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#276 27-11-2008 08:31:05
- gab
- Être Humain

- Lieu: Paris
- Date d'inscription: 18-06-2006
Re: Le divin paradoxe (pour yaris)
AURORE
![]()
Aurore était son vrai prénom. George Sand était son nom d'écrivain.
Femme écrivain de grand talent, mi-homme et mi-femme, provocant ainsi les clivages culturels et les mœurs de son temps, elle trouva sa place unique et originale dans le monde de la littérature du XIXème siècle.
George Sand était parfois un peu agacée par le côté excessif de Victor Hugo. Elle ne semblait pas touchée par ses écrits mais elle reconnaissait l'importance de son œuvre. Elle admirait l'homme.
Ils ne se rencontrèrent jamais mais une longue correspondance écrite leur permit d'échanger leurs sentiments.
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#277 27-11-2008 12:17:08
- peps
- Être Humain
- Date d'inscription: 22-06-2006
Re: Le divin paradoxe (pour yaris)
tres touchant..........
celui qui le dit, c'est celui qui y est
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#278 04-12-2008 09:08:19
- yaya
- Être Humain

- Date d'inscription: 27-11-2007
Re: Le divin paradoxe (pour yaris)
Pourquoi faire ?
Ressentir jusqu'au dernier souffle ce sentiment d'exister à VIF.
Endurer jusqu'au bout comme une faute.
La faute d'une extrême passivité d'un sujet en train de crever que l'on rejète sur lui-même.
La faute d'une perte de pouvoir sur lui car à la merci de l'autre qui se déresponsabilise totalement.
Déresponsabilisation qui prend des allures de violence subie qu'elle soit physique ou symbolique, réelle ou fantasmée.
Toute l'horreur de l'homme qui décidemment n'arrive pas à transcender sa peur de la mort et qui ne connaitra jamais l'estime de soi sans un certain travail éthique de l'agir.
JE T'AIME ET JE TE DONNE LA MORT.
laurence
"Refus de reconnaître un droit de mourir
Le député et médecin Jean Leonetti, qui remis son rapport à François Fillon, refuse la légalisation de l'euthanasie et propose des aménagements tels qu'un observatoire des pratiques, un congé d'accompagnement et la création de médecins référents.
La mission, mise en place en mars après le décès de Chantal Sébire, a entendu 74 personnes au cours de 59 auditions et s'est rendue dans quatre pays européens, dont trois où l'euthanasie est légalisée. Elle explique qu'elle "se refuse à reconnaître un droit à la mort", mais veut faire mieux connaître la loi du 22 avril 2005 qui est selon elle "mal appliquée", et préconise "de mieux prendre en compte les intérêts et les droits des malades en fin de vie".
Le rapport suggère donc, la création d'un "observatoire des pratiques médicales de la fin de vie". L'offre de soins palliatifs devait être développée, avec des unités dans chaque région d'ici janvier 2010 et dans chaque département d'ici 2013. Les médecins devront cependant être mieux formés aux soins palliatifs, avec la création de chaires spécialisées dans les facultés de médecine. Des "médecins référents en soins palliatifs" pourraient intervenir "dans les cas litigieux ou les plus complexes". Un "congé d'accompagnement", d'une durée de 15 jours, pourrait être mis à l'étude "à titre expérimental", sous la forme de "congés payés".
"Là où les soins palliatifs ont été développés, l'euthanasie régresse"
Le rapport refuse l'idée d'une légalisation de l'euthanasie, notant que la justice peut déjà "absoudre ou juger avec mansuétude en fonction de chaque situation" et que le droit n'incrimine pas l'aide au suicide s'il s'agit d'un "acte de complicité".
"C'est avec une extrême prudence qu'il convient de recevoir une demande de mort quand on peut suspecter que ce que dit le patient ne l'est pas de façon volontaire et éclairée", précise-t-il.
Le rapport fait valoir que le droit en vigueur n'incrimine pas l'aide au suicide, pour autant qu'il s'agisse d'un "acte de complicité" : donc "le fait de fournir à quelqu'un qui a la volonté de se suicider les moyens de le faire n'est pas incriminé par la loi". Mais, rappelle le rapport, "le fait de donner la mort à un tiers sur sa demande constitue un homicide volontaire".
