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#151 13-09-2008 01:37:35
- lesurhumain
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Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?
Par Frédéric GARLAN - AFP - 13/09/2008
WASHINGTON, 13 sept 2008 (AFP) - Les pouvoirs publics américains ont tâté le terrain vendredi soir pour déterminer si les grandes banques de New York étaient prêtes à mener un sauvetage collectif de leur consoeur Lehman Brothers, sur le modèle de celui qui avait permis d'éviter l'implosion du fonds LTCM.
La banque de réserve fédérale de New York, qui joue traditionnellement le rôle d'intermédiaire entre la banque centrale américaine et les marchés, a réuni à son siège les principaux banquiers de la place pour discuter de l'avenir de la banque d'affaires en crise, a-t-on appris de source officielle.
"De hauts représentants de grandes institutions financières se rencontrent ce soir à la banque de réserve fédérale de New York pour discuter des conditions récentes sur les marchés", a indiqué l'organisme de surveillance des marchés boursiers, la Securities and Exchange Commission (SEC).
Le secrétaire au Trésor Henry Paulson, le président de la SEC Christopher Cox et le président de la Fed de New York Timothy Geithner participaient à la réunion, a ajouté la SEC dans son bref communiqué.
Outre ses fonctions de "gendarme de la Bourse", la SEC joue le rôle de régulateur pour les banques d'affaires, comme Lehman Brothers, qui fait face à une crise aiguë de défiance des marchés depuis plusieurs jours.
La SEC n'a pas rendu publique la liste des participants, côté secteur privé. Mais selon la presse américaine, le gratin de la banque newyorkaise était présent: John Mack (Morgan Stanley), John Thain (Merrill Lynch), Jamie Dimon (JPMorgan Chase), Lloyd Blankfein (Goldman Sachs) et Vikram Pandit (Citigroup). La RBoS et Bank of New York Mellon étaient aussi représentées.
Le parallèle avec la situation d'il y a dix ans, presque jour pour jour, est frappant. Le 23 septembre 1998, la Fed de New York avait "séquestré" les principaux dirigeants de la place jusqu'à ce qu'ils acceptent de renflouer à hauteur de 3,5 milliards de dollars le fonds LTCM dont la défaillance annoncée menaçait de provoquer une cascade de faillites dans le secteur financier.
Aucun argent public n'avait été investi dans ce sauvetage.
Depuis le début de la crise du "subprime", l'administration américaine a déjà été obligée de sortir son carnet de chèques par deux fois pour éviter des faillites aux conséquences incalculables: en mars, la banque centrale a financé à hauteur de 29 milliards de dollars le rachat de la banque d'affaires Bears Stearns par JPMorgan; le week-end dernier, le Trésor a dû afficher son engagement à apporter jusqu'à 200 milliards de dollars aux organismes de refinancement hypothécaires Freddie Mac et Fannie Mae.
Selon des informations concordantes, M. Paulson est cette fois décidé à ne rien payer, estimant que les difficultés de Lehman Brothers étaient connues depuis longtemps, contrairement à la situation qui régnait en mars, lorsque Bear Stearns avait été acculé à une quasi-faillite en quelques jours.
De surcroît, Lehman Brothers peut maintenant se refinancer auprès de la banque centrale dans les mêmes conditions que les banques faisant appel à l'épargne publique, ce qui n'était pas le cas en mars.
Selon deux personnes informées du contenu de la réunion, que cite le New York Times, M. Geithner, le président de la Fed de New York, a fait valoir qu'"une solution de place était nécessaire, quelles qu'en soient les conséquences et qu'il ne s'agissait pas là du sort d'une banque précise".
Si la profession n'arrivait pas à régler le cas Lehman, qui sait quelle pourrait être la prochaine banque à chuter, a souligné M. Geithner, en allusion à l'intensification des attaques boursières en fin de semaine contre Washington Mutual et Merrill Lynch.
L'unique doctrine universelle et éternelle de l'Esprit est celle de l'Amour car l'Amour est la cause, le principe et la semence de la sagesse, la grandeur, La Force, l'élévation et La Vie !
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#152 14-09-2008 02:52:22
- lesurhumain
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Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?
Par Jacque Cheminade - 11 septembre 2008
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#153 14-09-2008 04:36:46
#154 14-09-2008 05:19:06
- drolmadaire
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Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?
Merci le surhumain de nous tenir ainsi au courant de l'actualité financière et économique mondiale , bon ceci-dit, là, ça commence vraiment à sentir le roussi; le leap 2020 n'avait t'il pas dit que l'effondrement aurait lieu avant la fin de l'année ?

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#155 15-09-2008 01:45:26
- lesurhumain
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Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?
Par un communiqué de 24 lignes daté du lundi 15 septembre, Lehman Brothers, l'un des fleurons de Wall Street, a annoncé "son intention de se déclarer en faillite", dans la journée, "afin de protéger ses actifs et de maximiser sa valeur".
La chute de la prestigieuse institution financière née en 1850, comptant 27 000 salariés, et dont l'histoire épouse celle du capitalisme américain, a fait l'effet d'un coup de tonnerre dans la finance mondiale. Le choc est d'autant plus rude qu'au même moment outre-Atlantique, la banque d'affaires Merrill Lynch, autre établissement financier de renom, était rachetée par Bank of America, pour 50 milliards de dollars (35 milliards d'euros). De son côté, le géant de l'assurance AIG, ex-numéro un mondial, devait annoncer, lundi, la vente en urgence de 20 milliards d'actifs.
"Il s'agit d'un événement qui se produit une fois tous les cinquante ans, probablement une fois par siècle. Il n'y a aucun doute, je n'ai jamais rien vu de pareil (…)", a commenté Alan Greenspan, l'ancien président de la Réserve fédérale américaine (Fed), face à l'aggravation de la crise financière née aux Etats-Unis à l'été 2007. La faillite de Lehman Brothers constitue la banqueroute la plus importante de toute l'histoire financière des Etats-Unis.
Cette perspective a d'ailleurs alimenté la psychose à New York, tout le week-end. Samedi et dimanche, tout ce que les Etats-Unis comptent de patrons de grandes banques d'affaires et de dépôts ainsi que de fonds d'investissement, dont certains ne cherchaient plus à masquer leur effroi, a défilé dans les locaux de la Fed (Réserve fédérale, banque centrale américaine). Ils ont été reçus par Henry Paulson, le secrétaire américain au Trésor, et par les plus hauts responsables de son ministère. Le motif de ces réunions en cascade entre l'Etat et les grands financiers, et entre les banquiers eux-mêmes, dépassait de très loin le seul sauvetage de Lehman.
Bank of America (BofA) avait renoncé la première à racheter la cinquième banque d'affaires du pays. Dimanche après-midi, le patron de l'autre candidat à la reprise, le britannique Barclays, considéré comme le plus crédible des repreneurs, se retirait également. Il avait, comme BofA avant lui, cherché à obtenir une aide financière de l'Etat fédéral, comparable à celle accordée à JPMorgan Chase, il y a sixmois, pour le rachat de Bear Stearns, une autre banque d'affaires en difficultés. Jusqu'au bout, M. Paulson s'y est refusé.
"DES GAGNANTS ET DES PERDANTS"
Une fois l'option Lehman abandonnée, BofA, deuxième banque de dépôt américaine, a jeté son dévolu sur MerrillLynch, à court de liquidités après avoir perdu 57 milliards de dollars depuis l'été 2007. Son offre de rachat devrait être rendue publique dès lundi.
Quant à l'assureur AIG, qui est parvenu à lever plus de 20 milliards de dollars en huit mois, mais qui doit trouver très rapidement 30milliards supplémentaires pour rester à flot (son action avait plongé vendredi de 31 %), il a annoncé se séparer de plusieurs activités, en particulier son financement d'ILFC (International Lease Finance Corporation), numéro un mondial du leasing aéronautique avec 900 appareils et, accessoirement, premier client de Boeing et Airbus.
La liquidation de Lehman posera d'innombrables problèmes, sans doute au plan mondial. La banque disposait, fin mai, de 640 milliards de dollars d'actifs, mais personne ne sait quel volume de titres "pourris" elle détient, ni quelle est son exposition aux contrats dit CDS (Credit Default Swaps). Dès les rumeurs sur l'échec de sa reprise, les traders se sont précipités à leurs bureaux, à Wall Street, pour trouver des montages permettant de renégocier ces titres.
L'ISDA (International Swaps and Derivatives Association), qui regroupe les grands acteurs mondiaux opérant sur les produits "dérivés", a lancé un appel en urgence à l'Etat américain pour autoriser la négociation de gré à gré, par exemple, entre un trader qui aurait acquis des swaps chez Lehman et une autre banque qui lui aurait vendu des titres identiques.
A ce titre, la chute de Lehman porte en germe le risque d'un effondrement général de la valeur des dérivés. Elle pourrait aussi avoir pour effet d'accélérer la crise de l'immobilier aux Etats-Unis, les avoirs de la banque, très importants dans ce domaine, étant revendus au rabais pour financer le remboursement des créanciers. Toutes les valeurs immobilières détenues par Wall Street pourraient en subir la conséquence, qui se répercuterait sur leurs bilans.
A quoi faut-il donc s'attendre ? "Le cours normal de la finance, c'est qu'il y a des gagnants et des perdants", a expliqué M.Greenspan, dimanche sur la chaîne ABC. Les pouvoirs publics, a-t-il ajouté, ne "peuvent pas placer un filet de sécurité sous toutes les sociétés financières qui s'effondrent". Il a laissé entendre qu'il y en aurait d'autres. Il a surtout jugé qu'étant donné "le degré jamais connu d'interconnexion à l'échelle internationale", la stabilisation des marchés exigera de passer par "une série d'événements dans le monde entier".
Dimanche soir, un consortium de dix banques américaines et étrangères a annoncé la création d'un fonds d'urgence de 70 milliards de dollars, dans lequel elles pourront puiser en cas de problèmes de liquidités. De son côté, la Fed autorisera temporairement les banques à emprunter en apportant des junk bonds (titres pourris) en garantie, et plus uniquement ceux notés AAA, ce qui, là encore, n'est pas sans soulever des questions.
