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#301 16-10-2008 05:43:38
- lesurhumain
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Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?
Eté 2009 : Cessation de paiement du gouvernement américain
Communiqué public GEAB N°28 (15 octobre 2008)
A l'occasion de la parution du GEAB N°28, LEAP/E2020 a décidé de lancer une nouvelle alerte dans le cadre de la crise systémique globale car nos chercheurs estiment qu'à l'été 2009, le gouvernement américain sera en cessation de paiement et ne pourra donc pas rembourser ses créditeurs (détenteurs de Bons du Trésor US, de titres de Fanny Mae et Freddy Mac, etc.). Cette situation de banqueroute aura bien évidemment des conséquences très négatives pour l'ensemble des propriétaires d'actifs libellés en dollars US. Selon notre équipe, la période qui s'ouvrira alors deviendra propice à la mise en place d'un « nouveau Dollar » destiné à remédier brutalement au problème de la cessation de paiement et de la fuite massive de capitaux hors des Etats-Unis. Ce processus découlera des cinq facteurs suivants qui sont analysés plus en détail dans le GEAB N°28 :
1.L'évolution récente, à la hausse, du Dollar US est une conséquence directe et provisoire de la chute des bourses mondiales
2.Le « baptême politique » de l'Euro vient juste d'avoir lieu donnant une alternative « de crise » au Dollar US, en tant que « valeur-refuge » crédible
3.La dette publique américaine s'enfle de manière désormais incontrôlable
4.L'effondrement en cours de l'économie réelle des Etats-Unis empêche toute solution alternative à la cessation de paiement
5.« Forte inflation ou hyper-inflation aux Etats-Unis en 2009 », là est la seule question.
Mais on peut déjà se faire une idée de l'évolution à venir en regardant l'Islande que notre équipe suit à la loupe depuis début 2006. Ce pays constitue en effet un bon exemple de ce qui attend les Etats-Unis, et également le Royaume-Uni. On peut considérer, comme d'ailleurs bon nombre d'Islandais aujourd'hui, que l'effondrement du système financier islandais est venu du fait qu'il était surdimensionné par rapport à la taille de l'économie du pays.

Evolution de l'inflation en Islande 2003-2008 - Source Banque centrale d'Islande
L'Islande s'est en fait prise en matière financière pour le Royaume-Uni (1). Comme le Royaume-Uni en matière financière s'est lui-même pris pour les Etats-Unis et que les Etats-Unis se sont pris pour la planète entière, il n'est pas inutile de méditer le précédent islandais (2) pour appréhender le cours des évènements des douze prochains mois à Londres et Washington (3).
Nous assistons en effet actuellement à un double phénomène historique :
. d'une part, depuis le mois de Septembre 2008 (comme annoncé dans le GEAB N°22 de Février 2008), l'ensemble de la planète est désormais conscient de l'existence d'une crise systémique globale caractérisée par un effondrement du système financier américain et sa contagion au reste de la planète.
. d'autre part, un nombre croissant d'acteurs mondiaux entreprennent d'agir par eux-mêmes devant l'inefficacité des mesures préconisées ou prises par les Etats-Unis, pourtant centre du système financier mondial depuis des décennies. L'exemple du 1° Sommet de l'Euroland (ou Eurozone), qui s’est tenu Dimanche 12 octobre 2008 et dont les décisions, par leur ampleur (près de 1.700 milliards EUR) et leur nature (4), ont permis un retour de confiance sur les marchés financiers de toute la planète, est à ce titre tout-à-fait exemplaire du « monde d'après-Septembre 2008 ».

Carte des garanties de dépôts bancaires dans l'Union européenne Source AFP - 09/10/2008
Car il y a bien un « monde de l'après-Septembre 2008 ». Pour notre équipe, il est désormais évident que ce mois restera dans les livres d'histoire de l'ensemble de la planète comme celui « datant » le déclenchement de la crise systémique globale ; même s'il ne s'agit en fait que de la phase de « décantation », la dernière des quatre phases de cette crise identifiée dès Juin 2006 par LEAP/E2020(5). Comme toujours quand il s'agit de grands ensembles humains, la perception du changement par le plus grand nombre n'intervient que lorsque le changement est en fait déjà bien engagé.
