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#226 19-09-2008 06:29:59

margueritte
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Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?

Gab pour ta vidéo, c zéro pointtté hi hi hi trop moche et insupportable !




fleur




Ben voilà ..., avez vous écouté cette délicieuse et merveilleuse voix *


Ecoutez *


Décidément La luna, on a les mêmes goût byebye heart sunny


[Blanche-Neige] Il est si merveilleux,
Comment résister ...

Un jour, mon Prince viendra,
Un jour, on s'aimera,
Dans son château, heureux, s'en allant
Goûter le bonheur qui nous attend !



Quand le printemps, un jour,
Ranimera l'amour,
Les oiseaux chanteront,
Les cloches sonneront,
L'union de nos coeurs,
Un jour ...


Merci Yaya hi hi hi heart sunny


Je regarde en moi même et j' y vois mon Âme * et La Flamme du Père qui couve dans mon coeur * Je suis La FlammeBleue Royale La Volonté du Père ****

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#227 19-09-2008 06:54:21

karen
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Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?


L'instant est un atome d'Eternité

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#228 19-09-2008 07:35:30

margueritte
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Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?

Oula *

C une souffrance pour moi de lire ton message karen, cela ne coule pas, quand à ton image ... houlà là mais bon hmm à chacun ses goûts ses croyances et son monde.



byebye heart sunny





ps : Et pourtant tu te souviens bien du merveilleux message, lumineux, divin et céleste *** de ma si merveilleuse Flamme Jumelle ***


Bien sur que tu t' en souviens, cela ne s' oublies pas n' est ce pas Karen clinoeil


hmm heart sunny


Je regarde en moi même et j' y vois mon Âme * et La Flamme du Père qui couve dans mon coeur * Je suis La FlammeBleue Royale La Volonté du Père ****

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#229 19-09-2008 09:40:34

margueritte
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Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?

ô je crois ke cela lui a coupé le soufflet à La Karen ...clinoeil

il n' ya rien à faire Karen, même si tu m'offres tous les trésors de la terre j' irai pas dans Ta demeure lol


hi hi hi starssorcierestars


Coucou les Filles ça chatte (sourire) j' ai les oreilles qui siffle lol *


Hé Petitrémy * Boù écoute ça  Je T' Aime * Je m' Aime * Je Vous Aime * Je Nous Aimes *


Boù heart sunny


Je regarde en moi même et j' y vois mon Âme * et La Flamme du Père qui couve dans mon coeur * Je suis La FlammeBleue Royale La Volonté du Père ****

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#230 20-09-2008 02:44:44

lesurhumain
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Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?

Crise financière: vaste plan de soutien américain aux banques, les Bourses euphoriques
Par Hugues Honoré - AFP - Samedi 20 septembre 2008

Les autorités américaines se sont résolues à employer les grands moyens pour juguler la crise qui menaçait de faire sombrer leur système financier, après avoir reconnu l'inefficacité de leurs efforts pour régler au fur et à mesure les problèmes qui se présentaient.

L'administration Bush a envoyé au Congrès tard vendredi les détails d'un vaste plan de soutien aux banques, a indiqué un responsable du gouvernement.

Il pourrait coûter 500 milliards de dollars voire le double (1.000 milliards de dollars) selon certains experts, écrit vendredi le New York Times (NYT) sur son site internet.

Le responsable, parlant sous couvert d'anonymat, n'a pas donné d'autres détails sur ce plan de sauvetage du gouvernement annoncé jeudi soir pour faire face à la crise financière.

Le gouvernement américain a "agi au cas par cas ces dernières semaines", a reconnu vendredi le secrétaire au Trésor. Mais il faut "maintenant prendre des mesures supplémentaires et décisives pour régler de manière efficace les racines à la base des tensions sur notre système financier".

Henry Paulson avait annoncé dans la nuit vouloir réfléchir, en partenariat avec le Congrès, à une solution pour débarrasser les banques des actifs hautement risqués accumulés pendant la "bulle" immobilière et maintenant invendables.

L'objectif est d'arriver à un projet de loi d'ici la fin du week-end, dont l'examen au Congrès pourrait débuter à la fin de la semaine prochaine, espère Chris Dodd, président de la commission bancaire au Sénat.

"Ces mesures réclament que nous engagions un montant considérable de dollars du contribuable", a concédé le président américain George W. Bush.

M. Paulson a parlé de "centaines de milliards". "Il faut que cela soit suffisamment gros pour faire une vraie différence et aller au coeur du problème", a affirmé le ministre lors d'une conférence de presse.

Un influent sénateur républicain, Richard Shelby, avait avancé un peu plus tôt que le coût pourrait atteindre 1.000 milliards de dollars.

Après avoir dû coup sur coup mettre sous tutelle les organismes de refinancement hypothécaires Fannie Mae et Freddie Mac, assister au dépôt de bilan de la banque d'affaires Lehman Brothers et dû nationaliser l'assureur AIG, les autorités américaines risquaient de se trouver à court d'options.

En un allusion à la machine infernale qui menaçait d'engloutir d'autres banques, comme Morgan Stanley, le démocrate Chris Dodd a estimé que les Etats-Unis étaient "peut-être à quelques jours d'un effondrement complet" de leur système financier".

Les marchés financiers ont réagi avec enthousiasme à la détermination nouvelle des autorités de Washington de nettoyer leurs écuries d'Augias. Dans le sillage de marchés asiatiques complètement requinqués, la Bourse de Paris a gagné 9,27% sur la séance, celle de Francfort 5,56% et celle de Londres 8,84%. Wall Street était elle-même en forte hausse, d'environ 350 points, à la mi-séance.

D'autant que cette détermination à régler les choses en profondeur s'est accompagnée de l'annonce de toute une série de mesures de portée plus immédiate, destinées à rassurer et à favoriser la liquidité des marchés et à débloquer --enfin-- le robinet du crédit.

"Même si beaucoup de détails restent à préciser, le Trésor et la Fed ont finalement réalisé la profondeur et la nature systémique de la crise", s'est félicité John Ryding, économiste chez RDQ Economics. "Ces décisions devraient agir comme un coupe-feu" dans l'incendie actuel, a-t-il dit.

Pour Ian Shepherdson, chef économiste de High Frequency Economics, les mesures gouvernementales marquent "le début de la fin" de la crise".

"C'est un pas en avant gigantesque. La seule manière de mettre un terme à la crise", a relevé M. Shepherdson. "L'économie est encore un désastre, mais la probabilité d'une crise systémique a beaucoup diminué".


L'unique doctrine universelle et éternelle de l'Esprit est celle de l'Amour car l'Amour est la cause, le principe et la semence de la sagesse, la grandeur, La Force, l'élévation et La Vie !

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#231 20-09-2008 02:48:17

lesurhumain
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Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?

Pourquoi la crise financière n'est pas forcément terminée
Par Nicolas Madelaine - Les Echos - Vendredi 19 septembre 2008

Morgan Stanley et, dans une moindre mesure, Goldman Sachs restent en danger de perdre leur indépendance. De nombreux "hedge funds" seraient toujours en train de retirer les comptes qu'ils ont chez eux.       

Malgré le vif rebond des marchés boursiers vendredi et la promesse d'une mise en place par l'Etat américain d'un fonds de cantonnement des actifs de crédit "toxiques" en circulation, les financiers ne sont pas forcément rassurés sur l'issue de la crise. "Le marché actions de Wall Street, qui rebondit aujourd'hui, est la partie émergée de l'iceberg, explique un financier. Le vrai goulot d'étranglement, qui paralyse le système financier et fait planer la menace d'une récession violente, est dans ces produits de crédit que le fonds public de défaisance va reprendre. Mais les modalités de fonctionnement n'en sont pas connues." Et cela prendra un peu de temps puisqu'il faut que le Congrès le valide.

Toujours dans l'incertitude, certains financiers continuent en particulier de s'inquiéter du sort de Morgan Stanley et, dans une moindre mesure, de celui de Goldman Sachs. John Mack, le patron de Morgan Stanley, discute du reste toujours d'un adossement au fonds souverain chinois et/ou à la banque régionale Wachovia, si l'on en croit la presse américaine. "Malgré le plan de sauvetage, Morgan Stanley va devoir trouver une solution très vite", explique un financier. On ne peut plus vendre à découvert les actions des banques, le régulateur l'ayant interdit provisoirement, mais on peut toujours les vendre...

Les fonds spéculatifs, déjà fragilisés par ce tour de vis réglementaire sur les ventes à découvert, continuent en tous cas de fermer leurs comptes dans les département de "prime brokerage" (services aux "hedge funds") de Morgan Stanley, selon un financier. "Il y a un sentiment de soulagement aujourd'hui, mais le risque existe en effet que les retraits de chez Morgan Stanley continuent" explique un autre financier. Les fonds ne veulent pas subir le même sort que les clients de Lehman Brothers, qui n'ont pas pu retirer tous les titres qu'ils avaient tout simplement déposés dans cette banque. (Depuis que les activités de Lehman ont été reprises par la banque britannique Barclays, ces clients ont désormais plus de chances de remettre la main sur ces actifs car celle-ci va vouloir les soigner).

Comme un particulier a un compte de dépôt dans sa banque, un "hedge fund" a en "conservation" des comptes titres dans les banques d'affaires. Et de la même manière qu'une banque classique fait travailler l'argent des particuliers, la banque d'affaires fait travailler ces titres. Il s'en sert de garantie (ou "collatéral") pour lever de l'argent. Si le "hedge fund" retire ses comptes titres, la banque d'affaires n'a plus de garantie pour son emprunt. Elle doit immédiatement en trouver une autre pour rassurer son créditeur. Or aujourd'hui, les banques d'affaires pures comme Morgan Stanley et Goldman Sachs ont de grandes difficultés à lever de l'argent.

La mécanique infernale de chute des cours des banques d'affaires pourrait donc reprendre très vite. Car le phénomène, décrit plus haut, des retraits de leur compte par les "hedge funds" - retraits potentiellement rapides car les hedges funds sont très réactifs - ne fait qu'empirer une situation critique plus globale.

A la différence d'une banque universelle, une banque d'affaires n'a pas la possibilité, en cas de conditions de marché difficiles, de s'appuyer sur les dépôts de particuliers pour lever des fonds pour le court terme. Malheureusement, cela ne la dispense pas de devoir continuer à émettre des dettes à court terme pour financer son activité. Et ce, même si la plupart des banques d'affaires ont allongé la maturité de leur dette ces derniers mois pour se protéger des effets de la crise.

Le problème est que les établissements financiers auprès desquels les banques d'affaires se refinançaient refusent aujourd'hui de prêter cet argent, soit qu'ils le gardent pour eux, soit qu'ils n'aient plus confiance dans la capacité de remboursement de ces banques. Ils sont d'autant moins enclins à prêter que ces banques sont encore très risquées, car elles ont beaucoup emprunté pour investir et que même l'environnement comptable incite à la prudence. Aux Etats-Unis, les banques doivent inscrire leurs actifs à leur valeur de marché. Ceux-ci baissant, les bilans se dégradent, donc les agences de notation abaissent les "ratings", etc.

Les banques d'affaires comme Morgan Stanley et Goldman Sachs pourraient donc très vite ne plus pouvoir honorer leurs échéances. C'est ce qui est arrivé à Lehman Brothers la semaine dernière. C'est pourquoi les banques centrales injectent des liquidités sur le marché dans l'espoir que cela permettra aux banques d'affaires de se refinancer.

Dernière modification par lesurhumain (20-09-2008 02:48:55)


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#232 20-09-2008 02:52:43

peps
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Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?

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La Bourse de Paris s'envole de 9,27%, sa plus forte hausse en 20 ans

ven 19 sep, 19h09         


La Bourse de Paris, portée par la perspective d'un plan d'envergure des autorités américaines, a enregistré vendredi la progression quotidienne la plus importante en vingt ans.
Le CAC 40 a gagné 367,01 points à 4.324,87 points, soit un bond de 9,27% par rapport à jeudi soir. Il s'agit de la plus forte hausse en une séance dans l'histoire de l'indice inauguré en 1988, le précédent record datant du 14 mars 2003 (+7,25%) après la baisse qui avait suivi l'invasion américaine en Irak.

Le volume d'échanges, très élevé, s'est établi à 13,9 milliards d'euros, "un volume remarquablement étoffé", observe Romain Hayat, gérant d'actions chez Meeschaert Asset Management.

A l'image de la place parisienne, Londres bondissait de 8,84% et Francfort de 5,56% tandis que l'Eurostoxx grimpait de 8,26%.

De même, la Bourse de New York évoluait en forte hausse, le Dow Jones gagnant 2,81% et le Nasdaq 2,50% dans les premiers échanges.

Les marchés ont accueilli avec enthousiasme l'annonce jeudi, par le Trésor américain et la Réserve fédérale, de l'ouverture de discussions avec le Congrès sur un "vaste plan" en faveur des banques. Une structure serait créée pour aider ces établissements à se débarrasser de leurs actifs à risque accumulés pendant la dernière bulle immobilière.

"Les avantages (d'une telle solution) pourraient être substantiels. En déversant tous les déchets toxiques dans un seul silo, le climat de suspicion qui a conduit aux problèmes de refinancement des banques devrait se dissiper", a estimé Rob Carnell, économiste de la banque ING.

La nouvelle a "grandement rassuré" les investisseurs et provoqué "une euphorie haussière qui fait suite à la panique observée" depuis lundi, renchérit Romain Hayat.