Sylvain Cypel - LEMONDE.FR | 15.09.08 | 10h45
Dernière modification par lesurhumain (15-09-2008 02:14:10)
L'unique doctrine universelle et éternelle de l'Esprit est celle de l'Amour car l'Amour est la cause, le principe et la semence de la sagesse, la grandeur, La Force, l'élévation et La Vie !
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#156 15-09-2008 04:21:43
- lesurhumain
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Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?
Communiqué public GEAB N°27 (15 septembre 2008)
Contrairement à ce que la hausse vertigineuse du cours du Dollar par rapport à presque toutes les grandes devises depuis la fin Juillet 2008 pourrait laisser croire, LEAP/E2020 ne voit aucune raison pertinente pour modifier son anticipation du cours EUR/USD pour la fin de cette année. Bien au contraire, comme décrites dans ce GEAB N°27, la nature et les conditions de l'immense manipulation du cours de la devise américaine orchestrée depuis la dernière semaine de Juillet 2008 par le Trésor américain, avec le soutien actif des « Primary Dealers » de la Fed, des banques centrales chinoises et probablement japonaises et européennes, a convaincu nos chercheurs que, outre son caractère éphémère, elle indiquait, du fait des conditions de sa mise en œuvre, une accélération de l'effondrement du système Dollar dans lequel nous vivons depuis 1945.
Depuis la fin Juillet 2008, les explications n'ont pas manqué pour tenter d'expliquer le fantastique rebond de la devise américaine par rapport à toutes les grandes devises mondiales. Elles se sont souvent focalisées sur le taux EUR/USD qui est en effet devenu de facto le baromètre par excellence de la fin de l'ère Dollar. Avec attention, nos chercheurs ont analysé toutes ses explications pour arriver à une conclusion très simple : il est appararu que les 3 principale n'avaient aucun fondement mis à part les attentes, intérêts ou obsessions de ceux qui les formulaient , ou elles ne permettaient pas d'expliquer à elles seules un mouvement aussi général et brutal de la devise américaine.
Ci-dessous notre équipe présente deux analyses de ses explications sur les trois développées dans le GEAB n°27.
1° explication : « L'économie mondiale est désormais touchée par la crise et cela provoque donc une fuite vers la qualité »
Il est certain que la majorité des investisseurs et opérateurs financiers mondiaux ne se sont rendu compte qu'au cours de cet été que l'Europe, l'Asie et les marchés émergents en général seraient également touchés par la crise (« Le monde plonge au cœur de la phase d'impact de la crise » comme avait titré LEAP/E2020 en Juin dernier). Ils avaient commis l'erreur habituelle de croire les communiqués des différents dirigeants de ces pays qui affirmaient, comme toujours, que tout irait pour le mieux... jusqu'à ce qu'ils soient obligés de constater le contraire. Certes ce phénomène implique un certain nombre de conséquences pour certaines devises de la planète, mais certainement pas toutes simultanément étant donné que les conditions sont très différentes entre le Royaume-Uni, la zone Euro, la Chine, le Japon ou l'Australie par exemple. Et surtout, devant l'évidente succession de très mauvaises nouvelles venues des Etats-Unis (la nationalisation de Fanny Mae et Freddy Mac va ainsi accroître substantiellement la dette publique américaine déjà gigantesque), l'économie US peut être décrite de nombreuses manières mais certainement pas comme un refuge de « qualité », comme la faillite de Lehman Brothers vient de le démontrer à nouveau. D'ailleurs, la suite de l'explication de cette manipulation du cours du Dollar montrera que c'est précisément le contraire de la « qualité » qui est à l'origine de cette opération.
Et de toute manière, la prise en compte d'un facteur nouveau par les marchés n'implique pas un processus linéaire, généralisé durant plusieurs semaines consécutives sans interruption. La fameuse « main invisible du marché » est moins lourde et moins déterministe. Cette explication a donc été jugée très insuffisante pour expliquer l'ampleur des mouvements depuis fin Juillet ; et totalement non pertinente pour justifier la durée et la linéarité du processus.
2° explication : « Les Etats-Unis sont entrés avant le reste du monde dans la récession donc ils en sortiront plus tôt »
Par politesse, nous préférons ne pas citer les médias réputés qui, sur toute la planète, ont repris cette « explication », car, à un tel niveau d'aberration, on touche au mensonge délibéré ou bien à la stupidité pure et simple. En effet, ce qui est désormais certain aux yeux de la grande majorité des acteurs financiers et économiques, c'est que les Etats-Unis sont entrés dans une grave récession sur fond d'implosion de leur système financier du fait de la crise des « subprimes » et de ses conséquences . Ce qui est probable aux yeux du plus grand nombre dorénavant, c'est que l'Europe, l'Asie et le reste du monde vont être également touchés à des degrés divers par un ralentissement économique significatif. LEAP/E2020 a déjà décrit en détail l'évolution en cours et à venir de ce processus et ce n'est pas le moment d'y revenir ici. Ce qui est tout aussi certain aux yeux de la majorité des acteurs, c'est qu'à part le Royaume-Uni et l'Espagne à un niveau nettement moindre, aucun pays majeur n'est affecté par une multiplicité de crises (immobilière, financière, bancaire, économique, monétaire, militaire,...) comme les Etats-Unis, dont personne ne connaît exactement bien entendu la fin. En l'occurrence, cette « explication » consiste à essayer de faire croire que le monde entier s'est mis à parier que les Etats-Unis auraient une crise moins forte, ou au pire pas plus forte, que l'ensemble du reste du monde et qu'elle n'affecterait pas plus ce pays, ni plus durablement que le reste du monde. Et que, comme un seul homme, tous ces opérateurs se sont précipités pour acheter des Dollars US et vendre les autres devises, y compris les jours où le Dow Jones perdait 300 points du fait de très mauvaises nouvelles économiques. Ces mêmes opérateurs mondiaux ont donc un comportement très singulier : ils croient au Dollar mais vendent leurs valeurs rattachées à l'économie US ! Ils sont persuadés que l'économie US va aller mieux plus tôt que les autres, et donc ils vendent les parts de cette économie qu'ils détiennent pour acheter de la devise US. A ce stade de dérèglement comportemental, ce n'est plus de la stupidité, c'est de la folie. Ou bien c'est une fuite en avant désespérée, donc éphémère et signe de très graves problèmes à venir pour le Dollar et les actifs libellés en USD. Nous allons voir plus loin que c'est bien sur ce phénomène que la manipulation s'est greffée. Toujours est-il que cette « explication », des Etats-Unis « sortant avant les autres de la crise parce qu'ils y sont entrés plus tôt » n'a évidemment pas convaincu du tout notre équipe.
Dans ce GEAB n°27, notre équipe détaille donc le mécanisme de cette manipulation massive des cours du Dollar par les autorités américaines et chinoises, tout en anticipant les conséquences désastreuses de cette opération qui n'a contribué qu'à accélérer tous les processus de désintégration du système financier américain et mondial déjà en cours. La panique règne désormais à Washington (et New York) comme à Pékin et les conséquences deviennent très prévisibles pour nos chercheurs à l'horizon des douze mois à venir. Les conseils opérationnels et recommandations stratégiques de LEAP/E2020 sont d'ailleurs là pour aider à se prémunir contre le plein impact de cette crise. On assiste à un « direct hit » sur le système financier global et il est nécessaire de comprendre qui va être le prochain occupant de la Maison Blanche à un moment aussi crucial de l'histoire des Etats-Unis et du monde, surtout que pour l'équipe LEAP/E2020 son nom ne fait pas mystère puisque le résultat est déjà programmé. C'est dans le GEAB n°28, en Octobre prochain, que LEAP/E2020 mettra à jour son calendrier anticipatif annuel de la crise systémique globale, tout en développement ses analyses sur la zone Euro, la Russie et l'Asie.
Notes:
(1) Et dans le domaine des devises où se mêlent spéculation, histoire, nationalisme et géopolitique, les obsessions sont nombreuses.
(2) Il ne se passe désormais plus une seule semaine sans qu'au moins une banque, grande ou petite, tombe en faillite. Et le gouvernement américain est obligé de prendre à son compte des pans entiers de l'économie financière comme l'a montré la nationalisation de Fanny Mae et Freddy Mac, et la faillite de Lehman Brothers.
Dernière modification par lesurhumain (15-09-2008 04:32:57)
L'unique doctrine universelle et éternelle de l'Esprit est celle de l'Amour car l'Amour est la cause, le principe et la semence de la sagesse, la grandeur, La Force, l'élévation et La Vie !
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#157 15-09-2008 09:31:26
Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?
Roulette Russe financière, par Paul Krugman
15 septembre 2008
En refusant de rééditer avec Lehman une opération de renflouement comme celle qu’il avait organisé pour Bear Stearns, Paulson a pris l’énorme risque de déclencher un choc systèmique dans la finance internationale. Allons nous assister en 2008 à la réédition de l’effondrement de 1931 ?
Par Paul Krugman, New York Times, 15 septembre 2008
Le système financier américain va-t-il s’effondrer aujourd’hui, ou peut-être au cours des prochains jours ? Je ne le pense pas - mais suis loin d’en être certain. Lehman Brothers, une grande banque d’affaires, est apparemment sur le point de faire faillite. Et personne ne sait ce qui va se produire ensuite.
Pour comprendre le problème, il faut savoir que le vieux monde de la banque, celui des établissements abrités par de grands bâtiments ornés de marbre qui recueillaient des dépôts et prêtaient de l’argent à leurs clients de longue date, a largement disparu pour être remplacé par ce que l’on appelle généralement le « shadow » système bancaire. Les banques de dépôt, et leurs employés entourés de marbre, ne jouent désormais qu’un rôle mineur dans le transfert des fonds des épargnants vers les emprunteurs. La majeure partie de l’activité de financement est effectué par le biais de contrats sophistiqués initiés par des entreprises qui ne sont pas des établissements de dépôt, dont la regrettée Bear Stearns - et Lehman.