En l'occurrence, Septembre 2008 marque l'explosion majeure du « détonateur financier » de la crise systémique globale. Selon LEAP/E2020, ce second semestre 2008 est en effet le moment où « le monde plonge au cœur de la phase d'impact de la crise systémique globale » (6). Ce qui veut dire pour nos chercheurs qu'à la fin de ce semestre, le monde entre dans la phase dite de « décantation » de la crise, c'est-à-dire la phase où l’on voit les conséquences du choc se mettre en place. C'est de facto la phase la plus longue de la crise (entre trois et dix ans selon les pays) et celle qui va affecter directement le plus grand nombre de personnes et de pays. C'est l'étape qui va voir également se dégager les composantes des nouveaux équilibres mondiaux dont LEAP/E2020 présente deux premières illustrations graphiques dans ce GEAB N°28 (7).
Ainsi, comme nous l'avons répété à plusieurs reprises depuis 2006, cette crise est beaucoup plus importante, en termes d'impact et de conséquences, que celle de 1929. Historiquement, nous sommes tous les premiers acteurs, témoins et/ou victimes d'une crise qui affecte toute la planète, avec un degré sans précédent d'interdépendance des pays (du fait de la globalisation de ces vingt dernières années) et des personnes (le degré d'urbanisation, et donc de dépendance pour les besoins de base - eau, nourriture, énergie, ... - est aujourd'hui sans précédent dans l'Histoire). Cependant, le précédent des années 1930 et ses terribles conséquences destructrices semblent à nos chercheurs assez présents dans les mémoires collectives pour nous permettre, si les citoyens sont vigilants et les dirigeants lucides, d'éviter un bis repetita conduisant à une (ou des) conflagration(s) majeure(s).
Europe, Russie, Chine, Japon,... constituent sans aucun doute les acteurs collectifs pouvant d'assurer que l'implosion en cours de la puissance dominante de ces dernières décennies, à savoir les Etats-Unis, ne conduise pas la planète dans une catastrophe. En effet, à l'exception de l'URSS de Gorbatchev, les empires ont tendance à tenter vainement d'inverser le cours de l'Histoire quand ils sentent leur puissance s'effondrer. C'est aux puissances partenaires de canaliser pacifiquement le processus, ainsi qu'aux citoyens et élites du pays concerné de faire preuve de lucidité pour affronter la période très pénible qui se prépare.

Evolution des emprûnts des institutions financières US auprès de la Réserve fédérale américaine (08/01/1986 – 09/10/2008) - Source Federal Reserve Bank of St Louis
La « réparation d'urgence » des canaux financiers internationaux, réalisée avant tout par les pays de la zone Euro en ce début de mois d'Octobre 2008 (8), ne doit pas masquer trois faits essentiels :
. cette « réparation d'urgence », nécessaire pour éviter une panique qui menaçait d'engloutir tout le système financier mondial en quelques semaines, ne traite provisoirement qu'un symptôme. Elle ne fait qu'acheter du temps, deux à trois mois maximum, car la récession globale et l'effondrement de l'économie américaine (le tableau ci-dessus montre ainsi la vertigineuse croissance des fonds prêtés aux banques américaines par la Réserve fédérale) vont s'accélérer et créer de nouvelles tensions économiques, sociales et politiques qu'il faut traiter par anticipation dès le mois prochain (une fois les « paquets financiers » mis en oeuvre)
. même s'il était absolument nécessaire de remettre en marche le système de crédit, les gigantesques moyens financiers consacrés sur toute la planète aux « réparations d'urgence » du système financier mondial seront autant de moyens qui ne pourront pas être mis à disposition de l'économie réelle dans les mois à venir pour faire face à la récession globale
. la « réparation d'urgence» constitue une marginalisation, et donc un affaiblissement supplémentaire des Etats-Unis, puisqu'elle met en place des processus contraires à ceux prônés par Washington pour les 700 Milliards USD du TARP de Hank Paulson et Ben Bernanke : une recapitalisation des banques par les gouvernements (décision qu'Hank Paulson est obligé de suivre maintenant) et une garantie des prêts interbancaires (en fait les gouvernements de l'Euroland se substituent aux assureurs de crédits, une industrie au cœur de la finance mondiale et essentiellement américaine depuis des décennies). Ces évolutions détournent toujours plus de relais décisionnels et de flux financiers hors de l'orbite américaine à un moment où l'économie des Etats-Unis et l'explosion de leur dette publique (9) et privée en auraient plus que jamais besoin ; sans même parler des retraites qui s'envolent en fumée (10).
