Pandémie de Grippe à la rentrée : La France a tout prévu!

20 juillet 2009 par Veda 
Dans Général

PARIS – La France a décidé d’acheter 94 millions de doses de vaccin contre la grippe A(H1N1) pour un milliard d’euros auprès de trois laboratoires, annonce le gouvernement.

La France a décidé d’acheter 94 millions de doses de vaccin contre la grippe A(H1N1) pour un milliards d’euros auprès de trois laboratoires. Selon le ministère de la Santé, on a recensé 481 cas de ce virus en France depuis le début de l’épidémie. (Reuters/Luke MacGregor)

Les trois laboratoires concernés sont Sanofi, GlaxoSmithKline et Novartis.

La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a précisé que le gouvernement avait également passé des commandes « optionnelles » pour 44 millions de doses supplémentaires.

« J’ai négocié l’acquisition de 94 millions de doses de vaccin auprès de trois industriels », a-t-elle déclaré à l’issue d’une réunion de la cellule interministérielle de crise.

Dans le détail, les autorités françaises ont commandé à Sanofi Pasteur, la division vaccins de Sanofi-Aventis, 28 millions de doses de façon ferme et 28 autres millions de façon optionnelle.

Pour le britannique GSK, il y a commande ferme de 50 millions de doses.

Pour le suisse Novartis, 16 millions de doses « fermes » et six millions « optionnelles ».

La France dénombre 481 cas de grippe A depuis le début de l’épidémie, a précisé Roselyne Bachelot.

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Selon une étude parue dans une revue médicale britannique, le nombre de cas et la mortalité de la grippe A seraient bien supérieurs aux statistiques officielles.

Un conseiller ministériel français en a fait récemment l’expérience: deux semaines à 40 °C de fièvre, toux rauque, tremblements, et impossible de savoir s’il était porteur, ou non, du virus H1N1. « J’ai suivi les conseils de l’Institut de veille sanitaire [InVS], j’ai appelé le 15! Un médecin du Samu m’a demandé par téléphone si j’avais été en contact avec un citoyen américain ou britannique. J’ai répondu qu’a priori non… Il en a conclu que je n’avais pas la grippe A. » Un peu court pour un diagnostic, s’inquiète le malade en rémission. Trop flou pour établir une photographie crédible de l’avancée de la pandémie, dénoncent les experts en virologie.

REUTERS/Jason Lee

La méthode de recensement des cas de grippe porcine ne serait pas fiable et fausserait le nombre de cas. L’étude publiée mercredi 15 juillet par le très sérieux British Medical Journal n’a rien pour rassurer: les chiffres officiels concernant le nombre de cas et la mortalité du virus de la grippe A dans le monde ne sont pas fiables, pointent les épidémiologistes de l’Imperial College de Londres. Et pour cause, beaucoup de malades infectés ne sont pas recensés comme tel.

La propagation du virus serait dès lors bien supérieure aux allégations, multipliant d’autant les risques de voir s’étendre la pandémie, faute de précautions suffisantes. Plus grave encore, soulignent les auteurs, l’absence de données fiables peut aussi retarder la prise en compte d’une mutation du virus. Or, à quelques semaines de la fin de l’été et des premiers rhumes automnaux, le décalage expose à de lourdes répercussions: croisé à la grippe saisonnière, le virus H1N1 à toutes les chances de gagner en virulence et en dangerosité.

Mercredi 14 juillet, l’Australie annonçait compter plus de 10 000 malades de la grippe porcine, précisant que « le nombre de cas réels pourrait être plus élevé ». Le Japon recensait le même jour 3000 personnes infectées sur son territoire, dont plus de 1000 au cours de la dernière semaine. L’Allemagne envisage désormais de vacciner le tiers de sa population, l’Italie, officiellement épargnée jusqu’alors, prévoit d’enregistrer entre 3 et 4 millions de cas d’infection au cours de l’hiver prochain.

Au Royaume-Uni, la tension monte aussi. Un médecin sans antécédents particuliers est mort la semaine dernière après avoir contracté le virus de la grippe A. Près de 10 000 contaminations ont été confirmées à ce jour en Angleterre, mais le nombre de cas réels pourrait se chiffrer en centaines de milliers, estiment les spécialistes.

Signe de l’impuissance générale: face à l’explosion de l’épidémie, les autorités britanniques ont renoncé à confirmer systématiquement la présence du virus H1N1.

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