu'il pouvait sans problème échanger des reçus contre l'or de ses dépositaires, en plus du sien. Aussi longtemps que les prêts étaient remboursés, ses dépositaires n'en sauraient rien, sans dommage pour eux.

Et l'orfèvre, désormais plus banquier qu'artisan, faisait un profit supérieur à ce qu'il aurait pu obtenir en ne prêtant que son propre or. Pendant des années l'orfèvre profita discrètement du revenu confortable des intérêts des prêts de l'or de ses dépositaires. Maintenant, en tant que prêteur proéminent, il était plus riche que ses concitoyens, et il l'affichait ostentatoirement. Des soupçons s'élevèrent selon lesquels l'orfèvre dépensait l'argent des dépositaires. Les dépositaires se rassemblèrent et menacèrent l'orfèvre de retirer leur or si celui-ci n'expliquait pas l'origine de sa récente fortune. Contrairement à ce qu'on aurait pu attendre, cela ne tourna pas au désastre pour l'orfèvre. Malgré le caractère intrinsèquement frauduleux de sa démarche, son idée marchait parfaitement. Les dépositaires n'avaient rien perdu. Leur or était en sécurité dans le coffre de l'orfèvre.

Au lieu de retirer leur or, les dépositaires exigèrent que l'orfèvre, dorénavant leur banquier, partage ses profits avec eux en leur payant une partie des intérêts. Ce fut le début du système bancaire. Le banquier payait un faible taux d'intérêt sur les dépôts d'argent des clients, qu'il prêtait ensuite à un taux plus élevé. La différence couvrait les coûts des opérations ainsi que les profits. La logique du système était simple et cela semblait un moyen raisonnable de satisfaire les demandes de crédit.

Cependant ce n'est pas la façon dont le système bancaire fonctionne aujourd'hui. Notre orfèvre-banquier n'était pas satisfait de ses marges après avoir partagé les intérêts des prêts avec les dépositaires. De plus la demande de crédits s'accroissait rapidement car les Européens émigraient partout dans le monde. Mais les prêts étaient limités par le montant d'or que les clients avaient déposé. Et c'est là qu'il eut une idée bien plus subtile. Comme personne d'autre que lui ne savait ce que contenait le coffre, il pouvait prêter des reçus sur de l'or qui n'existait pas réellement. Aussi longtemps que les détenteurs de reçus ne venaient pas tous simultanément demander leur or, comment cela pourrait-il se savoir ?

Ce nouveau schéma fonctionna parfaitement, et le banquier devient immensément riche grâce aux intérêts sur des prêts d'or qui n'existaient pas. L'idée que le banquier puisse créer de l'argent à partir de rien était trop inimaginable pour être crue. Donc pendant longtemps cette pensée ne traversa pas l'esprit des gens. Mais le pouvoir d'inventer de l'argent monta à la tête du banquier comme vous pouvez tous l'imaginer. Finalement l'ampleur des prêts accordés et sa richesse affichée déclencha à nouveau des suspicions. Certains emprunteurs commencèrent à demander de l'or véritable à la place des représentations papier. Les rumeurs se propagèrent. Un jour beaucoup de riches dépositaires vinrent simultanément retirer leur or. C'en était fini.

Un océan de titulaires de reçus déferla dans les rues jouxtant les portes closes de la banque. Hélas le banquier n'avait pas assez d'or et d'argent pour honorer tous les reçus qu'il avait placés dans leurs mains. C'est ce qu'on appelle l'assaut de la banque, et c'est ce que chaque banquier redoute. Ce phénomène d'assaut a ruiné des banques individuelles, et, peu étonnamment, a fortement détérioré la confiance publique envers les banquiers. Il eût été simple de rendre illégale la pratique de la création d'argent ex nihilo mais les larges volumes de crédit que les banquiers offraient étaient devenus essentiels au succès de l'expansion commerciale de l'Europe, donc à la place cette pratique a été légalisée et régulée. Les banquiers ont accepté de limiter la quantité d'argent fictif de prêts pouvant être mis à disposition.

La limite était quand même bien supérieure à la valeur totale de l'or et l'argent entreposés dans le coffre ; souvent le rapport était de 9 dollars fictifs pour 1 dollar réel d'or. Ces régulations étaient soutenues par des inspections surprises. Il était également convenu que dans le cas d'un assaut des banques centrales aideraient les banques locales avec des transfusions d'urgence d'or. C'est seulement en cas d'assaut simultané sur plusieurs banques, que la bulle de crédit imploserait et que le système serait anéanti.

* Le système monétaire aujourd'hui *

Avec les années le système de réserves fractionnaires, avec son réseau intégré de banques soutenues par une banque centrale, est devenu le système monétaire dominant dans le monde. Dans le même temps la fraction d'or soutenant l'argent des dettes s'est invariablement réduit à néant.

La nature même de la monnaie a changé. Autrefois le dollar papier était vraiment un reçu qui pouvait être échangé contre un montant fixe d'or ou d'argent. Actuellement un dollar papier ou numérique ne peut être échangé que contre un autre dollar papier ou numérique. Avant, les crédits créés par les banques privées n'existaient que sous forme de document bancaire privé que les gens avaient le droit de refuser de même qu'aujourd'hui nous pouvons refuser un chèque privé.

A présent, un crédit bancaire privé est légalement convertible en monnaie fiduciaire issue par le gouvernement : les dollars, euros, livres, etc, que nous voyons habituellement comme de la monnaie. La monnaie fiduciaire est une devise créée par ordonnance ou décret gouvernemental et les lois en vigueur stipulent que les citoyens doivent accepter cette monnaie comme payement pour une dette sous peine qu'en cas de refus les tribunaux annulent la dette en question.

Donc maintenant la question est : Si les gouvernements et les banques peuvent tous deux créer de l'argent, combien d'argent existe-t-il ? Autrefois la quantité totale de monnaie existant était limitée par les quantités physiques effectives des objets servant de monnaie. Ainsi, afin de créer du nouvel or ou du nouvel argent, l'or ou l'argent devait être trouvé et extrait du sol.

Actuellement, l'argent est littéralement créé comme dette. De la monnaie est créée sitôt que quelqu'un contracte un prêt auprès d'une banque de ce fait la quantité totale de monnaie pouvant être créée n'a qu'une limite réelle : le niveau total de la dette. Les gouvernements imposent une limite statutaire supplémentaire sur la création d'argent neuf en établissant des règles appelées exigences de réserve fractionnaire. Pour la plupart arbitraires, les exigences de réserve fractionnaire varient d'un pays à l'autre, et de temps à autre. Dans le passé il était fréquent d'exiger que les banques possèdent au moins un dollar d'or réel dans leur coffre pour 10 dollars de monnaie-dette créés. Aujourd'hui les exigences de réserve ne s'appliquent plus au rapport entre l'argent neuf et l'or en dépôt, mais au rapport entre la monnaie-dette créée et la monnaie-dette existant déjà en dépôt à la banque. Aujourd'hui, la réserve d'une banque consiste en deux choses : le montant d'espèces émises par le gouvernement que la banque a déposées à la banque centrale plus le montant de monnaie-dette existante que la banque a en dépôt.

Pour illustrer cela d'une façon simple, imaginons une banque toute nouvelle sur le marché, qui n'a pas encore de dépositaire. Cependant les investisseurs ont constitué un dépôt de réserve de 1111,12 dollars d'espèces existantes, qu'ils ont mis à la banque centrale. La réserve fractionnaire en vigueur est 9:1.

1re étape
La banque ouvre et accueille son premier emprunteur, il a besoin de 10000 dollars pour acheter une voiture. Avec le taux de réserve 9:1, la réserve de la nouvelle banque à la banque centrale, également dénommée base monétaire, lui permet de créer légalement neuf fois ce montant, soit 10000 dollars, sur la base de la reconnaissance de dette de l'emprunteur. Ces 10000 dollars ne sont pris de nulle part ailleurs, c'est de l'argent tout neuf, simplement inscrit sur le compte de l'emprunteur comme crédit bancaire. Ensuite l'emprunteur fait un chèque sur ce crédit pour acheter la voiture.