Le dernier point illustre comment, dans les mois à venir, les solutions à la crise et ses différentes séquences (financière, économique, sociale et politique) vont diverger de plus en plus : ce qui est bon pour le reste du monde ne le sera pas pour les Etats-Unis (11) et désormais, Euroland en tête, le reste du monde semble déterminer à faire ses propres choix.
Le choc brutal que générera la cessation de paiement des Etats-Unis à l'été 2009 est en partie une conséquence de ce découplage décisionnel des grandes économies du monde par rapport aux Etats-Unis. Il est prévisible et peut être amorti si l'ensemble des acteurs commencent dès maintenant à l'anticiper ; c'est d'ailleurs l'un des thèmes développés dans ce GEAB N°28. LEAP/E2020 espère seulement que le choc de Septembre 2008 aura « éduqué » les responsables politiques, économiques et financiers de la planète afin qu'ils comprennent qu'on agit mieux par anticipation que dans l'urgence. Il serait dommage que l'Euroland, l'Asie et les pays producteurs de pétrole, tout comme les citoyens américains d'ailleurs, découvrent brutalement au cours de l'été 2009, à la faveur d'un week-end prolongé ou d'une fermeture administrative des banques et bourses pour plusieurs jours sur le territoire américain, que leurs Bons du Trésor US et leurs Dollars US ne valent plus que 10% de leur valeur car un « nouveau Dollar » vient d'être instauré (12).
Notes:
(1) L'Islande a adopté depuis plus de 10 ans tous les principes de dérégulation et de financiarisation de l'économie qui ont été développés et mis en œuvre aux Etats-Unis et au Royaume-Uni. Reykjavik était devenu une sorte de « Mini-Me » financier de Londres et Washington, pour reprendre le personnage du film très britannico-américain Austin Powers. Et les trois pays ont entrepris de jouer financièrement à « la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le boeuf », pour reprendre la fable de Jean de la Fontaine dont la fin est fatale à la grenouille.
(2) Ainsi la bourse islandaise s'est effondrée de 76% après avoir été fermée quelques jours pour « éviter » la panique ! Source :MarketWatch, 14/10/2008
(3) A ce titre, attardons-nous sur le montant du « paquet financier » annoncé par Londres, soit 640 milliards EUR dont 64 milliards EUR pour recapitaliser les banques et 320 milliards EUR pour renflouer les dettes à moyen terme de ces mêmes banques (source :Financial Times, 09/10/2008). Avec une économie en chute libre à l 'image du marché immobilier, une inflation galopante, des retraites par capitalisation qui s'évanouissent en fumée, et une monnaie au plus bas, à part accroître la dette publique et affaiblir encore plus la Livre, on voit mal comment cela peut « sauver » des banques déjà très mal en point. A la différence des banques des pays de la plupart de la zone Euro, le système financier britannique, comme son homologue américain, est au cœur de la crise, et non pas une victime collatérale. Et Gordon Brown peut bien jouer à Churchill et Roosevelt réunis (Source : Telegraph, 14/10/2008), mais dans sa méconnaissance évidente de l'Histoire, il oublie que ni Churchill ni Roosevelt n'étaient aux commandes de leurs pays depuis 10 ans quand ils ont dû affronter chacun leur « grande crise » (cela vaut d'ailleurs pour les Etats-Unis et l'administration Bush - Paulson et Bernanke inclus - qui viennent tous du « problème » et font donc très peu probablement partis de la « solution »). Sans compter que Roosevelt et Churchill organisaient les sommets comme Yalta ou Téhéran en laissant Français et Allemands à la porte, alors que c'est lui qui a dû rester à la porte du Sommet de l'Euroland.
