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#1 20-02-2007 05:23:14
- nounou
- Être Humain
- Date d'inscription: 10-07-2006
- Messages: 101
Sexualité et spiritualité
Chers amis,
Je me réjouis d’être à nouveau avec vous. Quand je vous vois, je ne vous vois pas tellement comme les corps physiques que vous regardez dans le miroir. C'est votre intérieur que je sens et que je vois : les mouvements intérieurs de vos pensées, de vos sentiments et émotions. Je suis ici pour vous soutenir dans votre voyage.
Il y a un thème dont je voudrais discuter aujourd'hui, qui a eu un grand impact sur vous tout au long de votre histoire sur terre. Ca concerne la sexualité et la façon dont elle est vécue par les hommes et les femmes.
Ce n'est pas un sujet facile. La sexualité s’est progressivement chargée de beaucoup de jugements, de craintes et d’ émotions. Il n’y a pratiquement plus d’aspect qui en soit spontané et évident désormais. Ca revient à dire que l'aspect enfantin de la sexualité, l'aspect de l'enfant innocent explorant librement, s’est perdu. Vous êtes pleins de peur et de tension quand il s’agit de vous exprimer sexuellement.
Je veux aborder ce fardeau dans cette canalisation, mais d'abord je voudrais parler un peu de ce que signifie la sexualité d’un point de vue spirituel.
La sexualité , c’est les énergies masculine et féminine qui dansent ensemble. À l'origine, la sexualité est plus qu'un acte physique. Elle était faite pour être une danse à laquelle participent tous les niveaux ou aspects de vous-même et de votre partenaire.
Je distinguerai quatre niveaux ou aspects qui (pourraient) jouer un rôle dans cette danse des énergies.
Quatre aspects de l'expérience sexuelle
D'abord, il y a le niveau physique, l'aspect du corps physique.
Le corps est innocent. Le corps connaît l’attirance et le désir sexuels et c'est quelque chose qui est spontanément présent dans le corps. Le corps cherche la satisfaction de ses désirs, et c'est l'humain, ou la conscience de l'âme dans l'humain, qui détermine la façon dont le désir sexuel s’applique et se manifeste. Encore une fois, le corps est innocent. Il connaît l’attirance et le désir. Il n'y a rien mal à cela. Cela peut être une source d'amusement, de jeu et de plaisir. Mais le corps ne peut pas choisir lui-même de quelle façon il va exprimer son énergie sexuelle. C’est vous, l'être humain, qui êtes responsable, et le corps a besoin de votre direction.
Quand vous avez envie d’ éprouver la sexualité de la façon la plus aimante, le point de direction réside dans le coeur. C’est lorsque vous laissez votre coeur prendre la responsabilité de votre énergie sexuelle qu’ elle va trouver son expression la plus joyeuse.
L'alternative est de laisser vos pensées (jugements) ou vos émotions gouverner le flux sexuel et vous verrez que cela va entraîner quelques blocages dans votre énergie, mais j'en parlerai ci-dessous.
Le second aspect de la danse sexuelle que je veux distinguer est le niveau émotionnel. L'union sexuelle est un acte profondément émotionnel. Si vous ignorez cet aspect, vous n'êtes pas entièrement présents dans l'acte et vous vous coupez de la signification réelle de sexualité.
Dans une précédente canalisation appelée ‘Gérer les émotions’ nous sommes entrés largement dans les détails de la problématique des émotions. Nous avons mis l’accent sur les puissantes émotions de crainte, de colère et de tristesse et avons parlé de la façon dont elles peuvent nous décentrer . Quand ces puissantes émotions sont en jeu dans la relation entre deux personnes, et qu’elles ne sont pas consciemment reconnues et abordées, ça va monter à la surface quand les personnes seront intimes. Ces émotions peuvent entraîner des réactions psychologiques de résistance ou de fermeture quand vous êtes physiquement intimes, ou il se peut que le corps soit incapable de ressentir du désir ou de l'excitation.
Chaque fois qu'il y a ces blocages psychologiques ou physiques, il est important de s’occuper d’ eux au niveau où ils ont surgi : le niveau émotionnel. Quand vous essayez d’éliminer des symptômes physiques, sans regarder la dynamique émotionnelle sous-jacente, vous êtes irrespectueux de vous et de votre corps. Quand le corps résiste à l'intimité, il vous donne un message, pur et clair, qu'il y a un blocage émotionnel. Ce peut être en raison d'un problème entre vous et votre partenaire, ou ce peut-être une blessure émotionnelle que vous apportez avec vous du passé. Quoi que ce soit, il faut l’aborder et en prendre soin d'une façon douce et aimante, avant que l'énergie sexuelle puisse librement couler.
À côté du niveau émotionnel se trouve le niveau du coeur, qui est le siège du sentiment.
Dans la même canalisation que je viens de mentionner (“Gérer les émotions”) nous avons distingué entre les émotions et les sentiments. Les sentiments appartiennent au domaine de l'intuition et de la connaissance intérieure. Votre côté sentiment vous parle à travers des chuchotements calmes, remplis de sagesse et compassion. Les émotions sont plus dramatiques par nature et nous les avons appelés ‘ des réactions d’incompréhension’, pour la bonne raison que c’est ce qu’elles sont essentiellement : des explosions d’ incompréhension de ce qui vous arrive. (Voir la canalisation pour plus de clarté).
Quand le coeur s'ouvre entre des partenaires sexuels, il y a de la confiance, de l'amour et de la sécurité entre eux. Quand le coeur est présent dans une rencontre sexuelle, vous permettez à votre intuition de prendre note de ce qui se passe entre vous quand vous devenez intimes physiquement. Vous ne cachez pas vos émotions, vous parlez ouvertement d'elles. Une vieille souffrance peut faire surface et elle est acceptée comme telle. Vous êtes accepté(e) comme vous êtes et cette sorte d'acceptation est le plus grand pouvoir de guérison qui existe. Quand vous connectez votre énergie du coeur avec votre énergie sexuelle, une grande guérison peut avoir lieu dans un secteur qui est en grande demande de cela.
Cependant, le coeur peut aussi jouer un rôle subtil en vous empêchant d'éprouver la sexualité d’une façon joyeuse et aimante. Le coeur peut s'être fermé à la joie de la sexualité pour différentes raisons.
D'abord, il peut y avoir dans le coeur un désir de dépasser la réalité physique terrestre. Deuxièmement, il peut y avoir l’influence des dogmes religieux qui empêchent le coeur de s'ouvrir à ce qu’est vraiment la sexualité.
Je vais maintenant aborder ces deux problématiques.
Le coeur peut avoir une forte tendance à s’élever au-dessus du plan dense de la réalité matérielle. C'est une sorte de nostalgie. Il peut y avoir un désir pour l'unité, qui ne vise pas du tout l'union sexuelle, mais porte en fait en lui-même un rejet subtil du royaume terrestre (et aussi de la sexualité).
Beaucoup d'entre vous connaissent le désir de transcender cette réalité. Beaucoup d'entre vous se rappellent l'énergie d'amour et l'harmonie dont vous avez fait l’expérience dans les royaumes immatériels, avant de vous incarner sur terre. Votre coeur réclame le bien-être et la légèreté de cette vibration. Vous essayez de puiser à cette énergie quand vous méditez. Souvent les chakras supérieurs sont activés à cet effet, à savoir le coeur, la gorge, le troisième oeil et le chakra couronne.
Ils s'ouvrent, tandis que les trois chakras inférieurs (le plexus solaire, le ventre et le chakra du bas), qui sont essentiel à votre soi terrestre, sont plus ou moins abandonnés.
D'une façon plus artificielle, cela arrive aussi quand vous prenez des drogues. Quand vous prenez des substances hallucinogènes, les chakras supérieurs sont artificiellement ouverts en grand et vous pouvez temporairement éprouver l'extase et la béatitude qui vous font oublier l'aspect dense et lourd de réalité terrestre.
Bien que le désir et la soif de transcendance soient compréhensibles, il est important de faire la paix avec la réalité terrestre. Autrement vous allez créer une séparation artificielle entre la partie supérieure et la partie inférieure de votre champ d'énergie. Vous allez préférer être dans la partie supérieure de votre aura avec votre conscience et vous allez cultiver une résistance subtile ou manifeste à la réalité du corps, aux émotions et à la sexualité. Cela crée un déséquilibre dans votre champ d'énergie.
Quand vous vous sentez nostalgiques, essayez de sentir la raison et le but de votre présence sur terre en ce moment. Votre raison d'être ici n'est pas de transcender la terre, mais d’apporter la Maison en bas sur terre. C'est un voyage sacré.
La deuxième raison pour le coeur d’éviter d’avoir à faire avec la sexualité vient des dogmes religieux, ayant souvent pour origine des vies passées. Il peut y avoir eu des vies dans lesquelles vous avez fait des voeux de chasteté ou dans lesquelles on vous a appris à ressentir de la honte ou de la culpabilité à propos du plaisir physique et de la sexualité. Ces énergies peuvent encore s'attarder dans votre coeur. À cause de cela, vous pouvez avoir des jugements négatifs sur l’intimité physique, ou une subtile résistance à cette intimité. Ces jugements et sentiments ne reposent pas sur la vérité. Encore une fois je voudrais dire que le corps lui-même est innocent. La passion, le désir et simplement tous les processus physiques qui vous font désirer une union sexuelle, sont des processus naturels, sains. Les déséquilibres qui se produisent dans le domaine de la sexualité sont presque toujours dus aux niveaux non-physiques, comme les deux que je viens d’évoquer maintenant.
Le quatrième et dernier niveau est l'aspect du mental. Au niveau mental, il peut y avoir les croyances morales ou spirituelles qui vous empêchent d'aimer la sexualité. La plupart de ces croyances sont religieuses par nature.