2e étape
La vendeuse dépose ces 10000 dollars nouvellement créés à sa banque. Contrairement à la base monétaire déposée à la banque centrale, cet argent de crédit récemment créé ne peut pas être multiplié par le taux de réserve, en fait il est réparti selon la fraction de réserve. Au rapport de 9 pour 1, un nouveau prêt de 9000 dollars peut être effectué sur la base de ce dépôt de 10000 dollars.

3e étape
Lorsque ces 9000 dollars sont déposés par une tierce personne à la banque qui les a initialement créés, ou une autre, ils deviennent la base légale d'un troisième crédit, cette fois pour un montant de 8100 dollars. Telle une de ces poupées russes où chaque couche contient une poupée légèrement plus petite, chaque nouveau dépôt contient le potentiel pour un prêt légèrement plus petit suivant une série décroissante infinie. Maintenant, si l'argent prêté n'est pas déposé à la banque, le processus s'arrête, c'est la part imprévisible du mécanisme de création d'argent. Mais plus vraisemblablement, à chaque étape l'argent sera déposé dans une banque et le procédé de répartition peut se répéter encore et encore, jusqu'à ce que presque 100 000 dollars d'argent neuf soient créés au sein du système bancaire.

Tout cet argent a été créé entièrement à partir de dettes et le tout a été légalement autorisé par le dépôt initial d'une réserve de seulement 1111,12 dollars qui sont restés assis, intacts, à la banque centrale. Ce qu'il y a de plus avec cet ingénieux système, c'est que la comptabilité de chaque banque de la chaine doit montrer que la banque a 10% en plus de dépôts que d'argent qu'elle a prêté. Cela donne aux banques un très bon motif pour acquérir des dépositaires, afin d'être capable d'émettre des prêts, supportant l'impression générale mais trompeuse, que l'argent prêté est celui des dépôts.

Maintenant, à moins que tous les prêts successifs aient été déposés dans la même banque, on ne peut pas affirmer qu'une banque multiplie sa base monétaire initiale d'un facteur de presque 90 en émettant des crédits à partir de rien. Cependant le système bancaire fonctionne en boucle fermée, les crédits créés dans une banque deviennent des dépôts dans une autre, et réciproquement. Dans un monde théorique d'échanges parfaitement uniformes, l'effet ultime serait exactement le même que si l'ensemble du processus avait lieu au sein d'une banque unique ; c'est-à-dire que la réserve initiale à la banque centrale d'un peu plus de 1100 dollars permet au système de collecter des intérêts sur jusqu'à 100 000 dollars qu'il n'a jamais eus. Les banques prêtent de l'argent qu'elles n'ont pas !

Si ça a l'air ridicule, essayez ceci : ces dernières décennies, sous la pression incessante des lobbies bancaires, les exigences de constituer un dépôt de réserve à la banque centrale nationale ont simplement disparu dans certains pays, et les taux de réserve actuels peuvent être bien supérieurs à 9:1. Pour certains types de compte, des taux de 20:1 ou 30:1 sont monnaie courante (super jeu de mots). [Pas de réserve du tout dans certains cas] Et encore plus récemment en introduisant des frais de prêts pour augmenter la contribution de l'emprunteur à la réserve, les banques ont désormais un moyen de circonvenir complètement les exigences de réserve. Donc, alors que les règles sont complexes, la réalité est, dans les faits, très simple : les banques peuvent créer autant d'argent que nous pouvons en emprunter.

Chacun sait inconsciemment que les banques ne prêtent pas d'argent. Quand vous prélevez de l'argent de votre compte épargne, la banque ne vous dit jamais que vous ne pouvez pas faire ça parce que l'argent a été prêté à quelqu'un d'autre.
-- Mark Mansfield, économiste et auteur --


Malgré l'exposition médiatique des planches à billets, la monnaie créée par le gouvernement représente typiquement moins de 5% de l'argent en circulation, plus de 95% de toute la monnaie existant aujourd'hui a été créée par quelqu'un signant une reconnaissance de dette à une banque. De plus, cette monnaie de crédit est créée et détruite en immenses quantités chaque jour, au fur et à mesure que les nouveaux prêts sont faits et les anciens remboursés.

J'ai bien peur que le citoyen ordinaire n'aimerait pas qu'on lui dise que les banques peuvent créer de la monnaie, et le font....
Et ceux qui contrôlent le crédit de la nation dirigent la politique du gouvernement et portent au creux de leurs mains la destinée du peuple.

-- Reginald McKenna, ex-président du conseil de la Middle Bank of England --


Les banques ne peuvent employer ce système monétaire qu'avec la coopération active du gouvernement. Tout d'abord les gouvernements font passer des lois instituant l'usage de la monnaie fiduciaire nationale, deuxièmement ils autorisent que les crédits privés bancaires soient convertis en devises gouvernementales, troisièmement les tribunaux font respecter les dettes et finalement les gouvernements font passer des régulations pour protéger le fonctionnement du système monétaire et sa crédibilité auprès du public, sans rien faire pour l'informer de la provenance réelle de l'argent. La simple vérité est que quand nous signons sur les pointillés un "prêt hypothécaire", notre engagement signé de payer, soutenu par les possessions que nous nous engageons à abandonner en cas de nonpaiement, est la seule chose de réelle valeur mise en jeu dans cette transaction.

Pour toute personne croyant que nous honorerons notre promesse, ce contrat de prêt, ou hypothèque, est maintenant un morceau de papier portable, échangeable, et vendable. C'est un IOU. Cela représente de la valeur, et est en conséquence une forme de monnaie. Cette monnaie (scripturale), l'emprunteur peut l'échange contre l'argent réel et palpable (fiduciaire).

Dans la vie réelle, un prêt signifie que le prêteur doit avoir quelque chose à prêter. Si tu as besoin d'un marteau, le fait que je te prête une promesse de fournir un marteau que je n'ai pas ne sera pas d'une grande utilité. Mais dans le monde artificiel de l'argent, la promesse d'une banque de payer de l'argent qu'elle n'a pas est reconnue comme monnaie, et nous l'acceptons telle quelle.

Ainsi notre moyen national d'échange est maintenant à la merci des transactions de prêts des banques, qui prêtent, non pas de l'argent, mais des promesses de fournir de l'argent qu'elles n'ont pas.
-- Irving Fisher, économiste et auteur --


Une fois que l'emprunteur a signé sa reconnaissance de dette, la banque compense la transaction en créant, en quelques frappes au clavier, sur un ordinateur, une dette correspondante de la banque vers l'emprunteur. Du point de vue de l'emprunteur, cela devient de l'argent de crédit sur son compte, et parce que le gouvernement autorise cette dette de la banque envers l'emprunteur à être convertie en devises, tout le monde doit l'accepter comme de la monnaie. Encore une fois la vérité est très simple. Sans le document signé par l'emprunteur la banque n'aurait rien à prêter.

Ne vous êtes-vous pas déjà demandé comment il se fait que tout le monde, gouvernements, entreprises, PME, familles, puissent être tous endettés en même temps, et pour des montants si astronomiques ? Ne vous êtes-vous pas posé la question : comment se fait-il qu'il y ait autant d'argent à prêter ? Maintenant vous savez. Il n'y en a pas. Les banques ne prêtent pas d'argent. Elles le créent simplement à partir de la dette et cette dette étant potentiellement illimitée, il en est de même pour l'argent à prêter. Et comme il apparaît, la situation contraire est également vraie.

* Pas de dette, pas d'argent *

N'est-il pas stupéfiant que malgré l'incroyable richesse des ressources de l'innovation, et de la productivité qui nous entourent, nous soyons presque tous, gouvernements, entreprises, individus, lourdement endettés envers les banquiers ? Si seulement les gens s'arrêtaient et pensaient : Comment cela est-il possible ? Comment se fait-il que les gens qui produisent les vraies richesses du monde soient endettés envers ceux qui ne font que prêter l'argent qui représente la richesse ? Encore plus étonnant, une fois que nous réalisons que l'argent est de la dette, nous réalisons que s'il n'y avait pas de dette, il n'y aurait pas d'argent.