(4) Source : L'Express, 13/10/2008
(5) Source GEAB N°5, 15/05/2006
(6)Source GEAB N°26, 15/06/2008
(7)LEAP/E2020 présente ainsi une synthèse de ses anticipations sur la phase de décantation de la crise grâce à une carte du monde de l'impact de la crise différenciant entre 6 grands groupes de pays ; ainsi qu'un calendrier anticipatif 2008-2013 des 4 séquences financière, économique, sociale et politique pour chacune de ces régions.
(8) Car c'est bien la zone Euro, l'Euroland, qui a permis d'arrêter la spirale de panique globale. Depuis des semaines, les initiatives américaines et britanniques se sont succédées sans effet. C'est l'irruption d'un nouvel acteur collectif, le « sommet de l'Euroland » et ses décisions d'envergure, qui ont constitué le phénomène nouveau et rassurant. C'est d'ailleurs un nouvel acteur que Washington et Londres ont systématiquement empêché d'émerger depuis le lancement de l'Euro il y a 6 ans. Et il a fallu toute une mise en scène diplomatique (réunion préalable, photo de groupe pré-sommet,... ) pour permettre au Premier Ministre britannique de faire croire qu'il n'était pas marginalisé dans ce processus, alors qu'il n'appartient de facto pas aux sommets de la zone euro. Dans ce GEAB N°28, LEAP/E2020 revient sur ce phénomène et les conséquences systémiques durables de la tenue du 1er sommet de l'Euroland.
(9)Le plan de sauvetage financier américain a déjà accru de 17.000 USD la dette de chaque Américain. Source : CommodityOnline, 06/10/2008
(10) Ce sont en effet 2.000 milliards USD de retraites par capitalisation qui ont disparu en fumée ces dernières semaines aux Etats-Unis. Source : USAToday, 08/10/2008
(11) En tout cas à court terme. Car notre équipe est persuadée que pour le peuple américain, à moyen et long termes, il n'est pas mauvais du tout que le système dominant à Washington et New-York soit fondamentalement remis en cause. C'est en effet ce système qui a plongé ce pays dans les problèmes dramatiques où des dizaines de millions d'Américains se débattent aujourd'hui, comme l'illustre parfaitement cet article du New York Times du 11/10/2008
(12) Même si c'est une mesure de peu d'ampleur par rapport à la perspective de cessation de paiement des Etats-Unis, ceux qui pensent qu'il est temps de réinvestir dans les marchés financiers peuvent trouver utile de savoir que le New York Stock Exchange vient de réviser tous ses seuils d'interruption des cotations pour cause de chute trop forte des cours. Source : NYSE/Euronext, 30/09/2008
Dernière modification par lesurhumain (16-10-2008 08:57:21)
L'unique doctrine universelle et éternelle de l'Esprit est celle de l'Amour car l'Amour est la cause, le principe et la semence de la sagesse, la grandeur, La Force, l'élévation et La Vie !
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#302 17-10-2008 00:48:06
Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?
Nous formons tous une chaine de responsabilité collective.

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Voilà de l'alternative ! !
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EGALITE ET RECONCILIATION
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Association de Réflexion Patriote "Pour une Réconciliation Nationale"
Communiqué sur la Crise Financière / 30 septembre 2008
TEXTE DU COMMUNIQUÉ:
"Aux Etats-Unis, le Congrès a en premier vote rejeté le plan Paulson de soutien au secteur bancaire. Les raisons de ce rejet sont évidentes : les Américains ont fait savoir à leurs représentants qu’ils n’entendaient pas payer pour les errements de la finance mondialisée. Le Congrès a rejeté le plan Paulson parce qu’il était immoral et anticonstitutionnel.
A cela s’ajoute sans doute une considération plus pragmatique : de toute manière, en créant toujours plus de masse monétaire sans contrepartie dans l’économie réelle, ce plan ne pouvait que différer l’implosion finale de la bulle-dollar, et en outre rendre cette implosion encore plus cataclysmique qu’elle ne l’est déjà.
Egalité & Réconciliation constate que cette problématique américaine a d’ores et déjà franchi l’Atlantique.