Plombée par les déboires en chaîne de grands établissements financiers, la Bourse de Paris avait lâché 8,63% sur les quatre premières séances de la semaine.

Autre signe d'apaisement pour les marchés: plusieurs régulateurs boursiers, ceux des Etats-Unis et du Royaume-Uni en tête, ont interdit les ventes à découvert sur les titres financiers, cette technique spéculative étant accusée de précipiter la chute de leur cours en Bourse. En France, l'Autorité des marchés financiers s'est pour sa part contentée de rappeler sa "vigilance" et sa "sévérité" face à d'éventuelles violations des règles.

Profitant de la confiance retrouvée des investisseurs, les actions financières s'envolaient en tête du classement des valeurs vedettes: Dexia grimpait de 22,50% à 10,50 euros, à l'instar de Crédit Agricole (+26,32% à 14,40 euros), de BNP Paribas (+17,50% à 68,00 euros), de Société Générale (+19,94% à 67,00 euros) et d'Axa (+21,28% à 24,65 euros).

Par ailleurs, selon M. Hayat, un "mouvement correctif" a profité aux valeurs ayant le plus souffert depuis le début de l'année, tel Veolia Environnement (+7,78% à 30,90 euros), ainsi qu'aux valeurs automobiles et industrielles chahutées ces dernières semaines, comme Peugeot (+10,80% à 31,60 euros), Renault (+7,36% à 51,09 euros), Michelin (+11,47% à 49,04 euros) ou Saint-Gobain (+12,75% à 39,53 euros).

EDF (+7,72% à 50,83 euros), quant à lui, ne pâtit guère du rachat de son partenariat américain Constellation Energy par Warren Buffett, les analystes estimant que cette opération n'entravera pas les ambitions nucléaires du groupe français aux Etats-Unis.


Euronext (CAC 40)


celui qui le dit, c'est celui qui y est

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#233 20-09-2008 07:14:59

lesurhumain
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Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?

Les USA devront emprunter 1.000 milliards pour sauver la finance
Bloomberg, 19 septembre 2008

Le coût du plan de sauvetage de Paulson pourrait atteindre 1.000 milliards. Il ne peut être financé que par le déficit, c’est à dire l’émission de bons du Trésor. Le salut des USA dépendra donc de la bonne volonté des investisseurs étrangers. Sidérés par l’ampleur de la facture, les observateurs n’ont pas encore commencé à aborder une question pourtant pressante. Les acheteurs seront-ils au rendez vous ? Et subsidiairement, le rendement actuel de la dette américaine est-il suffisamment attractif ? Si ce n’est pas le cas, les USA sont dans la seringue. Ils devraient alors remonter leurs taux, aggravant d’autant la récession. Reste une autre solution. La réédition des fameux prêts conditionnels que pratiquait le FMI. Mais cette fois, ce sont la Chine et le Golfe qui établiraient la liste des ajustements structurels.

Les États-Unis pourraient devoir emprunter de 700 à 1.000 milliards de dollars supplémentaires pour financer le plus grand de sauvetage du système financier depuis la Grande Dépression, selon Michael Pond, analyste chez Barclays.

Les interventions en faveur de Fannie Mae, Freddie Mac et American International Group, les nouveaux prêts accordés par la banque centrale US au secteur financier et le ralentissement de l’économie vont ajouter 455 milliards aux besoins de financement du Trésor, estime M. Pond.

Le plan de sauvetage annoncé par le secrétaire au Trésor Henry Paulson prévoit débarrasser les banques de « centaines de milliards » d’actifs.

« On peut facilement ajouter 1.000 milliards à l’encours de la dette du Trésor au vu des initiatives annoncées au cours des deux dernières semaines, » estime M. Pond.

La dette de l’état a considérablement augmenté au cours des dernières semaines, à mesure que les responsables politiques tentaient de mettre un terme à la crise financière en prenant en charge les établissements financiers menacés par l’insuffisance de capitaux.

Le 7 septembre, le Trésor a accepté de garantir la dette de Fannie Mae et Freddie Mac et a annoncé qu’il achèterait les titres adossés aux emprunts hypothécaires. Cette semaine, la Fed a accru son offre de liquidités de 25 milliards, prêté 85 milliards à l’assureur AIG et quadruplé - en le portant à 247 milliards - le total en dollars que les banques centrales étrangères peuvent injecter sur leurs marchés. M. Paulson a déclaré aujourd’hui que le gouvernement allait racheter les actifs illiquides détenus par les banques et apporter sa garantie aux placements sur le marché monétaire.

Déficit croissant

« la probabilité que le déficit devienne énorme existe certainement », déclare Nils Overdahl, un gestionnaire de fonds de placement. « je présume que nous allons assister à l’émission [de bons du Trésor] de différentes durées. »

Le déficit devait probablement atteindre 650 milliards au cours de l’exercice 2009 en raison du sauvetage de Fannie et Freddie, avaient estimé les analystes de JPMorgan, dans un rapport publié le 12 septembre.

Au cours de la prochaine décennie, l’écart entre les dépenses et les recettes totaliserait 5.300 milliards, selon une étude de Goldman Sachs publiée le 10 du mois, révisant à la hausse un précédent chiffrage à 3.600 milliards. Le Congressional Budget Office avait de son coté prévu un déficit record de 438 milliards en 2009.

« Le déficit va grimper en flèche dans d’énormes proportions, » déclare Lou Crandall, l’économiste en chef de Wrightson ICAP LLC. « Même avant les événements de la semaine, les estimations tournaient autour de 500 milliards pour l’année prochaine, avec la perspective que s’ajoutent par-dessus des milliards de titres hypothécaires. »


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#234 20-09-2008 07:55:16

lesurhumain
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Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?

Pour la Chine, l'effondrement de Wall Street est dû à la surémission de monnaie de la Fed
Par Paul Joseph Watson et Yihan Dai - Prison Planet - Vendredi 19 septembre 2008

Le sauvetage des institutions financières avec l'argent des contribuables fait parti d'un vaste plan visant à augmenter le contrôle sur l'économie mondiale, écrit un média contrôlé par l'État chinois.

Aujourd'hui, les médias officiels de la Chine font des reportages sur la vraie cause de l'effondrement de Wall Street, une cause dont les grands médias américains n'osent pas parler : la surémission de monnaie de la Réserve fédérale - et dont les chinois disent qu'elle fait partie d'un vaste plan pour justifier un contrôle encore plus grand sur l'économie mondiale.

L'administration Bush a annoncé aujourd'hui un plan visant à utiliser des centaines de milliards de dollars de l'argent des contribuables pour acheter des prêts hypothécaires et autres dettes de mauvaise qualité. Le processus qui permet d'injecter encore plus de monnaie fiduciaire dans un système qui en est déjà trop gorgé a eu l'effet souhaité - le Dow Jones a grimpé de 450 points - mais le dollar, à la suite d'un bref saut, a commencé à chuter.

De nombreux médias contrôlés par l'État chinois déclaraient aujourd'hui que la ferveur sans limite de la Réserve fédérale à soutenir le marché en injectant des liquidités illusoires, fait partie d'un plan pour gagner la confiance et pour accroître l'intervention du gouvernement sur les marchés financiers.

Les médias chinois qui relèvent de l'état dont Chine Finance, Chine News et Chaobao Financial News, ont fustigé contre la Fed pour avoir pris des mesures qui, à long terme, aggraveront les conditions économiques et dévalueront le dollar par « la création de nouveaux argents qui n'existent pas et qui conduira à l'inflation monétaire, » une politique contraire à la position de la Chine qui est titulaire de vastes réserves de dollars US.

L'analyste cité par Chaobao Financial News a souligné que « lorsque le marché est en faillite, l'objectif premier de l'intervention du gouvernement devrait consister à soutenir le marché au profit du peuple: d'abord par une aide d'urgence, ensuite par la stabilisation et enfin par une réforme » et que « la protection des droits des personnes qui souffrent des conséquences du marché immobilier ou des prix élevés du pétrole devrait être traitée en priorité. »

L'analyste a ajouté que, en se concentrant sur le sauvetage d'un petit nombre de grandes sociétés financières, la Fed est en train de créer un chaos financier beaucoup plus grand et qu'elle suscite la colère et de la suspicion en « protégeant et en encourageant seulement les grandes entreprises dont l'éthique est questionnable. »

Hier, Xu Xiaonian, un professeur d'économique et de la finance à la China Europe International Business School, a déclaré lors d'une conférence que « la cause fondamentale de l'effondrement de Wall Street est attribuable à la surémission de monnaie de la Réserve fédérale. » Il a avisé que le gouvernement américain avait déjà outrepassé son champ d'intervention par rapport à sa politique habituelle.

Des propos similaires ont été repris par l'économiste Zuo Xiaolie, qui a déclaré que le montant d'argent injecté dans le marché aura peu d'impact réel, mais que ces mesures sont une « approche limitée utilisées par la Réserve fédérale pour répartir la pression des ajustements monétaires sur d'autres pays, ce qui entraîne la dévaluation du dollar en provoquant un déséquilibre dans l'économie mondiale. »

« Le montant d'argent qui a été injecté sur le marché ne peut fondamentalement pas sauver le marché, » a déclaré Xiaolie, en ajoutant que ce geste faisait simplement partie d'un plan visant à « regagner la confiance et à justifier une éventuelle nouvelle intervention dans l'économie. »

Mercredi, le journal officiel de la Chine, People's Daily, la voix du parti communiste au pouvoir, a déclaré que les États-Unis ont mis à feu des « armes de destruction massive » économiques et qu'ils ont déclencher un « tsunami financier » en permettant aux prêteurs de Wall Street de faire le commerce des subprime et des produits dérivés, selon un reportage de Presse TV.

La Chine a déjà menacé de liquider ses énormes avoirs en bon du trésor US, qui s'élèvent à 1,33 trillions de dollars, si jamais Washington devait imposer des sanctions commerciales pour forcer une réévaluation de yuan. À plusieurs reprises, le parti communiste a également exprimé sa colère face à l'indifférence de la Fed devant l'affaiblissement du dollar. Si la Chine devait se débarrasser du dollar, il s'en suivrait une série d'événements qui conduirait à l'effondrement du billet vert.

Nous devrions réaliser que nous sommes en difficulté lorsque tout ceux qui soutiennent le Parti communiste chinois prêchent la bonne politique monétaire et le conservatisme fiscale alors que l'administration Bush et la Réserve fédérale qui, en créant toujours plus d'argent comme par magie, permettent à leurs amis de Wall Street de s'en sortir alors que l'avenir économique de centaines de millions de citoyens américains n'est pas considérée.

Dernière modification par lesurhumain (20-09-2008 08:04:32)


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#235 20-09-2008 10:18:45

lesurhumain
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Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?

Super Peps bowdown

Le CAC 40 a gagné +9,27% hier ; il a tout de même perdu -22,96% depuis le 1er janvier 2008, mais tout va bien !!!

La facture des différentes mesures de sauvetage des Fannie, Freddie et autres AIG s'élève déjà à plus de mille milliards de dollars pour le contribuable américain, mais tout va bien !!!

Ce même contribuable américain va encore devoir rajouter mille milliards de dollars pour "finir" d'éponger les délires d'un système financier devenu fou, mais tout va bien !!!

Remarque que dans l'état actuel d'endettement des USA (53.000 milliards de dollars au 30 Septembre 2007, soit environ $455.000 par foyer américain à cette date), ceux-ci ne sont plus à $2.000.000.000.000 près (quoi que ?) pour secourir les apprentis sorciers de la finance ayant gagnés des centaines de milliards de dollars sur le dos du reste du monde en prenant des risques inconsidérés, mais tout va bien !!!

En fait, ce que font le gouvernement Bush, la FED & consorts en ce moment « est du vol pur et simple, c’est une escroquerie, une corruption qui dépasse l’imagination », mais tout va bien !!!

approche limitée utilisées par la Réserve fédérale pour répartir la pression des ajustements monétaires sur d'autres pays, ce qui entraîne la dévaluation du dollar en provoquant un déséquilibre dans l'économie mondiale. »


Vive l'aléa moral (*) de ce "système" inique permettant à cette "haute finance" d'encaisser les profits et de faire payer les pertes aux citoyens.


Tant que la confiance règne...
Tant que la "planche à billet" tourne...
Tant que le reste du monde finance les Etats-Unis...
Tant que la FED dirige le monde...

TOUT VA BIEN !!!


Ah "syndrome de l'autruche" quand tu nous tiens !


lol lol lol lol lol lol lol lol




(*) Aléa moral : situation où les entreprises sont assurées d’être secourues par la collectivité en cas d’échec, même du à une prise de risque inconsidéré.


Dernière modification par lesurhumain (21-09-2008 02:20:31)


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#236 20-09-2008 13:27:51

peps
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Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?

penses ce que tu veux je m'en fou....je suis heureux que 1929ne se reprosuise pas........


celui qui le dit, c'est celui qui y est

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#237 21-09-2008 00:24:28

katleen
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Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?

Les analyses de Jacques Cheminade
   


   

   
   
La banqueroute de l’escroquerie « libérale »
20 septembre 2008

Par Jacques Cheminade

Au XIVe siècle, les banquiers lombards, avec le soutien du système vénitien, avaient endetté la plupart des Etats européens, qui avaient dû donner tous leurs revenus en gage. Ils leur fournissaient de quoi continuer à opérer sans toutefois leur permettre de rembourser.