C'est ainsi qu'est notre système monétaire.
S'il n'y avait pas de dette dans le système, il n'y aurait aucun argent.

-- Marriner S. Eccles, gouverneur et président du CA de la Fed --


Si tout cela est une découverte, vous n'êtes pas les seuls. La plupart des gens imaginent que si toutes les dettes étaient payées, l'état de l'économie s'améliorerait. C'est certainement vrai à l'échelle individuelle. De même que nous avons plus d'argent à dépenser lorsque nous avons remboursé nos prêts, nous pensons que si tout le monde était dans le vert, il y aurait plus d'argent à dépenser en général.

Mais en vérité, c'est exactement le contraire. Il n'y aurait pas d'argent du tout. C'est ainsi, nous sommes complètement dépendants de crédits bancaires continuellement renouvelés pour qu'il y ait existence de l'argent. Pas de prêts, pas d'argent. C'est ce qui est arrivé pendant la Grande Dépression. La masse monétaire s'est effondrée au fur et à mesure que les prêts s'asséchaient.

C'est une pensée déconcertante.
Nous sommes totalement dépendants des banques commerciales. Au départ, il faut toujours quelqu'un qui emprunte chaque dollar que nous avons en circulation, en espèces ou en crédit.
Si les banques créent assez d'argent synthétique, nous prospérons ; sinon, nous sombrons dans la misère.
Nous sommes, définitivement, sans système monétaire permanent.
Quand on a une vision complète de l'ensemble, l'absurdité tragique de notre position désespérée est presque incroyable, mais il en est ainsi.

-- Robert H. Hemphill, gestionnaire de crédits, Fed, Atlanta, Géorgie --


* Une dette perpétuelle *

Ce n'est pas tout. Les banques ne créent que le montant du principal. Elles ne créent pas l'argent pour payer les intérêts. D'où celui-ci est-il censé provenir ? Le seul endroit où les emprunteurs peuvent aller pour obtenir l'argent pour payer les intérêts est dans la masse monétaire globale de l'économie, mais presque toute -cette masse monétaire a été créée exactement de la même façon, il s'agit de crédit bancaire devant être remboursé avec plus que ce qui a été créé. Donc partout il y a d'autres emprunteurs dans la même situation essayant frénétiquement d'obtenir de l'argent dont ils ont besoin pour payer à la fois le principal et les intérêts à partir d'un réservoir d'argent qui ne contient que les principaux.

Il est clairement impossible que tout le monde rembourse le principal et les intérêts, car l'argent des intérêts n'existe pas. Cela peut même être exprimé par une simple formule mathématique. P/(P+I) honoreront leur contrat. I/(P+I) seront saisis.

Le grand problème est que pour les prêts à long terme, tels les hypothèques et les dettes gouvernementales, le total des intérêts excède de loin le principal, donc à moins que beaucoup d'argent supplémentaire ne soit créé pour payer les intérêts, cela engendre une grande proportion de faillites, et donc une économie non fonctionnelle. Pour maintenir une société fonctionnelle, le taux de faillites doit être bas. Et donc, pour accomplir cela, de plus en plus de nouvel argent-dette doit être créé pour satisfaire la demande actuelle d'argent pour payer les dettes précédentes. Mais bien sûr, ça rend juste la dette totale plus grande et donc encore plus d'intérêts doivent être payés résultant en une grandissante et inexorable spirale d'endettements.

C'est uniquement le délai temporel entre la création de l'argent des nouveaux prêts et les remboursements qui empêchent le manque global d'argent d'émerger et de mettre ainsi le système total en banqueroute. Cependant, comme le monstre insatiable du crédit grandit et grandit, le besoin de créer de plus en plus d'argent pour le nourrir se fait sentir de plus en plus urgemment.

Pourquoi les taux d'intérêt sont-ils si bas ? Pourquoi recevons-nous des cartes de crédit non sollicitées ? Pourquoi le gouvernement US dépense-t-il plus que jamais ? Cela serait-il pour empêcher l'effondrement complet du système ?

Une personne rationnelle se doit de demander :
cela peut-il vraiment continuer pour toujours ? L'effondrement n'est-il pas inévitable ?
Une chose à comprendre à propos de notre système de réserve fractionnaire est que tel lors d'un jeu de chaises musicales, aussi longtemps que la musique tourne, il n'y a pas de perdants.

-- Andrew Gause, historien de la monnaie --


L'argent facilite la production et l'échange, et avec la croissance de la masse monétaire, l'argent est de plus en plus dévalorisé à moins que le volume de production et d'échange dans le monde réel ne croisse de la même proportion. Ajoutez à cela le fait que quand nous entendons que l'économie croît de 3% chaque année, cela ressemble à une croissance constante, mais ça ne l'est pas. Les 3% de cette année représentent plus que les 3% de l'année dernière parce qu'il s'agit des 3% du nouveau total. Au lieu d'une ligne droite, telle que naturellement visualisée à partir des mots, la courbe de croissance est en fait exponentielle, de plus en plus abrupte.

La plus grande déficience de la race humaine est notre incapacité à comprendre la fonction exponentielle.
-- Albert A. Bartlett, physicien --


Le problème, bien sûr, est que la croissance perpétuelle de l'économie réelle exige une escalade permanente de l'utilisation des ressources et de l'énergie. De plus en plus d'objets doivent passer des ressources naturelles à la poubelle chaque année, sans arrêt pour éviter l'implosion du système.

Toute personne croyant qu'une croissance exponentielle peut continuer à jamais dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste.
-- Kenneth Boulding, économiste --


Que pouvons-nous faire face à cette situation effrayante ? (Il peut y avoir épuisement des ressources et des talents, mais pourquoi devrait-il y avoir un jour épuisement d'argent ?) Une chose est sûre, nous avons besoin d'un concept d'argent radicalement différent. Il est temps que plus de personnes posent à elles-mêmes et à leurs gouvernements 4 questions simples. Partout dans le monde les gouvernements empruntent de l'argent à des banques privées, avec des intérêts. La dette des gouvernements est une composante importante de la dette totale, et le règlement de cette dette constitue une bonne part de nos impôts.

Maintenant, nous savons que les banques créent simplement l'argent qu'elles prêtent et que les gouvernements les ont autorisées à faire cela. (Création de monnaie soutenue uniquement par la dette.)

Donc la première question est : Pourquoi les gouvernements choisissent-ils d'emprunter de l'argent avec intérêts alors qu'un gouvernement pourrait créer lui-même, sans intérêts, l'argent dont il a besoin ?

Et la deuxième grande question est : Pourquoi créer l'argent comme dette ? Pourquoi ne pas créer de l'argent circulant en permanence sans qu'il ait besoin d'être perpétuellement ré-emprunté - avec intérêts- pour exister ?

La troisième question : Comment un système monétaire qui ne peut seulement fonctionner qu'avec une croissance en accélération permanente peut-il être employé pour bâtir une économie durable ? N'est-il pas logique qu'une accélération permanente de la croissance et la durabilité ne sont pas compatibles ?

Et finalement : Qu'y a-t-il dans notre système monétaire qui le rende totalement dépendant d'une croissance perpétuelle ? Que devrait-il être modifié pour permettre une économie durable ?

* L'usure *

Il fut un temps où facturer des intérêts sur un prêt était appelé "usure", et était passible de sanctions sévères, y compris la mort. Chaque grande religion a interdit l'usure. Les arguments contre cette pratique étaient essentiellement moraux. Il était maintenu que la seule finalité légitime de l'argent était de faciliter l'échange de biens et services réels. Toute forme de gain d'argent basée uniquement sur la possession d'argent était jugée comme l'acte d'un parasite ou d'un voleur. Cependant, comme les besoins en crédits du commerce grandissaient, les arguments moraux ont cédé face à l'argument selon lequel le prêt implique pour le prêteur un risque et un coût d'opportunité et conséquemment la tentative de faire un profit sur un prêt est justifié.