Ce nouveau système était censé faire un meilleur travail d’intermédiation et réduire les risques. Mais à la suite de l’explosion de la bulle immobilière et de la crise hypothécaire, il semble aujourd’hui évident que le risque n’était pas réduit mais plutôt dissimulé : de trop nombreux investisseurs n’avaient aucune idée du niveau de leur exposition à celui-ci.
Et lorsque les inconnues non connues [1] se sont transformées en inconnues connues, le système a été la proie de paniques bancaires postmodernes. Celles-ci ne ressemblent pas à leur ancienne version : à quelques exceptions près, il ne s’agit plus d’une foule de déposants en détresse venant frapper aux portes d’une banque privée. Elles se traduisent plutôt par une frénésie d’appels téléphoniques et de clics de souris, lorsque les acteurs financiers tirent des fonds sur leurs lignes de crédit et essayent de se prémunir contre les risques. Mais les effets économiques - une disparition du crédit, une spirale descendante dans la valeur des actifs - sont les mêmes que ceux des grandes paniques bancaires des années 1930.
Et c’est là qu’est le problème : les défenses mises en place pour prévenir un retour de ces paniques, principalement la garantie des dépôts et l’accès aux lignes de crédit de la Réserve Fédérale, ne protègent que les hommes des bâtiments en marbre, qui ne sont pas au cœur de la crise actuelle. Cela ouvre une réelle possibilité que 2008 puisse être la réédition de 1931.
Désormais, les responsables sont conscients des risques - avant qu’on lui ait confié la responsabilité de sauver le monde, Ben Bernanke était l’un de nos principaux experts sur la Grande Dépression. Au cours de la dernière année, la Fed et le Trésor ont donc mis en place une série de plans de sauvetage au gré des circonstances. Des lignes de crédit spéciales, aux acronymes imprononçables [2], ont été mis à la disposition des banques d’affaires. La Fed et le Trésor ont négocié un accord qui protégeait les contreparties de Bear Stearns - ceux qui venaient frapper à sa porte - mais pas ses actionnaires. Et la semaine dernière, le Trésor a pris le contrôle de Fannie Mae et Freddie Mac, les géants du prêt hypothécaire parrainés par le gouvernement.
Mais les conséquences de ces opérations de sauvetage rendent nerveux les responsables de la Fed et du Trésor. Car ils prennent de gros risques avec l’argent des contribuables. Par exemple, la plus grande partie du portefeuille d’actifs de la Fed est à ce jour engagée en contrepartie de prêts garantis par des collatéraux à la valeur douteuse [3]. En outre, les responsables s’inquiètent que leurs efforts de sauvetage puissent encourager l’apparition d’encore plus de comportements à risque. A la longue, cela commence à ressembler à : pile, je gagne, face les contribuables perdent.
Ce qui nous ramène à Lehman, qui a subi de lourdes pertes liées à l’immobilier, et doit faire face à une crise de confiance. Comme de nombreux établissements financiers, la taille du livre de compte de Lehman est impressionnante - la banque doit des sommes énormes, et en retour, on lui doit également beaucoup. Essayer de liquider ce bilan pourrait conduire rapidement à la panique dans l’ensemble du système financier. C’est la raison pour laquelle les autorités et les banquiers privées ont passé le week-end au coude-à-coude à la Fed de New York, en essayant de mettre en place un accord qui permettrait de sauver Lehman, ou tout au moins de lui permettre de sombrer plus lentement.
Mais Henry Paulson, secrétaire au Trésor, a été catégorique. Il n’a pas voulu adoucir la note en mettant sur la table de nouveaux fonds publics. Beaucoup de gens pensaient qu’il bluffait. J’étais tout prêt à commencer mon éditorial du jour par « Si la vie vous confie Lehman, aidez Lehman ». Mais il n’y a eu ni aide ni accord, apparemment. M. Paulson semble faire le pari que le système financier - renforcé, il faut le noter, par les lignes de crédit spéciales de la Fed - peut absorber le choc de la faillite de Lehman. Nous allons savoir sous peu s’il a été courageux ou insensé.
La véritable réponse au problème actuel aurait été naturellement de prendre des mesures préventives avant d’en arriver là. Même en laissant de côté l’évidente nécessité de réglementer le « shadow » système bancaire - si des établissements ont besoin d’être secourus comme les banques, ils devraient alors être réglementés comme des banques - pourquoi étions nous si peu préparé pour cette nouvelle épreuve ? Quand Bear Stearns a failli, beaucoup de gens ont évoqué la nécessité d’un mécanisme de « liquidation ordonnée » pour les banques d’affaire en détresse. C’était il y a six mois de cela. Mais où est ce mécanisme ?
Et nous voilà aujourd’hui avec M. Paulson qui a apparemment eu le sentiment que sa meilleure option consistait à jouer à la roulette russe avec le système financier américain. Aïe, Aïe, Aïe !
lien: contreinfo.info
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#158 16-09-2008 02:41:36
- drolmadaire
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Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?
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GEAB N°27 est disponible ! Pourquoi LEAP/E2020 maintient son anticipation du taux de change EURUSD à 1,75 pour la fin 2008
- Communiqué public GEAB N°27 (15 septembre 2008) -
Contrairement à ce que la hausse vertigineuse du cours du Dollar par rapport à presque toutes les grandes devises depuis la fin Juillet 2008 pourrait laisser croire, LEAP/E2020 ne voit aucune raison pertinente pour modifier son anticipation du cours EURUSD pour la fin de cette année. Bien au contraire, comme décrites dans ce GEAB N°27, la nature et les conditions de l'immense manipulation du cours de la devise américaine orchestrée depuis la dernière semaine de Juillet 2008 par le Trésor américain, avec le soutien actif des « Primary Dealers » de la Fed, des banques centrales chinoises et probablement japonaises et européennes, a convaincu nos chercheurs que, outre son caractère éphémère, elle indiquait, du fait des conditions de sa mise en œuvre, une accélération de l'effondrement du système Dollar dans lequel nous vivons depuis 1945.
Depuis la fin Juillet 2008, les explications n'ont pas manqué pour tenter d'expliquer le fantastique rebond de la devise américaine par rapport à toutes les grandes devises mondiales. Elles se sont souvent focalisées sur le taux EURUSD qui est en effet devenu de facto le baromètre par excellence de la fin de l'ère Dollar. Avec attention, nos chercheurs ont analysé toutes ses explications pour arriver à une conclusion très simple : il est apparu que les 3 principales n'avaient aucun fondement mis à part les attentes, intérêts ou obsessions de ceux qui les formulaient (1), ou qu'elles ne permettaient pas d'expliquer à elles seules un mouvement aussi général et brutal de la devise américaine.
Ci-dessous notre équipe présente deux analyses de ses explications sur les trois développées dans le GEAB n°27.
1° explication : « L'économie mondiale est désormais touchée par la crise et cela provoque donc une fuite vers la qualité »
Il est certain que la majorité des investisseurs et opérateurs financiers mondiaux ne se sont rendu compte qu'au cours de cet été que l'Europe, l'Asie et les marchés émergents en général seraient également touchés par la crise (« Le monde plonge au cœur de la phase d'impact de la crise » comme avait titré LEAP/E2020 en Juin dernier). Ils avaient commis l'erreur habituelle de croire les communiqués des différents dirigeants de ces pays qui affirmaient, comme toujours, que tout irait pour le mieux... jusqu'à ce qu'ils soient obligés de constater le contraire. Certes ce phénomène implique un certain nombre de conséquences pour certaines devises de la planète, mais certainement pas toutes simultanément étant donné que les conditions sont très différentes entre le Royaume-Uni, la zone Euro, la Chine, le Japon ou l'Australie par exemple. Et surtout, devant l'évidente succession de très mauvaises nouvelles venues des Etats-Unis (la nationalisation de Fanny Mae et Freddy Mac va ainsi accroître substantiellement la dette publique américaine déjà gigantesque), l'économie US peut être décrite de nombreuses manières mais certainement pas comme un refuge de « qualité », comme la faillite de Lehman Brothers vient de le démontrer à nouveau. D'ailleurs, la suite de l'explication de cette manipulation du cours du Dollar montrera que c'est précisément le contraire de la « qualité » qui est à l'origine de cette opération.
Et de toute manière, la prise en compte d'un facteur nouveau par les marchés n'implique pas un processus linéaire, généralisé durant plusieurs semaines consécutives sans interruption. La fameuse « main invisible du marché » est moins lourde et moins déterministe. Cette explication a donc été jugée très insuffisante pour expliquer l'ampleur des mouvements depuis fin Juillet ; et totalement non pertinente pour justifier la durée et la linéarité du processus.i[
Evolution de la dette des Etats-Unis corrigée de l'inflation (en Dollars de l'an 2000) - Source : US National Debt Clock
2° explication : « Les Etats-Unis sont entrés avant le reste du monde dans la récession donc ils en sortiront plus tôt »
Par politesse, nous préférons ne pas citer les médias réputés qui, sur toute la planète, ont repris cette « explication », car, à un tel niveau d'aberration, on touche au mensonge délibéré ou bien à la stupidité pure et simple. En effet, ce qui est désormais certain aux yeux de la grande majorité des acteurs financiers et économiques, c'est que les Etats-Unis sont entrés dans une grave récession sur fond d'implosion de leur système financier du fait de la crise des « subprimes » et de ses conséquences (2). Ce qui est probable aux yeux du plus grand nombre dorénavant, c'est que l'Europe, l'Asie et le reste du monde vont être également touchés à des degrés divers par un ralentissement économique significatif. LEAP/E2020 a déjà décrit en détail l'évolution en cours et à venir de ce processus et ce n'est pas le moment d'y revenir ici. Ce qui est tout aussi certain aux yeux de la majorité des acteurs, c'est qu'à part le Royaume-Uni et l'Espagne à un niveau nettement moindre, aucun pays majeur n'est affecté par une multiplicité de crises (immobilière, financière, bancaire, économique, monétaire, militaire,...) comme les Etats-Unis, dont personne ne connaît exactement bien entendu la fin. En l'occurrence, cette « explication » consiste à essayer de faire croire que le monde entier s'est mis à parier que les Etats-Unis auraient une crise moins forte, ou au pire pas plus forte, que l'ensemble du reste du monde et qu'elle n'affecterait pas plus ce pays, ni plus durablement que le reste du monde. Et que, comme un seul homme, tous ces opérateurs se sont précipités pour acheter des Dollars US et vendre les autres devises, y compris les jours où le Dow Jones perdait 300 points du fait de très mauvaises nouvelles économiques. Ces mêmes opérateurs mondiaux ont donc un comportement très singulier : ils croient au Dollar mais vendent leurs valeurs rattachées à l'économie US ! Ils sont persuadés que l'économie US va aller mieux plus tôt que les autres, et donc ils vendent les parts de cette économie qu'ils détiennent pour acheter de la devise US. A ce stade de dérèglement comportemental, ce n'est plus de la stupidité, c'est de la folie. Ou bien c'est une fuite en avant désespérée, donc éphémère et signe de très graves problèmes à venir pour le Dollar et les actifs libellés en USD. Nous allons voir plus loin que c'est bien sur ce phénomène que la manipulation s'est greffée. Toujours est-il que cette « explication », des Etats-Unis « sortant avant les autres de la crise parce qu'ils y sont entrés plus tôt » n'a évidemment pas convaincu du tout notre équipe.