Au niveau spirituel, vous pouvez avoir la sensation que le corps physique est une sorte de prison. La réalité non-physique des ' royaumes supérieurs’ (comme vous les appelez, pas moi !) est tellement glorifiée, que la réalité physique en devient sous-évaluée. Cela arrive fréquemment parmi les artisans de la lumière. Particulièrement parmi eux, il y a souvent de la résistance au plaisir et à la jouissance que la sexualité peut procurer. Cela provient en partie des croyances religieuses et morales, en partie de l'inexpérience pure concernant cet aspect de la vie. La plupart des âmes des artisans de la lumière ont vécu beaucoup d’incarnations en tant que prêtres, nonnes ou des rôles de ce genre, retirés de la communauté, sans partenaire ou famille. Ils se sont tellement concentrés sur le spirituel, que le domaine de la sexualité a été négligé. Donc, au niveau mental ou spirituel, il peut aussi y avoir une sorte de manque d’habitude qui vous empêche d'explorer l'énergie sexuelle.
Chez les gens spirituels ou religieux, il y a souvent un manque de respect envers le corps dans son expression naturelle. C'est vraiment regrettable, car c'est l'expression dans la matière qui est considérée de notre côté comme le voyage le plus sacré qu’une âme puisse poursuivre. Semer et récolter les graines de votre divinité aussi loin de la maison, dans la réalité de la matière et de la forme, est une entreprise sacrée. C'est un acte divin, créateur de l’ordre le plus élevé.
Peut-être avez- vous été présent près du lit de mort de quelqu’un, ou témoin d'un accouchement. Dans ces moments, les âmes entrent ou sortent de la danse avec la matière. Ces deux instants sont entourés d’ une atmosphère de sacré. Vous pouvez sentir comme un silence profond, enveloppant , rempli d'honneur, annonçant l'arrivée ou le départ de l'âme. De notre côté du voile, il y a le plus profond respect pour ce que vous faites à ces moments-là. La danse avec la matière est sacrée. Et vous la détestez si souvent!
Dans sa vraie signification, la sexualité est une danse dans la matière, qui en même temps s’élève au-dessus de la matière. Dans une expression sexuelle équilibrée, vous dépassez la réalité matérielle, sans l’ignorer ou la réprimer, sans abandonner les trois chakras inférieurs pour rechercher l'extase uniquement par les chakras supérieurs. Une sexualité complète intègre tous les niveaux de votre être. La sexualité comble le fossé entre la matière et l'esprit.
Quand deux personnes sont physiquement intimes d’une façon aimante, toutes les cellules de leurs corps vibrent un peu plus rapidement … .. elles commencent à danser un peu. Une porte s’ouvre sur une réalité énergétique, avec une vibration légèrement plus élevée et la sensation de plus de légèreté. Après une union sexuelle où tout en vous participe, le corps, l'âme et le mental, vous vous sentez paisibles et joyeux en même temps. Il y a une extase calme. Les cellules de votre corps ont goûté l'énergie de l'amour et par ce moment, vous avez amené la réalité de l'Amour un peu plus près de vous. Vous avez canalisé l'énergie divine de l'Amour, qui désire si tendrement couler à travers vous et qui a seulement le plus grand respect pour votre nature sexuelle.
Si, dans une union sexuelle, l'énergie coule en harmonie sur tous les quatre niveaux, c'est un acte de création divine. Que des enfants naissent d'un tel acte, est simplement naturel. Quand la danse du masculin et du féminin est exécutée d'une façon si joyeuse, seul quelque chose de bon et de doux peut en sortir. Si un enfant est conçu d'une telle façon, alors il pénètre dans le royaume terrestre porté par l'amour et la lumière. C'est l’accueil le plus aimant qu'une âme puisse avoir sur terre.
Parce que les énergies sexuelles sont si précieuses, nous vous demandons : s'il vous plaît ayez du respect pour votre sexualité. Quand il y a des problèmes, des craintes ou des tensions autour de cela, ne jugez pas la sexualité en elle-même, ne perdez pas espoir en elle, car elle est une part de vous naturelle, et cette part est sacrée.
Problèmes sexuels et bataille des sexes
J’aimerais maintenant aborder l'histoire de la sexualité et je vous parlerai ensuite des problèmes spécifiques que vivent les femmes et les hommes de nos jours dans leur expression sexuelle.
Beaucoup de choses sont arrivées dans le domaine de la sexualité. Dans son essentiel, la sexualité est porteuse d’ un grand potentiel de lumière, mais à cause de ça, il y a aussi un grand potentiel d’abus . L'histoire dont je veux parler est celle d’une lutte de pouvoir entre hommes et femmes. Cette histoire est ancienne et, en réalité, a commencé au temps où les empires extraterrestres, galactiques, ont commencé à interférer avec la vie sur terre. (Voir la série « Artisan de la lumière » sur ce site Web pour une explication détaillée de ce processus). Avant cela, la terre était une sorte de paradis, un Jardin d'Eden où prédominaient la beauté et l'innocence. Nous ne discuterons pas ici de cette ère, mais nous remarquerons simplement que vous êtes dans la phase finale de la lutte pour le pouvoir, une lutte qui a duré beaucoup plus que les 5000 ans d'histoire écrite.
Dans la dernière étape de cette histoire, les hommes ont clairement joué le rôle du coupable et de l'oppresseur. Mais il n’en fut pas toujours ainsi. Il y a eu des époques où la femme était beaucoup plus puissante, en public aussi bien que dans le domaine privé de la vie. Elle a également opprimé l'énergie masculine par des moyens cruels et sadiques. La femme n'est pas naturellement l'opprimée ou le sexe soumis, vous savez, elle n'est pas non le sexe le plus aimant. Vos stéréotypes d’une femme douce mais impuissante et d'hommes durs mais insensibles, concernent davantage la dernière phase de l'histoire mentionnée ci-dessus, que l’histoire de l'homme et la femme en tant que telle.
Il y a eu des époques, précédant l'histoire écrite, où des sociétés matriarcales étaient considérées comme la norme. En ces temps-là, les femmes aussi ont utilisé leurs énergies d'une façon destructive, en étant irrespectueuses de la force de vie individuelle et de la créativité de chaque être humain. Il y eut un temps où les femmes avaient le pouvoir sur les hommes. Les femmes ont contrôlé et manipulé les hommes en utilisant les pouvoirs de l'émotion et de l'intuition, avec lesquels elles ont une affinité naturelle. Elles ont aussi utilisé leurs capacités psychiques pour contrôler les hommes. Il y avait par exemple des sacrifices et des rituels où les hommes étaient torturés et tués.
Je désire souligner cet aspect, car votre histoire officielle dessine une image unilatérale de la relation entre homme et femme. L'oppression de la femme par l'homme a été évidente pendant toute la période couverte par votre histoire écrite. Mais la rancune et la haine dont les hommes ont fait montre (et peuvent encore montrer) contre les femmes ne sont pas venues de rien. En plus des traditions culturelles et des habitudes qui les influencent, il y a aussi dans l'âme masculine collective des blessures émotionnelles profondes qui proviennent d'une époque beaucoup plus ancienne.
Sans entrer dans les détails concernant cette ère, je voudrais vous inviter à ressentir s'il est possible que vous ayez vécu ceci. Pour les femmes, la question est : pouvez-vous imaginer que vous avez autrefois exercé le pouvoir sur les hommes et que vous avez essayé avec succès de contrôler leur énergie ? Et pour les hommes la question est : pouvez-vous imaginer que cela a eu lieu à une grande échelle et que vous étiez 'le sexe faible' ? Peut-être allez-vous recevoir certaines images ou des fantaisies en vous posant intérieurement cette question. Laissez votre intuition vous montrer et observez les émotions qui apparaissent. Cela peut être surprenant.
Dans l'âme masculine collective, la haine et le ressentiment ont surgi à cause de cette histoire ancienne. Ca s’est traduit par l'oppression de l'énergie féminine dans le secteur de la politique, mais aussi dans celui de la religion, particulièrement à cause de l'Église. L'idée que la sexualité est un péché ou pour le moins un mal nécessaire, est une ligne de pensée masculine influencée par la haine et la rancune résultant de la répression de la sexualité masculine à une autre époque. A cette époque on considérait la sexualité masculine comme un instrument de procréation, sans respect pour le côté sensible de l'homme ni pour les liens émotionnels entre un père et ses enfants. Souvent, les enfants étaient élevés par la mère, dans la séparation d’avec le père et on n’accordait presque pas d’ attention à ce que le père pensait et voulait. Les valeurs importantes étaient transmises par la figure de la mère et l'infériorité des hommes était une donnée admise. L'homme était un cheval de labour plutôt qu'un partenaire égal.
Outre le rempart d'énergie masculine frustrée qu’est l’Eglise, le monde de la science aussi fait montre d'hostilité vis à vis de l'énergie féminine. Bien que la science et la religion soient à bien des égards des ennemis naturels, ils sont unis dans leur résistance à l'aspect intuitif, fluide de l'énergie féminine.
Les dogmes de l'église sont rigides et étouffants, mais la méthode scientifique est également limitative, d’ une autre façon. Alors que la force d’impulsion à la base de la science moderne était éclairante et novatrice (dans le désir de détrôner la fausse autorité), elle s’est engluée dans une voie étroite de pensée rationnelle, ne permettant pas la participation de l'énergie féminine. La pensée scientifique est analytique et logique, mais elle ne s'ouvre pas assez à l'imagination et aux sources d'observation extra-sensorielles(intuitives). L'aversion de beaucoup de scientifiques face au « paranormal » et vis à vis de tout ce que l'on ne peut pas expliquer par un raisonnement rationnel, est cependant du en partie à une mémoire de l’âme, une mémoire de douleur et l'humiliation datant d'un temps où les femmes ont abusé des pouvoirs psychiques et les ont utilisés contre eux comme un instrument de manipulation.