Aujourd'hui cette notion semble incongrue, aujourd'hui l'idée de gagner de l'argent avec de l'argent est vue comme un concept que chacun essaye d'employer. Pourquoi travailler quand tu peux faire travailler ton argent pour toi ?

Cependant, si on essaye de concevoir un futur durable, il est très clair que la facturation d'intérêts est à la fois un problème moral et pratique. Imaginez une société et une économie qui peut perdurer des siècles parce que, au lieu de piller ses ressources primaires d'énergie, elle se restreint à ce qui est produit chaque jour : pas plus de bois n'est coupé que ce qui pousse pendant la même période, toute l'énergie est renouvelable : solaire, gravitationnelle, géothermique, magnétique, ou toute autre méthode découverte. Cette société vit à l'intérieur des limites de ses propres ressources nonrenouvelables en réutilisant et recyclant chaque chose. Les populations s'y succèdent ainsi. Une telle société ne pourrait jamais fonctionner avec un système monétaire fondamentalement dépendant d'une croissance accélérant perpétuellement. Une économie stable aurait besoin d'une masse monétaire au moins capable de rester stable sans s'effondrer.

Disons que le volume total de cette masse monétaire stable est représenté par un grand cercle. Imaginons aussi que les prêteurs doivent avoir préalablement l'argent pour le prêter. Si des gens, au sein de cette masse monétaire, se mettent systématiquement à prêter de l'argent avec intérêt, leur part de la masse monétaire va croître. S'ils continuent à prêter avec intérêt tout l'argent remboursé, quel est la conséquence inévitable ? Que ce soit de l'or, de la monnaie fiduciaire, de la monnaiedette, cela importe peu, les prêteurs finiront avec tout l'argent et après que les recouvrements et les banqueroutes soient réglés, ils finiront également avec tous les biens. C'est seulement si les rendements des prêts à intérêts étaient uniformément distribués parmi la population que ce problème central serait résolu. Une lourde taxe des profits bancaires pourrait accomplir cet objectif, mais dès lors pourquoi les banques voudraient-elles exister ?

Si nous étions capables de sortir un jour de la situation actuelle, nous pourrions imaginer un système bancaire fonctionner comme service non-lucratif pour la société, répartissant les intérêts gagnés comme un dividende universel pour les citoyens, ou prêtant sans facturer aucun intérêt.

Je n'ai jamais vu personne ayant pu, avec logique et rationalité, justifier que le gouvernement fédéral emprunte pour utiliser son propre argent...
Je pense que le temps viendra où les gens demanderont que cela soit changé. Je pense que le temps viendra dans ce pays où ils viendront nous accuser, vous, moi, et toute personne liée au Congrès, d'être resté assis sans rien faire et d'avoir permis à un système aussi stupide d'être perpétué.

-- Wright Patman, membre démocrate du Congrès 1928-1976 président du comité de la Banque et de la Monnaie 1963-1975 --


* Changer le système *

Si c'est la nature fondamentale de notre système qui pose problème, bricoler le système ne pourra jamais résoudre ces problèmes ; le système lui-même doit être remplacé. Beaucoup de critiques monétaires appellent à un retour à une monnaie basée sur l'or prétendant que l'or a pour lui un long historique de fiabilité. Ils ignorent les nombreuses arnaques pouvant être pratiquées avec l'or : ajustement des pièces, alliances du métal, prise de contrôle du marché, tout cela a été fait dans la Rome antique, et a contribué à sa chute. Certains défendent que l'argent est plus abondant que l'or et donc plus difficile à monopoliser.

Beaucoup mettent en doute la nécessité d'un retour aux métaux précieux. Personne ne veut recommencer à porter de lourds sacs de pièces pour les courses. Il est certain que de la monnaie papier, numérique, plastique, ou plus probablement biométrique, serait le moyen d'échange ultime, avec le même potentiel pour créer une dette aussi illimitée que nous avons aujourd'hui. En plus de cela, si l'or redevenait la seule base légale d'argent ceux qui n'ont pas d'or n'auraient soudain plus d'argent. D'autres demandeurs de réforme monétaire ont conclu que la cupidité et la malhonnêteté sont les principaux problèmes et qu'il y aurait de meilleurs moyens pour créer un système honnête et équitable que le retour à l'or ou à l'argent.

Des esprits inventifs ont proposé toute une panoplie de systèmes alternatifs pour créer de l'argent. Beaucoup de systèmes de troc privé créent de l'argent comme dette, comme le font les banques, mais c'est fait ouvertement et sans paiement d'intérêts. Un exemple est un système de troc où la dette est exprimée en promesses d'heures de travail, tous les travaux étant également équivalents à un nombre de dollars permettant aux heures d'être converties avec le prix des biens en dollars. Ce type de système monétaire peut être mis en place par toute personne pouvant trouver un moyen de faire la comptabilité ainsi que des participants volontaires et dignes de confiance.

La mise en place d'un système monétaire de troc local, même étant actuellement de peu d'utilité, serait une prudente mesure préventive, pour toute communauté. La réforme monétaire, comme la réforme électorale, est un vaste sujet, requérant une volonté de changement et une capacité à penser hors du système. La réforme monétaire, comme la réforme électorale, ne viendra pas facilement en raison des intérêts immensément puissants bénéficiant du système actuel qui feront tout leur possible pour maintenir leurs avantages.

A présent que nous avons vu que l'argent n'est qu'une idée, et qu'en réalité l'argent peut être ce que nous décidons, voici une idée très simple de concept alternatif à considérer. Ce modèle est basé sur des systèmes ayant autrefois fonctionné en Angleterre et en Amérique, systèmes ayant été rongés et détruits par les orfèvres-banquiers et leur système de réserve fractionnaire. Pour créer une économie basée sur de l'argent en permanence libre d'intérêts, l'argent pourrait être simplement créé et injecté dans l'économie par le gouvernement, préférablement sur des infrastructures durables facilitant l'économie, comme les routes, les voies ferrées, les ponts, les ports, et les marchés publics.

Cet argent ne serait pas créé comme dette, il serait créé comme valeur, la valeur résidant dans l'objet de la dépense. Si cet argent neuf facilitait une augmentation proportionnelle des échanges, faisant en sorte qu'il soit utilisé, cela ne causerait pas d'inflation. Si les dépenses du gouvernement causaient une inflation il y aurait deux voies d'action à considérer.

L'inflation est essentiellement équivalente à une taxe sur l'argent ; que la valeur de l'argent diminue de 20% ou que le gouvernement prenne 20% de notre argent, l'effet sur notre pouvoir d'achat est le même. De ce point de vue, l'inflation à la place des impôts peut être politiquement acceptable si elle est bien dépensée et contenue. Ou, le gouvernement pourrait choisir de contrer l'inflation en collectant de l'argent des impôts et en le mettant hors d'usage réduisant la masse monétaire et restaurant la valeur de l'argent. Pour contrôler la déflation, qui est le phénomène de la chute des rémunérations et des prix, le gouvernement dépenserait simplement plus d'argent déjà existant. Sans compétition de la création de monnaie-dette privée, les gouvernements auraient plus de contrôle effectif de leur masse monétaire nationale. Le public saurait qui blâmer si les choses tournaient mal, les gouvernements grandiraient et tomberaient sur leur capacité à préserver la valeur de l'argent.

Le gouvernement fonctionnerait essentiellement grâce aux impôts comme aujourd'hui mais l'argent des impôts serait bien plus utile puisque rien ne serait commis pour payer des intérêts aux banques privées. Il n'y aurait pas de dette nationale si le gouvernement créait simplement l'argent dont il a besoin. Notre perpétuelle servitude collective envers les banques à travers le paiement des intérêts de la dette gouvernementale serait impossible.

L'argent est une nouvelle forme d'esclavage, il se distingue de l'ancienne simplement par le fait qu'il est impersonnel, il n'y a pas de relation humaine entre le maître et l'esclave.
-- Léon Tolstoï --


* La force invisible *

Personne n'est plus en esclavage que celui qui croit à tort qu'il est libre.
-- Goethe --


Ce qui nous a été enseigné de voir comme la démocratie et la liberté est devenu en réalité une forme ingénieuse et invisible de dictature économique. Aussi longtemps que notre société entière restera fondamentalement dépendante du crédit bancaire pour sa masse monétaire, les banquiers seront en position de décider qui aura l'argent dont il a besoin et qui ne l'aura pas.