Impact des crises financières récentes sur les banques d'affaires (Bleu foncé : Durée, Bleu clair : Intensité) - Sources : Morgan Stanley / Oliver Wyman
Dans ce GEAB n°27, notre équipe détaille donc le mécanisme de cette manipulation massive des cours du Dollar par les autorités américaines et chinoises, tout en anticipant les conséquences désastreuses de cette opération qui n'a contribué qu'à accélérer tous les processus de désintégration du système financier américain et mondial déjà en cours. La panique règne désormais à Washington (et New York) comme à Pékin et les conséquences deviennent très prévisibles pour nos chercheurs à l'horizon des douze mois à venir. Les conseils opérationnels et recommandations stratégiques de LEAP/E2020 sont d'ailleurs là pour aider à se prémunir contre le plein impact de cette crise. On assiste à un « direct hit » sur le système financier global et il est nécessaire de comprendre qui va être le prochain occupant de la Maison Blanche à un moment aussi crucial de l'histoire des Etats-Unis et du monde, surtout que pour l'équipe LEAP/E2020 son nom ne fait pas mystère puisque le résultat est déjà programmé. C'est dans le GEAB n°28, en Octobre prochain, que LEAP/E2020 mettra à jour son calendrier anticipatif annuel de la crise systémique globale, tout en développement ses analyses sur la zone Euro, la Russie et l'Asie.
---------
Notes:
(1) Et dans le domaine des devises où se mêlent spéculation, histoire, nationalisme et géopolitique, les obsessions sont nombreuses.
(2) Il ne se passe désormais plus une seule semaine sans qu'au moins une banque, grande ou petite, tombe en faillite. Et le gouvernement américain est obligé de prendre à son compte des pans entiers de l'économie financière comme l'a montré la nationalisation de Fanny Mae et Freddy Mac, et la faillite de Lehman Brothers.
Lundi 15 Septembre 2008
Dans la même rubrique :
SEQUENCE 6 - 'Très Grande Dépression' aux Etats-Unis, crise sociale et montée en puissance des militaires dans la gestion du pays (2° Trimestre 2007 – 4° Trimestre 2009) - 24/08/2008
Information Trafic LEAP/E2020 - Mai 2008 - 12/05/2008
Le GlobalEurope Anticipation Bulletin disponible désormais également en Espagnol ! - 14/03/2008
Offert avec tout nouvel abonnement ! Numéro spécial 'GEAB/CRISE DES SUBPRIMES : Causes, déroulement, conséquences et conseils stratégiques'... tout comprendre pour bien se prémunir - 12/08/2007
Offre Archives GEAB (1) – 6 numéros d'archive de votre choix pour 50 euros - 22/01/2007
Le prospectiviste français, Pierre Gonod, donne son point de vue sur le travail d'anticipation de LEAP - 30/08/2006
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#159 16-09-2008 04:48:02
- lesurhumain
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Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?
Le sauvetage de Fannie Mae et Freddie Mac pose un risque pour les « credit default swaps » (CDS). La possible faillite de Lehman aussi. Ces événements sont en effet susceptibles de conduire au débouclage des contrats. Or les encours concernés portent sur plusieurs centaines de milliards de dollars. Une situation totalement inédite.
Une nouvelle épée de Damoclès est suspendue au-dessus de la sphère financière. La mise sous tutelle des géants du refinancement hypothécaire américain pourrait lourdement affecter les banques et les assureurs, via le marché des fameux CDS (« credit default swaps »).
L'Isda, l'association qui réunit les acteurs mondiaux des marchés de dérivés et swaps, a implicitement reconnu que la nationalisation de Fannie Mae et Freddie Mac représentait un « événement de crédit », au même titre qu'une faillite, un défaut de paiement ou une restructuration de dette.
Une telle décision est potentiellement lourde de conséquences puisque les CDS, ou contrats de protection contre le risque de défaut, portant sur la dette des deux agences sont appelés à être débouclés. Autrement dit, une compensation entre les vendeurs de protection et les acheteurs va devoir être réalisée, avec une perte à la clef pour les premiers.
Risque systémique
Les interrogations sont nombreuses. Tout d'abord, pour estimer le montant des encours de CDS et des autres dérivés de crédit référencés sur la dette de Fannie Mae et Freddie Mac, qui servira à évaluer la perte. Les CDS s'échangent sur un marché de gré à gré, d'où son opacité. D'après un stratège de Citigroup cité par le « Financial Times », le montant serait compris entre 200 milliards et 500 milliards de dollars... Le marché reconnaît que le niveau est « assez colossal », d'autant qu'il faut aussi prendre en compte les produits synthétiques et les indices (CDX, Itraxx, etc.) intégrant ces CDS. Ce qui fait dire à un intervenant qu'« il existe un risque systémique. »
Par ailleurs, les modalités du dénouement sont suspendues au verdict de l'Isda. Pour le moment, les acteurs de marché parient sur un schéma avec un taux de recouvrement élevé, proche de 100 % (donc un pourcentage de perte limité pour le vendeur) et une compensation en espèces, qui évite à l'acheteur de protection d'avoir à livrer les titres, alors que ceux-ci deviennent relativement rares par rapport aux CDS.
Enfin, le cas des agences américaines soulève des questions inédites : la nationalisation signifie que la qualité de leur dette est meilleure qu'avant. La procédure de dénouement pour « défaut » est dès lors paradoxale, puisque la valeur des titres doit augmenter.
L'Isda apportera des réponses à ces questions dans quelques semaines et déterminera le périmètre des titres éligibles à l'appel de protection. « On aboutira à un accord de place spécifique à cet événement », prédit un stratège.
Même si le feu promet d'être ainsi circonscrit, cet épisode ne manquera pas de susciter encore un peu plus la défiance envers les marchés de dérivés, qui pèsent 600.000 milliards de dollars. D'autant que se pose désormais aussi le cas de Lehman. Le prix du CDS portant sur la dette de la banque a grimpé jusqu'à 800 points la semaine passée (contre environ 400 points les semaines précédentes), signe que le risque de défaut est jugé élevé. De quoi faire trembler ceux qui ont vendu des contrats de protection sur le géant de Wall Street.
ISABELLE COUET - LesEchos.fr - 15/09/2008
Incertitude.
Le marché des « credit default swaps » (CDS) a vivement réagi hier. L'indice Itraxx qui suit les contrats sur les dettes les mieux notées a grimpé de 102,9 points en clôture vendredi à 134,2 points hier, au plus fort du mouvement. Autrement dit, le coût d'une protection contre le risque de défaut a fortement augmenté. Sur la dette moins bien notée, il a même bondi de près de 82 points lundi (à 627,4) et sur la dette financière subordonnée de plus de 47 points (à 235,8 points). Les inquiétudes sont fortes. Comme pour Fannie Mae et Freddie Mac, le montant de CDS émis sur Lehman est inconnu, puisque ces contrats se traitent de gré à gré. Les obligations en circulation, moins nombreuses que les CDS, pèsent elles 150 milliards de dollars. Selon le cabinet CreditSights, le taux de recouvrement sur la dette senior serait de 60 %. « Mais le marché traitait lundi bien en dessous de ce niveau », observe Vivek Tawadey, chez BNP Paribas. A ce stade, il est donc difficile d'évaluer les pertes des vendeurs de CDS sur ce nom. Le marché des dérivés de crédit est d'autant plus fragilisé que les CDS sont référencés au sein d'indices, d'où un phénomène de contagion latent.
LesEchos.fr - 16/09/2008
Dernière modification par lesurhumain (16-09-2008 04:56:09)
L'unique doctrine universelle et éternelle de l'Esprit est celle de l'Amour car l'Amour est la cause, le principe et la semence de la sagesse, la grandeur, La Force, l'élévation et La Vie !
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#160 16-09-2008 04:51:25
- lesurhumain
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Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?
L'assureur américain AIG a échoué à convaincre les agences de notation de sa solidité financière. La Réserve fédérale américaine serait actuellement en discussion avec Goldman Sachs et JPMorgan Chase pour que soit mise en place une ligne de crédit de 75 milliards de dollars, sans laquelle AIG pourrait être contraint de se placer en faillite.
L'assureur américain AIG, engagé depuis quelques jours dans une course contre la montre pour lever des fonds, a échoué à convaincre les agences de notation de sa solidité financière, ce qui devrait l'obliger à débourser des milliards de dollars pour honorer ses engagements.
La Réserve fédérale américaine est actuellement en discussion avec Goldman Sachs et JPMorgan Chase pour que soit mise en place une ligne de crédit de 75 milliards de dollars, sans laquelle l'ex-numéro un mondial du secteur pourrait être contraint de se placer en faillite. Après Lehman Brothers, les marchés financiers doivent se préparer à un noouveau choc.