Précision :

    * Comment la finance s’est rendue folle

Encadrés :

   1. Le mécanisme est diabolique !
   2. Réguler avec les banques centrales et le FMI la recette empoisonnée de George Soros et des nouveaux néo-socialistes
   3. Les « risques » vus par Jacques Attali
   4. Les Gribouille de l’Elysée : sauver les marchés en abandonnant la prudence
   5. Conclusion
   6. La faille d’ATTAC

Cependant, lorsque le Roi d’Angleterre fit défaut, la veille de sa chute, même si l’on sentait le vent du boulet, les spéculations sur les titres de la dette allaient bon train et dans tous les sens. Un trader du XXIe siècle appellerait ce phénomène « volatilité ». En fait, face à l’abîme, chacun des parieurs s’efforçait de faire encore quelques gains en espérant vendre au dernier moment sa camelote à plus bête ou moins bien informé que lui. Beaucoup pensaient aussi que la capacité des Etats à émettre de la monnaie, en rognant le titrage en or ou en argent, pourrait être illimitée. La suite fut un effondrement de l’Europe, la peste noire et les danses macabres dont, même dans les économies relativement isolées de l’époque, il fallut deux ou trois générations pour se remettre. Pour utiliser le langage mécaniste des experts d’aujourd’hui, l’effondrement n’était pas imprévisible, mais inexorable, car il se trouvait inscrit dans les gènes, ou, si l’on préfère, dans la logique même du système.

La désintégration du système financier et monétaire international actuel est de même nature, mais bien plus grave dans l’économie « mondialisée » et la « société ouverte » de M. Soros. Cependant, alors que j’écris ces lignes, le CAC-40, l’indice boursier de la place de Paris, vient de rebondir à la hausse de 9 %. Arrêtez donc de raconter des histoires, diront les esprits bien en Cour, ils ont trouvé la solution et vous, dans votre coin, vous prétendriez en savoir plus qu’eux ? Eh bien oui. Car « eux » extrapolent à partir des tendances du passé et croient que l’économie est un jeu à somme nulle, un combat où il y a ceux qui perdent et ceux qui gagnent. Ils sont incapables de voir deux choses. La première est qu’il arrive un moment où les gagnants ne peuvent plus être payés par les perdants (c’est le « risque de contrepartie »), car les perdants ont fait banqueroute. Alors, les gagnants demandent aux émetteurs de monnaie (la monnaie électronique des banques et des sociétés d’assurance) de renflouer les perdants pour qu’ils puissent les rembourser. C’est ce qui arrive aujourd’hui, mais à un moment donné, désormais très proche, l’on ne croira plus que la monnaie émise vaille ce que l’on prétend. Alors se déclenche l’hyperinflation, brutalement, comme dans l’Allemagne de Weimar, en 1923. Ah ! dira-t-on encore, mais depuis, on a fait de grands progrès, on a inventé des « stabilisateurs ». C’est pourtant ces stabilisateurs qui sont en train de se désintégrer sous nos yeux. Ils sont aussi utiles que les béquilles des aveugles dans la parabole illustrée par Bruegel. Le trou est trop profond pour elles.

C’est ici qu’il faut considérer la deuxième chose à prendre en compte, bien plus fondamentale. L’argent ou le crédit émis sert à renflouer les spéculateurs à court terme, et il n’y en a plus pour les investisseurs à long terme, dans l’équipement de l’homme et de la nature. Il n’y a plus d’argent pour investir à long terme parce qu’on renfloue les spéculateurs à court terme !

Voilà où l’on en est aujourd’hui. Pour sauver les malades douteux, on a contaminé et affaibli tout l’organisme, jusqu’au système nerveux central, le système mondial de banques centrales ! Et la hausse des bourses de ce jour est une danse malsaine autour du cercueil de l’économie réelle, des travailleurs et des contribuables. C’est la dernière gorgée de poison fournie aux amateurs, qui ont apprécié le geste à son juste prix : gagner autant que possible en faisant aussi vite que possible.

Vous voulez du concret ? Allons-y. En 1998, la Réserve fédérale américaine (Fed) et l’ensemble des plus grandes banques du monde ont sauvé le hedge fund (fonds hyper-spéculatif) Long Term Capital Management en épongeant ses pertes. Elles ont dû avancer 3,4 milliards de dollars. Michel Camdessus, alors à la tête du Fonds monétaire international (FMI), déclara que le « notionnel » (l’effet produit par les paris sur le sous-jacent, le fondement des paris à la baisse ou à la hausse) était si élevé que si un second LTCM s’était présenté, tout le système international se serait effondré. Or aujourd’hui, les pertes encourues ou potentielles sont plus de mille fois supérieures à celles de LTCM ! Lehman Brothers, c’est LTCM à la puissance 100 (Lehman possédait plus de 600 milliards d’actifs) et AIG, le plus grand assureur américain, c’est Lehman à une puissance si élevée que la Réserve fédérale a dû lui fournir 85 milliards de dollars pour lui éviter la faillite, et avec elle, celle de toute la finance planétaire. La Fed a procédé contre toutes les règles écrites jusque-là. En effet, elle n’a normalement pas à fournir du crédit aux assureurs qui ne sont pas de son ressort, et elle a dû prendre le contrôle de 79,9% du capital d’AIG, ce pourquoi elle aurait condamné toute institution osant faire la même chose il y a quelques semaines.

Bien pire, le risque d’effondrement généralisé de tout le système et de tous ses actifs est si grand que l’Etat américain vient de s’engager à aider les banques à épurer tous leurs titres autrement invendables. C’est la nationalisation absolue des pertes après la privatisation systématique des gains ! Il s’agit d’un vaste système de « defeasance », auprès duquel tous les perdants, c’est-à-dire l’ensemble des établissements financiers américains, pourront liquider les milliers de milliards de créances douteuses ou de dérivés de crédit archidécotés (les fameux CDS, les credit default swaps, des contrats qui permettent d’acheter ou de vendre de la protection sur des défauts de paiement, dont le total est estimé à la somme astronomique de 63 000 milliards de dollars ! Le coût de ce vaste plan serait, pour commencer, de 500 milliards de dollars, puis de milliers de milliards. A quoi vient s’ajouter le coût du renflouement de Fanny Mae et Freddie Mac, de 200 milliards de dollars pour commencer et illimité par la suite, puisque le Trésor américain achètera les titres subprime qu’ils détiennent sans limite de temps ni de volume.

Quant au marché des produits dérivés qui s’échangent hors des bourses réglementées (c’est-à-dire de gré à gré, en toute opacité), il est évalué par la Banque des règlements internationaux à 595 000 milliards de dollars, la mère de toutes les spéculations. C’est la mesure du fameux risque de « contrepartie » : si un perdant ne peut pas payer, tous les dominos étroitement imbriqués peuvent à tout moment suivre. La pyramide s’écroule sous nos yeux, comme je l’avais prédit en 1995, lors de ma candidature présidentielle, et comme Lyndon LaRouche l’a annoncé dès qu’elle fut construite, sur du vent, ou plutôt sur la volonté de puissance de joueurs qui ont sacrifié le niveau de vie de plus de 80% de la population, l’équipement de toute la société et les salaires à leur frénésie d’accumulation destructrice.

Le fait nouveau est que maintenant, elle est aussi devenue autodestructrice. Les escrocs sont eux-mêmes victimes de leur propre escroquerie, puisqu’ils accumulent de la monnaie de singe et qu’ils ont créé une résistance chez tous ceux qui commencent à comprendre vers quoi on les mène.

Deux choses, pour finir. Pourquoi les bourses ont-elles si brutalement augmenté ce vendredi 19 septembre ? Parce que les spéculateurs ont fêté leur salut temporaire. Et ceux qui avaient spéculé à la baisse, par des ventes à découvert (en empruntant une action pour la revendre sur le marché), ont dû racheter en toute hâte leurs titres moins cher, pour matérialiser leur gain en attendant de recommencer, ce qui provoque un effet mécanique à la hausse (les rachats après les ventes). Cela signifie que le gouffre financier, dans lequel l’économie réelle est en train de sombrer de plus en plus vite, est maintenant tellement profond que seul le remplacement de toute urgence du système monétariste par un système de crédit-monnaie, comme le permet la Constitution américaine et comme le faisait la France avant 1973, peut sauver le travail et la production réelle de biens, c’est-à-dire le futur de notre espèce.

Car continuer comme on va (cf. la déclaration de Jacques Attali, encadré n°3) incitera inéluctablement les puissances financières en place à recourir, pour protéger leurs avoirs alors que s’effondre leur monnaie de singe, à des moyens militaires et policiers de nature fasciste (contrôle d’une désintégration sociale par la violence et l’induction d’une servitude volontaire). Quand Lyndon LaRouche parle de « nouvel âge des ténèbres », ce n’est pas pour faire un effet de style. Ce sont les générations que le monde mettra à se reprendre, plus encore qu’au XIVe siècle, si la course à l’abîme n’est pas arrêtée aujourd’hui. Tout de suite, en espérant que la peur soit bonne conseillère, non comme cette grande peur des bien pensants qui suivit la crise de 1929 et mena où l’on sait.

Précision
Comment la finance s’est rendue folle

Pour comprendre ce qui est arrivé, il faut se mettre dans la peau d’un patron de casino qui, se croyant l’homme le plus intelligent du monde, était convaincu d’avoir découvert la martingale pour gagner à tout coup.

    * La source de l’argent : des taux d’intérêt très bas (pendant longtemps, 1% pour la Réserve fédérale américaine, la Fed, presque zéro pour celui de la Banque du Japon…) qui ont rendu le crédit pratiquement gratuit et accessible sans limites « prudentielles ».
    * Avec ce crédit, on opère avec des instruments financiers multiplicateurs (les produits financiers dérivés, qui permettent de jouer plusieurs fois sa mise sur tout ce qui se présente, actions, prix de l’électricité, droits à polluer…) sur des valeurs futures : évolution des taux d’intérêt, de change, du prix des actions.
    * On transforme toutes les créances en titres que l’on vend et revend sur les marchés.
    * On opère de plus en plus sur des marchés non réglementés, de gré à gré, en toute opacité.
    * On réinvestit les gains dans le système, qui gonfle mécaniquement.
    * On croit être à l’abri de tout par l’assurance : on crée des « réhausseurs de crédit » (les « monoliners », qui assurent contre les défauts) et on pratique les dérivés de crédit ou « credit default swaps » (CDS). Ainsi, à partir d’un notionnel (montant de la créance sous-jacente), on achète et revend de la protection théorique sur tout défaut de paiement.
    * On s’assure que les « agences de notation » (elles ne sont que trois, et privées : Moody’s, Standard and Poors’ et Fitch) coteront les titres émis au plus haut en les rémunérant sur le montant de l’émission obtenue (1% environ).
    * Si les choses ne vont pas comme on l’entendait, les banques centrales qui ont, à l’origine, offert les moyens de se fournir en crédit à bas coût, vous prêtent de l’argent à court terme pour joindre les deux bouts. De plus en plus d’argent, et en reprenant en pension des titres de plus en plus toxiques. Ainsi, la Fed, puis la Banque centrale européenne, ont accepté d’échanger tous types de titres contre de solides bons du Trésor ou un accès illimité à l’offre de refinancement aux enchères pour maintenir « la liquidité du système » ;
    * Tous les coupe-feu ont été supprimés, et en particulier le Glass Steagall Act de l’administration Roosevelt (voté en 1933, après la crise de 1929) qui rendait incompatibles les métiers de banques d’affaires à risque et de banques de dépôt, tout comme ceux de banque et d’assurance. Il a été abrogé par le Gramm-Leach-Bliley Act du 12 novembre 1999 qui, « pour donner plus de flexibilité aux marchés », a permis la confusion absolue des genres.
    * Enfin, les joueurs ont engagé les meilleurs mathématiciens du monde et les prix Nobel d’économie, qui ont tous, avec beaucoup de compétence, extrapolé à partir des données passées, et conclu que le système était invulnérable, « toutes choses égales par ailleurs ».

C’est ainsi que l’industrie financière a gagné des fortunes en vendant des titres à des investisseurs bernés, avec pour principes la privatisation des gains, même fictifs, sur le dos des salariés, la nationalisation des pertes, bien réelles, sur le dos des contribuables, et le montage d’une vaste escroquerie au détriment de l’avenir de nos sociétés.

Le renflouement actuel est le dernier sursaut de cette grande escroquerie. Ce qui suivra sera soit un nouvel ordre policier et militaire pour imposer une austérité autrement insoutenable, soit un Nouveau Bretton Woods, la démarche de Lyndon LaRouche et la mienne. Ce n’est pas nous qui avons décidé de ce choix, c’est le système lui-même, en s’autodétruisant inexorablement.

Encadré n°1
Le mécanisme est diabolique !

« L’effondrement immobilier a conduit à l’implosion des subprime, qui a entraîné… des dépréciations d’actifs massives et des provisions bancaires en chaîne. D’où une baisse généralisée des actifs qui creusent encore davantage les pertes des banques. Ces dernières se voient obligées de constituer à nouveau des provisions, ce qui fait fondre leurs fonds propres.