Le système bancaire moderne fabrique de l'argent à partir de rien. Ce processus est peut-être le tour de dextérité le plus étonnant qui fut jamais inventé. La banque fut conçue dans l'iniquité et est née dans le pêché. Les banquiers possèdent la Terre. Prenez la leur, mais laissez-leur le pouvoir de créer l'argent et en un tour de mains ils créeront assez d'argent pour la racheter. Otez-leur ce pouvoir, et toutes les grandes fortunes comme la mienne disparaîtront et ce serait bénéfique car nous aurions alors un monde meilleur et plus heureux. Mais si vous voulez continuer à être les esclaves des banques et à payer le prix de votre propre esclavage laissez donc les banquiers continuer à créer l'argent et à contrôler les crédits.
-- Sir Josiah Stamp, Directeur de la Banque d'Angleterre 1928-1941 --
(réputé 2e fortune d'Angleterre à cette époque)


L'incapacité pour les colons d'obtenir le pouvoir d'émettre leur propre argent à l'écart des mains de Georges III et des banquiers internationaux fut la raison PRINCIPALE de la guerre d'indépendance.
-- Benjamin Franklin --


Peu de gens sont conscients aujourd'hui que l'histoire des Etats-Unis depuis la révolution en 1776 a été en large part l'histoire d'une lutte épique pour la libération et l'indépendance vis-à-vis des banques européennes internationales. Cette lutte fut finalement perdue en 1913 quant le président Woodrow Wilson ratifia le Federal Reserve Act plaçant le cartel bancaire international en charge de la création de la monnaie américaine.

Je suis un homme des plus malheureux. J'ai inconsciemment ruiné mon pays. Une grande nation industrielle est contrôlée par son système de crédit. Notre système de crédit est concentré dans le privé. La croissance de notre nation, en conséquence, ainsi que toutes nos activités, sont entre les mains de quelques hommes. Nous en sommes venus à être un des gouvernements les plus mal dirigés du monde civilisé un des plus contrôlés et dominés non pas par la conviction et le vote de la majorité mais par l'opinion et la force d'un petit groupe d'hommes dominants.
-- Woodrow Wilson, président des Etats-Unis 1913-1921 --


La puissance de ce système est profondément enracinée de même que le silence de l'éducation et des médias à ce sujet. Il y a quelques années, le premier ministre canadien a fait mener un sondage chez les non-économistes: à la fois auprès de professionnels hautement qualifiés et de "monsieur tout le monde". L'enquête a conclu qu'aucun d'entre eux n'avait une idée précise de la façon dont l'argent est fabriqué. En fait, il est probablement sûr de dire que la plupart des gens, y compris les employés de banques en première ligne ne se sont jamais donné le temps de considérer la question.
Et toi ?

Toute la perplexité, la confusion, et la détresse en Amérique ne provient pas des défauts de la Constitution ou de la Confédération ni du désir d'honneur ou de vertu mais de notre ignorance profonde de la nature des devises, du crédit, et de la circulation.
-- John Adams, père fondateur de la Constitution américaine --


Le système moderne d'argent en tant que dette naquit il y a un peu plus de 300 ans quand la première Banque d'Angleterre fut mise en route avec un contrat royal pour le prêt fractionnaire de reçus d'or au taux modeste de 2 pour 1. Ce taux modeste n'était que le proverbial pied dans la porte. Le système est maintenant mondial créant des montants virtuellement illimités d'argent à partir d'air pur et a enchaîné presque chaque personne de cette planète à une dette perpétuellement croissante qui ne pourra jamais être payée.

Tout cela a-t-il pu arriver par accident ? Ou bien est-ce une conspiration ? De toute évidence il y a là quelque chose d'énorme...

Celui qui contrôle le volume de la monnaie dans notre pays est maître absolu de toute l'industrie et tout le commerce... et quand vous réalisez que le système entier est très facilement contrôlé, d'une manière ou d'une autre, par une très petite élite de puissants, vous n'aurez pas besoin qu'on vous explique comment les périodes d'inflation et de déflation apparaissent.
-- James A. Garfield, président des Etats-Unis, assassiné --


Le gouvernement devrait créer, émettre, et faire circuler toutes les devises et tous les crédits nécessaires pour satisfaire les dépenses du gouvernement et le pouvoir d'achat des consommateurs. En adoptant ces principes, les contribuables économiseraient d'immenses sommes d'argent en intérêts. Le privilège de créer et d'émettre de la monnaie n'est pas seulement la prérogative suprême du gouvernement, mais c'est aussi sa plus grande opportunité.
-- Abraham Lincoln, président des Etats-Unis, assassiné --


Jusqu'à ce que le contrôle de l'émission de devises et de crédit soit restauré au gouvernement et reconnue comme sa responsabilité la plus flagrante et la plus sacrée, tout discours sur la souveraineté du Parlement et la démocratie est vain et futile... Une fois qu'une nation abandonne le contrôle de ses crédits, il n'importe plus qui fait ses lois... L'usure, une fois aux commandes, coule n'importe quelle nation.
-- William Lyon Mackenzie King, ex-premier ministre du Canada --
(qui nationalisa la Banque du Canada)


Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, au magazine Time, et aux autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque quarante ans Il aurait été pour nous impossible de développer notre projet pour le monde si nous avions été exposés aux lumières de la publicité durant ces années. Mais le monde est aujourd'hui plus sophistiqué et préparé à l'entrée dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d'une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l'autodétermination nationale des siècles passés.
-- David Rockefeller, s'adressant à la Commission Trilatérale, 1991 --


Seuls les petits secrets doivent être protégés. Les grands sont gardés secrets par l'incrédulité du public.
-- Marshall McLuhan, "gourou" des médias --

Dernière modification par lesurhumain (19-07-2008 11:48:32)


L'unique doctrine universelle et éternelle de l'Esprit est celle de l'Amour car l'Amour est la cause, le principe et la semence de la sagesse, la grandeur, La Force, l'élévation et La Vie !

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#141 19-07-2008 14:36:06

lesurhumain
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Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?

The Corporation (2h24mn)


Flash non détécté



Il y a 150 ans, la société par action était une institution peu importante. Aujourd'hui elle est omniprésente. Comme l'église, la monarchie et le parti communiste en leur temps, la société est l'institution prédominante. Ce documentaire étudie la nature, l'évolution, l'impact et le probable avenir de la société moderne.

Dotée d'un mandat légal limité, qu'est-ce qui lui a permis d'obtenir un pouvoir et une influence tel sur notre vie ?


...

(Source : http://thecorporation.com/)

Dernière modification par lesurhumain (19-07-2008 14:40:51)


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#142 19-07-2008 14:50:14

apalarcan
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Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?




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Surman perd pas la main, pour-sûr ma bonne dame !


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byebye


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Ici londre, le jambon est cuit, je répette, le jambon est cuit !


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Plus tu te bat contre une image ( ton mental ne sait faire que ça ) plus tu la rend réel et lui donne ta force, c’est le but de l’égo manipulateur.

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#143 23-07-2008 07:40:12

lesurhumain
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Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?

Comment sortir de la crise systémique
Conférence Internet de Lyndon LaRouche
22 juillet 2008 - durée : 03:04:42

Flash non détécté

Traduction simultanée en français


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#144 23-07-2008 10:08:12

lesurhumain
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Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?

La banque Wachovia plonge dans le rouge et ramène le marché à la réalité
AFP - 22 Juillet 2008 - 19h59


La quatrième banque américaine Wachovia a annoncé mardi une perte colossale, à contre-courant des premières publications bancaires aux Etats-Unis, rappelant, comme l'avait déjà fait American Express la veille, que les marché du crédit et de l'immobilier sont toujours sinistrés.