Je parle de cette histoire ancienne parce que je voudrais faire comprendre que dans « la bataille des sexes », il n'y a en fin de compte ni offenseurs ni victimes, ni « bons et méchants », parce que vous avez tous été les deux. Ca a été une lutte entre les énergies masculine et féminine, au cours de laquelle ces énergies sont devenues opposées, tandis qu’ à l'origine elles sont complémentaires. En ce jour, à cette époque, tant les hommes que les femmes sont invités à unir à nouveau ces forces et à retrouver la joie et l'honneur de la danse originelle du féminin et du masculin.
Par essence, l'énergie féminine conduit et inspire, tandis que l'énergie masculine sert et protège. L'énergie féminine est l'inspiration derrière toute création; l'aspect masculin prend soin de la manifestation dans la forme et dans l'action. Les deux énergies travaillent à travers chaque être humain, chaque individu, qu’il soit homme ou femme. Que vous soyez un homme ou une femme n'a pas vraiment d’importance; c'est l'équilibre et la relation entre les deux énergies en vous qui compte.
Blocages dans la sexualité féminine
Je vais maintenant parler des blocages d'énergie dans le secteur de la sexualité, des blocages spécifiques aux femmes ou aux hommes. Chez les femmes, c'est la zone des premier et deuxième chakras (coccyx et ombilic) qui est la plus martyrisée et blessée, suite à l'oppression sexuelle et à la violence vécues au cours des siècles. Pendant un bon nombre de millénaires, les femmes ont été consignées dans un rôle subalterne, dans presque tous les secteurs de la société, et c’est encore ainsi dans beaucoup d’endroits sur terre. En ce qui concerne la sexualité, cette inégalité se manifeste par le viol, l’agression et l'humiliation sur une grande échelle. Suite à cela, beaucoup de femmes, en fait l'âme féminine collective, a incroyablement souffert. Il y a de profondes blessures émotionnelles, qui ont besoin de temps, d'amour et d’énormément de soin pour guérir.
Souvent, la pulsion pour l'union sexuelle est ressentie par les femmes comme un désir du coeur, ou comme un sentiment spirituel. Mais quand elles entrent dans l’intimité physique, elles peuvent découvrir qu'elles ne peuvent pas exprimer librement leur énergie sexuelle, à cause des blocages d'énergie dans les premier et deuxième chakras. Il y a dans ces centres d'énergie des souvenirs( de l’âme) d’une sexualité qui leur a été imposée et qui les a humiliées. Ces expériences furent si douloureuses que la femme a retiré son énergie, sa conscience, de la zone du ventre. Quand on s'approche maintenant à nouveau de cette partie du corps d'une façon sexuelle, les muscles se contractent instinctivement ou bien le corps émotionnel donne automatiquement le signal de la résistance. Les cellules physiques sont conscientes du trauma et ne vont pas accepter si facilement l'invitation à danser. Elles veulent se fermer et créer une barrière, pour vous protéger de plus d'agression. Cette réaction est tout à fait compréhensible et devrait toujours être traitée de la manière la plus respectueuse. L'utilisation d’une quelconque force pour ôter la résistance est une façon de violer à nouveau les centres blessés.
Quand, en tant que femme, vous avez ces émotions , il est très important d’en prendre pleinement conscience : il peut y avoir de la colère là, de la résistance, ou de la peur concernant l'intimité physique. Et toutes ces émotions sont souvent plus anciennes que la relation dans laquelle vous êtes, plus anciennes même que cette incarnation. Dans ces chakras inférieurs, il peut y avoir de très vieux traumas qui ont causé de profondes cicatrices émotionnelles.
Je voudrais plus particulièrement conseiller aux femmes qui reconnaissent cette douleur de se mettre en contact avec les incarnations où elles étaient offenseur/criminel (par opposition à la victime). Ou bien, si vous trouvez difficile d'avoir accès à des incarnations passées, de vous mettre en contact avec ‘ l'énergie de l’offenseur ou de la femme puissante ’ à l'intérieur de vous. Cela peut sembler très étrange, mais la raison est la suivante. Quand vous avez été la victime de violence sexuelle, cela a induit beaucoup de colère dans votre champ d'énergie. Il peut y avoir de la colère depuis plusieurs incarnations là. Cette colère vous bloque et vous tient emprisonnée dans une sensation d’impuissance et d’état de victime. Pour libérer la colère, vous avez besoin de la compréhension. Vous avez besoin de comprendre pourquoi et dans quel but; vous avez besoin de voir une image plus grande. Quand vous pouvez vous imaginer comme une femme puissante pouvant être impitoyable et cruelle envers les hommes, et sentir à l'intérieur que ça fait aussi partie de vous, alors la colère peut se dissoudre. Une compréhension plus profonde peut surgir, une connaissance intérieure selon laquelle vous faites partie d'une histoire karmique plus vaste, dans laquelle vous avez joué à la fois le rôle d’offenseur et celui de victime. Il est presque impossible de libérer vos émotions de douleur, d’ impuissance et de victime, sans regarder aussi l'autre côté de vous, ‘ le côté sombre ’.
Vous n'avez pas nécessairement besoin de retourner dans des incarnations passées pour reconnaître cette partie sombre à l'intérieur de vous. Vous pouvez aussi en devenir plus conscient(e) en vous observant dans votre vie quotidienne. Quand vous ressentez cette énergie ( la volonté d’exercer le pouvoir ou de blesser les autres), vous pouvez sentir que vous n’avez pas été uniquement la victime impuissante des circonstances extérieures. Il y a un lien karmique entre l’offenseur et la victime : les deux rôles reflètent des aspects de vous.
A partir du moment où vous connaissez et acceptez votre côté sombre, vous pouvez regarder vos blessures intérieures personnelles d'une façon différente, et commencer à pardonner. Quand il y a compréhension, la colère peut se dissoudre, et vous pouvez entrer en contact avec la couche d'émotions qui est en-dessous ; la tristesse, le chagrin, la douleur qui est là sur de multiples couches, dans le corps lui-même également.
Il est très important pour les femmes de reconnaître le côté/offenseur en elles-mêmes et de travailler avec. Quand il y a de la haine et de la rancune en vous en ce qui concerne la sexualité, réalisez que plus vous éprouvez de la haine et de la colère, plus vous vous identifiez avec le rôle de victime, et plus vous vous privez de votre liberté. Essayez de sentir à l'intérieur de vous que dans l'arène de sexualité, un jeu karmique est en train de se dérouler, dans lequel vous avez rempli les deux rôles, le gentil aussi bien que le sale type. De là, vous pouvez atteindre le lieu du pardon : pardon pour vous-même aussi bien que pour quelqu'un d'autre. Les choses arrivent pour une raison. Les actes de violence et de répression peuvent sembler ne pas avoir de sens, mais il y a toujours une histoire derrière cela. Et chaque fois qu'il y a de la violence sexuelle impliquée, ça laisse des traces profondes aux quatre niveaux de l'être humain.
Blocages dans sexualité masculine
En ce qui concerne l'expérience masculine de la sexualité, les blocages sont principalement au niveau du coeur ou de la tête. À ces niveaux, il peut y avoir une peur de s’abandonner, une peur de l'intimité émotionnelle profonde. La plupart du temps les racines de cette peur remontent en arrière, plus loin qu’il vous est possible de vous souvenir. C’est en lien avec l'époque où les femmes dominaient les hommes. Cela a rendu le jeu de l'attraction sexuelle, initialement innocent et spontané, menaçant. Les hommes ont appris qu'il était dangereux de montrer ouvertement leurs émotions et d’ouvrir leur coeur à leur partenaire.
Chez les hommes, il y a des craintes profondément établies concernant le fait de s’abandonner à leur sensibilité, et ces craintes ne se manifestent pas nécessairement au niveau physique. Ils peuvent participer à l'acte physique sexuel tout maintenant une séparation avec leurs sentiments. L'homme peut donc être sexuellement présent au niveau physique, tandis que sa part sensible est (partiellement) absente. Ses émotions sont enfermées et mises à distance à cause de sa crainte de s’ouvrir et de devenir à nouveau vulnérable au rejet. Il y a là des vieux souvenirs de l'âme, des souvenirs d’avoir été abandonné et traumatisé émotionnellement.
Patience et amour
En général, les blocages d'énergie sont quelque peu différents chez les hommes et les femmes. Il est donc très important de communiquer ouvertement l'un avec l'autre sur ce que vous ressentez et éprouvez quand vous êtes ensemble. Quand vous avez vraiment confiance en votre partenaire, vous pouvez sans honte examiner là où votre énergie sexuelle se bloque quand vous êtes intimes. Vous pouvez faire ceci simplement en devenant conscient(e)s, lorsqu’ un mouvement d'excitation et d'intimité naît entre vous, et en observant dans quelle mesure vous vous permettez de le ressentir et de l'exprimer. Regardez si vous vous sentez coincé(e)s ou bloqué(e)s dans une partie de votre corps ou dans un secteur de vos émotions et de vos sentiments. Sentez-vous un doux embrasement dans votre coeur quand vous êtes ensemble ? Est-ce que vous ressentez une ouverture spirituelle vis à vis de l'autre; êtes-vous préparé(e)s pour rencontrer l'autre dans sa totalité (à lui ou à elle)?
Cela semble étrange, mais vous avez peur de l'intimité réelle. Vous désirez tous très fort une relation épanouissante. Dans les rues, à peu près chaque panneau d'affichage fait référence à cet idéal d’une relation émotionnellement et sexuellement gratifiante. Mais la vraie intimité vous effraie. Quand quelqu'un d'autre s’approche tout près et qu’il vous est demandé de déposer tous vos masques, toutes sortes d'inhibitions surgissent dont vous n'étiez pas conscients.