« Comme les banques doivent avoir un capital minimum (ratios prudentiels), elles doivent vendre une partie de leurs actifs dépréciés pour reconstituer leurs fonds propres. En faisant cela, elles précipitent à nouveau le prix des actifs à la baisse, ce qui creuse à nouveau leurs pertes. A nouveau, les fonds propres deviennent insuffisants, donc il faut à nouveau vendre des actifs (encore plus dépréciés qu’au tour d’avant), ce qui entraîne à nouveau une baisse des actifs, etc. A ce rythme, les actifs vont se rapprocher à vitesse grand V de la valeur 0 ! Les banques sont obligées de vendre de par la réglementation prudentielle. Or en face, il n’y a pas d’acheteurs. Vous iriez racheter leurs actifs bancaires pourris, vous ? (…)

« Seule la Fed rachète pour l’instant les actifs risqués des banques franchement en mal de liquidités. Mais la Fed ne peut pas racheter tous les actifs pourris, au risque de finir elle-même par imploser ! Elle a aussi ses limites. Et ça, pour l’instant, personne n’en parle… »

Ce texte est extrait des publications Agora, du mardi 16 septembre. Il a pour mérite de montrer que les opérateurs intelligents savant parfaitement ce qui se passe et voient les limites du renflouement actuel. Cependant, ils n’ont rien à proposer. Rien ? Ecoutons George Soros et Jacques Attali (voir encadrés n°2 et n°3).

Encadré n°2
Réguler avec les banques centrales et le FMI la recette empoisonnée de George Soros et des nouveaux néo-socialistes

En ce 18 septembre, George Soros occupe la scène avec la complicité des médias, notamment français. Il prétend être celui qui a vu venir la crise et admet que pour la première fois depuis les années trente, le système financier est au bord de la rupture. Nos lecteurs ne seront pas étonnés de le voir proposer de faire contrôler le crime par ceux qui l’ont commis. Il ne parle pas, en effet, « d’une régulation excessive, semblable à celle qui a suivi la Seconde Guerre mondiale », qui entraverait ses propres opérations. Et d’affirmer : « C’est aux banques centrales qu’incombe cette responsabilité ». Elles doivent contrôler non seulement l’offre de monnaie, « mais aussi celle de crédit ». Avec, au sommet de la régulation, les institutions internationales existantes, comme le FMI.

Les socialistes français paraissent bien lui emboîter le pas, prononçant, douze ans après nous, le nom de « Nouveau Bretton Woods », mais pour nombre d’entre eux, l’étiquette désigne une autre marchandise. L’Hebdo des socialistes du 13 septembre appelle bien à un Nouveau Bretton Woods, mais avec le « renforcement des institutions financières multilatérales pour leur permettre, avec la Banque Centrale, de contrôler le système bancaire et de la punir sinon la spéculation trouvera toujours sa récompense ». Etrange punition que celle infligée par les coupables. Dans Le Monde du 13 septembre, Lionel Jospin, dans un article co-signé avec François Morin, met la régulation entre les mains du Fonds monétaire international et de la Banque des règlements internationaux, avec en filigrane une monnaie internationale. C’est ôter aux Etats-nations leur pouvoir pour le donner aux ennemis des peuples ! Jacques Attali poursuit la réflexion (voir encadré n°3).

Encadré n°3
Les « risques » vus par Jacques Attali

« On laisse les gens s’endetter sur des valeurs fictives…Les faillites vont se poursuivre ». Juste analyse. Mais quels risques y voit-il ? « La dénonciation de complots, comme la stigmatisation des juifs avant la guerre, une grande inflation pour faire disparaître les dettes et des tensions militaires pour contraindre les gens à accepter plus d’austérité et d’impôts ». Il ne propose cependant que des régulations, sans remettre en cause le système (« une régulation internationale démocratique des marchés financiers »), et ses propositions pour la France sont de nature à entretenir le mal qu’il dénonce. Hypothèse : et si ses séjours à Londres, et auparavant auprès de François Mitterrand, lui avaient fait tant fréquenter les auteurs de la destruction en cours qu’il les craint plus que la réalité reconnue par son intelligence et évite à tout prix de les remettre en cause ? Et puis, il faut bien continuer, comme Soros, les affaires qui rapportent, dans un environnement qu’on doit réguler mais conserver, comme si les deux étaient possibles…

Encadré n°4
Les Gribouille de l’Elysée : sauver les marchés en abandonnant la prudence

Le problème, pour eux, est que les banques doivent vendre une partie de leurs actifs car on leur impose un capital minimum trop élevé. Réduisez la potion, pensent-ils, et tout ira mieux. Gribouille pensait aussi qu’en se jetant au fond d’une mare, il éviterait d’être mouillé par la pluie. Ils blâment aussi les agences de notation, qui, étant intéressées dans le placement des titres, ont donné de trop bonnes notes aux émetteurs. C’est vrai, mais pour être honnêtes, il faudrait aujourd’hui que toutes les notes, dans la « classe » existante, soient mauvaises. La solution ? Changer de classe et de professeurs ! Le New Deal international dont a parlé Nicolas Sarkozy ne peut se faire avec MM. Bolloré, Bouygues, Bernheim et Albert Frère.

Encadré n°5
Conclusion

Bill Clinton avait gagné la campagne présidentielle américaine contre George Bush père, en grande partie grâce au slogan de son conseiller James Carville : « C’est l’économie, imbécile ! » A tous ceux que nous venons de mentionner, il faudrait aujourd’hui dire : « C’est le système, imbécile ! » Et ajouter : « C’est Londres qui pollue ». Faire un Nouveau Bretton Woods avec la conjonction d’intérêts qui contrôlent la finance mondiale actuelle, c’est comme vouloir fonder une Ligue de vertu à Hollywood.

Encadré n°6
La faille d’ATTAC

Dans un dossier spécial paru le 17 septembre dans Le Monde, Jacques Cossart, Jean-Marie Harribey et Dominique Plihon, « économistes, membres du conseil scientifique d’Attac », nous disent qu’« un nouveau Bretton Woods est certes indispensable. Mais pas n’importe lequel ». Ils ajoutent, justement, qu’« une nouvelle architecture monétaire et financière internationale n’aurait aucune chance d’améliorer la situation si, dans le même temps, les "réformes structurelles" des marchés du travail étaient poursuivies ». En effet, mais cela paraît une évidence, le nouveau Bretton Woods ne peut être fondé sur ce que le système actuel a mis en place, l’enrichissement des spéculateurs au détriment de « la part salariale dans la valeur ajoutée », c’est-à-dire le vol des travailleurs et des producteurs. Cependant le hic est dans ce que les auteurs impliquent. « N’oublions pas que la principale proposition formulée en 1944 fut rejetée : la monnaie mondiale et l’Union de compensation envisagées par Keynes ne virent jamais le jour pour laisser le champ libre au dollar et à l’hégémonie américaine. » Ils semblent donc regretter un ordre supranational et une monnaie mondiale qu’ils voudraient voir renaître aujourd’hui de leurs cendres. Or, aujourd’hui comme hier, cet ordre supranational tomberait fatalement entre les mains de ceux que Keynes soutenait, une oligarchie britannique exerçant sa tutelle sur le monde et délivrée des instruments de résistance des Etats-nations. Au contraire, notre Nouveau Bretton Woods repose sur une alliance de Républiques souveraines, dans lequel toute émission de crédit se trouve sous le contrôle des peuples, et non d’experts, de comptables ou de… conseils scientifiques. Chez ATTAC, on est sans doute bien placé pour savoir où mène ce genre de privilège accordé à des compétences sans contrôle. Par exemple, à des combinaisons d’électeurs tout aussi fictifs que le capital, se disputant un pouvoir dérisoire et démoralisant la base de militants honnêtes.

Une chose encore : nous sommes, bien entendu, opposés à toute hégémonie et pour que soit rétabli le contrôle de l’Etat américain sur le dollar, dans l’intérêt de son peuple, alors que le vrai problème est qu’aujourd’hui, le dollar est l’instrument d’un ordre oligarchique anglo-américain, dans un système monétariste soutenu par les banques et les sociétés d’assurance. Cela va mieux en le disant.

   

   

       

   
   
   

Source :solidarité progrès

Dernière modification par katleen (21-09-2008 00:26:28)

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#238 21-09-2008 00:31:02

katleen
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Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?

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Brèves /
LaRouche : le « plan Paulson » est une escroquerie
19 septembre 2008 - 20:28


19 septembre 2008 (LPAC) – L’économiste américain Lyndon LaRouche s’est prononcé sans tarder sur ce qui s’avère être un refinancement géant de la bulle spéculative : « La dernière proposition de Paulson, Bernanke et Cie est du vol pur et simple, c’est une escroquerie, une corruption qui dépasse l’imagination »

Sans vouloir révéler les détails de son plan, Paulson a annoncé que le Trésor américain allait « sauver » les produits financiers « toxiques » détenus par les spéculateurs via une structure de défaisance spécialement conçue à cet effet.

LaRouche estime que « ce renflouement gigantesque coûtera des milliers de milliards de dollars au contribuable. Ils tentent de ressusciter un cadavre dont la mort clinique a été constaté depuis longtemps ».

LaRouche souligne une fois de plus qu’à part sa démarche en trois points, rien ne peut écarter l’éventualité d’une descente dans un « nouvel âge de ténèbres ». « Paulson continue à promouvoir des politiques à l’image de l’âge des ténèbres du 14e siècle » disait LaRouche.

L’économiste somme le Congrès américain de voter son projet de loi sur la protection des propriétaires résidentiels et des banques, le Homeowners and Banking Protection Act (HBPA).

Afin d’empêcher l’écroulement imminent du dollar, il s’agit également de mettre en place de toute urgence un système de crédit à deux vitesses et de lancer des grands projets d’infrastructures innovantes.

Le gouvernement américain doit immédiatement se coordonner avec la Russie, la Chine et l’Inde afin de convoquer sans tarder une nouvelle conférence de Bretton Woods capable d’entamer une procédure de redressement judiciaire de tout le système financier international. Il s’agit de jeter les bases d’une nouveau système de crédit mondial – à parités fixes — inspiré de celui mis en place par Franklin Delano Roosevelt à Bretton Woods en 1944.

Ne nous voilons pas la face, dit encore LaRouche : « Soit le Congrès et l’exécutif font face à la réalité et s’engagent à appliquer la démarche en trois phases que je préconise, soit ce pays ne survivra pas aux conséquences de l’effondrement financier le plus grand de mémoire d’homme depuis l’âge des ténèbres du 14e siècle… »

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#239 21-09-2008 22:57:35

lesurhumain
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Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?

Des pompiers pyromanes
Lundi 22 septembre 2008

L'annonce d'un plan de sauvetage d'envergure par l'administration américaine a été accueillie avec un enthousiasme euphorique incompréhensible. Alors que cette décision aggrave le problème, l'étendant en dehors du monde financier. Une hérésie pure, surtout que les mesures d'accompagnement font défaut.

Le chaos augmente d’une semaine à l’autre. Si les plans de sauvetage requinquent les Bourses, ils ne résolvent cependant rien. Au contraire, ils étendent le problème à d’autres secteurs. Les optimistes parlent d’un coût de quelques centaines de milliards de dollars (700 selon les dernières estimations). Si on se réfère aux masses de produits problématiques existants, ce serait plutôt quelques milliers de milliards de dollars qui sont en jeu. Et on peut se demander où on trouvera tout cet argent.

Prenons l’exemple de Lehman Brtoher. La faillite de la banque implique que ses créanciers pourront faire une croix sur les 613 milliards que la banque leur doit. Certains d’entre eux connaîtront à leur tour les pires difficultés pour joindre les bouts. Mais il y a pire. Cette banque d’affaires, tout comme les autres Goldman Sach, Bear Stearns, Morgan Stanley ou Merrill Lynch, était l’une des principales innovatrices en matière de CDS (Credit Default Swaps), des produits assurant son porteur contre la faillite du débiteur sous-jacent. Ces banques faisaient également fonction de contrepartie à ces produits, avec quelques assureurs, comme AIG. Lehman assumait à lui tout seul près de 800 milliards de ces produits. Leurs porteurs réclameront leur dû, surtout si c’est l’état qui en assure aujourd’hui le remboursement. AIG, pour sa part, garantissait pour 440 milliards de ces CDS, dont 307 détenus par la seule Bank of America, celle-là même qui vient de racheter Merrill Lynch pour la modique somme de 50 milliards. Ce ne seront pas les 85 milliards que l’état vient d’injecter dans l’assureur qui suffiront à couvrir ces engagements.

Si on additionne tous les contrats CDS en circulation, on a affaire à 62.000 milliards de dollars ! Cela représente cinq fois le PIB des États-Unis ! Et la plupart de ces contrats sont détenus par des investisseurs tels que les fonds de placement. On peut craindre que bon nombre d’entre eux disparaissent prochainement. Ils se rendront en effet rapidement compte que ces produits ne couvrent plus rien et n’ont plus aucune valeur. Sauf si l’état les assume. Mais comme il est lui-même sans le sou, c’est le dollar qui en pâtira. En effet, l’administration américaine est dans l’impossibilité d’augmenter la fiscalité. Elle émettra par conséquent des bons que les banques confieront à la Fed en échange de dollars sonnants et trébuchants. Ce qui s’est décidé la semaine passée ressemble fort au geste d’un pompier pyromane.