La perte de 8,6 milliards de dollars publiée par l'établissement de Charlotte (Caroline du Nord, sud-est des Etats-Unis) pourrait être la plus importante de cette saison des résultats parmi les banques américaines.

Elle est plus de cinq fois supérieure à ce qu'anticipait le marché, qui avait pourtant déjà été alerté, début juillet, par Wachovia, qui avait alors évoqué une fourchette comprise entre -2,6 et -2,8 milliards de dollars.

L'importance du trou a secoué les marchés qui voyaient déjà la fin du tunnel, après une série de résultats bancaires meilleurs que prévu.

Provisions, dépréciations et charges exceptionnelles, conséquences de la crise financière et immobilière, ont amputé le résultat de Wachovia de 14,6 milliards de dollars au total pendant les trois mois écoulés.

"Ces résultats sont décevants et inacceptables", a commenté le président du conseil d'administration, Lanty Smith.

Pourtant, après avoir initialement sanctionné le titre, qui a perdu jusqu'à 11% à l'ouverture de Wall Street, les investisseurs se portaient de nouveau sur l'action Wachovia, qui gagnait 6% en début d'après-midi.

Un rebond favorisé par les propos du tout récent directeur général Robert Steel, qui a écarté l'hypothèse d'une nouvelle augmentation de capital, redoutée par les analystes, alors que la banque a déjà levé 11,5 milliards de dollars depuis le début de l'année.

Pour redresser son bilan, la banque a préféré opter pour des mesures internes, comme la quasi-suppression du dividende et un plan d'économies qui entraînera la suppression de 6.350 postes.

Wachovia prévoit également de se défaire de 20 milliards de prêts et de titres financiers d'ici la fin de l'année, et a indiqué étudier la cession d'actifs non stratégiques.

Conscient des lacunes de son modèle, Wachovia a entamé une restructuration de son activité de prêts immobiliers, principale responsable de ses déboires actuels.

Les résultats trimestriels ont confirmé que la quatrième banque américaine par la taille des actifs traîne comme un boulet l'activité hypothécaire de la banque californienne Golden West, rachetée en mai 2006.

L'intégration de Golden West a gonflé la proportion de prêts à risque dans le portefeuille de Wachovia, notamment les prêts à remboursement variable, appelés "pick-a-payment" ou "option ARM".

Ces prêts permettent à l'emprunteur de choisir le montant de ses versements mensuels et de les fixer à un niveau inférieur aux intérêts, ce qui est susceptible de faire augmenter chaque mois le montant du principal à rembourser.

Wachovia a annoncé, le 30 juin, sa décision de ne plus accorder ce type de crédits, mais reste lesté par un portefeuille de 122 milliards de dollars de prêts déjà consentis.

"L'année et demie depuis l'absorption de Golden West a pesé sur les résultats de Wachovia, mais cette ère s'achève", a commenté l'agence d'évaluation Moody's, qui a pourtant abaissé d'un cran la note de Wachovia, tout comme ses concurrentes Fitch Ratings et Standard and Poor's.

Si Wachovia travaille à la restructuration de ces prêts, ce portefeuille "devrait affaiblir les résultats de la banque à court terme", a estimé Moody's.

Outre l'arrêt de la production des prêts à remboursement variable, Wachovia a annoncé mardi la fermeture de ses activités de crédit immobilier distribués par des courtiers, à travers le réseau de General Bank.

"Wachovia semble penser que clôturer ces activités présente moins de risque que d'attendre une reprise", a relevé Jeffrey Ham, analyste de Briefing.com.

La veille au soir, c'était le groupe de service financiers American Express qui avait douché les marchés, en abandonnant son objectif de croissance du bénéfice par action (BPA) de 4% à 6% cette année, en raison de la dégradation de la conjoncture aux Etats-Unis.


L'unique doctrine universelle et éternelle de l'Esprit est celle de l'Amour car l'Amour est la cause, le principe et la semence de la sagesse, la grandeur, La Force, l'élévation et La Vie !

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#145 24-07-2008 02:48:12

bob
Être Humain
Date d'inscription: 16-04-2007

Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?

A propos du discours de Lyndon Larouche :

- comparaison entre la situation actuelle et l'age des ténèbres du moyen-âge : à l'époque ce sont les épidémies de peste qui ont dépopulé la planète, pas l'économie  scratch
- Prince Philippe, Al Gore un traitre, agent du prince Philippe.... (il n'avance pas un début de preuve dans ce sens) scratch
- les Britaniques déterminés à détruire les états-unis scratch

scratch scratch scratch scratch

Comment prendre au sérieux ce monsieur avec des énormités pareils ???
Ce monsieur dit des choses très intéressantes mais il a un discours emprunt de dualité : les gentils américains d'un côté, tous les autres méchants pays de l'autre, lui qui sait tout d'un côté, les autres incapables et imbéciles de l'autre  scratch


C'est en sciant que Léonard devint scie

Hors ligne

 

#146 24-07-2008 03:36:58

bob
Être Humain
Date d'inscription: 16-04-2007

Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?

Extraits de wikipédia :

Thèses politiques

LaRouche dénonce la dérégulation grandissante du système monétaire international ; selon lui, la mondialisation met en place une « dictature prédatrice de spéculateurs » à l'image de l'internationale synarchiste qui serait à l'origine des mouvements fascistes des années 20.

Lyndon Larouche s'attaque régulièrement à ce qu'il appelle l'Empire Britannique en général et en particulier à la reine d'Angleterre. Il soutient que la Grande-Bretagne, malgré sa décolonisation apparente, n'a jamais renoncé à l'impérialisme. Il a prétendu que la Reine est "la force derrière les barons de la drogue en Colombie, qui diffusent l'héroïne et la cocaïne partout dans le monde" en continuation de la politique de la reine Victoria depuis au moins la guerre de l'opium de 1839. Il affirme que la Maison de Windsor est impliquée dans des projets "plus vastes et plus maléfiques que tous ceux dont on connaît l'existence, et qui ont été mis en oeuvre ou imaginés par l'équipe de Hitler". Il a aussi prétendu que la monarchie a organisé la mort de la Princesse Diana[7]. Il déclare aussi que l'arrivée d'Hitler et de Mussolini au pouvoir se sont fait avec l'approbation de la Grande-Bretagne[8].

Il pense que depuis le rapport Kissinger de 1965, où il était déclaré que l'Afrique avait déjà une population trop nombreuse et qu'elle ne devait pas se développer au risque de consommer toutes les ressources disponibles pour les pays développés, les États-Unis ont tout fait pour empêcher le Tiers-monde en général de se développer économiquement et a même encouragé des politiques génocidaires en Afrique[8].

Au sujet des guerres balkaniques des années 90, il déclare que les empires ont toujours sauvegardé leur prééminence en faisant éclater des conflits partout où ils le pouvaient, sans avoir l'intention le moins du monde de mener une guerre à terme ou même de la gagner. Dans la foulée, il juge très sévèrement le rôle de Madeleine Albright dans le conflit[8].

Larouche s'attaque à l'influence grandissante des jeux vidéos, surtout ceux basés sur la violence, sur la psyché des masses et des jeunes en particulier; il les voit comme des réducteurs de la créativité humaine[8].

Il ne croit pas à l'origine anthropique du réchauffement climatique mais soutient que c'est un surplus d'activité solaire qui en est la cause[8].

Drôle de mélange... on ne peut que constater la véracité de certaines de ces infos largement occultées par ailleurs et la fausseté (et l'énormité) de certaines autres

Quand à son alter-égo français Jacques Cheminade

Pour l'UNADFI, Jacques Cheminade et son parti exposent « derrière un vernis de préoccupations sociales, des idées d'extrême droite »[1].

Pour l'association Prochoix, "côté antisémitisme, l’homme n’hésite pas à utiliser l’expression de "cancer de la Banque Rothschild" pour dénoncer l’establishment financier. A propos des usagers de drogues, on peut l’entendre dire : "bien encadrés ces jeunes peuvent contribuer à toutes sortes de travaux utiles dans les banlieues ou les communautés ". Quant à ses amis, outre LaRouche, Cheminade aime beaucoup Laissez-les-vivre, la plus vieille association anti-avortement française. Il a même publié un article dans le journal de l’association."