A une échelle évidemment bien moindre, le gouvernement français s’engage sur la même pente que l’administration Bush aux abois. Le Premier Ministre français François Fillon a déclaré que l'Etat français empêcherait une quelconque faillite bancaire. « Nous ne nous interdisons aucune solution, » a déclaré le Premier Ministre. « Si une banque française a des difficultés, l'Etat peut faciliter son adossement, prendre une participation. »
Cette déclaration survient alors que l'Etat français s’apprête à investir 1 milliard d'euros dans la banque franco-belge Dexia, tandis que la Caisse des Dépôts et Consignations va apporter 2 milliards.
Cet argent public ne sort pas du néant.
En dernière analyse, il sera prélevé sur le pouvoir d’achat des Français, soit par l’inflation si la Banque Centrale Européenne finance ces opérations par la masse monétaire, soit, plus probablement, par l’accroissement de la dette publique française et donc, en dernière analyse, par une pression fiscale supplémentaire. Par conséquent, comme aux Etats-Unis, ce type d’opérations doit faire l’objet d’un débat parlementaire, et l’opinion doit être alertée sur ce qu’il faut bien appeler un pillage des fonds publics au profit d’institutions financières privées.
A ce propos, Egalité & Réconciliation constate avec amusement que le même gouvernement qui nous explique qu’on ne peut pas du tout financer la modernisation de La Poste par les fonds publics (3 milliards d’euros), vient justement de trouver 3 milliards en 48 heures pour voler au secours de la finance spéculative mondialisée.
Nous apprenons également avec intérêt que la commission européenne a déclaré « ne pas avoir à enquêter » sur la recapitalisation en catastrophe des banques privées. On a connu le régulateur européen plus tatillon en matière de distorsions de concurrence. Si la situation n’était pas dramatique, le système euromondialiste en déroute serait presque drôle.
Le contribuable doit être informé de l’utilisation qui sera faite de ses impôts.
E&R appelle les Français à exiger de leurs députés qu’ils questionnent le gouvernement sur les réponses apportées à la crise financière actuelle.
Nous suggérons en particulier les quatre points suivants :
— Dans quelle mesure les capitaux fournis par la sphère publique française servent-ils à couvrir les risques de défaillance des banques américaines débitrices des établissements européens ? Ces risques ne sont-ils pas couverts par les autorités américaines ?
— Si les capitaux fournis par la sphère publique servent à couvrir des risques de défaillance venant d’acteurs européens, pourquoi faut-il venir en aide aux banques créditrices, et pas directement aux acteurs économiques, consommateurs, communes, entreprises ?
— Quelles sont les mesures de régulation prises pour rétablir sans délai la transparence sur les marchés ?
— Quelles enquêtes seront diligentées, et sous quel délai, quant à la responsabilité des gestionnaires des établissements concernés par les mesures de refinancement public ?
E&R suivra cette affaire de près, dans un esprit de responsabilité, pour obliger le gouvernement à informer correctement les citoyens et à réserver l’argent du contribuable aux intérêts de la Nation."
http://www.egaliteetreconciliation.fr/
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Soyons attentifs à la tenue de leurs promesse !
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Conférence de J.Cheminade :
"Un vrai Nouveau Bretton Woods contre la City, Wall Street et la peur" - 20 octobre 2008
Publié le 16 octobre 2008
Sortons de la confusion. Il faut arrêter le chaos financier. Lyndon LaRouche et ses amis ont eu raison : nous ne sommes pas face à une crise cyclique ou des subprimes, nous avons à traiter une crise systémique généralisée de tout le système financier et monétaire international.
Une nième version du plan Paulson vient d’être adoptée par les élus du peuple américain, malgré son rejet par le peuple. Ce rejet reflète un réveil de l’opinion publique contre un renflouement immoral et économiquement absurde, qui pénalise les victimes en fournissant au contraire une bouée de sauvetage temporaire aux investisseurs les plus irresponsables, ceux qui ont joué avec l’argent des autres et des effets de levier phénoménaux. Le peuple américain dit « non » à ses représentants, au président Bush et aux deux candidats à sa succession, Obama et McCain, qui avaient appuyé le plan.