Les décisions prises seraient efficaces si elles étaient accompagnées de mesures draconiennes à l’encontre du système bancaire. Or, force est de constater, qu’elles brillent par leur absence. La seule mesure digne de ce nom et qui explique en grande partie la performance boursière en fin de semaine, est celle limitant la prise de positions à la baisse. On peut déplorer que cette mesure concerne essentiellement les valeurs financières. On aurait mieux fait de la généraliser à l’ensemble des valeurs négociées. Car malgré cette mesure, le spéculateur voulant jouer une Goldman Sachs ou une Morgan Stanley à la baisse pourra toujours se défouler. Il lui suffit en effet de vendre des options sur le S&P 100, dans lequel figure les deux banques d’affaires, et de prendre une position à la hausse sur les 98 autres valeurs de l’indice. De cette façon, il créera une position à la baisse sur les deux banques sans que personne ne puisse le lui reprocher !

Le timing de ces décisions pose aussi problème. La crise sévissant depuis plus d’un an, on peut se demander pourquoi avoir attendu si longtemps. Plus significatif est le fait que les principales décisions ont été élaborées à New York, dans les bureau de la banque d’affaires Goldman Sachs. Il est vrai que tant le président de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, que le secrétaire au Trésor, Hank Paulson, émanent tous deux de cette banques. Or, il se fait que rien n’a été entrepris pour sauver Lehman brothers, le concurrent de Goldman Sachs. Par contre, dès que le cours de cette dernière se sont mis à fléchir dangereusement en milieu de semaine passée, voilà qu’on décide d’un plan de sauvetage ambitieux, faisant main basse sur les avoirs financiers de l’état, tant actuels que futurs. On a l’impression que toutes ces décisions sont prise pour sauvegarder Goldman Sachs. Et les boursicoteurs d’applaudir ?

Dernière modification par lesurhumain (21-09-2008 23:31:00)


L'unique doctrine universelle et éternelle de l'Esprit est celle de l'Amour car l'Amour est la cause, le principe et la semence de la sagesse, la grandeur, La Force, l'élévation et La Vie !

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#240 21-09-2008 23:23:56

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Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?

Goldman Sachs et Morgan Stanley abandonnent leur statut de banque d'affaires
AFP - Lundi 22 septembre 2008

Désormais simples holdings, les deux dernières ex-banques d'affaires américaines peuvent avoir accès au guichet d'escompte de la Réserve fédérale qui leur était théoriquement inaccessible jusqu'alors. La disparition des banques d'affaires marque la fin d'une époque à Wall Street.

Fin d'une époque. Les deux dernières grandes banques d'affaires américaines, Goldman Sachs et Morgan Stanley, ont renoncé dimanche à leur statut pour devenir de simples holdings bancaires, au terme d'une folle semaine sur les marchés financiers qui avait remis en cause tout leur modèle de fonctionnement. Dans la nuit de dimanche à lundi la Réserve fédérale américaine (Fed) a annoncé qu'elle avait accepté le changement de statut et de structure des deux banques, qui en échange du respect de règlements plus stricts des autorités auront désormais accès aux facilités de soutien financier de la Fed si nécessaire.

La Fed a précisé que sans attendre elle autorisait la Fed de New York à accorder un crédit aux maisons de courtage de Morgan Stanley et de Goldman Sachs, pour leur accorder une "aide accrue avec les liquidités" durant la phase de transition.

Ce changement de structure devrait permettre à ces hauts lieux de la finance new-yorkaise et mondiale d'avoir accès au guichet d'escompte de la Réserve fédérale. Théoriquement les banques d'affaires ne sont pas du ressort de la Fed, et ne peuvent dont pas en obtenir de prêt d'urgence. Ces règles ont toutefois été changées en début d'année, mais seulement pour une période provisoire venant à échéance en janvier. En échange de ces facilités accrues, Morgan Stanley et Goldman Sachs devront se soumettre à de nouvelles règles et à plus de contrôle des autorités.

La fin du Wall Street tel qu'on le connaissait depuis des décennies

Comme le soulignait le Wall Street Journal dimanche soir, "ces mesures marquent la fin du Wall Street tel qu'on le connaissait depuis des décennies".

Cette évolution est annoncée moins d'une semaine après la faillite de la banque d'affaires Lehman Brothers et le mariage d'urgence de Merrill Lynch avec Bank of America, et environ six mois après la disparition de leur homologue Bear Stearns. Mardi et mercredi derniers, en pleine panique boursière, Goldman Sachs et Morgan Stanley avaient été très attaquées. Les rumeurs s'étaient multipliées sur une possible fusion de Morgan Stanley avec une banque commerciale comme Wachovia, ou sur une alliance avec un fonds souverain chinois, en dépit de résultats largement meilleurs que prévu.

Dès la faillite de Lehman Brothers et la fusion précipitée de Merrill Lynch, plusieurs analystes estimaient que le modèle des banques d'affaires avait vécu. Le PDG de Bank of America Ken Lewis avait assuré qu'il était persuadé depuis longtemps de l'inéluctable la disparition de ces institutions autrefois les plus prestigieuses de Wall Street. "Depuis sept ans que je suis PDG j'avais le sentiment que les banques commerciales finiraient par posséder les banques d'investissement, pour des raisons de liquidités", avait-il dit lundi.

Engagement des autorités fédérales

Si la normalisation des banques d'affaires marque la fin d'une époque, elle illustre également l'engagement continu des autorités fédérales pour faire redémarrer le système financier.

Après avoir multiplié les interventions, sous forme d'injections de liquidités, de nouvelles règles boursières, de nationalisations même, avec la prise de contrôle des géants du refinancement hypothécaire Fannie Mae et Freddie Mac puis de l'assureur AIG, le gouvernement américain semblait avoir joué son va-tout en mettant 700 milliards de dollars sur la table pour récupérer les créances douteuses des banques et leur permettre de repartir de l'avant.

Toutefois le secrétaire au Trésor Henry Paulson n'avait pas caché dimanche matin son inquiétude. Aux journalistes saluant l'euphorie boursière de vendredi, M. Paulson avait expliqué que les Bourses "ne sont pas ce que nous devons surveiller. Nous regardons ce qui se passe sur les marchés du crédit, et [ceux-là] sont encore fragiles, ils sont gelés" par une crise de confiance.

La normalisation du statut de Morgan Stanley et Goldman Sachs, en rassurant sur leur capacité d'accéder à un soutien du gouvernement, apparaissait dimanche comme une thérapie visant à enfin calmer cette crise.

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#241 21-09-2008 23:38:46

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Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?

Les Etats-Unis lancent le plan de la dernière chance pour sauver la finance et l'économie
Par Virginie Robert et Pierre de Gasquet - LesEchos.fr - Lundi 22 septembre 2008

Face à la crise des marchés, l'administration Bush a demandé les pleins pouvoirs au Congrès américain pour racheter les créances douteuses des banques et des établissements financiers à hauteur de 700 milliards de dollars. Selon une étude de Barclays Capital, le gouvernement américain risque de devoir emprunter jusqu'à 1.000 milliards de dollars pour financer son plan de sauvetage.

« Le plus grand plan de sauvetage financier de l'histoire des Etats-Unis », résume le New York Times. C'est un George W. Bush aux traits tirés, visiblement éprouvé, qui a annoncé à la nation, ce week-end, la mise en place d'un plan « sans précédent » destiné « à préserver le système financier américain et à soutenir l'économie nationale ». Grave et solennel, le président sortant, dont la gestion a été critiquée par les deux candidats à la Maison-Blanche, demande au Congrès américain d'oublier les clivages partisans face à « ce moment crucial pour l'économie américaine ». Après la série de sauvetages individuels qui a aggravé la crise de confiance, le gouvernement fédéral a demandé au Congrès de l'autoriser à racheter jusqu'à 700 milliards de dollars de créances immobilières des banques et autres institutions financières pour les placer sous l'égide d'une structure de cantonnement.

« C'est une étape décisive qui va résoudre les problèmes sous-jacents de notre système financier. Cela aidera à soulager les banques et les autres institutions financières de la pression qui pèse sur leurs bilans », a déclaré le président américain, flanqué du secrétaire au Trésor, Henry Paulson, et du président de la Réserve fédérale, Ben Bernanke.

Conscient que les plans de sauvetage au coup par coup (Bear Stearns, Fannie Mae, Freddie Mac, AIG...) ne suffisent plus à enrayer le climat de défiance, le président américain a invoqué les risques qui pèsent désormais sur l'économie réelle en termes d'emplois, de retraites et de capacité d'épargne pour justifier ce plan exceptionnel. Outre le rachat massif des créances douteuses des banques, qui se traduira par un relèvement de 10.600 à 11.300 milliards de dollars (7.800 milliards d'euros) du plafond de la dette nationale, le plan Paulson prévoit d'aider les fonds mutuels en difficulté à hauteur de 50 milliards de dollars et d'interdire la vente à découvert de quelque 800 titres jusqu'au 2 octobre.

Restaurer la confiance

« Il est hautement improbable que le coût du rachat des actifs soit entièrement répercuté sur le contribuable », a précisé hier le secrétaire au Trésor, sans cacher pour autant que le contribuable américain héritera d'une grande partie de la facture. Au total, le gouvernement fédéral a déjà dégagé plusieurs centaines de milliards de dollars pour sauver divers établissements financiers (Bear Stearns, Fannie Mae, Freddie Mac, AIG...) du naufrage. « Mais je suis convaincu que cette approche audacieuse sera beaucoup moins coûteuse pour les familles américaines qu'une série ininterrompue de faillites financières et le gel du marché du crédit », a ajouté Henry Paulson.

Selon une étude de Barclays Capital, le gouvernement américain risque de devoir emprunter jusqu'à 1.000 milliards de dollars pour financer son plan de sauvetage, qui représente l'équivalent du coût direct total de l'intervention en Irak. Après avoir réclamé la tête de Christopher Cox, le président de la Securities & Exchange Commission (SEC), en concentrant ses critiques sur le « laxisme » des régulateurs, le candidat républicain à la Maison-Blanche, John McCain, approuve la création d'un organisme ad hoc chargé de prévenir les risques de défaillance sous l'égide du Trésor. Mais il a critiqué les mesures de sauvetage individuelles mises en place, notamment pour AIG.

Paradoxalement, c'est le candidat démocrate, conscient de son avantage sur le terrain de la crise financière, qui a le plus ouvertement appuyé les dernières propositions de l'administration Bush en arguant de la nécessité de restaurer la confiance des marchés et des épargnants. « La mission du Trésor et de la Fed est de dissiper ce niveau d'inquiétude élevé sur la qualité des actifs qui existe sur les marchés », a ainsi déclaré Barack Obama, qui a regagné un avantage de 5 points sur son rival depuis l'aggravation de la crise.

Soulagement des investisseurs

De fait, le plan de création d'une structure de cantonnement trouve en partie son origine dans une proposition de l'ancien patron de la Réserve fédérale, Paul Volcker, qui fait partie du cercle des conseillers économiques du candidat démocrate. Dans une tribune cosignée avec Nicholas Brady, l'ancien secrétaire au Trésor de Ronald Reagan et George Bush, et Eugene Ludwig dans le Wall Street Journal du 17 septembre, l'ancien président de la Fed plaidait pour la création d'une agence de "defeasance" sur le modèle du Resolution Trust Corp. lancé à la fin des années 1980 pour sauver les caisses d'épargne et du Home Owners Loan Corp. créé au lendemain de la Grande Dépression de 1929. C'est peu ou prou la solution retenue par Henry Paulson, même s'il préfère une gestion directe de l'opération par des gérants directement recrutés par le Trésor plutôt que la création d'une agence ad hoc.

Ce plan a été accueilli avec un certain soulagement par les investisseurs. « Il faut faire un rapport coûts-bénéfices. Quel que soit le coût pour le gouvernement, c'est le prix à payer pour faire redémarrer l'économie alors que les marchés de crédit ne fonctionnent plus. Ce sera toujours moins cher qu'une économie qui s'écroule », estime Drew Matus, senior économiste pour les Etats-Unis chez Merrill Lynch. Mais il reste une bonne dose de scepticisme quant aux détails et aux conséquences pratiques de sa mise en oeuvre. « Les actionnaires de Bear Stearns, Fannie Mae, Freddie Mac et Lehman Brothers ont déjà pratiquement tout perdu mais il va également y avoir un surcroît de réglementation. Au bout du compte, tout cela va nous coûter cher », affirme John Carey, vice-président exécutif du fonds bostonien Pioneer Investments.

Le calendrier reste, quoi qu'il en soit, très serré pour le Congrès, qui devra ajourner ses travaux le 26 septembre. Henry Paulson résiste encore à la demande de parlementaires démocrates d'inclure dans le plan une aide en faveur des ménages surendettés mais le temps presse et les négociations avec les élus s'annoncent tendues.

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#242 23-09-2008 02:35:10

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Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?

Nicolas Sarkozy demande des sanctions contre le "désastre" financier
AP - Mardi 23 septembre, 06h31


NATIONS UNIES - Nicolas Sarkozy, silencieux depuis une semaine sur la crise économique, doit aborder le sujet mardi au cours de son intervention devant la 63e assemblée générale des Nations unies, après avoir demandé la veille

"Aujourd'hui, des millions de gens à travers le monde ont peur pour leurs économies, pour leur appartement, pour l'épargne qu'ils ont mis dans les banques. Notre devoir est de leur apporter des réponses", a lancé Nicolas Sarkozy lundi soir au cours d'un dîner de gala organisé en marge de l'assemblée générale et en présence de nombreux dirigeants du monde économique.