C'est en sciant que Léonard devint scie

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#147 24-07-2008 04:31:13

lesurhumain
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Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?

Salut Bob,

Je suis loin de partager l'intégralité du discours de Lyndon Larouche mais ce monsieur a le mérite d'exister, de s'exprimer et par la même de réveiller une  partie de la population américaine qui est malheureusement dans un état proche de la lobotomie. Son discours est donc principalement destiné aux américains.

- comparaison entre la situation actuelle et l'age des ténèbres du moyen-âge : à l'époque ce sont les épidémies de peste qui ont dépopulé la planète, pas l'économie

Je crois qu'en Europe, nous sommes très loin de nous rendre compte de la réalité de la situation sociale aux États-Unis ; et ce ne sont que les prémices de l'effondrement de l'économie américaine...

- Prince Philippe, Al Gore un traitre, agent du prince Philippe.... (il n'avance pas un début de preuve dans ce sens)

La vérité sur Al « Carbone »
Lyndon Larouche est semble-t-il aussi sous l'influence des livres de David Icke ("Le plus Grand Secret" en 2 tomes & "Les Enfants de la Matrice" en 2 tomes) qui eux sont parfaitement documenté sur la monarchie anglaise et sur les personnes qu'il cite.

- les Britaniques déterminés à détruire les états-unis

C'est clair qu'il fait une fixation sur les britanniques ou plutôt sur l'empire britannique ; Il faut reconnaitre que la City de Londres est toujours le leader mondiale en matière de finance internationale et que c'est là sa cible principale. Les américains ont besoin d'un ennemi pour réagir, Houssama Ben Laden et Sadam Hussein furent ceux de Bush pour la pseudo lutte contre le terrorisme. Lyndon Larouche fourni les siens pour sa lutte contre l'effondrement du système.

Quand aux informations présentes sur Wikipédia, elles sont malheureusement aujourd'hui politiquement dirigées !

Ce qui m'a le plus choqué dans cette conférence internet, c'est son amateurisme consternant : salle à moitié vide, traduction simultané à chier, coupures de retransmission à répétition, discours décousu et hors de propos, ...
et paradoxalement de nombreux représentants de la nation et d'élus l'écoutent et lui posent des questions aberrantes voir hallucinantes et lui demandent des conseils.
A ce niveau d'incompétences, de manipulations, de corruptions, de mensonges et de bêtises des dirigeants actuels, je me demande dans quel état va finir cette nation donneuse de leçon et qui malheureusement pour nous domine encore le monde... l'age des cavernes ???

Dernière modification par lesurhumain (26-07-2008 07:03:59)


L'unique doctrine universelle et éternelle de l'Esprit est celle de l'Amour car l'Amour est la cause, le principe et la semence de la sagesse, la grandeur, La Force, l'élévation et La Vie !

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#148 24-07-2008 05:58:12

bob
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Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?

Salut lesurhumain, merci pour ces précisions

mais ce monsieur a le mérite d'exister, de s'exprimer et par la même de réveiller une  partie de la population américaine qui est malheureusement dans un état proche de la lobotomie

Oui c'est clair, il a au moins ce mérite là qui est loin d'être ridicule.
Il a aussi le mérite d'apporter certaines idées vraiment intéressantes et novatrices ; j'ai particulièrement noté les arrêts des expulsions, une certaine idée de coopération entre les nations (même si l'hégémonie américaine reste quelque part sous-jacente)

Tout n'est pas à jeter donc, mais le contraste entre ce qui est à jeter et le reste est assez ... (d)étonnant !

je me demande dans quel état va finir cette nation donneuse de leçon et qui malheureusement pour nous domine encore le monde... l'age des cavernes ???

Crois-tu vraiment que nous sommes beaucoup mieux lotis ? Nos politiciens et dirigeants sont peut-être moins "amateurs"... mais tout aussi corrompus et manipulés...
Je ne connais pas les voies du Seigneur hmm mais je sais que les américains sont pleins de ressources. Par exemple, les technologiques liées aux énergies renouvelables sont en pleine expansion (même si l'économie de marché reste encore le moteur de cette croissance).
On verra bien...


C'est en sciant que Léonard devint scie

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#149 27-07-2008 12:29:10

lesurhumain
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Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?

L'arnaque monétaire internationale ou la face cachée de la mondialisation


“ Par essence, la création monétaire ex nihilo* que pratiquent les banques est semblable, je n'hésite pas à le dire pour que les gens comprennent bien ce qui est en jeu ici, à la fabrication de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement réprimée par la loi. ”
Maurice Allais, Prix Nobel de Sciences Economiques 1988,
La crise mondiale aujourd'hui (Ed. Clément Juglar 1999)


A l'heure où l'on nous rabâche à longueur de temps le problème de la dette publique, qui sert à justifier les réformes liberticides et anti-socialistes que notre cher gouvernement fait passer avec plus ou moins de tact, il importe de se poser la question : Comment un état souverain peut-il devoir plus de 1 000 milliards d'euro à différents créanciers ? Lorsque tous les “ experts ” jurent que la relance de la croissance résoudra tous nos maux en diminuant le chômage et en augmentant notre pouvoir d'achat, il est bon de s'interroger sur les fondements de telles assertions. Quand enfin, notre modèle de société se caractérise par le flot toujours croissant de monnaie en circulation, il serait sage de se demander : Qu'est-ce donc que cette monnaie et d'où vient-elle ? Cet article a pour but de dissiper certaines idées reçues et de vous éclairer sur certaines réalités habilement dissimulées par une oligarchie de la finance prétentieuse, peu scrupuleuse, avide de pouvoir et de richesse...

I - La monnaie n'est pas créée par l'Etat.
http://www.alterinfo.net/photo/903830-1115297.jpg?v=1207551814


Contrairement à une idée largement répandue dans le public, la monnaie n'est pas créé par un organisme de l'Etat (autrement dit du peuple).
En effet depuis le 1er janvier 1999, la Banque Centrale Européenne (BCE) s'est vue transférer les compétences des Banques Centrales Nationales (BCN) des Etats membres. La BCE et les BCN devenus ses sous-traitants forment le Système Européen de Banques Centrales (SEBC).

La BCE a le monopole d'émission de la monnaie fiduciaire, autrement dit des pièces et des billets de banque. C'est une institution indépendante selon le traité de Maastricht et elle ne peut en aucun cas accorder un découvert ni aucune autre forme de crédit “ aux institutions ou organes de la Communauté, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publiques des États membres ; l'acquisition directe, auprès d'eux, par la BCE ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite. ” (Article 104)

“ L'objectif principal du SEBC est de maintenir la stabilité des prix ”. Et : “ Sans préjudice de l'objectif de stabilité des prix, le SEBC apporte son soutien aux politiques économiques générales dans la Communauté, en vue de contribuer à la réalisation des objectifs de la Communauté, tels que définis à l'article 2 ” (article 105, paragraphe 1, du traité). La Communauté se donne pour objectifs d'obtenir un niveau d'emploi élevé et une croissance durable et non inflationniste (article 2 du traité sur l'Union européenne).

Autrement dit, l'Etat français doit financer son déficit en vendant aux organismes privés et à quelques riches investisseurs des bons au trésor. Il s'agit ni plus ni moins de prêts remboursables à plus ou moins long terme et auxquels sont associés des intérêts comme pour n'importe quel prêt contracté par une entreprise ou un particulier. Les détenteurs de ces bons au trésor sont donc les créanciers de l'Etat.

II - Le processus de création monétaire
http://www.alterinfo.net/photo/903830-1115298.jpg?v=1207551816


Comme on l'a dit au point précédent, la BCE a le monopole d'émission de la monnaie fiduciaire. Or on sait bien qu'aujourd'hui la plus grande partie des transactions s'effectuent en monnaie scripturale (chèques, carte bleue, virements, etc.) qui est la forme dématérialisée de la monnaie. En 2006 par exemple, il y avait 7 387 milliards d'euro en circulation (agrégat M3 - bulletin N°153 de la Banque de France, septembre 2006) dont seulement 552 milliards d'euro de pièces et de billets.