Joseph Stiglitz a dû reconnaître lui-même que « la crise de Wall Street est au marché ce qu’a été la chute du Mur de Berlin au communisme ». Le système actuel est un mourant qui ne peut être sauvé, ne serait-ce qu’en raison de l’accumulation suicidaire de credit-default swaps (contrats d’échange de risques de défaut), une multiplication de paris par des firmes spéculant sur la fin prochaine de leurs consoeurs. Cela fait 65 000 milliards de dollars, chiffre proche du total des dépôts bancaires à l’échelle de notre planète, pariés sur des marchés de gré à gré, sans aucun contrôle. Face à une bulle financière qui dépasse 50 fois le PIB mondial, personne ne pense que le plan Paulson puisse sauver le système. Avec Fortis, UniCredit, Hypo Real Estate et Dexia, l’Europe est déjà contaminée.
Au contraire, le Nouveau Bretton Woods proposé depuis plus de vingt ans par Lyndon LaRouche doit devenir la référence pour passer à un autre système, fondé sur le crédit productif public et la mise en redressement judiciaire des spéculateurs. Il ne s’agit pas d’un arrangement technique ou d’une formule magique de diplomates, mais d’un nouvel ordre financier et monétaire international rétablissant la priorité de l’économie physique, de l’équipement de l’homme et de la nature. Sans lui, il ne peut y avoir de justice sociale.
Pour réussir, il faut relever deux défis. Combattre directement les responsables de l’effondrement, l’oligarchie financière de la City et de Wall Street. Et penser en termes d’un nouvel ordre de développement mutuel, basé sur des investissements à long terme financés à bas taux d’intérêt. Il n’y a aucune alternative à ce grand dessein, si ce n’est, comme l’a justement remarqué Jacques Attali (pour ses propres raisons), une fuite en avant dans la guerre de tous contre tous au sein d’un chaos incontrôlable. Pour reprendre les mots de Lyndon LaRouche, le choix est entre le bien commun et le service des générations à naître, et un horizon d’Empire policier et militaire au sein d’un « nouvel âge des ténèbres », comme celui qui suivit l’effondrement financier du XIVe siècle.
C’est là le véritable enjeu du Nouveau Bretton Woods, désormais évoqué par Nicolas Sarkozy, Michel Rocard et François Hollande, dont vous parlera Jacques Cheminade. Arrivés à un moment de l’histoire dont il avait prévu depuis longtemps l’échéance, nous ne devons avoir peur que d’une chose, c’est de la peur elle-même, et concevoir la France comme un catalyseur audacieux.
Jacques Cheminade
http://www.egaliteetreconciliation.fr/i … Itemid=110
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Plus tu te bat contre une image ( ton mental ne sait faire que ça ) plus tu la rend réel et lui donne ta force, c’est le but de l’égo manipulateur.
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#303 21-10-2008 08:20:23
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Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?
La Tribune.fr - 21/10/2008 à 10:54
Devant les parlementaires européens, le chef de l'État confirme sa volonté de réformer le capitalisme mondial, en associant les pays émergents. Il a plaidé aussi pour la création de fonds souverains en Europe pour répondre à la crise économique.
Nicolas Sarkozy a indiqué ce mardi, devant le parlement européen, qu'il allait proposer une réunion extraordinaire des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne (UE) pour préparer les sommets mondiaux sur la refonte du système financier international. Le principe de ces sommets a été accepté par les Etats-Unis le week-end dernier, a-t-il rappelé sans toutefois donner de détails sur la date ou le lieu du sommet préparatoire.
L'Europe "doit porter l'idée d'une refondation du capitalisme mondial", a-t-il dit. "Ce qui s'est passé, c'est la trahison des valeurs du capitalisme, ce n'est pas une remise en cause de l'économie de marché", estime le président. Il a indiqué que "la solution la plus simple" pour les sommets mondiaux serait d'associer les pays industrialisés du G8 aux cinq plus grandes économies émergentes comme la Chine et l'Inde. Ce sera "tout l'objet du déplacement en Chine, pour convaincre les puissances asiatiques de participer à cette refondation", a-t-il dit, en référence au prochain sommet de l'Asem qui réunira 43 pays d'Europe et d'Asie à Pékin vendredi et samedi.