Dans les moments où elles refont surface, essayez de ne pas vous juger pour cela. Au lieu de ça, voyez-les comme une occasion d'examiner ces inhibitions et blocages en vous.
Personne n’en est exempt. Presque tous le monde a des blocages empêchant de vivre pleinement la sexualité, telle que je l'ai décrite au début. C'est pourquoi je voudrais vous demander à tous d’observer le flux d'énergie sexuelle à l'intérieur de vous avec une conscience aimante – que vous soyez seul(e)s ou dans une relation - et de traiter les blocages que vous trouvez avec soin et respect. La force est le plus mauvais des conseillers dans ces questions. La patience et l'amour sont essentiels.
Gardez vivant le désir de faire l’expérience d’ une sexualité vraie et complète !
Vous n'avez pas besoin de jeter le bébé avec l'eau du bain. Le désir est sain. La route vers une sexualité vécue pleinement et joyeusement peut être longue et sinueuse. Mais tout au long de la route vous ferez grandir l'amour et la compassion envers vous-même aussi bien qu’envers les autres, et ça a une valeur immense dans votre monde humain.
Vous êtes en train de guérir une histoire ancestrale de lutte entre l'homme et la femme. Les énergies masculine et féminine veulent se retrouver à nouveau et s’unir en une danse de joie et de créativité. Toute contribution de votre part à un niveau individuel, a une influence positive sur l'âme collective de l'homme et de la femme. Votre amour pour vous-même rend les énergies de patience et d’amour disponibles pour les autres.
© Pamela Kribbe
www.jeshua.net/fr

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#2 20-02-2007 06:25:25
- Sphinx
- Être Humain
- Date d'inscription: 17-02-2007
- Messages: 79
Re: Sexualité et spiritualité
Tout cela est vrai.
Et j'ai personnellement fait, en tant qu'homme, le test de plonger dans un karma passé où les femmes tenaient le pouvoir et opprimaient la masculinité, et j'ai été envahi à l'instant d'une mémoire et d'une vibration de vérité et de pardon.
Par ailleurs, depuis longtemps, je respecte profondément la féminité. Ce ne sont que d'anciennes blessures à réintégrer. Elles ne sont plus d'actualité, mais interfèrent encore avec le présent tant qu'elles ne sont pas mises à jour.
Amitié à Toutes et Tous,
steph
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#3 20-02-2007 06:45:18
- Sphinx
- Être Humain
- Date d'inscription: 17-02-2007
- Messages: 79
Re: Sexualité et spiritualité
Et cela vient encore de se poursuivre par la rencontre avec ma pure nature masculine qui est venue à moi... cet écho a pu revenir probablement suite au dégagement (au moins partiel) de la mémoire bloquée. Il s'est présenté comme un jeune-homme lumineux, pur et tendre, dont j'ignorais consciemment l'existence en cette incarnation. Sa tête était entourées de pierres, dont entre autres des émeraudes, et elles sont passées sur ma tête, car il était moi, et j'étais lui.
Amitié,
steph
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#4 20-02-2007 06:47:32
Re: Sexualité et spiritualité
Je partage ton ressenti Sphinx. J'ai ressenti cette période aussi et tout est associé. C'est un ballet karmique. Maintenant nous faisons la paix avec ces deux belles energies.
Vive l'Homme et la Femme 
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#5 20-02-2007 07:20:27
- nounou
- Être Humain
- Date d'inscription: 10-07-2006
- Messages: 101
Re: Sexualité et spiritualité
La nouvelle race d'homme sera composée d'êtres ayant équilibrés leur énergies fémininnes et masculines, moi depuis peu je me sents devenir comme androgynne et je suis passé d'hétéro à bi, serais ce un signe d'une nouvelle "conscience" de mon être profond , le signe d'une profonde "mutation" harmonieuse de la sexualité , ou peut être cela fait partie de ma programmation d'incarnation mais vu le nombre de gens qui s'ouvrent à la bisexualité je m'intérroge 
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#6 20-02-2007 07:32:05
- Sphinx
- Être Humain
- Date d'inscription: 17-02-2007
- Messages: 79
Re: Sexualité et spiritualité
Bonjour nounou,
là, je n'adhère pas forcément...
L'équilibrage en soi et hors soi des énergies sexuelles n'implique pas la perte de l'identité sexuée.
C'est simplement, selon moi, une nuanciation de plus en plus fine et subtile qui conduit paradoxallement à une affirmation sexuée de plus en plus forte.
N'est-il pas vrai qu'un être humain masculin par exemple, tant qu'il refuse l'intégration de sa part féminine, à tendance à se sentir précaire, mal rassuré dans sa qualité d'homme, ce qui en fait une caricature machiste?
Il me semble donc que l'équilibrage des polarités conduit plutôt à une certitude, une affirmation sexuelle.
Je pense qu'avoir l'impression de se sentir androgyne ou bi peut survenir au cours de ce processus, mais n'est pas la réalité du point à atteindre.
Des ressorts karmiques se détendent en cascade, provoquant des oscillations qui peuvent probablement au départ dérouter, et faire transiter rapidement d'un pôle à l'autre.
Mais la stabilisation de ces oscillations doit selon moi établir l'identité sexuée définitivement.
Selon moi, le retour à une androgynie personnelle serait une régression vers l'indifférenciation originelle, et je ne pense pas que ce soit le but.
L'androgynie doit être transférée à la dynamique du couple sacré du Soi, et donc chaque identité sexuée au sein du Soi doit s'affirmer. Chaque Soi est formé de deux êtres sexués à part entière.
C'est naturellement mon point de vue. Je conçois qu'on puisse en avoir un autre.
Amitié à toi,
steph
Dernière modification par Sphinx (20-02-2007 07:34:58)
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#7 20-02-2007 07:45:02
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Re: Sexualité et spiritualité
bcp de femmes pourtant preferent les hommes viriles aux hommes androgynes.
moi je cultive une certaine androgynéité (?) mais je ne serai jamais bi pour autant.
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#8 20-02-2007 07:46:53
- ambre
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Re: Sexualité et spiritualité
Unir le masculin et le féminin
On ne peut s’approcher du masculin qu’en évitant de le confondre avec l’Humain et avec le Féminin. Ce qui n’est pas chose facile. Il s’est produit dans toutes les langues civilisées le passage de l’espèce au genre qui fait qu’en parlant de l’homme c’est aussi de la femme que l’on parle. Il convient donc de bien préciser que nous n’avons pas à traiter de l’anthropos qui relève du genre, mais bien de l’andros qui se différencie de guné (la femme).
Cependant, il s’agira à la fois du masculin (männlich pour Freud ), substantivé en (Das Männlich) et de la masculinité (die Männlichkeit) tout autant que du « viril » et de la « virilité ».
L’invention du masculin
C’est dans la première pensée grecque que se situe l’émergence du masculin, mais elle se confond avec l’excellence, la perfection. Aner, c’est celui qui engendre, le mâle, l’homme adulte, l’époux, le mari. Andréia, sa qualité est la virilité, le courage, la bravoure, l’énergie, mais déjà dès la période classique andros peut signifier aussi hardi, impudent. Aristote va faire le lien avec arété, la vertu masculine, qui est en fait l’excellence, la perfection, c’est-à-dire la réalisation de son but. Notons que la vertu de la femme est pour les Grecs la chasteté et la fidélité, par opposition au courage. En architecture les proportions du corps masculin ont donné l’ordre dorique et les proportions du corps féminin l’ordre ionique.
Les Romains vont revenir au radical indo-européen, vir pour désigner tout ce qui est viril. En sanskrit virâ signifie le héros, le mâle, celui qui est fort. Pour les Romains la virilité désigne la capacité d’engendrer et s’oppose à l’état d’eunuque. On reçoit une toge virile, à l’âge viril, quand on a le sexe viril et la force virile avec la portion virile (qui s’est perpétuée dans le langage juridique). Le vir est celui qui a la virtus, sa vertu est d’être ferme et courageux. La dureté masculine s’oppose toujours à la mollesse féminine. Le masculin doit être vigoureux et toujours faire preuve de vigueur et de rigueur. Il est puissant et sa hantise c’est l’impuissance et la castration.
Il faut reconnaître qu’une telle psychologie, qui s’est figée dans les langues européennes, est aussi un produit de l’histoire : les mentalités découlent des mœurs. Lorsque au fil des siècles les hordes des cavaliers des steppes ont déferlé en Grèce par invasions successives (les Achéens, les Doriens, les Hellènes, les Ioniens …) ils ont rencontré chez ces peuples de la mer, les Pélasges, et dans l’Asie mineure, des vestiges de sociétés matriarcales. Et cela a été pour eux l’extrême de l’horreur. En Asie mineure subsistent encore les prostituées sacrées avec toutes les déesse-mères : Ishtar, Kubélé ou Cybèle, Démeter, Astargis, Artémis la polymastique. Face à cela les Grecs extériorisent tous les fantasmes négatifs de la Mère archaïque tels que nous les retrouvons encore en Rêve-éveillé avec Nyx et ses filles ténébreuses, les Gorgones, les Harpies, les Grées, les Moires, les Kères ou Erinyes, Echidna, Méduse aux cheveux de serpents … Il s’agit de la Mère obscure (Bril 1998), l’Erèbe, la Nuit et les filles de la nuit (Ramnoux, 1986).