Selon lui, il faut pouvoir expliquer "qui est responsable du désastre" et "que ceux qui sont responsables soient sanctionnés et rendent des comptes". Le président français, qui a souvent dénoncé les dérives du capitalisme financier, n'a pas précisé qui devait être sanctionné ni par quels moyens.

Il a en revanche appelé les chefs d'Etat à "prendre la mesure de la gravité de la situation et (à parler) franchement sur des sujets avec lesquels on ne doit pas transiger". "Nous devons la vérité et la franchise dans la crise économique et financière que nous connaissons", a-t-il affirmé.

Nicolas Sarkozy présentera mardi, dans le cadre de son discours devant l'assemblée générale, son analyse sur une crise qui absorbe une large part de son emploi du temps new-yorkais. Officiellement, il a fait le choix de limiter le nombre des traditionnelles rencontres bilatérales avec les autres dirigeants de la planète pour se consacrer à la préparation du discours sur sa politique économique qu'il prononcera jeudi à Toulon. Ainsi, aucun rendez-vous n'avait été annoncé à la presse pour lundi après-midi et un seul mardi.

M. Sarkozy a toutefois rencontré lundi le président de la Banque centrale de New York Tim Geithner, en première ligne dans la gestion de la déroute des institutions financières américaines et dans la mise au point du vaste plan de sauvetage destiné à purger le système financier de ses actifs à risque.

"C'était important pour le président, parce que même si nous ne sommes pas en première ligne, on pourrait avoir des ricochets", a commenté un autre proche conseiller de Nicolas Sarkozy à l'issue de la rencontre, qui s'est déroulée dans l'hôtel new-yorkais où réside le président français. "Il y a eu une convergence dans l'analyse" des deux hommes, a assuré un diplomate.

Le président français, qui s'exprimera mardi au nom des 27 pays de l'Union en sa qualité de président tournant du conseil européen, a communiqué le texte de son intervention à ses homologues, ainsi qu'au président de la Commission européenne José Manuel Barroso. Les deux hommes se sont brièvement rencontrés lundi matin, a rapporté l'Elysée.


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#243 23-09-2008 02:49:09

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Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?

USA: les inquiétudes sur la dette provoquent une chute historique du dollar
AFP - lundi 22 septembre 23h59


Le dollar a accusé lundi une baisse d'une ampleur jamais vue sur une seule journée face à l'euro, revenu à 1,48 dollar, en raison des inquiétudes suscitées par le plan de sauvetage du secteur financier, qui va fortement alourdir la dette publique américaine.

Vers 21H00 GMT, l'euro valait 1,4796 dollar contre 1,4476 dollar vendredi soir. La monnaie européenne est même montée temporairement à 1,4866 dollar, au plus haut depuis le 22 août, affichant ainsi sa plus forte hausse quotidienne face au dollar depuis sa création, en 1999.

Le dollar baissait aussi face au yen à 105,42 yens contre 107,38 yens vendredi soir. La monnaie unique européenne remontait en revanche face au yen, à 155,97 yens pour un euro, contre 155,49 yens vendredi.

Après plus d'un mois de hausse, la reprise du billet vert, justifiée par l'analyse des marchés selon laquelle les Etats-Unis seraient relativement épargnés par la crise, semble bel et bien stoppée.

"Les incertitudes qui entourent le plan du Trésor pour venir au secours des marchés financiers américains ont clairement mis le dollar sous pression", a estimé David Song, de DailyFX.

Les cambistes s'interrogent sur le plus gros renflouage public depuis des décennies et tentent encore d'en mesurer les implications pour l'évolution du secteur financier et la croissance américaine.

Ce plan "pourrait aider à restaurer la confiance dans les marchés financiers, mais à un prix très élevé pour le gouvernement, qui va augmenter sa dette à 11.315 milliards de dollars", a estimé M. Song.

Les 700 milliards de dollars annoncés pour reprendre les actifs "non liquides" des banques, essentiellement des créances douteuses liées à la bulle immobilière des dernières années, et apurer le système financier en proie à une grave crise, sont en effet des deniers publics.

"Après avoir gagné 10% entre mi-juillet et le 11 septembre dernier, la valeur du dollar face aux principales devises a depuis perdu environ 2,5% (...) les prises de bénéfice des investisseurs ayant semble-t-il été motivées par les inquiétudes sur l'équilibre budgétaire américain", ont commenté les analystes de Capital Economics.

Pour les autres devises, le retour du goût du risque favorisait les monnaies à fort rendement, comme les dollars australien et néo-zélandais, et pénalisait celles à faible rendement, comme le yen et le franc suisse.

La devise britannique a baissé face à la monnaie européenne qui cotait 79,67 pence, est montée face au billet vert à 1,8568 dollar.

La monnaie helvétique a grimpé face à l'euro à 1,5877 franc suisse, comme face au dollar à 1,0730 franc suisse pour un dollar.

Le yuan chinois a clôturé à 6,8356 yuans pour un dollar contre 6,8378 yuans vendredi.


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#244 23-09-2008 02:58:34

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Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?

une crise systémique implique une solution globale
Par Dominique Strauss-Kahn, Directeur général du Fonds monétaire international (FMI)
Le Monde | 23.09.08 | 08h17

Nous vivons des temps exceptionnels. Exceptionnels par l'évolution observée sur les marchés financiers, une évolution qui a parfois pris l'allure d'un effondrement. Mais exceptionnels aussi parce que les conséquences prévisibles sur l'ensemble de l'économie, à savoir une récession grave, ne se sont pas manifestées ou du moins pas encore.

C'est peut-être cette absence de récession qui conduit un certain nombre de personnes à considérer imprudemment l'éclatement de cette bulle de l'immobilier comme une simple correction, les carences du marché hypothécaire américain comme un incident malheureux, et la faillite d'institutions financières majeures comme des dommages collatéraux.

Il y a six mois, lorsque le Fonds monétaire international (FMI) a évalué à plus de 1.000 milliards de dollars (678,26 milliards d'euros) les pertes du secteur financier et prédit un fort ralentissement de l'économie mondiale, on nous a reproché d'être trop pessimistes.

Aujourd'hui pourtant, alors que la crise financière fait rage et que la majorité des pertes n'a pas encore été réalisée, il devient clair que des mesures au coup par coup comme celles adoptées au cours des douze derniers mois ne peuvent pas suffire. Seule une solution systémique, conçue pour faire face à toutes les retombées immédiates, mais aussi, et surtout, pour traiter l'ensemble des causes profondes, permettra de restaurer un semblant de fonctionnement normal à notre environnement économique, que ce soit aux Etats-Unis ou dans le monde.

SOLUTIONS ALTERNATIVES

A court terme, une telle approche doit prendre en compte trois éléments : l'approvisionnement en liquidités; le rachat des actifs dévalorisés; l'apport de capitaux aux institutions financières.

Le premier impératif des banques centrales est d'éviter des retraits massifs dans les banques et les institutions financières. Pour cela, il faut rassurer les déposants sur la sécurité de leurs avoirs bancaires et fournir des liquidités aux institutions financières en contrepartie de garanties solides. Cette politique a constitué la première ligne de défense utilisée dès 2007, et les banques centrales ont probablement fait autant qu'il leur était possible de faire.

La deuxième étape doit être de faire disparaître la cause profonde de la crise, c'est-à-dire la présence d'actifs dévalorisés au bilan des institutions financières. L'expérience internationale a montré qu'il était souvent efficace de créer une structure publique pour racheter ces actifs et en assurer la détention jusqu'à leur maturité. La question principale est alors celle du prix d'acquisition de ces actifs. Il doit être suffisamment élevé pour inciter les institutions financières à vendre, mais il doit être assez faible pour que l'Etat ait la possibilité de retrouver sa mise et de maintenir l'équilibre de ses finances sur le long terme.

Il y a toutefois des solutions alternatives potentiellement moins coûteuses que celle d'un rachat pur et simple des créances. C'est ainsi que le FMI a proposé, au cours du premier semestre, une solution basée sur des swaps à long terme de titres hypothécaires contre des obligations gouvernementales. Cette solution a l'avantage d'assainir le bilan des banques à court terme mais leur laisse supporter le risque de long terme plutôt que de le transférer sur le contribuable.

Enfin, une recapitalisation du système financier s'impose, et nécessitera vraisemblablement un soutien public. L'insuffisance des capitaux dans l'ensemble du système financier est au cœur de la crise actuelle. Même si le système financier voit sa taille se réduire et même après avoir résolu le problème des actifs douteux, nombre d'institutions financières resteront confrontées à la faiblesse de leur capital.

Or sans ces capitaux, elles ne peuvent jouer leur rôle, qui est d'alimenter en crédits l'ensemble de l'économie. Il existe toutefois des moyens pour que l'Etat apporte des capitaux aux banques sans recourir à la nationalisation. Ainsi, certains membres du FMI confrontés à des situations similaires par le passé ont équilibré les apports publics par des injections de capitaux privés. Cela permet de laisser le contrôle aux mains du secteur privé, afin d'éviter la nationalisation des pertes.

Les mesures que viennent de décider les Etats-Unis sont les bienvenues, il faut maintenant attendre leur mise en œuvre effective. Pour parer à toute éventualité, les autres pays industrialisés devraient également préparer des plans d'action, notamment en raison de la difficulté à traiter le problème des institutions financières travaillant dans plusieurs pays.

Si de tels plans d'ensemble sont mis en œuvre, je suis convaincu que les systèmes financiers, qui se sont développés à l'excès par rapport à l'économie réelle, peuvent se stabiliser à un niveau plus raisonnable.

CETTE CRISE EST LA CRISE DE LA RÉGLEMENTATION

Mais on ne peut s'arrêter là, il faut aborder de front les difficultés à long terme.

Un aspect évident touche aux conséquences budgétaires. L'effort initial des finances publiques doit être massif, mais cela n'implique pas que, à l'arrivée, le contribuable doive y perdre. L'expérience internationale montre que, en s'y prenant bien, l'Etat peut espérer recouvrer une grande partie de son investissement initial. Mais, si cela n'était pas le cas, des efforts budgétaires importants seront alors nécessaires pour garantir la stabilité à long terme des finances publiques.

Au-delà des finances publiques, la question structurelle la plus fondamentale est celle de la régulation. Pour parler crûment, cette crise est la crise de la réglementation et de son échec à éviter des prises de risque excessives par le système financier, en particulier aux Etats-Unis. Pour s'assurer que cela ne se reproduise pas, le travail de refondation a déjà commencé, et les grands pays industrialisés ont formulé certaines propositions d'amélioration des règles prudentielles, de principes comptables et de pratiques de transparence.

Au-delà, le rôle des agences de notation, sur lesquelles s'appuie le système financier mondial, devra aussi être repensé pour permettre une plus grande surveillance publique. Mais, dans la mondialisation, il est clair que tous ces efforts n'auront de sens que s'ils sont mis en œuvre par tous.

Il faut enfin se demander quelles seront les conséquences de cette crise financière sur le reste du monde. Les économies européennes subissent déjà un ralentissement prononcé, et tout donne à penser, en raison des turbulences actuelles, que ce phénomène se prolongera jusqu'en 2009. Les économies émergentes ont jusqu'à présent bien encaissé le choc, même si certains prédisent un contrecoup brutal dans ces économies à forte croissance, en raison à la fois du risque d'assèchement des flux de capitaux dont elles ont bénéficié jusqu'à maintenant et de la stagnation, voire d'une baisse possible, du cours des matières premières qu'elles exportent.

Il faut néanmoins se garder de considérer les marchés émergents comme un bloc homogène. Si certains peuvent souffrir, d'autres bénéficieront de la baisse des cours des matières premières ou de l'accalmie de la demande, d'autres encore ont accumulé des réserves importantes, ont réduit leur endettement et mis en place une politique monétaire équilibrée.

Vigilance, objectivité et collaboration – à l'échelle mondiale – seront indispensables pour faire face aux problèmes qui sont devant nous. Je souhaite qu'à l'occasion de l'assemblée du FMI, dans trois semaines, où se rencontreront à Washington les ministres des finances et les gouverneurs de banques centrales, ce dialogue s'établisse pour que chacun puisse tirer les leçons des récents événements sur la régulation du système financier mondial.

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#245 23-09-2008 03:46:42

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Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?

La crise financière au centre de l'Assemblée générale de l'Onu, les marchés inquiets
AFP - mardi 23 septembre 2008, 12h33

http://www.lepoint.fr/content/system/media/6/20080923/photo_1222154478057-1-0.jpg

La crise financière devait être au centre du débat annuel de l'Assemblée générale de l'ONU qui s'ouvre mardi, alors que les principales Bourses asiatiques et européennes reculaient à nouveau en raison des doutes des investisseurs sur le plan de sauvetage des banques américaines.

Alors qu'à New York les dirigeants de la planète doivent évoquer la crise qui secoue depuis dix jours les marchés financiers, le Congrès américain poursuit ses débats sur le plan de sauvetage des banques d'un montant de 700 milliards de dollars.

Le président français Nicolas Sarkozy a réclamé lundi des sanctions contre les responsables du "désastre" qui frappe les marchés financiers. "Qui est responsable du désastre ? Que ceux qui sont responsables soient sanctionnés et rendent des comptes et que nous, les chefs d'Etat, assumions nos responsabilités", a-t-il dit, sans identifier ces "responsables".