Les priorités de l'Europe lors des sommets mondiaux à venir seront "d'abord qu'aucune banque qui travaille avec l'argent des Etats ne puisse travailler avec des paradis fiscaux". Il s'agira aussi de faire en sorte "qu'aucune institution financière ne puisse travailler sans être soumise à une régulation financière" et "que les traders voient leur système de rémunération calculés de façon à ne pas pousser à une prise de risque inconsidérée", a insisté Nicolas Sarkozy.
Le chef de l'Etat a aussi plaidé de nouveau pour que "le système monétaire soit repensé", en lançant une pique aux Etats-Unis régulièrement accusés de vivre à crédit du reste du monde du fait de l'importance du dollar. "Peut-on continuer nous (en Europe) à porter les déficits de la première puissance mondiale sans avoir un mot à dire ? la réponse est clairement non", selon lui.
Il s'est prononcé aussi en faveur de la création en Europe de fonds souverains nationaux qui, coordonnés, permettraient "d'apporter une réponse industrielle à la crise" économique. "Je connais parfaitement les désaccords entre certains pays" sur le sujet, mais je ne peux pas imaginer qu'on m'explique qu'il fallait une réponse unie européenne à la crise financière et que face à la crise économique il n'en fallait pas une". Etre "unis ne veut pas dire la même réponse", a-t-il précisé, estimant qu'il faudrait harmoniser et coordonner les politiques économiques en réponse à la crise économique. "Notre devoir, c'est qu'en Europe, on puisse continuer à construire des bateaux, des avions, des automobiles", a-t-il conclu.
L'unique doctrine universelle et éternelle de l'Esprit est celle de l'Amour car l'Amour est la cause, le principe et la semence de la sagesse, la grandeur, La Force, l'élévation et La Vie !
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#304 Hier 09:41:09
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Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?
AFP - Mercredi 22 octobre 2008, 20:31 (Paris)
Un sommet mondial sur la crise réunira les pays du G20 le 15 novembre près de Washington, a annoncé mercredi la Maison Blanche, ce qui n'a pas enrayé la chute des marchés financiers affolés par les signes tangibles de récession.
Ce premier sommet, accepté par les Etats-Unis sous la pression des Européens, réunira les principaux pays industrialisés et émergents (G-20), un conclave créé en 1999 après les crises asiatique et russe.
La réunion visera à "discuter des causes de la crise financière" et "identifier les principes de réformes" pour éviter qu'elle ne se reproduise, selon une porte-parole du président George Bush.
Des experts financiers seront chargés de "formuler des recommandations" en vue d'un sommet ultérieur qui pourrait être organisé avant la fin du mandat de M. Bush le 20 janvier.
Face à la pire crise depuis 1929, Européens et Américains étaient tombés d'accord samedi pour réunir une série de sommets internationaux afin de réfléchir à une refonte du système financier international.
Les marchés financiers ont fait peu de cas de cette annonce, tétanisés par les répercussions de la crise financière sur les résultats des entreprises et les craintes d'une récession de grande ampleur.
Après avoir campé dans le rouge pendant la journée, les Bourses européennes ont plongé en clôture: Paris a perdu 5,01%, Francfort et Londres 4,46%.
La Bourse de New York, en baisse dès l'ouverture, a accéléré ses pertes, le Dow Jones perdant 4,50% et le Nasdaq 3,18% vers 17H35 GMT.
L'euro a poursuivi son plongeon face au billet vert, dopé par les perspectives d'un nouveau plan de relance aux Etats-Unis. A 16H00 GMT, la devise européenne s'échangeait à 1,2840 dollar.
Le nouvel ordre mondial qui pourrait sortir du sommet reste encore flou.
L'UE veut une réforme profonde du système actuel, une sorte de Bretton Woods bis, du nom des accords de 1944 qui avaient jeté les bases du système financier actuel. Les Européens proposent une supervision mondiale des marchés, qui serait confiée au Fonds monétaire international (FMI).