L’horreur se retrouve dans l’Odyssée avec l’histoire de Circé, cette prostituée sacrée qui transforme les compagnons d’Ulysse en pourceaux, tenus doucement captifs dans son île par une sexualité libre et inassouvissable. Les transes des Ménades enchantent les chèvre-pieds Satyres et Pan. Le strict ordre Apollinien n’a pu être installé que sur la répression et le refoulement des pulsions sexuelles dionysiaques. En porte la marque la Gigantomachie, car la domination céleste des douze dieux de l’Olympe n’a pu être établie que par une bataille titanesque et cosmique contre les monstres matriarcaux. Et toute l’histoire continue ce combat des Fils contre la Mère archaïque : la mort d’Orphée par des saphiques, la guerre des Amazones, Médée et la conquête de la Toison d’Or, Apollon vainqueur du serpent Python à Delphes, Thésée tuant le Minotaure, Persée tuant Méduse, Hercule et ses douze travaux …
Grâce à la domestication des animaux et à l’élevage, les hommes ont découvert le rôle inséminateur du mâle. Ils ont pu sortir de ces milliers d’années d’inceste, de matriarcat, de cannibalisme et de vengeance pour engendrer une civilisation en inventant l’écriture, les religions masculines, l’astronomie-astrologie, les arts, les techniques, les villes et les états, puis les sciences, la philosophie et les morales. La révolution de l’agriculture a transformé les chasseurs en soldats, car il faut garder et protéger les champs et les vergers jusqu’à la prochaine récolte. Pour assurer la transmission de son nom, son sang, son patrimoine, assurer sa vie éternelle par les rites de son fils aîné, l’homme a du imposer la pudeur à sa femme ainsi que la virginité pour garantir sa fidélité. Ainsi est né le masculin par la révolte des Fils dans l’instauration de la civilisation et du patriarcat.
L’établissement du masculin
Timide au début le masculin a pris peu à peu de l’assurance en se distanciant de la Terre-Mère. L’homme s’est mis à penser et s’est demandé longuement par quel miracle sa pensée récente découvrait la vérité scientifique sur l’ordre de l’univers. Pythagore en vient à se demander si le cosmos ne serait pas de structure mathématique. Nous en trouvons les traces chez tous les philosophes pré-socratiques. Héraclite d’Ephèse explique comment l’homme par le calcul, l’écriture et l’abstraction croissante se relie au Logos unique et universel, ou Raison cosmique, qui donne sa forme à tout objet. Anaxagore de Clazomènes ajoute le contact au Nous’, Intelligence organisatrice universelle, à laquelle l’homme pensant arrive maintenant à se connecter en devenant soudain intelligent. Ce rapport de l’intelligence aux Idées et aux Nombres sera ensuite détaillé par Platon, avec la nécessité d’échapper au sensible (sensations et émotions) pour obtenir la rigueur et la vérité du raisonnement intellectuel. Puis les Stoïciens vont préciser l’indispensable ascèse du masculin pour accéder au Logos spermaticos. Enfin Plotin et les néo-platoniciens détaillent la chaîne des hypostases : de l’Un procède l’Intelligence qui donne une Ame (psuké) qui doit se purifier du sensible pour retrouver ses ailes et rejoindre son origine par l’extase. Cette âme, soudain accordée aux hommes, occupe beaucoup les chrétiens qui vont ajouter à la pensée grecque une notion masculine de plus avec le Pneuma, qui relie au Divin par le sacrifice de Jésus, en constituant l’essence lumineuse. Ainsi le Nous’ correspond au Père, le Logos au Fils et le Pneuma au Saint-Esprit.
Avec les Romains le masculin devient une personne, garantie par le droit des personnes. Ainsi le pater familias acquiert sur les non-personnes (enfants, femmes, domestiques, esclaves, incapables, Barbares …) tous les droits de l’autoritas, la potestas et l’impérium. Par l’autoritas, il a la charge éducative, la potestas fait entrer dans la lignée qui donne le nom, l’impérium accorde le droit de vie et de mort selon l’adage juridique « ce que le père a fait, il a le droit de le défaire ».
La castration du fils-amant (Attis, Adonis, Damuzzi …) était le mythe primordial du matriarcat (Balmary 1986). La mort du fils devient le mythe fondamental du patriarcat. Il est inaugural dans la Bible avec le sacrifice d’Isaac par Abraham (Ségal 2003), puis celui de Jésus sur la croix, et le Tzarévitch assassiné (Alain Besançon, 1967). La violence est le fondement du sacré par le choix de la victime sacrificielle dans le sacrifice (Girard, 1972). C’est au concile de Nicée en 325 que le masculin est totalement divinisé avec l’expulsion de tout féminin des trois personnes de la Trinité. Le modèle chrétien devient pour des millénaires celui du souffre-passion de Paul de Tarse à François d’Assise.
Puis le masculin intègre l’idéal du chevalier avec son culte de l’honneur, sa noblesse et sa courtoisie, particulièrement avec le chevalier errant « défenseur de la veuve et de l’orphelin ». La femme devenue l’universelle tentatrice avec Circé ou la chute de l’armée romaine dans « les délices de Capoue », compromet les exploits du chevalier comme le décrivent tout le cycle du roi Arthur et des chevaliers de la Table ronde, surtout avec Tristan et Yseult. Elle ne peut constituer que le repos momentané du guerrier ou du marin.
A quoi il faut ajouter l’idéal de « l’honnête homme » pour arriver à la description classique du masculin. La division masculin/féminin, dans notre civilisation, se fait sur actif/passif. L’esprit masculin est celui de l’ordre, de la décision rapide, du commandement juste et impartial, inflexible même mais franc et solidaire par habitude de l’entraide. Le corps viril, imprégné de testotérone, est dur, fort, musclé, poilu, avec des odeurs fortes. Il ne se soigne pas, se lave peu et change de linge rarement. L’homme est celui qui affronte directement, aimant jouer « au bras de fer », faisant suite à tous les combats des jeunes mâles dans les espèces animales pour accéder à la reproduction. Aussi logiquement tout homme est un guerrier ou au moins un soldat, car toute société patriarcale vit de la guerre.
La libération des femmes
Les hommes ont pu se libérer de l’emprise matriarcale, en apprenant à penser et se donnant une âme pour construire toute la civilisation, dont les femmes, toujours asservies à la fonction reproductive, ont été tenues implacablement absentes pendant cinq mille ans. « Les prostituées sont les sacrifices humains sur l’autel de la monogamie » (Schopenhauer, 1841). Il est vrai que la matriarche a toujours été plus indulgente pour ses fils, à qui elle passe tout, que pour ses filles en qui elle voit des rivales potentielles.
Mais cet oubli général des femmes au cours des différentes civilisations a suscité régulièrement bien des protestations et des révoltes. Chez les Grecs à l’époque d’Aspasie, Laïs et Phryné, les femmes auraient, selon Aristophane, inventé la grève du sexe (jamais réalisée depuis). Elles continueront à protester et contester avec Christine de Pisan (XVème), Louise Labé (XVIème), les Précieuses et les femmes savantes (XVIIème), Ninon de Lenclos, Olympe de Gouge, Théroigne de Méricourt, etc. Quelques hommes sont venus à leur aide : Erasme, Poulain de la Barre, Agrippa, Postel, Condorcet, etc. A leur tour les femmes ont pu apprendre à lire et à écrire, à compter et calculer, à entrer dans la culture, avoir un métier rémunérateur, obtenir le droit de vote et l’égalité des droits et des salaires pour devenir maîtresses de leur destin. A leur tour elles ont pu apprendre à penser et devenir écrivains, philosophes, économistes, ingénieurs, managers … Certes il a été plus facile de devenir chanteuse que chef d’orchestre, infirmière que médecin, secrétaire que P.D.G. mais avec le respect de la parité, elles peuvent devenir député, sénateur ou ministre. Tout ceci a entraîné une redéfinition du masculin (Castelain , 2002).
Pour certaines cette libération n’a pu se faire que dans le cadre d’une guerre des sexes (Maryse Choisy, 1970) et différents excès ont été dénoncés. C’est en 1744 que parait à Amsterdam la Controverse sur l’âme de la femme.
La misogynie ou haine des femmes a été dénoncée en 1757 par Lessing (Le misogyne ou l’ennemi du beau sexe) comme une attitude hostile envers les femmes et parfois comme une répulsion de tout ce qui est féminin. Le caractère le plus significatif de la misogynie est qu’elle est le plus souvent inconsciente (Rubin 1990). Elle s’exprime le plus naturellement du monde comme une évidence, ou bien souvent elle se masque sous le comique depuis les Grecs et les Fabliaux du Moyen-Age.
Le « machisme » s’est forgé sur le mot « macho » qui signifie mâle en espagnol. A l’origine il désignait la domination et l’habitude de supériorité que l’on attribuait aux Mexicains et par la suite il s’est étendu à tout le continent latino-américain. Des attitudes méprisantes fondées sur la prétendue infériorité de la femme ont été par la suite retrouvées dans le monde arabo-musulman, africain, japonais et finalement partout dans le monde.
La misandrie (qui n’est pas la misanthropie) est décrite dès 1974 comme l’homologue chez la femme de la misogynie, ou haine de l’autre sexe. Il est possible de la retrouver actuellement dans les cures analytiques, mais elle se voile le plus souvent sous une peur des hommes. Elle a souvent pour origine des faits fort réels (viol par le père ou un autre parent, épouse battue ou humiliée constamment, agressions, divorces conflictuels …). Notons que ce terme de misandrie remplace celui d’ « androphobe », attesté dès 1807.
La première libération de la femme a été dans la maîtrise de sa reproduction avec les diverses techniques contraceptives, puis le droit à l’IVG, les guérisons de la stérilité, la fécondation in vitro … Désormais la sexualité, le plaisir et l’amour ne sont pas obligatoirement liés à la reproduction. Par contre cela est allé de pair avec une entrée en masse des femmes dans le secteur de la production. Mais tous ces plus pour la femme ont été vécus comme des moins pour l’homme et cela est encore plus vrai dans le domaine du travail, de la pensée, de l’art, du pouvoir militaire, économique et politique. Comment faire pour que la femme se libère totalement et atteigne à la parité et l’égalité sans que l’homme se sente diminué ?