Mais alors comment sont créé les 6 835 milliards d'euro de monnaie supplémentaire ?

Ce sont les banques privées qui créent cet argent par l'intermédiaire du crédit. Certains feront appel ici à une deuxième idée reçue pour se rassurer : “c'est l'épargne qui permet le crédit”.
Malheureusement non, le crédit n'est nullement limité par la valeur des dépôts effectifs dans une banque, comme on pouvait le lire dans un opuscule édité en 1971 par la Banque de France, La Monnaie et la Politique monétaire : “ Les particuliers - même paraît-il certains banquiers - ont du mal à comprendre que les banques aient le pouvoir de créer de la monnaie ! Pour eux, une banque est un endroit où ils déposent de l'argent en compte et c'est ce dépôt qui permettrait à la banque de consentir un crédit à un autre client. Les dépôts permettraient les crédits. Or, cette vue n'est pas conforme à la réalité, car ce sont les crédits qui font les dépôts ”.

Alors, comment ça se passe ?

Disons que vous avez besoin de 15 000 euro pour acheter une nouvelle voiture. Vous allez voir votre banquier qui n'a qu'à inscrire la somme sur votre compte, après vous avoir fait signer quelques papiers, vous engageant à lui rembourser le capital qu'il vous a prêté plus les intérêts convenus sous peine de saisie de vos biens. La monnaie est créée par un simple jeu d'écriture. Le banquier porte à l'actif de son bilan une créance de 15 000 euro et au passif les 15 000 euro qu'il vient de mettre sur votre compte.
Vous pouvez noter que le banquier n'a pas créé les intérêts qu'il vous demande de payer, comme nous le verrons plus loin. Si vous parvenez à rembourser votre prêt, les 15 000 euro disparaîtront de la masse monétaire. C'est pourquoi on qualifie ce type de monnaie de temporaire ou encore de “ monnaie de crédit ”. Seuls resteront les intérêts que vous aurez versés (souvent équivalents voire bien supérieurs au montant emprunté) et qui représentent la rémunération du banquier pour avoir créé de l'argent à partir de rien. Incroyable mais vrai, désolé.
La seule chose qui permette de limiter l'octroi par les banques de ce type de crédit est une règle prudentielle qui dit qu'une banque ne peut prêter qu'à hauteur de 98% des dépôts qu'elle détient. Mais il faut savoir que parmi ces dépôts une bonne partie provient de crédits accordés par d'autres banques à leurs clients, selon le même procédé douteux décris ci-dessus.

III - Le problème des intérêts
http://www.alterinfo.net/photo/903830-1115299.jpg?v=1207551818


Nous avons expliqué que la monnaie n'existait aujourd'hui que sous forme de crédit et donc de dettes. Ni l'euro, ni le dollars ne sont gagés sur l'or.
Imaginez un instant que tous les citoyens du monde, las de toutes leurs dettes, décident de les régler toutes en même temps. Et bien on peut en déduire alors qu'il n'y aurait plus de monnaie du tout !
En réalité, et c'est ça le plus incroyable, il est impossible de régler toutes les dettes puisque aucune banque n'a créé la monnaie nécessaire pour régler les intérêts demandés...

Commencez-vous à comprendre ?

Il est mathématiquement impossible de payer toutes les dettes car pour cela il faudrait plus de monnaie qu'il n'en a été mis en circulation ! Voilà la vraie raison d'être de la doctrine de la croissance. Nous devons créer toujours plus de crédits afin de pouvoir rembourser les intérêts. Mais en créant ces crédits nous engendrons de nouveaux intérêts qu'il faudra payer en faisant de nouveau crédits et ainsi de suite. C'est une spirale sans fin...
L'intérêt est la cause principale de l'inflation, puisque avec un crédit à 5 % par an par exemple, c'est le double de la somme empruntée qui doit être remboursée sur 15 ans, par le jeu des intérêts composés. L'intérêt est le premier responsable de la pauvreté dans le monde et de l'élargissement de la fracture sociale. Sachez que les prix que vous payez sont constitués à 40-45 % du seul poids des intérêts, comme l'ont mis en évidence dans leurs études Magrit Kennedy et Ralph Becker (vraisemblablement 30-40% aujourd'hui), vous pouvez imaginer la somme colossale qui est transférée du monde de l'économie réelle au monde financier.
A l'origine les intérêts servaient à rémunérer les épargnants dont les dépôts permettaient d'effectuer les prêts, le banquier se payant grâce à la différence des taux. Mais dans le contexte actuel, étant donné la façon dont la monnaie est créée, cela n'est plus justifié.
La société civile doit prendre conscience de cette situation aberrante, étudier sérieusement la question et réclamer la fin de ces privilèges absurdes.
Plus le temps passe, et plus la finance internationale, avec un cynisme effrayant, s'accapare les vraies richesses du monde (les réserves minières, l'eau, la terre, les biens immobiliers, et depuis peu les êtres vivants...) qu'elle achète avec de la monnaie de singe !

Citation :
“ Je crois que des institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos privilèges que des armées institutionnelles. Déjà ils ont élevé au sommet une riche aristocratie qui a défié le Gouvernement. Le pouvoir d'émission devrait être pris aux banques et redonné au peuple à qui il appartient.
Si les Américains permettent un jour aux banques de contrôler l'émission de leur monnaie, d'abord par l'inflation et ensuite par la déflation, les banques et les sociétés qui grandiront autour d'eux priveront le peuple de toute propriété jusqu'à ce que leurs enfants se réveillent sans abri sur le continent de leurs pères. ”
Thomas Jefferson, 3ème président des Etats-Unis,
lettre au Secrétaire du Trésors Albert Gallatin (1802)


IV - Que peut-on faire ?
http://www.alterinfo.net/photo/903830-1115300.jpg?v=1207551820


Pour commencer il faudrait faire l'effort de comprendre. Les économistes prétendument experts ont bon ton de dire que tout cela est tellement compliqué qu'un non-initié ne saurait s'y retrouver. C'est une façon de dissimuler ce qui se cache derrière ce système économique d'un autre âge. Il nous faut une refonte du système économique.
Et pour commencer, les citoyens doivent reprendre le pouvoir de création monétaire, cédé par nos “ représentants ” aux puissances financières alors que la monnaie est et doit rester au service du peuple. La quantité d'argent injecté dans l'économie doit être proportionnelle à l'indice de croissance, qui correspond à la valeur cumulée des biens et services échangeables dans la zone concernée. Actuellement seulement 5% des transactions mondiales correspond à l'échanges de biens économiques réel. Le reste correspond à la spéculation boursière...
Selon A.-J. Holbecq : “ Toute la monnaie nécessaire au développement de l'économie doit être produite par la BCE et confiée contre intérêts aux banques commerciales qui la distribueront aux emprunteurs en faisant payer leur travail et expertise par des honoraires. Et tous les intérêts de toute la monnaie créée dans le passé par les banques commerciales et par la BCE doit revenir aux États de la zone euro et donc à la population... C'est certainement plus de 350 milliards d'euros par an ”.
Un nouveau crack planétaire surviendra bientôt en raison de la chute programmée du cours du dollar qui, je le rappelle, sert actuellement de monnaie de réserve internationale. Ce sera le moment d'exiger de nos élus une refonte complète du système monétaire pour qu'il soit vraiment au service de l'économie et non plus l'instrument de pouvoir d'une minorité de nantis.

La démocratie restera un vœu pieu si les citoyens se laissent désinformer.

Prenez votre destin en main : informez-vous !

La liberté est à ce prix...



* ex nihilo : expression latine signifiant à partir de rien.

Références : Maurice Allais, Irving Fisher, J.-M. Harribey, Denis Clerc, A.-J. Holbecq entre autres... Merci à l'équipe de fauxmonnayeurs.org à qui j'ai emprunté quelques passages. Un grand merci à A.-J. Holbecq pour ses commentaires éclairés.


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