Réticent à l'idée d'une refonte du système, George Bush a souligné à plusieurs reprises son attachement aux "fondements du capitalisme démocratique" et à la "liberté des marchés".
Le président français Nicolas Sarkozy, qui avait lancé l'idée d'un sommet fin septembre, a aussitôt salué l'annonce. La série de sommets vise à "refonder le système financier international", en passant par une "surveillance plus efficace de tous les opérateurs", a-t-il souligné.
En attendant, les marchés financiers ont poursuivi leur glissade.
Les pires dégringolades ont été enregistrées à Madrid (-8,7%) et surtout Buenos Aires (-16,1% à mi-séance), toutes deux très affectées par le projet de nationalisation du système privé de retraites en Argentine annoncé mardi par la présidente Cristina Kirchner.
Les Bourses asiatiques étaient aussi mal orientées, avec des chutes de 6,79% à Tokyo, 5,20% à Hong Kong et 3,20% à Shanghai.
L'euro poursuivait sa chute alors que les divergences d'approche en Europe sur les remèdes à apporter à la crise ont éclaté au grand jour.
L'Allemagne a ainsi sèchement renvoyé dans les cordes le président français Nicolas Sarkozy et sa proposition de créer des fonds souverains nationaux pour protéger l'industrie contre des prédateurs étrangers.
La monnaie européenne est passée sous 1,30 dollar, soit une perte de plus de 20% depuis son sommet historique de 1,60 dollar le 15 juillet. La livre britannique est, elle, tombée à un plus bas depuis plus de cinq ans face au billet vert.
Ces mouvements marquent le retour en grâce du dollar, les cambistes tablant sur un deuxième plan de relance américain, alors qu'ils doutent de la capacité des dirigeants européens à trouver une riposte commune face à la récession.
Les Européens ont en effet écarté toute idée de plan de relance généralisé.
Pourtant, le mot "récession" n'est désormais plus tabou.
"Après avoir pris des mesures pour le système bancaire, nous devons maintenant agir contre la récession financière mondiale", a plaidé mercredi Gordon Brown à la Chambre des communes.
M. Brown a reconnu s'attendre à "une récession en Amérique, en France, en Italie, en Allemagne, au Japon, et, parce qu'aucun pays n'est immunisé, en Grande-Bretagne aussi".
En Suisse, les économistes d'UBS ont estimé mercredi que l'économie européenne allait entrer "en récession quasiment au même moment que les Etats-Unis".
En France, Nicolas Sarkozy présentera jeudi une série de mesures de soutien à l'économie, notamment en faveur des PME, dont des dispositions destinées à amortir les effets de la crise sur l'emploi.
Les derniers résultats d'entreprises ont confirmé la contagion de la crise financière à l'économie, avec des conséquences lourdes pour l'emploi.
Le géant pharmaceutique américain Merck, dont le bénéfice trimestriel a baissé d'un tiers, a annoncé la suppression de 7.200 postes d'ici à 2011.
Le groupe internet américain Yahoo! a annoncé un bénéfice net divisé par trois pour le troisième trimestre et une réduction d'au moins 10% de ses effectifs d'ici la fin de l'année.
Sur les 90 sociétés américaines qui ont fourni entre lundi et mercredi des prévisions de résultats, 42% étaient négatives et seulement 6% positives, selon un recensement du site d'informations financières Briefing.com.
Le marasme économique risque en effet de se transformer en crise sociale.
Selon une responsable des Nations Unies chargée du programme pour l'habitat, la crise pourrait déclencher des émeutes au sein de la population urbaine grandissante dans le monde, alors que des habitants n'arrivent plus à payer leur loyer.
Autre indicateur de la crise, l'or noir poursuivait sa chute: les cours sont passés sous les 65 dollars à Londres, au plus bas depuis mai 2007, et tournaient autour de 68 dollars à New York, après l'annonce d'un bond plus important que prévu des stocks américains d'hydrocarbures.
De quoi alimenter le débat parmi les membres de l'OPEP sur l'ampleur de la réduction de production qu'ils vont décider vendredi à Vienne.
Dernière modification par lesurhumain (Hier 12:06:34)
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