Le président de la banque centrale américaine (Fed) Ben Bernanke devait pour sa part intervenir devant la Commission bancaire du Sénat américain vers 15h30 GMT. Ses propos et réponses aux questions des sénateurs seront décortiquées par les marchés financiers qui s'interrogent sur le devenir du plan de sauvetage des banques proposé par le secrétaire au Trésor américain Henry Paulson et soutenu par Ben Bernanke.

Ce plan prévoit de créer un fonds de quelque 700 milliards de dollars pour racheter les actifs dévalués des banques et leur permettre de "nettoyer" leurs bilans.

Les marchés financiers avaient accueilli avec euphorie l'annonce de ce plan vendredi mais sont depuis redescendus sur terre. Les marchés asiatiques -- à la notable exception de Tokyo fermé mardi -- et européens étaient orientés à la baisse mardi. Le dollar subit pour sa part un fort accès de faiblesse depuis lundi, provoquant en retour une nouvelle envolée des prix du pétrole.

Malgré son ampleur, le plan de sauvetage américain ne lève pas les incertitudes.

Le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) Dominique Strauss-Kahn a ainsi salué mardi les "mesures courageuses", prises par les Etats-Unis pour stabiliser le système financier mais a averti que des mesures au niveau mondial seront nécessaires pour sortir de la crise. "D'autres économies développées devraient aussi se préparer à adopter des plans d'urgence", a estimé M. Strauss-Kahn dans un éditorial publié dans le Financial Times. "Des ajustements fiscaux importants pourraient être rendus nécessaires" pour supporter les coûts d'une telle mesure, prévient-il.

Les conséquences financières de ce plan font craindre pour la croissance américaine et font donc baisser le dollar.

Le secrétaire général de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), Angel Gurria, a estimé que le plan américain contribuera "à rétablir le bon fonctionnement des marchés financiers et préservera l'emploi et l'activité économique".

Le président américain George W. Bush, qui devait aussi intervenir mardi devant l'assemblée générale de l'ONU, a prévenu les membres du Congrès qui sont réticents que "l'absence d'action aurait des conséquences importantes" pour l'économie américaine.

Selon les derniers sondages, la crise financière semble plutôt profiter au candidat démocrate Barack Obama aux élections présidentielles américaines du 4 novembre. Il bénéficie désormais de 51% des intentions de vote contre 46% à son rival républicain John McCain.

Selon ce sondage CNN/Opinion Research Corporation, un Américain sur deux impute la tourmente financière actuelle aux républicains, au pouvoir depuis huit ans à Washington.


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#246 25-09-2008 02:36:24

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Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?

Plan Paulson « carrément fasciste »
Lyndon LaRouche - 24 septembre 2008

24 septembre 2008 (Nouvelle Solidarité) – En prenant connaissance plus en détail du Plan Paulson, et tout particulièrement sa section 8 qui accorde au secrétaire au Trésor un pouvoir décisionnaire parfaitement dictatorial, Lyndon LaRouche a qualifié ce renflouement de « carrément fasciste » et a ajouté que « le peuple américain ne tolérera jamais ça ». « Les américains se font escroquer et j’ose espérer qu’il ne vont pas le prendre gentiment » a-t-il dit.

Depuis le début de la semaine, certains ont osé appelé cette escroquerie par son nom. Dans le New York Times de mardi, sous la plume de David Brooks, la parole était donnée aux critiques du plan Paulson. Pour William Greider, « si avec ça Wall Street s’en sort, ce sera une escroquerie historique envers le peuple américain ; la récompense pour les méchants, les dégâts et la douleur pour les victimes ». Pour Christopher Wallen de Institutional Risk Analytics, « l’accueil joyeux des congressistes démocrates au dernier plan de renflouement massif par Paulson ressemble affreusement à une nouvelle fête entre le gouvernement unipartiste de Washington et les opérateurs de marché des banques d’investissement ». Ce à quoi Brooks ajoute, « si vous vouliez donner un nom à cette approche, il faudrait choisir l’expression de l’économiste Arnold Kling ‘Corporatisme progressiste’. Nous n’entrons pas dans une phase où le gouvernement reste en arrière et regarde les éclats tomber. Nous n’entrons pas dans une ère où le gouvernement s’en prend aux puissants au nom du peuple. Nous entrons dans une ère d’establishment érudit dans laquelle le gouvernement agit pour créer un cadre stable, et souvent oligarchique, pour l’aventure capitaliste. » Quelques heures après la publication de cet article, Arnold Kling a lui-même écrit sur son blog « ‘corporatisme progressiste’, j’imagine que ça passe mieux que fascisme libéral ».

En effet, il y a plus de 30 ans, Lyndon LaRouche mettait en garde contre les dangers du « fascisme à visage démocratique » et montrait du doigt les intérêts de David Rockefeller, architectes de ce fascisme. Aujourd’hui, ces mêmes intérêts sont derrière les manigances corporatistes, par exemple avec les « partenariats public-privé » que promeuvent Felix Rohatyn et ses clones, la directrice de la Fondation Rockefeller Judith Rudin, le maire de New York Michael Bloomberg et le gouverneur de Californie Arnold Schwarzenegger.

« Ce sont tous des fascistes, dans la tradition classique du corporatisme, a fait remarquer LaRouche, particulièrement Félix Rohatyn. Je ne sais pas pourquoi il n’y a pas plus de gens ayant le courage de dénoncer ce phénomène pour ce qu’il est : carrément fasciste. Peut être sont-ils effrayés que le peuple américain les accueille tôt ou tard avec des piques ».



Comment fonctionnerait le Nouveau Bretton Woods ?
Lyndon LaRouche - 24 septembre 2008

Cet article est extrait d’une discussion entre Lyndon LaRouche et des membres de son mouvement de jeunes, retransmise en direct sur internet le 17 septembre (archive vidéo en anglais ici).

Question : Peux-tu expliquer comment marcherait un système de crédit avec la Russie, la Chine et l’Inde ? Comment fonctionnerait le Nouveau Bretton Woods ?

LaRouche :
Nous devons d’abord dire « on va le faire ». C’est le premier point. Ensuite nous discuterons des implications. Nous prendrons des valeurs relatives récentes des monnaies américaines, russes, chinoises et indiennes et nous dirons : « Etablissons un système de taux de change fixes, basé sur de justes estimations négociées. » Nous intégrerons dans cette dynamique d’autres pays, comme le Japon et la Corée. En Italie, je pense que Giulio Tremonti, puisque ses propos vont dans ce sens, sera très heureux de se joindre aux discussions. Il est aussi probable que quelqu’un en France soit heureux d’aller dans ce sens. De nombreux pays rejoindront le processus et nous nous mettrons d’accord, non pas sur les meilleurs prix, mais sur un prix acceptable, atteignable avec un minimum de controverse.

Ensuite, et c’est la question clé, on fonctionnera sur les bases de la Constitution américaine, car les Etats-Unis ne sont pas un système monétaire. Nous allons essentiellement annuler le pouvoir des systèmes monétaires, comme le système britannique. La monnaie ne sera plus gérée par des systèmes de banques centrales qui échappent au pouvoir des gouvernements. Toute monnaie relèvera de la puissance publique, dans le cadre d’un système de crédit tel que le stipule la Constitution américaine. Ce sera donc un système d’émission de crédit. On placera tout le système actuel et ses actifs désuets en redressement judiciaire, car le monde est en banqueroute. On créera ensuite le crédit nécessaire aux projet essentiels : l’infrastructure à long terme, les grands projets comme la reconstruction du système ferroviaire américain, la production d’énergie, remettre à niveau les voies navigables, etc. Ce seront des projets pilotes pour l’application des technologies, afin de développer de nouvelles industries. L’émission de crédit se fera donc avec une perspective de 25, voire 50 ans. Nous mettrons en marche suffisamment de projets pour mettre la force de travail à l’ouvrage, sans quoi elle reste improductive, et pour sortir les gens du secteur tertiaire, qui est un enjeu de santé publique !

Nous reviendrons aux emplois industriels, à l’ingénierie, à l’infrastructure, à l’agriculture ; nous créerons à nouveau de la richesse physique ; nous élèverons les niveaux de vie ; nous reconnaîtrons que depuis l’année fiscale 1967-68 jusqu’à aujourd’hui, il y a eu un déclin économique constant. Il y a eu un accroissement de la valeur représentée en dollar, mais c’est un phénomène purement inflationniste. Il n’y a eu aucun accroissement de la valeur physique depuis 1967-68. Et c’est l’année durant laquelle nous avons entamé un déclin de l’infrastructure économique de base. Et cette infrastructure n’est pas là pour faire jolie, elle est nécessaire pour produire. Nous allons donc devoir revenir à ce type de système.

Nous allons bâtir le système eurasiatique avec un réseau ferroviaire et à lévitation magnétique complet, et permettre le développement des matières premières. Nous allons construire un réseau ferroviaire ou à lévitation magnétique dans toute l’Eurasie, l’Afrique et les Amériques. On va ouvrir le détroit de Béring : on pourra aller de la France jusqu’à la Terre de Feu, en passant par l’Alaska. On prendra le train pour aller d’Europe jusqu’en Afrique, à l’intérieur du continent. Le monde entier aura des centrales nucléaires. On va changer complètement la planète ! C’est une mission de 50, et même de 100 ans, mais les 50 premières années permettront de réaliser le démarrage. Avec un système de crédit, un système où la dette est bien soutenue, nous pourrons le faire. Nous nous concentrerons d’abord sur l’infrastructure, puis nous utiliserons les développements des projets d’infrastructure pour créer des industries nouvelles, étendre l’agriculture, développer les matières premières. A partir de là nous aurons un nouveau type d’industrie. Nous allons relancer le système éducatif car les gens auront alors quelque chose à apprendre. Actuellement, on va à l’université non pas pour apprendre mais pour être lavé du cerveau. Voilà ce que nous avons devant nous.

Utilisons cette idée du crédit, inhérente à la Constitution Fédérale américaine. Si l’on accumule ainsi une énorme dette, elle est pour le moins fiable puisqu’elle transforme le monde en accroissant la productivité du travail, en mobilisant les gens dans la production, faisant appel à leurs qualifications, dans l’infrastructure et l’industrie, et utilisant cela pour développer de nouvelles personnes, de nouvelles compétences, de nouveaux domaines industriels, pour faire des progrès scientifiques fondamentaux. Changeons la nature de la planète, faite d’Etats-Nations coopérant, connectés par l’interconnexion de leurs systèmes énergétiques et de leurs réseaux de transport. C’est ce qu’il convient de faire ! Il faut se mettre d’accord sur cela et avoir le courage de le faire.

Dernière modification par lesurhumain (25-09-2008 03:24:53)


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#247 25-09-2008 02:50:51

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Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?

Finance : la fin d’un monde
Par Roger Cohen - International Herald Tribune - 17 septembre 2008

L’effondrement du modèle de Wall Street n’est pas uniquement financier mais aussi moral. La perspective de l’argent facile, qui a grisé une génération, a eu pour effet de détourner nombre d’esprits parmi les plus agiles de domaines d’activité pourtant bien plus utiles socialement. Roger Cohen suggère aux jeunes américains de consacrer leur énergie à relever les infrastructures si mal en point du pays, à l’image des grands travaux lancés par Roosevelt. Mais d’autres chantiers, peut-être plus urgents sont à ouvrir. Faut-il rappeler l’immense défi que constitue le changement climatique pour rendre patent le fait qu’il est grand temps que la finance n’accapare plus les fonds et les talents qui seraient plus utilement déployés ailleurs ?

http://contreinfo.info/IMG/arton2196.jpg


Désormais on écoute Coldplay sur Wall Street :
Autrefois je dominais le monde
Même la mer m’obéissait
Désormais, au matin je dors seul
Et balaie les rues qui autrefois étaient miennes


La fête du crédit est finie pour les maîtres de l’univers. Ecrasez une larme. Lorsqu’on négocie des morceaux de papier en échange d’autres morceaux de papier au lieu de faire commerce de choses réelles, un jour quelqu’un se réveille et réalise que ce papier n’a aucune valeur. Et Lehman Brothers, âgée de 158 ans, disparaît dans les ténèbres.

Ce à quoi ce nous assistons c’est bien plus que la fin d’une vénérable entreprise. Nous assistons à la mort d’une culture.

Pendant des années, les comptables, les agences de notation et les cadres de Wall Street vendaient de la camelote et encaissaient les factures. Les régulateurs, prenant exemple sur le président Bush, faisaient la sieste. Les deux M - Moi et la Monnaie - devinrent les piliers de l’époque, et au diable ces putains de guerres lointaines.

La récente baisse des bourses, la plus forte en une journée depuis le 11 septembre, m’a rappelé que lors de la réouverture des marchés, le 17 septembre 2001, quand le Dow Jones plongeait de 684,81 points, certains responsables antidatèrent leurs options de vente pour en changer le prix afin d’augmenter leurs gains potentiels.

Voilà ce qu’un « meurtre financier » signifie vraiment. Il n’est pas de meilleure illustration d’une culture où le profit individuel a éclipsé les notions de bien public, de service public, et même de décence, et où le culte de l’individu est à l’origine de la décadence du bien commun.

C’est la culture dans laquelle nous avons vécu. Elle est morte aujourd’hui. Un nouveau réveil américain est nécessaire.