Les racines se trouvent sans doute dans l’inconscient.
Psychanalyse du masculin
Freud construit toute sa psychanalyse dans la société patriarcale viennoise de la fin du dix-neuvième siècle sans trop la remettre en cause. Tout ce qu’il dit de la sexualité en général concerne en fait la construction du masculin. Ce n’est qu’avec son article de 1931 sur la sexualité féminine qu’un partage va être plus clairement établi.Tout a commencé avec son auto-analyse, qui s’est réalisée en réalité à l’aide du miroir d’un autre homme, Wilhelm Fliess. C’est donc sur lui-même que Freud découvre le complexe d’Œdipe, qu’il mettra ensuite à l’épreuve de sa clinique. Mais il le gardera de toute manière comme l’élément central du développement de la sexualité infantile. Le désir incestueux du petit garçon sur sa mère rencontre le barrage du père et sa menace de castration. Alors le meurtre remplace l’inceste et le jeune se retourne contre le père vécu comme un rival. Ceci va s’amplifier en 1913 (Totem et tabou) avec le « mythe scientifique » de la horde primitive et sa structure patriarcale, puis en 1921 (Psychologie des masses et analyse du moi) avec le meurtre du père comme tentative de résolution de l’Œdipe et construction du Surmoi masculin. La libido ne peut être que masculine et la possession du phallus ne l’oblige pas à surévaluer la beauté de son corps.
La construction du masculin se fait par l’étayage des trois niveaux de l’oralité, de l’analité et de la génitalité. L’entrée dans le masculin se fait pour Freud par un choix initial qui est le refus du cloaque indifférencié, « de l’érotisme anal » et de l’homosexualité. Dès 1910 il présente sa première théorie : la fixation et l’identification à la mère du futur homosexuel sur un mode narcissique. Dans tous les cas l’homme ne peut être lui-même que s’il renonce à être le phallus de sa mère.
Toute cette partie freudienne de la psychanalyse va être transformée par la suite, à partir des protestations incessantes des femmes. Dès 1922 Karen Horney met l’accent sur la joie infinie de la procréation et de la maternité, ainsi que sur leur coté actif. En 1928/1932 l’école anglaise avec Mélanie Klein s’oppose à cette conception freudienne qui part du masculin pour définir l’homme et ne caractérise la femme que par ses manques : passive, masochiste, castrée dès la petite enfance, éternelle névrosée avec un vide de l’esprit, une homosexualité primaire, un surmoi faible, incapable de sublimation, sans libido féminine, pas créatrice, ne participant pas à la civilisation, n’assumant pas la Loi … Freud avait écrit en 1920 que ce que sont le masculin et le féminin « la psychanalyse ne peut pas l’élucider » car cela se volatilise dans le rapport « activité/passivité ». La valeur de la révolution kleinienne a été de le remplacer par le rapport « contenu/contenant », ce qui change tout.
J. Chasseguet-Smirguel 1959, Colette Chiland 1980, Françoise Dolto 1982, Béatrice Marbeau-Cleirens 1987 ont montré comment la petite fille se construit déjà une image phallique de son corps. Le complexe de masculinité chez la femme est une réalité, mais on ne peut pas le réduire à l’envie du pénis freudienne, le désir d’être un garçon est avant tout le désir d’avoir une position prééminente et un statut privilégié. Pour Freud la féminité est une formation secondaire, sans doute comme selon la Genèse Eve n’est qu’une cote d’Adam. Alors que bien des psychanalystes suivent maintenant les données de l’embryologie pour admettre que tout être humain est d’abord une femme, qui la moitié du temps peut devenir un mâle. La masculinité est bien une donnée secondaire, un Autre. La femme n’est plus le deuxième sexe (Simone de Beauvoir, 1949), c’est la masculinité qui se développe en second. Joyce Mcdougall 1996 ajoute à ce destin anatomique toutes les relations prénatales et les évènements externes parfois traumatiques de la grossesse. La masculinité, la féminité et l’orientation hétérosexuelle commencent dans les rêveries de la mère avant, pendant et après sa grossesse. C’était la parole de la mère qui désignait le père, maintenant cela va être un test ADN .
De nouveaux problèmes masculins apparaissent donc. La sexualité de la femme semble supérieure, car elle est multi-orgasmique. Le devoir actuel de donner au moins un orgasme à la femme le culpabilise de son éjaculation précoce. La grossesse et l’accouchement sont une expérience humaine dont l’homme est privé pour toujours et il ressent souvent son vide à coté de sa compagne. L’allaitement au sein commence aussi à faire envie à l’homme, qui ne peut que donner le biberon, mais ne s’en prive plus. Par contre on commence à voir apparaître chez de jeunes garçons ou des hommes l’inverse de l’envie de pénis, c’est l’envie d’avoir des seins, un corps beau et désirable, un ventre enceint. Le fantasme actuel de l’homme enceint retrouve en partie l’ancienne coutume matriarcale de la couvade, héritage tardif du matriarcat en Corse et au pays Basque. Les nouveaux couples pacsés d’homosexuels exigent leur droit à l’adoption parentale. Si les mutilations sexuelles disparaissent maintenant chez les femmes, on oublie encore les excisions castratrices masculines, sous les obligations religieuses de la circoncision.
La victoire des féministes semble plus visible aux USA : tout y est inversé, le chasseur est devenu un gibier. Ne plus rester seul avec une femme, même dans l’ascenseur, car accusable de viol et au bureau de harcèlement sexuel. Se faire faire un enfant sans le savoir et le vouloir. Epousé en vue de la riche pension alimentaire à vie lors du divorce. Et alors être accusé de viol conjugal ou d’inceste précoce sur bébé pour éviter de partager la garde des enfants. Victime d’enlèvements d’enfants parfois en pays étrangers … Le masculin se voit traité de violeur, pervers sexuel, proxénète, pornographe, pédophile … Ainsi se sont multipliées les études et recherches sur l’identité de genre (gender identity) en opposition à l’identification selon le sexe.
Tout s’est inversé et les accusations sont réciproques avec les fantasmes d’unisexe et de femmes castratrices. La peur des femmes américaines fait que les hommes se réfugient dans l’homosexualité ou la lutte ouverte (Generation of vipers, Queer zone, Promise Keepers, Million Man March …).
Il n’est pas étonnant que certains jeunes mâles se sentent atteints dans leur virilité et tiennent à affirmer leur machisme, en renouvelant en particulier par des « tournantes » ces antiques rites orgiaques où les hommes devaient se mettre à une dizaine pour satisfaire enfin une femme. D’autres ne conçoivent la sexualité que comme une pénétration et la pénétration que comme une effraction avec fantasme de viol. Dans ce « refus du féminin », l’ubris (excès et transgression) est inévitable (J. Schaeffer 1997).
Le nouveau masculin
Face à cette importante remise en cause du masculin, divers choix sont possibles.
Le plus facile d’abord est d’intervertir les places : la femme devient masculine et l’homme devient féminin. C’est une des tentations les plus fréquentes dans la littérature et le cinéma contemporain. Ainsi Almodovar déclare avoir construit son film « Parle avec elle » uniquement pour montrer deux hommes en train de pleurer. Mais des hommes douillets et pleurnichards, il y en a toujours eu, seulement on ne les a jamais donné en modèle, alors que maintenant beaucoup s’extasient quand ils voient un homme pleurer. De même l’idéal féminin ne peut pas être celui de « superwoman » ou de la dirigeante politique à la Thatcher, mais il y a toujours eu des viragos et des gaillardes (Samuel 1975). Il est vrai que les hommes commencent comme les femmes à prendre soin de leur corps et de leur beauté par les régimes, les manucures, les instituts de beauté, les déodorants et parfums « pour nous les hommes », la liposuccion et la chirurgie esthétique … comme les femmes chef de service commencent à pratiquer le harcèlement moral et sexuel, car cela vient de la position de pouvoir. La tentation du changement de place ne peut aboutir qu’au transsexualisme (Stoller 1968). Chacun mécontent de son sexe veut avoir celui de l’autre, à force d’opérations chirurgicales dès qu’il a trouvé un chirurgien complice.
On peut aussi refuser de choisir en décidant de prendre tout et en s’assumant comme bisexuel, ainsi que le déclarent bien des jeunes. Mais il ne suffit pas d’alterner des partenaires homos et hétéros pour se situer par delà la différence des sexes. L’un n’est pas l’autre, comme le croyait Badinter, 1986. La bisexualité physique et psychique dont parle Freud n’est certainement pas de cet ordre (Freud 1905).
Le premier fantasme à éviter est celui de l’hermaphrodite, qui rêve d’additionner les deux sexes et faute d’y arriver, juxtapose les signes extérieurs des deux, au risque de passer simplement pour un monstre. Le fantasme opposé est celui de l’androgyne, car au lieu de s’additionner les deux sexes se soustraient et l’on se retrouve dans l’état asexué de l’ange. Il est certes plus facile à réaliser et nous l’avons plusieurs fois rencontré dans les cures, mais malheureusement « qui veut faire l’ange, fait la bête ». Toutes les sociétés sans exception ont toujours institué des signes distinctifs entre les sexes, mais elles oscillent entre la plus grande différence et la plus grande ressemblance ; depuis trois siècles nous étions dans l’extrême le plus grand et nous évoluons vers l’unisexe et l’androgynat, dont le fantasme habite certaines féministes et certains homosexuels.
Heureusement les féministes ont compris qu’elles n’avaient pas à revenir au matriarcat primitif, où elles auraient tout à perdre. Ni patriarcat, ni matriarcat, il faut inventer un troisième stade qui soit nouveau et original.