Coup sur coup, les trois principales agences --Standard & Poor's (S&P), Moody's et Fitch-- ont rendu leur verdict lundi soir et réduit les notes de la dette du groupe. Autrement dit, elles le considèrent moins solvable.
C'est le scénario que AIG, qui fut longemps le premier groupe mondial d'assurance, cherchait désespérément à éviter. Car loin d'être une simple mesure technique, cette dégradation va avoir des conséquences très lourdes pour le groupe. Menaçant peut-être même sa survie pure et simple.
AIG va maintenant devoir trouver des sommes considérables pour garantir ses contrats, puisque sa seule bonne réputation ne suffit plus, alors qu'il était déjà à la recherche d'argent pour assurer sa gestion quotidienne.
Les agences expliquent leur décision par l'aggravation du marché immobilier, auquel l'assureur est très exposé, et par la chute de son action en Bourse.
Après une dégringolade de 31% vendredi, le titre a encore plongé de 61% lundi, à seulement 4,76 dollars. En un an, il s'est effondré de 93%.
Dans le cadre de ses activités de marché, peu développées chez les autres assureurs, AIG a émis un nombre très élevé de "credit default swaps" (CDS), des instruments financiers assurant les investisseurs contre les défauts de paiement d'un émetteur d'obligations.
Ces produits complexes, souvent liés au marché immobilier américain, sont au coeur de la crise bancaire actuelle et ont déjà entraîné d'énormes dépréciations d'actifs à travers le monde.
AIG a déjà dû passer pour 25 milliards de dollars de dépréciations, du fait de la recrudescence des défauts de paiement des propriétaires de maisons aux Etats-Unis.
Dans un document au gendarme boursier américain, l'assureur indiquait ainsi qu'il serait obligé de provisionner 13,3 milliards de dollars pour garantir ces CDS, si Standard and Poor's et Moody's dégradaient sa note d'un cran.
Mais la sanction est bien plus lourde: S&P a baissé la note de trois crans, et Moody's de deux crans.
Pire, cette dernière a averti que "de nouvelles dégradations étaient probables si le groupe ne répondait pas complètement aux inquiétudes concernant ses liquidités et son capital". "De telles dégradations pourraient s'élever à de multiples crans", est--il ajouté.
Après le dépôt de bilan de la banque d'affaires Lehman Brothers et le rachat en catastrophe de Merrill Lynch par Bank of America, le secteur financier américain subit un nouveau coup de boutoir dévastateur.
Comme pour Lehman, le Trésor américain a exclu d'investir le moindre cent d'argent public dans l'assureur.
Selon la chaîne d'information financière CNBC, les autorités feraient pression sur les banques Goldman Sachs et JPMorgan Chase pour qu'elles syndiquent un prêt de 70 à 75 milliards de dollars en faveur du groupe.
Banquiers et responsables du groupe se sont réunis toute la journée au siège de la banque de réserve fédérale de New York, là précisément, s'est joué pendant le week-end le sort de Lehman. Selon le quotidien Wall Street Journal, si l'assureur n'obtenait pas les sommes nécessaires d'ici mercredi, il lui faudrait à son tour déposer son bilan, deux jours après Lehman.
L'enjeu est à la hauteur du symbole: AIG compte 74 millions de clients dans le monde, en majeure partie américains, qui se retrouveraient sans assurance en cas de faillite de la société. Elle emploie 116.000 personnes dans 130 pays.
Jusqu'à présent, seul l'Etat de New York --où le groupe a son siège-- a accepté de faire un geste, inquiet devant les conséquences sociales d'une faillite: l'assureur a été autorisé à ponctionner 20 milliards de dollars dans les caisses de ses filiales, pour assurer son fonctionnement.
Pour S&P, "cela va permettre à la maison-mère de satisfaire ses besoins immédiats en liquidité".
Aplus long terme, l'assureur envisagerait notamment de céder son activité de financement de leasing d'avions, International Lease Finance Corporation (ILFC), qui compte une flotte de près de 1.000 appareils.
AFP - 16/09/2008
Dernière modification par lesurhumain (16-09-2008 04:52:23)
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#161 16-09-2008 05:03:24
- lesurhumain
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Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?
Parmi les institutions financières considérées comme les plus vulnérables figurent la caisse d'épargne Washington Mutual et Wachovia, mais aussi l'assureur AIG.
A qui le tour ? Après Bear Stearns et Lehman Brothers, les analystes américains guettent déjà les prochaines victimes de la tornade financière qui s'est abattue sur Wall Street. Face à l'effondrement du cours de Lehman Brothers et faute de réaction significative, l'effet de contagion menace de gagner l'ensemble du secteur bancaire et financier.
Dans le sillage de Lehman, le cours de la première caisse d'épargne américaine, Washington Mutual (WMU), qui vient de limoger son patron, a perdu 48 % de sa valeur en deux jours face à l'ampleur de ses pertes potentielles liées à la crise du « subprime ». Mais elle est loin d'être la seule. La quatrième banque américaine, Wachovia, est aussi considérée comme vulnérable.
« L'ère des sauvetages est loin d'être terminée. Nous risquons d'assister à plusieurs opérations de renflouage », estime David H. Resler, « chief economist » de Nomura Securities International.
Crise de confiance
Le cours de Washington Mutual est tombé hier sous la barre symbolique des 2 dollars en séance - son plus bas niveau depuis 1990 - face aux graves inquiétudes suscitées par son exposition sur le marché des prêts hypothécaires à risque (3,3 milliards de dollars de pertes au dernier trimestre). Malgré le remplacement de Kerry Killinger par Alan Fishman à sa tête en début de semaine, les analystes restent septiques quant aux capacités de la première caisse d'épargne américaine à redresser la barre.
Selon ses propres estimations, ses pertes et provisions potentielles liées à la crise du « subprime » pourraient atteindre 19 milliards de dollars d'ici à 2011. Indicateur alarmant : son « credit default swap » (CDS), qui mesure le risque de faillite, est entré hier dans une zone à hauts risques.
Depuis le début de la crise, une dizaine de banques locales ont déjà été placées en dépôt de bilan, la dernière en date étant Silver State (2 milliards de dollars d'actifs) en début de semaine, après la fermeture d'IndyMac en juillet.
Le plus préoccupant est que l'effet de contagion ne concerne plus seulement les banques régionales mais des institutions financières de premier plan. Outre Washington Mutual, la quatrième banque américaine, Wachowia, a vu son cours plonger de 50 % depuis le début de l'année malgré l'annonce d'un plan de réduction de coûts de 1,5 milliard de dollars en 2009 et une réduction drastique de son volume de prêts. Même les poids lourds tels que Merrill Lynch ou l'assureur AIG (18,5 milliards de dollars de pertes depuis janvier) ne sont plus à l'abri d'une crise de confiance.
PIERRE DE GASQUET - LesEchos.fr - 12/09/2008
L'agence de notation Standard and Poor's estime que la banque est une des plus exposée au marché immobilier. Le cours de WaMu s'est effondré lundi de 27 %. La banque est cependant moins fragile qu'un Lehman en raison des dépôts de clients qu'elle abrite.
L'agence de notation Standard & Poor's (SP) a dégradé de trois crans la note de la dette à long terme de la banque américaine Washington Mutual (WaMu), considérée comme l'une des plus exposée au marché immobilier, à "BB-", contre "BBB-" auparavant, selon un communiqué lundi.
Le cours de la banque s'est effondré de 27 % hier. Pour certains experts, Washington Mutual est cependant mieux protégée qu'un Lehman Brothers d'une débâcle grâce à un matelas de dépôts bancaires de plus de 140 milliards de dollars, même si les particuliers les possédant peuvent aussi se mettre à paniquer.
Washington Mutual est la plus grosse caisse d'épargne américaine avec 2.300 agences qui abrite des fonds de millions de personnes privées assurés par les autorités fédérales. A l'inverse, les banques d'affaires comme Lehman Brothers se financent pour le court terme auprès de quelques établissements qui peuvent plus facilement retirer leur soutien.
Cette note, qui plonge quand même WaMu dans la catégorie des valeurs spéculatives, est assortie d'une perspective négative.
"Les difficultés grandissantes du marché", ainsi que l'exposition de l'établissement au marché hypothécaire "dans ce cycle troublé de l'immobilier et du crédit" ont "conduit à la dégradation de la note", explique SP.
"Le prix faible de l'action est aussi une inquiétude", a ajouté l'agence.
Dans les échanges électroniques d'après séance, le titre WaMu chutait de 10% à 1,80 dollar. Il s'est effondré de plus de 85% depuis le début de l'année.
"Il apparaît de plus en plus que les conditions du marché pourraient prendre le dessus sur les fondamentaux du crédit et saper la flexibilité financière du groupe", estime SP, qui juge que les finances de WaMu sont "solides", ce qui devrait lui permettre de répondre à ses obligations en 2010.
Dans un communiqué publié après cette annonce, WaMu a souligné que SP "attribue sa décision à la dégradation des conditions de marché, et non à un quelconque changement dans l'évaluation des conditions financières de Washington Mutual".
La banque répète que ses liquidités devraient "rester de manière significative supérieures aux niveaux exigés pour les institutions +bien capitalisées+".
Elle souligne également que la note que lui attribue SP laisse sa filiale bancaire dans la catégorie "investissement".
Jeudi, l'agence Moody's avait relégué l'établissement parmi les valeurs spéculatives, en raison de la dégradation de la qualité de ses actifs.
Fitch, avait abaissé aussi les notes de WaMu, mais en les maintenant en catégorie "investissement".
AFP - 16/09/2008
Dernière modification par lesurhumain (16-09-2008 05:07:31)
L'unique doctrine universelle et éternelle de l'Esprit est celle de l'Amour car l'Amour est la cause, le principe et la semence de la sagesse, la grandeur, La Force, l'élévation et La Vie !
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#162 16-09-2008 06:46:14
- yaya
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Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?