A l’époque où j’enseignais le journalisme à Princeton, il y a quelques années, j’avais été fasciné par les esprits brillants et curieux présents dans ma classe. Mais lorsque j’ai demandé aux élèves ce qu’ils voulaient faire, la réponse à une écrasante majorité a été : « Oh, je suppose que je vais me retrouver dans une banque d’investissement ».

Ce n’est pas qu’ils aimaient ces banques, ou croyaient que leur cerveau serait mieux utilisé à Wall Street en travaillant sur un bilan. C’était pour l’argent et parce que tout le monde le faisait.

J’ai appelé une de mes anciennes étudiantes, Bianca Bosker, qui a obtenu son diplôme cet été et est entrée au Monitor Group, un cabinet de conseil en gestion. Je lui ai demandé quel était l’état d’esprit régnant parmi ses pairs.

« Eh bien, j’ai plusieurs amis qui avaient fait un stage d’été chez Lehman, qu’ils espéraient voir se transformer en en emploi à temps plein, c’est donc un énorme problème », m’a-t-elle dit. « Tu ne peux pas imaginer à quel point des sociétés comme Merrill recrutaient dans les universités de la Ivy League. Lorsque j’étais étudiante, si on pouvait épeler son nom, on avait la garantie d’un emploi. »

Mais pourquoi donc de jeunes gens impatients de changer le monde se transforment-ils en banquiers d’affaires ?

« Je suppose que la véritable raison c’est l’argent. On peut soit poursuivre ses études et devoir payer ce faire, soit gagner un salaire à six chiffres. Et sans rien connaître au sujet de l’argent, on peut manipuler des centaines de millions ! Pas étonnant que nous soyons dans ce pétrin : les meilleurs et les plus brillants deviennent les plus puissants et les pires. »

Selon une étude de Harvard, 39% des anciens étudiants se dirigent vers les sociétés de conseil et le secteur financier (du moins c’était le cas en juin). Ce chiffre est inférieur aux 47% - près de la moitié - en 2007.

Ces statistiques sont le miroir d’une culture victime d’un travers. Les meilleurs et les plus brillants devraient y réfléchir à deux fois. Barack Obama a formulé ainsi la question en mai à la Wesleyan University : méfiez-vous de la « pauvreté des ambitions » dans une culture où dominent l’envie d’une « grande maison et d’un beau costume ».

Les étudiants pourraient commencer par lire « une nouvelle banque pour sauver notre infrastructure » de Felix Rohatyn et Everett Ehrlich qui plaident pour la création d’un nouvel établissement destiné à financer les équipements, la National Investment Bank.

Son objectif, à un moment où les Chinois dépensent 200 milliards de dollars dans la construction de chemins de fer et de 97 nouveaux aéroports, serait d’utiliser des capitaux publics et privés dans un vaste programme de travaux publics. « Cela peut améliorer la productivité, lutter contre le chômage et élever notre niveau de vie », m’a affirmé M. Rohatyn.

Il est absurde que les règles budgétaires actuelles entraînent la dégradation progressive des infrastructures du pays. Comment la communauté pourrait-elle prospérer lorsque les ponts s’affaissement et que les digues cèdent ?

Alors, jeunes gents, inscrivez-vous pour la NIB ! Et avant cela, lisez donc « Fabriqué en Amérique, l’héritage de la WPA : Quand FDR Mettait la Nation au travail, » de Nick Taylor. Il montre comment l’agence gouvernementale WPA un rouage essentiel du New Deal de Roosevelt, a remis des millions de chômeurs au travail sur les barrages, les aéroports et ainsi de suite. C’est un livre qui montre comment un leadership politique inventif peut rallier à lui une nation en crise.

Ecoutons Coldplay :
Aujourd’hui, le vieux roi est mort, vive le roi !

Oui, la mort de l’ancien est aussi la naissance du neuf. Dans ma fin est mon commencement. Il est temps pour les meilleurs et les plus brillants d’aller de l’avant et de redécouvrir la sphère publique.


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#248 25-09-2008 03:14:36

lesurhumain
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Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?

Sarkozy et les coupables
par Paul Jorion -  24 septembre 2008

« Ce qu’il convient de faire, c’est de réinventer les règles du jeu pour le rendre enfin humain. Ce ne sera pas facile et cela exigera beaucoup de remue-méninges et de dévouement. Désigner quelques « responsables » au hasard à la vindicte publique ne serait ni plus ni moins, et une fois encore, que du panem et circenses. »

http://contreinfo.info/IMG/arton2194.jpg


Quand j’ai lu les propos du Président français à l’ONU, où il appelle à une réunion internationale pour résoudre la crise financière et parallèlement, à ce que l’on punisse les responsables, j’ai eu une vision irrévérencieuse : qu’au moment où tous les participants à cette réunion seraient dans la salle, Eliot Ness dirait à ses troupes « Allez les gars, on embarque tout ce beau monde ! »

Ce n’est certainement pas cela que Mr. Sarkozy envisage : il pense à des responsables de rang plus subalterne et plus particulièrement, je reprends ses propos, à « ceux qui mettent en danger l’argent des épargnants ». Ceci ne peut viser que les dirigeants de banques commerciales qui ont toléré que leur salle de marché se livre à des opérations spéculatives sur fonds propres. C’est-à-dire, à ma connaissance, à peu près tous. Mettre au pilori les spéculateurs et retrouver sur le banc des accusés les responsables de fonds de pension et les administrateurs d’ONG, ne résoudra rien non plus.

Et c’est là que le bât blesse, parce que si l’on châtie effectivement les responsables de la crise il ne restera pas grand-monde pour reconstruire ensuite.

Il y a eu des fraudes et ceux qui les ont commises doivent être punis mais ceci, absolument rien n’empêche de le faire maintenant, et ce devrait faire partie de la procédure courante. Mais changer les règles en cours de route et dire : « Tous ceux qui hier ont fait ceci - qui était légal à l’époque - seront punis aujourd’hui », est non seulement arbitraire mais aussi extrêmement dangereux.

Appeler à un nouveau Bretton Woods est une excellente initiative. Affirmer « Apprenons à gérer collectivement les crises les plus aiguës que nul ne peut résoudre tout seul » est également très louable et blâme à juste titre les autorités américaines pour leur orgueil. Ce qu’il convient de faire, c’est de réinventer les règles du jeu pour le rendre enfin humain. Ce ne sera pas facile et cela exigera beaucoup de remue-méninges et de dévouement. Désigner quelques « responsables » au hasard à la vindicte publique ne serait ni plus ni moins, et une fois encore, que du panem et circenses.


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#249 25-09-2008 06:05:30

yaya
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Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?

J'ai dix ans, laisse-moi rêver que j'ai dix ans...

Si tu m'crois pas, Tu va voir ta gueule à la récré ...

Flash non détécté


Ouaip, tu va voir ta gueule à la récré...

DES GEANTS DANS DES MONTGOLFIERS, DES PETITS HOMMES VERTS...

DES BILLES PLEIN MES POCHES...

UNE PAILLE DANS MA LIMONADE
ET MA CABANE...


Bah quoi, c'est super le monopoly !


Quand on veut, on peut

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#250 25-09-2008 11:39:30

drolmadaire
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Re: 2008, l'année de l'effondrement du système financier mondial ?

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Mis à Jour le : 25 septembre 2008  13:27
Yu Yongding veut prévenir une « vente panique » de bons du Trésor US
25 septembre 2008L’intervention de George Bush, faite pour rassurer, aura-t-elle l’effet recherché ou au contraire sera-t-elle interprétée comme une preuve que les USA sont au bord du gouffre ? Les pays asiatiques, lourdement chargés de la dette américaine, ne cachent plus leur inquiétude. M. Yu Yongding, ancien conseiller de la Banque Centrale chinoise, avertit que « la Chine est très préoccupée par la sécurité de ses actifs », et met les points sur les I : « si on veut que la Chine garde son calme, ont doit aussi garantir à la Chine que ses actifs sont en sécurité. » M. Yu espère qu’un accord entre les principaux créanciers de l’Asie permette d’éviter que ne s’enclenche une incontrôlable « vente panique » des bons du Trésor US. La Chine a beaucoup aidé les USA, estime-t-il, et elle devrait « obtenir quelque chose en retour. » Mais il tire également d’autres enseignements de cette crise. Il est temps que la Chine bâtisse une croissance ne dépendant plus de ses exportations, juge M. Yu. Raison de plus pour protéger la valeur du trésor de guerre qu’elle a accumulé, car il lui permettra de supporter les coûts sociaux de cette transition, prévoit-il.


Par Kevin Hamlin, Bloomberg, 25 septembre 2008

Le Japon et la Chine, ainsi que d’autres détenteurs de la dette publique américaine, doivent rapidement parvenir à un accord afin d’éviter l’apparition de ventes paniques qui provoqueraient un effondrement financier mondial, déclare Yu Yongding, un ancien conseiller de la banque centrale chinoise.

« Nous sommes dans le même bateau, nous devons coopérer, » déclare M. Yu, interviewé à Beijing le 23 septembre. « S’il n’y a pas de vente panique, alors la Chine pourra volontiers continuer à apporter son soutien financier en détenant des actifs américains. »

Un accord est nécessaire afin qu’aucun pays ne se précipite pour vendre, « provoquant un effondrement », déclare M. Yu. Le Japon est le plus grand détenteur de bons du trésor américain, avec 593 milliards de dollars, et la Chine vient en deuxième position avec 519 milliards. Les pays asiatiques détiennent ensemble la moitié sur un total de 2 67O milliards de bons du Trésor accumulés hors des USA.

La Chine, le Japon, la Corée du Sud et d’autres nations devraient se réunir prochainement pour conclure un accord, estime M. Yu, un universitaire ancien membre du comité de politique monétaire de la banque centrale. Pour lui, les discussions devraient associer les ministres des Finances, les gouverneurs des banques centrales et même les dirigeants politiques.

« Je ne suis pas sûr qu’il soit faisable d’obtenir une sorte d’accord entre eux pour qu’ils continuent à détenir des bons du Trésor », estime James McCormack, responsable de la notation des dettes publiques chez Fitch Ratings à Hong Kong. « Cela serait inhabituel. Mais si on s’aperçoit que les nations Asiatiques vendent leurs bons du Trésor, les marchés le prendraient très mal. C’est quelque chose qu’il faut éviter. »

Le secrétaire américain au Trésor Henry Paulson a demandé au Congrès d’adopter un plan de 700 milliards pour débarrasser le système bancaire de ses actifs dévalués. Le Président de la Réserve fédérale Ben Bernanke, a indiqué le 24 septembre, que les États-Unis sont confrontés à de « graves menaces » sur leur stabilité financière.

Le fait que la Chine détienne une quantité énorme de bons du Trésor américains implique qu’elle doive supporter une grande partie du « fardeau de la remise en ordre » aux États-Unis, déclare M. Yu. La Chine n’est pas pressée de se débarrasser de ses actifs américains et les échanges qui ont lieu entre les deux pays « tous les deux jours » maintiennent informés les dirigeants chinois, contribuant à éviter une éventuelle panique, ajoute-t-il.

« La Chine est très préoccupée par la sécurité de ses actifs », souligne-t-il. « Si on veut que la Chine garde son calme, ont doit aussi garantir à la Chine que ses actifs sont en sécurité. »

M. Yu observe que la Chine apporte son aide aux États-Unis « de façon très significative » et ajoute qu’elle devrait obtenir quelque chose en retour. Les États-Unis devraient éviter de la présenter comme un partenaire commercial qui n’observe pas les règles et manipule la valeur de sa monnaie. Il ne faut pas politiser ces questions, dit-il.

« Il n’est pas convenable que nous soyons accusé de ceci ou cela alors que nous agissons de bonne foi et sommes prêts à assumer de graves conséquences, » lance-t-il. « La Chine sait quoi faire. Nous n’avons pas besoin de votre intervention. »

La Chine a tiré une de leçon de la crise financière aux Etats-Unis, qui est : « Pourquoi continuons nous à accumulent ces reconnaissances de dettes si elles peuvent ne pas être honorées ? » La stratégie économique chinoise, en mettant l’accent sur la croissance des exportations, a produit des excédents commerciaux qui se sont traduits par l’accumulation de 1 810 milliards de dollars sous forme de réserves de change, et cela constitue le principal problème, note M. Yu.

« Notre stratégie de croissance tirée par les exportations a suivi sa pente naturelle », constate-t-il dit. « Nous devrions changer de cap. »

La Chine doit cesser d’intervenir sur le marché des devises et ainsi permettre une appréciation rapide du yuan, estime-t-il. Cela causerait des difficultés pour les exportateurs, mais la Chine pourrait dans le même temps faciliter cette transition à l’aide de ses fortes réserves budgétaires en venant en aide à ceux qui perdraient leur emploi. Elle devrait également stimuler la demande intérieure pour compenser la baisse des revenus des exportations.

Sans appréciation du yuan, la Chine continuera d’accumuler des réserves en devises, ce qui signifie continuer à accumuler « des reconnaissances de dette des Etats-Unis », déclare M. Yu. « C’est du papier, qui peut ne pas être honoré, et qui ne va pas améliorer le bien-être national de la Chine. »

Si la Chine ne permet pas au yuan de s’apprécier et continue à promouvoir une croissance tirée par les exportations, cela conduira à une confrontation avec les États-Unis et l’Europe, observe M. Yu.


Source: contre-info
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