Ce nouveau partage est à préparer à la fois individuellement et socialement.
Individuellement, l’homme a tout intérêt à acquérir les qualités de la femme. Evidemment pas sa mollesse et son indécision, mais ses qualités positives que sont la douceur, la patience et l’indulgence. L’homme ne doit pas rester dans la dureté, implacable et inflexible. Cette souplesse de la femme n’empêche pas une réelle ténacité (elle n’affronte pas, mais elle revient à la charge autant de fois que nécessaire). A son coté intellectuel, l’homme peut ajouter toute la richesse sentimentale, car ce sont bien les femmes qui ont inventé l’amour, la famille et appris à aimer. La femme, de son coté, a certes besoin d’intégrer les valeurs masculines, qui lui sont maintenant indispensables, mais à trop se masculiniser, elle risque d’y perdre son âme.
Socialement, ceci est encore plus clair. Le partage est en train de se faire, mais les principes restent à changer. Les sociétés patriarcales sont fondées sur la compétition et la victoire des meilleurs, c’est-à-dire l’écrasement des faibles. Le principe de base est celui de la sélection naturelle, que Darwin aurait mis comme fondement de l’évolution. Les anciens combats des jeunes mâles pour accéder à la reproduction se rejouent sans fin dans toute l’éducation avec la sélection par l’échec, dans le sport avec ses compétitions caricaturales (que le meilleur gagne !) et même dans la manière masculine et sportive de conduire une auto et surtout une moto sur la route. Mais ce n’est que le reflet de l’essentiel : l’incessante compétition économique, selon la loi du marché, censée tout réguler.
L’entrée des femmes dans la vie économique doit substituer à ces pratiques brutales des règles de solidarité, coopération, entraide et partage. Dans le monde politique les valeurs féminines vont opérer un changement intégral et opposé, car ce sont les femmes qui donnent la vie et la civilisation va évoluer vers la paix, avec la fin des états militaristes, dictatoriaux et impérialistes. L’homme nouveau cherche à construire un monde d’entraide globale ; face à cette mondialisation accélérée se dresse une pensée planétaire alternative.
Dans l’inconscient ceci se trouve en consonance avec le Rêve-éveillé. Robert Desoille doit nous être en ce domaine d’un grand secours pour éviter toute exclusion de l’autre part. L’ancien électricien qu’il avait été, savait qu’il n’y a de courant électrique qu’avec un pôle positif et un pôle négatif. Il n’a jamais eu dans sa pensée et dans ses enseignements cet écrasement du féminin par le masculin. Il a toujours reconnu à la femme une capacité de sublimation égale à celle de l’homme. Il y a même chez elle une capacité supérieure d’amour, de dévouement, de générosité et d’altruisme. Dans l’imaginaire il existe certes deux chaînes archétypiques des images de sublimation féminines et masculines, mais elles sont évidemment ouvertes aux deux sexes et elles doivent être explorées pour la complétude. Et la pratique du Rêve-éveillé qu’il nous a transmise nous montre, souvent avec évidence, combien on ne peut pas se limiter à un seul sexe.
Là est l’essentiel : un homme qui ne serait que masculin est mutilé, il n’est que la moitié de lui-même (et pareillement pour la femme qui ne serait que féminine). Pour l’homme tous les aspects de douceur, d’élévation et de générosité exigent la récupération de l’autre moitié. Bien entendu la société et la civilisation ont encore plus besoin de cette convergence.
Marc-Alain DESCAMPS
d Ambre et de Lumière
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#9 20-02-2007 07:54:48
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Re: Sexualité et spiritualité
Virilité n'est pas synonyme de machisme.
Plus la référence complémentaire de l'autre pôle est intégrée, plus l'affirmation de l'identité sexuée est mise en relief...
Amitié, steph
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#10 20-02-2007 08:11:40
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Re: Sexualité et spiritualité
LA TROISIÈME VOIE
La Nature est bien faite et elle va toujours dans le sens d’un plus haut degré de développement. Aussi, je ne doute évidemment pas un seul instant que la bipolarisation sexuelle, avec ses conséquences, ait été une étape nécessaire de l’évolution dont la Vie avait et a toujours besoin pour la reproduction de deux êtres génétiquement différents, parents d’un rejeton en partie fruit du calcul chromosomique et donc pour la survie et la pérennité des espèces dans leur bio - diversité. Prétendre le contraire serait d’une absurdité totale. Il est plus que probable qu’il fut même nécessaire cette bipolarisation, dans notre espèce, soit poussé à son extrême.
Mais je ne doute pas davantage qu’aujourd’hui, une nouvelle étape de l’évolution se dessine. Car il existe une Troisième Voie, conforme à l’Ordre de la Nature. La Vie n’est possible que dans la coexistence harmonieuse du Yin et du Yang. Rien n’est exclusivement yin, rien n’est exclusivement yang. Mais tout est Yin et Yang à la fois. A la Genèse de notre histoire humaine, cet équilibre Yin / Yang était parfaitement respecté. Les sexes n’étaient donc pas aussi différenciés, par des comportements aussi fixés par la culture. La Vie est parvenue, à mon sens, à la fin d’un cycle. La loi de l’alternance jouant, nous ne pouvons que revenir à cette Troisième Voie des Origines.
C’est la Voie de l’Androgyne. L’Androgyne est cet être légendaire, fabuleux dans son immortalité, à la fois mâle et femelle, trouble, attirant jusqu’à la fascination qui revient de façon récurrente non pas du fond des Âges, mais d’un mythique Âge d’or fait d’harmonie, de parfait équilibre, à l’abri de la douleur. Un Être sorti de l’Absolu. Plus qu’un dieu, pour réunir ainsi en une seule et même entité toutes les qualités du mâle et de la femelle, la force de l’homme à la douceur de la femme. Toutes les grandes Traditions nous décrivent l’Androgyne primordial, Platon, la Genèse, la Thora, le Tantrisme ou encore le Taoïsme et la liste n’est pas exhaustive. Le mythe est universel, intemporel. Aujourd’hui encore, la plupart des tribus dites “primitives” identifient et honorent le transsexualisme, l’androgynie, le travestisme, dans la personne dite “aux deux esprits”. Celle - ci leur est sacrée, à l’égal des divinités. Ce que nous considérons comme étrange phénomène de la Nature, ou comme une aberration, voire une perversion sexuelle, correspond en fait à la réalité de notre nature profonde.
L’Être humain, à l’aube du XXI° siècle de notre ère, a dépassé le stade de la simple copulation dans sa sexualité. Cette Troisième Voie, au delà du féminin et du masculin, du positif et du négatif, du bien et du mal du faible et du fort, du vulnérable et de l’invulnérable, du dominant et de la dominée où plus personne ne sera plus jamais défini comme “la moitié” aliénée systématiquement de l’autre, commence à se dérouler sous nos yeux. Et là est la véritable révolution sexuelle.
Notre humanité ne peut se développer harmonieusement que s’il existe un parfait, et relatif, équilibre entre les forces yin et les forces yang. Or, nous le voyons clairement, nous ne permettons plus à ces deux forces de coexister pacifiquement. Nous les opposons l’une à l’autre ce qui entraîne ipso facto une logique d’exclusion et de guerre entre les sexes. Ces fonctionnements conventionnellement sexués ne sont pas innés, mais en grande partie acquis. Pour la plupart, ce ne sont que des déviances patriarcales par rapport à l’Ordre naturel fondamental.
Nous pouvons donc prétendre sans nous tromper, que tout être humain est originellement tout à la fois mâle et femelle donc androgyne et qu’il est en train de revenir à sa nature originelle. Et la biologie nous le démontre. Dans le ventre maternel, au premiers mois de notre existence, nous ne sommes biologiquement ni mâle ni femelle. Nous sommes tous femelle à notre conception, ce qui revient à dire que nous ne sommes ni mâle ni femelles jusqu’à ce que s’opère la différenciation sexuelle au cours de la vie fœtale, différenciation cultivée tout au long de notre éducation. Nous sommes tous de natura androgynes. Au passage, observons la primauté du féminin sur le masculin. Nous reviendrons sur ce sujet.
Peu à peu l’humanité accepte le fait qu’il n’y ait pas de valeurs spécifiquement masculines ou spécifiquement féminines mais qu’elles appartiennent indifféremment à l’un ou l’autre sexe. Les frontières entre filles et garçons ont tendance à s’estomper. Et les jeunes générations qui se libèrent fort heureusement des stéréotypes de leur propre sexe, effacent patiemment des millénaires d’aparteid sexuel. Sans doute est - ce dû, en partie, avec l’acceptation d’une sexualité non procréative et des formes de sexualité non hétérosexuelles qui sont autant de tâtonnements d’une humanité à la recherche d’elle - même. On note également que même dans le jeu sexuel, les rôles ont parfois tendance à s’inverser. L’homme peut y être passif et la femme active. C’est dire à quel point ces vieux schémas qui plongent leurs racines dans le passé de notre espèce sont remis en cause. Dans les études psycho - sociologiques, on tient de plus en plus compte de la dimension androgyne de la personnalité. On va jusqu’à parler de “personnalité androgyne”.
Ce serait une erreur de croire que la personnalité androgyne emprunte les caractéristiques de l’autre sexe, vêtements, expressions, postures, etc... et se les attribue. Erreur trop souvent commise par nos modernes psychologues. L’Androgynie n’est pas un simple copier / coller. Au delà des apparences et de nos concepts qui datent d’un autre siècle, nous voyons bien que la personnalité androgyne ne se contente d’imiter pas l’autre sexe. Elle ne s’identifie pas non plus au genre sexuel opposé à son sexe biologique. Elle se réapproprie des caractéristiques dont son sexe a été dépouillé au fil des temps.