Imagination
"C'est cette partie dominante de l'homme, cette maîtresse d'erreur et de fausseté, et d'autant plus fourbe qu'elle ne l'est pas toujours, car elle serait règle infaillible de vérité, si elle l'était infaillible du mensonge.
Mais étant le plus souvent fausse, elle donne aucune marque de sa qualité, marquant souvent du même caractère le vrai et le faux." Extrait Pascal
Lorsque l'on se retourne sur son passé, on se rend compte combien les ressentis que nous avions eu à l'époque seraient différents aujourd'hui si nous avions à revivre la même chose.
Lorsque j'écoutais ma grand-mère me raconter, je vivais à travers son histoire.
Je me disais alors, quel bonheur de ne pas être née à cette époque-là, pendant la guerre, etc..
Ma grand-mère, elle se souvenait de ce que lui avait raconter la sienne et se disait la même chose, quel bonheur de ne pas être née à cette époque là
A chaque époque, ses bouleversements, ses hommes qui pensent vivre quelque chose de différent ..or il est fort de constater que tout est remake en permanence et que la seule différence est cette médiatisation forcée et souvent manipulatrice.
Ah ! oui sur le bas de mon visage, j'ai un petit instrument de musique qui fait "
poete pouet"
Quand on veut, on peut
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#163 16-09-2008 06:50:05
Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?
Pour le quotidien Les Echos, il s’agit d’une « nouvelle épée de Damoclès suspendue au-dessus de la sphère financière ».
Car ce qui fait peur, c’est que l’International Swaps and Derivatives Association (ISDA), l’association qui réunit les acteurs de ce secteur, a reconnu que la mise sous tutelle de Freddie Mac et Fannie Mae par l’Etat américain est un « évènement de crédit » qui change la donne. En effet, c’est une décision lourde de conséquences puisque les CDS, portant sur la dette de ces deux organismes de crédit hypothécaire, sont appelés à être soldés au détriment des banques ayant vendu ces CDS.
Wall Street et les autres banques feraient ainsi face à d’autres pertes colossales, car selon un analyste de Citigroup cité par le Financial Times, le montant des CDS de Fannie Mae et de Freddie Mac serait compris entre 200 milliards et 500 milliards de dollars… et cela ne comprend pas les CDS portant sur la dette de Lehman Brothers aujourd’hui déclaré en faillite.
Bien qu’une séance inhabituelle de Wall Street organisée ce dimanche a tenté de désamorcer ce vaste champ de mines, les observateurs restent convaincus que le risque systémique persiste car le discrédit des CDS menace d’entraîner l’ensemble du marché des dérivés (estimé à 600000 milliards de dollars) dans sa chute…
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Crise bancaire : des particuliers fortunés piégés dans les fonds bloqués
[ 10/08/07 - 18H17 ] - Voir les commentaires publiés (2)
Entre les souscriptions en direct et celles par le biais de contrats d'assurance vie, les encours détenus par des personnes physiques dans ces fonds gelés pourraient représenter au moins 300 millions d'euros. Pour l'instant, ces particuliers ne peuvent pas récupérer leur épargne. Certains envisagent même d'emprunter pour se procurer des liquidités.
Venue des Etats-Unis, la crise du crédit "subprime", qui se répand actuellement de ce coté de l'Atlantique, n'épargne pas des investisseurs privés,en particulier les clients fortunés.
Ainsi les souscriptions effectuées par le canal de BNP Paribas Banque Privée France, où le ticket d'entrée est fixé à 200.000 euros d'actifs financiers, sont estimées à quelques 8 millions d'euros, soit 0,05% du 1,6 milliard d'encours des trois fonds fermés temporairement: BNP Paribas ABS Euribor, BNP Paribas ABS Eonia et Parvest Dynamic ABS.
Compartiment de la Sicav luxembourgeoise Parvest, le fonds Dynamic ABS constitue l'essentiel de l'encours détenu par les personnes physiques. A noter qu'à ce montant de 8 millions d'euros détenu en direct, il convient d'ajouter celui - non précisé- détenu par le biais de contrats d'assurance-vie.
Chez Axa, les deux sous-compartiments des fonds IM US Libor Plus représentent 500 millions d'euros. Sur ce total les souscriptions émanant de personnes physiques pèseraient moins de 5%. La liquidité est assurée par Axa qui achète les parts sur la base de leur valeur liquidative.
Fonds fermés chez Oddo: poids des particuliers non négligeable
Chez Oddo, les trois fonds fermés définitivement - Oddo Cash Titrisation, Cash Arbitrages et Court terme Dynamique - totalisent un encours d'un milliard d'euros. Sur ce total, un quart soit 250 millions d'euros est détenu directement par des clients "haut de gamme". Quant au solde, soit 750 millions d'euros, il a été souscrit par des investisseurs institutionnels, notamment des compagnies d'assurance "maison" ou extérieures. Ainsi par exemple la compagnie Génération vie a été créée conjointement par Oddo et les AGF (qui détiennent 20% d'Oddo).
Cette fermeture définitive des fonds pénalise les clients ayant des besoins urgents de liquidités. Certes dans le courant du mois de septembre, un premier versement - d'un montant indéfini à ce jour- devrait être versé aux clients.
En attendant, les plus pressés ont engagé des "discussions" pour trouver une solution financière, par exemple sous forme de découvert ou de prêts accordés par Oddo, qui a récemment adopté le statut de banque. Quant au coût de ces avances de fonds, il est discuté au "cas par cas".
Martine Denoune
Dernière modification par altaïr (16-09-2008 06:54:52)
Que Ta Volonté soit faite et pas la mienne
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#164 16-09-2008 06:56:42
Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?
L’enjeu fondamental : Vrai ou faux Nouveau Bretton Woods ?
6 septembre 2008
Par Jacques Cheminade
Nouveau Bretton Woods, vous avez dit un « Nouveau Bretton Woods » ? Comme le savent tous les observateurs de la classe politique et ceux qui fréquentent Google, en France et dans le monde, Lyndon LaRouche et moi-même menons bataille avec cet objectif depuis plus de dix ans ! Aujourd’hui, lors de l’Université d’été du Parti socialiste qui s’est tenue à La Rochelle du 29 au 31 août, François Hollande a lancé lui aussi un appel pour un Nouveau Bretton Woods. Nous ne pouvons que nous réjouir de ce nouvel engagement, qui rejoint celui de Michel Rocard (cf. sa déclaration avec quatorze hommes politiques européens, « la finance folle ne doit pas nous gouverner », dans Le Monde du 22 mai 2008). Désormais, un déni de réalité n’est plus possible. La question fondamentale de notre époque est posée dans le débat public et officiel. Elle ne pourra plus être retirée ou dissimulée.
L’enjeu fondamental de notre époque : en effet, pour que la priorité politique soit redonnée au travail humain et à l’investissement à long terme, c’est-à-dire pour pouvoir faire une politique d’équipement social, il est nécessaire que les plus grands pays du monde établissent ensemble un nouvel ordre économique et monétaire. L’argent, pour une politique de crédit productif public, doit alimenter un accroissement des capacités créatrices de l’homme. Cela ne peut être fait que par des institutions et des compétences humaines engagées dans cette perspective. Il s’agit d’un combat politique, avec un enjeu de civilisation.
Or, l’on a vu et l’on voit apparaître, parmi certains socialistes, dont les erreurs passées et les complaisances ont été une des causes de l’émission effrénée et destructrice de capital fictif, des appels à une « nouvelle régulation » assurée par le Fonds monétaire international (FMI). Cela revient à demander à une association de voleurs et de policiers incompétents ou complices de rétablir l’ordre public. Ou bien, pour utiliser une image plus précise, aux promoteurs d’une économie basée sur le trafic de drogue (celle de MM. George Soros ou Robert Cooper), d’arrêter les trafiquants et les consommateurs, comme si l’émission d’un argent sans foi ni loi était un problème technique relevant d’experts et non une question politique exigeant l’engagement de volontés subjectives.
Qui peut encore croire au FMI, qui a contribué à l’étranglement des pays du tiers-monde, a accompagné et soutenu l’ordre financier dominant, rétribué des experts pour procéder au maintien de cet ordre et s’est compromis avec l’oligarchie financière de Wall Street et de la City de Londres ? Qui ? MM. Dominique Strauss-Kahn, Michel Camdessus, Lionel Jospin et François Morin. Là est le danger principal : dès que l’offensive pour un Nouveau Bretton Woods se trouve lancée, les supplétifs passés – et présents – de l’ordre financier se manifestent pour ramener le mot dans un système qui est son contraire.
Car on ne peut insérer une réorientation politique fondamentale des flux financiers dans les institutions existantes et avec ceux qui ont fait carrière, universitaire ou politique, au sein du système de libre-échange et d’émission de capital fictif qui caractérise l’économie internationale depuis plus de quarante ans.
Examinons le cas de M. Strauss-Kahn : il a accepté d’être le directeur du FMI, soutenu par M.Sarkozy, et prétend « formuler des réformes institutionnelles » en créant un comité « devant évaluer la pertinence du cadre actuel de prise de décision du Fonds et conseiller toute modification qui puisse permettre à l’institution de remplir son mandat mondial plus efficacement » (sic). Et avec qui ? Avec l’ancien directeur du Fonds, M. Michel Camdessus, avec des professeurs de Harvard et de Chicago, tous ceux qui ont été les serviteurs bien rémunérés et très honorés de l’oligarchie financière !
Voyons maintenant le cas de MM. Jospin et Morin. Après une bonne analyse de la crise financière actuelle, ils proposent une « régulation (...) assurée par le FMI, avec l’appui d’un organe de règlement des conflits financiers ». Ils prennent position pour une « monnaie internationale » dont le rôle pourrait être « consacré » par une fusion entre le FMI et la Banque des règlements internationaux (BRI). C’est aller plus loin que MM. Strauss-Kahn et Keynes dans le dépouillement de la souveraineté des Etats-nations, sans donner la moindre orientation politique et sociale à leur choix (Point de vue, Le Monde du 6 septembre 2008).