Dans ce processus très lent, mais l’histoire humaine se compte en milliers d’années, les individus sont de plus en plus intrinsèquement bipolaires, masculin / féminin et féminin / masculin. Si le mouvement se poursuit, nous parviendrons sans aucun doute à l’heureux équilibre de l’androgynie, tant au niveau de l’individu qu’au niveau de l’humanité tout entière. La face du monde en sera vraisemblablement changée. Car il est probable que cette évolution, tout en continuant de s’appuyer sur les différences biologiques nécessaires à notre survie, se poursuive. L’humanité ne peut que renoncer de facto aux différences artificielles entre les sexes et donc au barrières qui les séparent simplement parce qu’elles n’ont déjà plus aucune utilité, aucune justification. C’est sous le regard heureux d’un homme du XX° siècle qui a connu la société patriarcale de jadis, que l’homme se féminise et que la femme se masculinise. Je veux dire en cela que l’homme accepte sa féminité et la vit en créant, que la femme découvre sa virilité en créant autre chose.
Ils créent, ils se créent, les conditions d’une véritable rencontre pour une véritable union entre eux. L’un et l’autre peuvent désormais s’aimer eux - mêmes dans leur totalité et peuvent donc désormais aimer l’Autre dans sa complétude. Leur transformation s’accomplit bien au delà du biologique. C’est le couple androgyne qui est en train de se former. Ce couple là n’a d’autre finalité que de se créer lui - même, de s’autoféconder, caractéristique de l’Androgyne s’il en est. Ce couple là est une véritable œuvre d’art. L’amour mâle s’y reproduit désormais par sa féminité et, inversement, l’amour femelle s’y reproduit par sa masculinité. Éternel et intangible principe du Taoïsme qui veut que le Yang se reproduise par le Yang et le Yang par le Yin. Retour à un processus naturel, universel, intemporel. Ainsi ré - apparaîtra le véritable Androgyne, l’Androgyne intérieur. Dans sa parfaite fusion entre animus et anima, fils / fille du Soleil et de la Lune, de la Terre et du Ciel, il sera le véritable reflet de l’harmonie universelle.
Avec l’Androgynie, cessera cette recherche désespérée et désespérante de son parfait reflet en l’autre, disparaîtront le mal être et son cortège de violence, de jalousie, d’agressivité, d’auto et l’hétéro destruction. La guerre des sexes, la guerre du sexe, la première de toutes, prendront fin d’elles - mêmes. En effet, il n’y aura plus entre deux Androgynes ce besoin destructeur de conquérir, de refaire l’Autre selon l’image fantasmée que l’on en a puisqu’il / elle sera à notre image, nous serons à son image. Il sera facile de s’abandonner, d’avancer sans masque, de vivre généreusement, de s’ouvrir à cet Autre son semblable et pourtant différent. L’Androgynat est une forme, sans doute la seule forme recevable, de la sainteté, de la sainteté au quotidien qui respecte tout ce qui est vivant, voie royale du milieu chère au Bouddhisme et au Taoïsme. Et à bien d’autres.
Je fais un rêve.
Le rêve d’un monde pacifié, serein, épanoui, transcendant sa dualité dans une unité totale de chacune parties avec le Tout. La Troisième voie, celle de l’Androgyne est ouverte. Ce n’est pas celle, naturellement, de l’hybridité des corps mais celle des âmes. Celle des corps uniquement axée sur le sexe fermerait la porte à l’Amour. Celle, reconstituée, des âmes, c’est l’Amour lui - même. Ressuscité.
F.d’Alayrac
d Ambre et de Lumière
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#11 20-02-2007 08:21:10
- ambre
- Être Humain

- Lieu: europe
- Date d'inscription: 24-05-2006
- Messages: 127
Re: Sexualité et spiritualité
[size=18]
L'Androgyne n'est ni masculin ni féminin, Il est neutre.
Il symbolise à la fois l'être non encore manifesté où les polarités sont toujours fusionnées au sein de l'Unité ainsi que l'être manifesté qui a réalisé leur ré-intégration et rejoint l'Unité primordiale.
[/size]
http://users.skynet.be/lotus/andro/andro0-fr.htm
d Ambre et de Lumière
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#12 20-02-2007 08:55:19
- nounou
- Être Humain
- Date d'inscription: 10-07-2006
- Messages: 101
Re: Sexualité et spiritualité
Ambre ton texte me parle surtout ce passage:
"Avec l’Androgynie, cessera cette recherche désespérée et désespérante de son parfait reflet en l’autre, disparaîtront le mal être et son cortège de violence, de jalousie, d’agressivité, d’auto et l’hétéro destruction. La guerre des sexes, la guerre du sexe, la première de toutes, prendront fin d’elles - mêmes. En effet, il n’y aura plus entre deux Androgynes ce besoin destructeur de conquérir, de refaire l’Autre selon l’image fantasmée que l’on en a puisqu’il / elle sera à notre image, nous serons à son image. Il sera facile de s’abandonner, d’avancer sans masque, de vivre généreusement, de s’ouvrir à cet Autre son semblable et pourtant différent. L’Androgynat est une forme, sans doute la seule forme recevable, de la sainteté, de la sainteté au quotidien qui respecte tout ce qui est vivant, voie royale du milieu chère au Bouddhisme et au Taoïsme. Et à bien d’autres.
Je fais un rêve.
Le rêve d’un monde pacifié, serein, épanoui, transcendant sa dualité dans une unité totale de chacune parties avec le Tout. La Troisième voie, celle de l’Androgyne est ouverte. Ce n’est pas celle, naturellement, de l’hybridité des corps mais celle des âmes. Celle des corps uniquement axée sur le sexe fermerait la porte à l’Amour. Celle, reconstituée, des âmes, c’est l’Amour lui - même. Ressuscité"
Qui sait peut être qu'en 5D nous seront androgynes ?
Personnellement je ressents cela comme un aboutissement à la non dualité (masculin- féminin).
En tout cas je trouve ma bisexualité trés enrichissante !!
Pour Némésis( il ne faut jamais dire source je ne boirais jamais de ton eau, lol)
Pour ce qui est des femmes qui préfèrent les hommes virils ca reste à prouver, peut être un sondage nous donnerais une idée, en tout cas l'homme macho dominateur c'est du passé !!!
Steph il ne s'agit pas de perte d'identité sexuelle mais bien d'un enrichissement !!!
Bi sous lol
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#13 20-02-2007 09:37:30
- FilledelaTerre
- Être Humain
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Re: Sexualité et spiritualité
Merci a toi nounou, pour ce long texte sur la sexualité très très interessant !
Je crois que l'on est tous plus ou moins pas entierement clair en nous meme avec sa sexualité pour la vivre pleinement !
Et on n'en reviens encore et toujours à s'aimer pleinement soi -meme
tout en fesant un nettoyage ..
Sphinx a dit :
Il me semble donc que l'équilibrage des polarités conduit plutôt à une certitude, une affirmation sexuelle.
Je pense qu'avoir l'impression de se sentir androgyne ou bi peut survenir au cours de ce processus, mais n'est pas la réalité du point à atteindre
Je me sens en accords avec tes mots steph, je ne ressens pas que devenir clair et equilibré le masculin/feminin en nous aboutit à la bisexualité ( dans l'acte physique notament ) .
Personellement , je ressens que l'on peut sentir un amour fort pour une personne
du meme sexe , sans l'attirance /attraction physique.
Mais je n'ai pas encore lu les 2 post de Ambre.
Lumière en vous 
FilledelaTerre
Dernière modification par FilledelaTerre (20-02-2007 09:42:37)
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#14 20-02-2007 09:49:50
- ambre
- Être Humain

- Lieu: europe
- Date d'inscription: 24-05-2006
- Messages: 127
Re: Sexualité et spiritualité

Ils créent, ils se créent, les conditions d’une véritable rencontre pour une véritable union entre eux. L’un et l’autre peuvent désormais s’aimer eux - mêmes dans leur totalité et peuvent donc désormais aimer l’Autre dans sa complétude. Leur transformation s’accomplit bien au delà du biologique. C’est le couple androgyne qui est en train de se former. Ce couple là n’a d’autre finalité que de se créer lui - même, de s’autoféconder, caractéristique de l’Androgyne s’il en est. Ce couple là est une véritable œuvre d’art.
d Ambre et de Lumière
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#15 20-02-2007 11:16:08
- nounou
- Être Humain
- Date d'inscription: 10-07-2006
- Messages: 101
Re: Sexualité et spiritualité
Waouh !!! Ambre tes textes et ton immage 
Coucou fille de la terre 

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#16 20-02-2007 16:50:20
- Sphinx
- Être Humain
- Date d'inscription: 17-02-2007
- Messages: 79
Re: Sexualité et spiritualité
Oui, l'important dans tout ça est de comprendre que l'androgyne (le Tao) est un couple .
Amitié,
steph
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#17 20-02-2007 17:18:18
- Bohort
- Être Humain

- Date d'inscription: 22-11-2006
- Messages: 20
Re: Sexualité et spiritualité
Alors Nemesis : toi qui cultive une certaine androgynéité (?) mais ne sera jamais bi pour autant, doit-on comprendre que tu es metrosexuel? 
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#18 21-02-2007 09:55:52
- nounou
- Être Humain
- Date d'inscription: 10-07-2006
- Messages: 101
Re: Sexualité et spiritualité
Bien résumé Steph !
Que l'on soit hétéro bi homo trans...l'essentiel est que chacun puisse éprouver du plaisir dans sa sexualité !
Il n'y a pas Un chemin mais une multitude de chemins propre à chacun selon son ressenti, à chacun de trouver le sien pour vivre une sexualité pleinement enrichissante.
Mais certains tabous ont la vie dure sans parler du sentiment de culpabilité lié au sexe !mais on n'en viendra tous à bout !! 
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