Point de convergence révélateur, dans un entretien très compétent dans l’analyse, confié au Nouvel Observateur (24-30 juillet 2008), Mathieu Pigasse, vice-président de la banque Lazard, proposait la même solution : « Ce pourrait être le rôle du FMI. Au lieu de prêter aux pays émergents un argent dont ils n’ont pas besoin, il pourrait inventer une nouvelle régulation pour faire face non plus à l’insuffisance des liquidités mais à leur excès. »
Je suis ici obligé de dire que, consciemment ou pas, ces politiques de « nouvelle régulation » visent en fait à maintenir le système, car elles restent dans un cadre monétariste. Je dois ajouter que, peut-être malgré l’intention de leurs auteurs, elles constituent la « béquille » de ce que j’ai appelé « les puissances du chantage financier » plutôt qu’une arme contre elles.
Revenons brièvement ici au Nouveau Bretton Woods, en sortant de sa caricature. Son but n’est pas de réordonner les chaises sur le pont du Titanic (interprétation pervertie de la « régulation ») mais de faire prévaloir l’économie physique sur l’économie monétaire, un système de crédit public-monnaie sur un système monétariste. Le Nouveau Bretton Woods ne peut être un sparadrap, aussi large soit-il, mais un « nouvel ordre » permettant de sortir de l’ordre actuel basé sur l’émission de capital fictif.
Mettre en place le Nouveau Bretton Woods revient ainsi à gagner une véritable guerre politique contre le système anglo-américain à matrice britannique et vénitienne, devenu facteur de destruction sociale généralisée.
Il suppose l’association, en tant qu’Etats-nations au service de leurs peuples, des quatre puissances mondiales que sont les Etats-Unis, la Russie, l’Inde et la Chine. La France, face à elles, peut, avec l’Allemagne, jouer un rôle de catalyseur, l’élément par lequel une réaction chimique peut s’effectuer ou pas.
Cependant, pour cela, trois choses sont indispensables :
1) que les Etats-Unis recouvrent, en tant qu’Etat-nation, le contrôle d’un dollar aujourd’hui aux mains des établissements financiers et des compagnies d’assurance. Cela suppose un retour aux fondements de la Constitution américaine, prévoyant que l’exécutif peut demander le consentement de la Chambre des représentants pour émettre du crédit-monnaie afin de financer des investissements productifs. En bref, on ne peut rien faire avec le dollar actuel, qui est une monnaie de singe polluée par le crédit improductif, mais on a besoin d’un dollar sur lequel reposent les échanges et les réserves du monde. C’est pourquoi il faut changer le fondement du dollar, en en refaisant une véritable monnaie-crédit nationale : c’est ce qu’a fait Roosevelt, c’est ce que Kennedy voulait faire à la veille de son assassinat, c’est ce que Lyndon LaRouche entend faire aujourd’hui. Que cela plaise ou non, c’est l’enjeu principal à l’échelle du monde.
2) La Russie, l’Inde et la Chine doivent être associées à une politique d’émission de crédit productif à l’échelle mondiale : c’est la seule solution pour assurer la paix par le développement mutuel. Elle implique non une politique d’encerclement de la part de l’OTAN, mais de grands projets communs (exploitation de la quatrième génération du nucléaire et de la fusion, mise en œuvre d’un réseau intercontinental et transcontinental de trains à grande vitesse allant de l’espace eurasiatique à l’Amérique du Sud en passant par un tunnel ou un pont sous le détroit de Béring, revitalisation du lac Tchad, stratégie commune pour l’exploration du système solaire, une grande politique de l’eau).
3) Les pays européens doivent revenir à un système d’émission de crédit productif public, qui fut celui de la France des Trente Glorieuses. Pour cela, chez nous, et afin de pouvoir être catalyseur d’un changement, nous devons abolir la loi du 3 janvier 1973 qui interdit au Trésor public de présenter « ses propres effets à l’escompte de la Banque de France ». A l’échelle européenne, il faut également éliminer l’interdiction du recours au crédit productif public que prévoient l’article 104 § 1 du Traité de Maastricht et l’article 123 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (découlant du Traité de Lisbonne).
Il ne s’agit pas d’une stratégie anti-européenne, mais d’une nécessaire refondation de l’Europe. Elle vise à redonner aux pays européens l’oxygène du crédit productif public – la transformation d’argent en capital – sans laquelle ils ne peuvent jouer un rôle digne de leur histoire. En effet, c’est bien dans l’ordre européen actuel que les grands travaux de Jacques Delors n’ont pu être financés, alors qu’il faudrait aller bien au-delà, et que le financement des bourses Erasmus va être réduit. C’est parfaitement inacceptable et auto-destructeur.
En conclusion, un Nouveau Bretton Woods implique un renversement des orientations destructrices de l’après-Roosevelt, agréées par la dématérialisation totale de la monnaie par Richard Nixon, le 15 août 1971. Plus encore, à un moment de l’histoire où la désintégration financière et monétaire est le marqueur économique d’une crise de civilisation, le Nouveau Bretton Woods n’est pas la chose de technocrates, de politiques et d’experts recouvrant soudain aimablement la raison, mais il doit devenir la cause commune de l’humanité, un principe refondateur d’Etats-nations Républiques et d’un vouloir-vivre en commun international. Il est la solution au paradoxe du patriote qui, légitimement, entend être aussi citoyen du monde. Car c’est notre civilisation qui en est l’enjeu, à la fois culturel, politique et très immédiatement concret.
J’ai sans doute été sévère, mais le danger représenté ici, en France, par les entourages des dirigeants de l’UMP et, hélas, des socialistes, et aux Etats-Unis par le naufrage des candidatures McCain et Obama, m’oblige à dire la vérité sans prendre de gants. Si je la cachais, je contribuerais au chaos que crée la politique monétariste, dont les pulsions deviennent fascisantes et impériales, des forces qui prévalent à Londres et à Washington, et dont les provocations peuvent rapidement entraîner des réactions inconsidérées ailleurs. La guerre financière de tous contre tous aboutit toujours, fatalement, le plus souvent par erreur d’appréciation stratégique, à un affrontement militaire généralisé. Nous devons donc mettre toutes les ressources que le XXe siècle a pu rassembler pour la guerre à jeter au XXIe les bases d’une paix par le développement mutuel.
http://www.solidariteetprogres.org/article4520.html
Que Ta Volonté soit faite et pas la mienne
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#165 16-09-2008 08:01:20
- yaya
- Être Humain

- Date d'inscription: 27-11-2007
Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?
Messieurs les Economistes en herbe.
Le copié collé fait rage. Il est facile et surtout déloyal lorsqu'il est à parti.
Qu'en est-il de l'Asie ?
Du japon, seconde puissance mondiale ?
Vous n'informez pas du système économique mondial en général.
Vous ne faites qu'entrevoir un aspect de ce dernier.
En ce qui me concerne, ce n'est ni plus ni moins qu'une forme de manipulation à petite échelle qui est l'exemple de ce qui se passe au niveau médiatique.
Informer justement, c'est prendre en compte l'ensemble des aspects économiques mondiaux.
Je pense donc qu'il vous plait, messieurs les économistes en herbe de noircir le tableau pour deux raisons.
La première est que tout à votre petit train train de franchouillard, vous vous faites la peur de votre vie. (avez-vous fait vos réserve de riz ? 
La seconde est que vous aimeriez peut-être véritablement vivre cet effondrement pour enfin vous croire vivant.
Croyez Messieurs, le véritable effondrement est dans votre tête.
Soyez heureux d'être ici en ce moment présent.
Tachez de le vivre !
Vous avez de la chance ! Au regard de notre humanité.....
Dernière modification par yaya (16-09-2008 08:01:39)
Quand on veut, on peut
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#166 16-09-2008 08:37:45
- peps
- Être Humain
- Date d'inscription: 22-06-2006
Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?
Soyez heureux d'être ici en ce moment présent.
Tachez de le vivre !
Vous avez de la chance ! Au regard de notre humanité.....

celui qui le dit, c'est celui qui y est
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#167 16-09-2008 09:02:49
- lesurhumain
- Être Humain

- Lieu: Perpignan Plage
- Âge: 45 -

- Date d'inscription: 04-11-2007
- Site web
Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?
yaya a écrit:
Qu'en est-il de l'Asie ?
Du japon, seconde puissance mondiale ?
Vous n'informez pas du système économique mondial en général.
Vous ne faites qu'entrevoir un aspect de ce dernier.
Shanghai : -4,47%
Hong Kong : -5,44%
Tokyo : - 4,95%
Moscou : -17,45%
Le système financier mondiale est au bord de l'implosion ; libre à toi de continuer à faire l'autruche yaya ; sort de ta bubulle : la presse en parle, même le JT en parle...
Soyez certain Madame que le véritable effondrement est bien réel car il se déroule en ce moment même "ici et maintenant" et n'est certainement pas une vue de l'esprit dans la tête de qui que ce soit.
Et effectivement, je suis très heureux d'être ici en ce moment présent.
Et effectivement, je le vis très bien, car je n'ai plus d'argent, aucun placements et aucun biens.
Et effectivement, j'ai beaucoup de chance ! Au regard d'une certaine partie de l'humanité qui elle possède ou plutôt croit posséder et risque donc de perdre quelque chose.....
Dernière modification par lesurhumain (16-09-2008 10:50:48)
L'unique doctrine universelle et éternelle de l'Esprit est celle de l'Amour car l'Amour est la cause, le principe et la semence de la sagesse, la grandeur, La Force, l'élévation et La Vie !
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#168 16-09-2008 09:46:02
Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?
Qu'en est-il de l'Asie ?
Du japon, seconde puissance mondiale ?
Vous n'informez pas du système économique mondial en général.
Il se passe la meme chose ainsi qu'en Russie ou les injections de liquidité vont bon train.
Soyez heureux d'être ici en ce moment présent.
Tachez de le vivre !
Vous avez de la chance ! Au regard de notre humanité.....
Tout à fait.
Je trouve interressant cette sorte de partie d'echec entre l'obscure et la Lumiere.
Voir que ces "Maitres du monde" perdent le controle de ce qu'ils pensaient avoir planifié.
Que ce qui se passe au niveau financier est etroitement lié aussi aux magouilles de politiques internationales.
Et si ces Maitres du monde ont l'habitude d'utiliser la guerre pour regler des problemes et encore mieux asservir l'humanité, là encore, les evenements semblent bien aussi leurs echapper.
Il souffle un vent de panique chez ces maitres du monde, "maitres" qui ne maitrisent plus rien et qui ont du perdre tout soutien de leurs allies ET qui ont deja quitté le navire (en detresse).
Ce grand tournant qu'emprunte l'humanité et Urantia est tres interressant dans son deroulement.
Tout devient possible, meme l'impossible.

Dernière modification par altaïr (16-09-2008 09:58:27)
Que Ta Volonté soit faite et pas la mienne
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#169 16-09-2008 11:38:36
- peps
- Être Humain
- Date d'inscription: 22-06-2006
Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?
Et effectivement, je le vis très bien, car je n'ai plus d'argent, aucun placements et aucun biens
et si il te tombais 1 million d'euros........qu'en ferais tu?? reflechis bien avant de répondre..........
celui qui le dit, c'est celui qui y est
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#170 16-09-2008 11:58:11
- lesurhumain
- Être Humain

- Lieu: Perpignan Plage
- Âge: 45 -

- Date d'inscription: 04-11-2007
- Site web
Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?
peps a écrit:
et si il te tombais 1 million d'euros........qu'en ferais tu?? reflechis bien avant de répondre..........
J'acheterais un gros terrain "non constructible" avec de l'eau en pleine nature !!!
L'unique doctrine universelle et éternelle de l'Esprit est celle de l'Amour car l'Amour est la cause, le principe et la semence de la sagesse, la grandeur, La Force, l'élévation et La Vie !
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#171 16-09-2008 12:08:25
- yaya
- Être Humain

- Date d'inscription: 27-11-2007
Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?
On se connaît un peu, pas tant que ça, mais suffisamment...
Penses-tu que je fasses l'autruche super Pat ?
Je suis à la tête d'une petite entreprise depuis 10 ans et je suis de très près les fluctuations économiques d'autant que mes produits sont exportés un peu partout dans le monde et plus particulièrement en Afrique.
Ma petite entreprise et sa respiration sont un indice principal d'observation pour les économistes. Elles sont les premières touchées par les fluctuations de marché.
Tu veux quelques chiffres concrets :
Pour 100 euros qui rentrent, restent une fois toutes les charges payées 1 euros de bénéfice.
La taxe foncière a pris 6 % cette année.
etc...
Mais alors, pourquoi me ferais-je chier avec cette entreprise ?
Et bien parceque vois-tu ? Elle me fait vivre et je l'a fais vivre, nous l'a faisons vivre, nous, nos employés. Nous sommes une petite unité qui bravons les flutuations de marché.
La situation était bien plus catastrophique, il y a deux ans.
Alors aujourd'hui, oui peut-être, demain, peut-être pas.
Nous sommes encore là et nous n'avons pas dit notre dernier mot ; e te laisse te répandre dans l'intox intrigue gouvernementale.
Et
Comme le fait remarquer Maître Pep.....S très justement dans une question légitime : "et si il te tombais 1 million d'euros........qu'en ferais tu?? reflechis bien avant de répondre.........."
Chacun voit midi à sa porte inévitablement.
Penses-tu vraiment que le fait d'être sans biens te donne un avantage quelconque sur les autres ?
C'est un leurre de le penser ...Soyons honnête !
Tu manges à ta faim, tu reçois les soins nécessaires, tu as internet...
Tu as des biens de toute évidence.
Peut-être un peu moins que certain et aussi peut-être un plus que d'autres.
Nous avons tous quelque chose à perdre si ce n'est à gagner.
Aujourd'hui, ce que je ne veux pas perdre c'est cette lucidité qui me permet de me porter bien au-delà d'un quelconque effondrement.
La seule pauvreté que je vois aujourd'hui, c'est la manipulation médiatique qui fait de nous des esclaves d'un temps qui n'est pas encore le nôtre et qui empêche la plupart d'entre-nous de vivre l'instant présent tout à un futur que l'on s'évertue à pourrir.
La peur est le meilleur moyen de manipulation des masses.
Pourquoi rentrer dans son jeu ?
As-tu quelque chose à prouver ?
Quels sont tes objectifs ?
L'autruche n'est pas celle qu'on croit.
Quand on veut, on peut
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#172 16-09-2008 12:13:32
Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?
Un autre aspect de cette crise sera d'amener l'humanité vers les valeurs de la Fraternité.
La crise amenera inevitablement, une flambée des prix, des faillites de societes et donc une agravation du chomage, des mises à la rue.
Et des evenements climatiques et sismiques viendront aussi renforcer l'humanité à d'autres valeurs.
La Fraternité, c'est le respect, le don, le partage, l'echange, une facette de l'Amour Inconditionnel que l'humanité doit faire l'apprentissage.
Sans Fraternité et pas seulement inter humain, pas d'entrée en une vie 5D ouverte sur toutes les formes de vie des univers.
La Fraternité doit etre universelle.
La difference et la diversité sont richesses et non l'inverse.
Que Ta Volonté soit faite et pas la mienne
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#173 16-09-2008 12:34:16
- attiz
- Être Humain

- Date d'inscription: 01-02-2008
Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?
Penses-tu que je fasses l'autruche super Pat ?
tu es juste une belle bourrique parfois
Nous avons tous quelque chose à perdre si ce n'est à gagner.
nous avons tous à perdre oui. ça sera douloureux pour tous et destabilisant de tout reprendre à zero. Mais au longterme, nous avons tout à gagner pour recreer sur de meilleures bases.
actuellement on est peut etre pas les plus a plaindre mais le système tue la majorité des gens dans ce monde. il etouffe les plus démunis. ne l'oublie pas et oublie un peu ta propre situation un instant.
Quand le systeme est corrompu il faut le changer même si sur le fumier il y pousse de belles fleurs.
Aujourd'hui, ce que je ne veux pas perdre c'est cette lucidité qui me permet de me porter bien au-delà d'un quelconque effondrement.
alors garde-là 
La peur est le meilleur moyen de manipulation des masses.
Pourquoi rentrer dans son jeu ?
As-tu quelque chose à prouver ?
Quels sont tes objectifs ?
alors arretes d'avoir peur. informes-toi et reste centree.
la peur vient de toi pas de l'information que tu reçois mais de ta reaction vis a vis de l'information.
grandi maintenant
Dernière modification par attiz (16-09-2008 12:39:08)
Chasseur de gros malins et du leader-sheep bon marché
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#174 16-09-2008 13:09:08
- lesurhumain
- Être Humain

- Lieu: Perpignan Plage
- Âge: 45 -

- Date d'inscription: 04-11-2007
- Site web
Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?
Yaya, je crois que tu confonds la finance et l'économie !!!
Ce qui est en train de s'effondrer aujourd'hui, c'est la finance internationale complètement déconnectée de l'économie réelle et antagoniste au bien commun de l'humanité !!!
Lorsque j'ai monté ma première société, j'étais encore à l'école de commerce (en train de passer un diplôme californien de management) ; j'en est monté plus d'une dizaine par la suite dans des domaines d'activités diverses et variés... je connais bien ce monde là et j'ai gagné (et perdu) beaucoup d'argent dans ma courte vie...
Mon mode de vie actuel est un choix de vie me permettant d'avoir beaucoup de temps pour partager et vivre réellement, librement et sans contraintes temporelles.
Un sac de vêtements, quelques livres, un ordinateur portable ainsi qu'une voiture hors d'ages sont mes seules biens matériels actuels ; je me suis dépouillé de tout le reste... et je peux te dire grâce à cela que l'argent ne fait pas le bonheur car je suis aujourd'hui beaucoup plus heureux alors que je n'en ai plus du tout.
Ce que tu ne veux pas comprendre c'est que l'effondrement du système financier actuel est une formidable opportunité, une chance unique pour que le monde change enfin et instaure d'autres valeurs que celle de l'ARGENT ROI.
Je te recommande à ce sujet deux films : L'Argent en tant que Dette et The Corporation qui pourront je l'espère t'éclairer.
Dernière modification par lesurhumain (16-09-2008 13:25:30)
L'unique doctrine universelle et éternelle de l'Esprit est celle de l'Amour car l'Amour est la cause, le principe et la semence de la sagesse, la grandeur, La Force, l'élévation et La Vie !
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#175 16-09-2008 13:22:54
- yaya
- Être Humain

- Date d'inscription: 27-11-2007
Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?
Ce qui tue le système, c'est ce paquet de noix de coco qui tombent dès qu'on agite le cocotier.
Et un de plus !
Voilà de quoi est fait le système, de bourriques et de moutons.
La bourrique fout un coup de sabot au loup, le mouton se laisse manger.
et toute situation est réversible.
Ma situation est celle que j'ai voulue aujourd'hui et si la tienne ne te convient pas tu n'as qu'à t'en prendre à toi-même.
Et je n'ai pas à oublier la mienne, ne serait-ce qu'un instant, question de vécu !
La plainte est dépassée aujourd'hui, elle ne sert pas à grand chose si de véritables solutions ne sont pas envisagées.
Que proposez-vous en vérité hors de vos copiés collés qui tapent sur un système dont vous faites tous partie.
Toi qui touche les alloc
Toi qui touche le chomage
Toi et toi qui profitent du système
Prenez donc votre baluchon et allé tanguer un peu ailleurs, là où l'on se bat vraiment pour ne pas mourir de faim et on en reparlera..
Chacun voit midi à sa porte et dans ses petits chaussons de franchouillards tapotent internet pour refaire un lifting au système financier.
Messieurs, les économistes en herbe prédicateur d'effondrement. Sortez vos cannes à pêche et planquez vos réserves de riz.
Que proposez-vous ? 0 %
Où sont vos solutions ? 0%
La peur est le meilleur moyen de manipulation des masses.
Allé mes cocos !
Bon appétit !
Quand on veut, on peut
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