Dans une interview au Figaro.fr lundi, le député estime que la dépénalisation de l'euthanasie ou le suicide assisté "posent plus de problèmes" qu'ils n'en résolvent.
L'élu d'Antibes affirme que sa mission l'a "conduit à reconsidérer toutes les hypothèses juridiques : dépénalisation ou exception d'euthanasie et suicide assisté". Mais selon lui, ces options "posent plus de problèmes humains et juridiques qu'elles n'en résolvent".
Le député observe par ailleurs que "là où les soins palliatifs ont été développés, comme récemment en Hollande, l'euthanasie régresse, car cette prise en charge diminue considérablement la demande de mort".
"En Suisse, l'hôpital de Lausanne, qui a pourtant ouvert ses portes aux associations proposant le suicide assisté, n'a eu qu'une demande en un an et demi", poursuit-il.
"On meurt encore très mal en France"
"Tous les pays s'interrogent et aucun système n'est dépourvu d'inconvénients ni à l'abri de dérives. Il n'y a donc pas de pays en avance sur les autres", poursuit Jean Léonetti.
En revanche, il juge "indispensable" la création d'un "observatoire de la fin de vie" qui est "réclamé de manière unanime". "Nous avons besoin de données objectives, d'une évaluation, non seulement de la loi, mais de la manière dont la fin de vie se déroule en France. Nous verrons alors peut-être que, plus qu'une nouvelle loi, nous avons surtout besoin de moyens, de changer nos modes de pensées et de fonctionnement vis-à-vis des plus fragiles et des plus vulnérables", ajoute-t-il.
Outre le député UMP des Alpes-Maritimes, la mission comprenait les députés Gaëtan Gorce (PS), ancien président de la commission sur la fin de vie, Michel Vaxès (PCF) et Olivier Jardé (Nouveau Centre). Gaëtan Gorce, qui défend le principe d'une "exception" pour des cas comme celui de Chantal Sébire, a indiqué avant même la publication du rapport qu'il jugeait ses propositions "insuffisantes", même si elles constituent "une amélioration du droit existant". A cet égard, Jean Leonetti a tenu à rappeler que les députés "qu'il a voulu associer à cette mission" l'ont accompagnée "à titre personnel" et que le contenu du rapport "n'engage que le rapporteur".
Pour Jean Leonetti, la France manque d'une "culture palliative" et "on y meurt encore très mal".
"Si on se compare à la culture palliative qui existe en Angleterre, on a un retard presque culturel, pas obligatoirement d'infrastructures", a affirmé le député.
L'enjeu politique de la fin de vie, a-t-il ajouté, est de mieux répondre "à la peur de souffrir et de mal mourir", car "en France, dans ce pays évolué et civilisé, on meurt encore très mal".
Jean Leonetti a par ailleurs réfuté d'avance "un comité, choisi on ne sait comment, qui viendrait voir si oui ou non on peut donner la mort à un malade. Dans une démocratie, un tel comité aurait un droit plus important que celui du juge, que celui du législateur, que celui du président de la République", a-t-il dit.
"tour de passe-passe" pour Marie Humbert
L'association Faut qu'on s'active! et Marie Humbert dénoncent pour sa part, dans un communiqué, le "tour de passe-passe de la mission Léonetti, à la fois juge et partie".
"Au terme de plusieurs mois d'audition, la mission n'a finalement retenu aucune avancée sérieuse, en dehors d'un congé de 15 jours (!) pour les parents concernés", disent les signataires.
"Rien d'étonnant, puisque Jean Leonetti était juge et partie, de même que les autres membres de la mission, auteurs de la loi du 22 avril 2005", ajoutent les auteurs du communiqué.
"Plutôt que de demander aux " pères " de la loi Leonetti de critiquer leur propre texte, le Premier ministre aurait montré davantage de courage en refusant d'entrée toute modification, pour des raisons idéologiques propres à la majorité présidentielle", jugent-ils.
Marie Humbert et Vincent Léna, président de Faut qu'on s'active ! ont présenté à la mission Leonetti un "amendement Vincent Humbert" instaurant un droit opposable à mourir dans la dignité, qui aurait obligé la médecine à prendre en charge les demandes de soins palliatifs ou d'euthanasie active pour les patients en fin de vie ou incurables, dans des conditions strictes et contrôlées, rappellent-ils. "Cet amendement n'a même pas été examiné par la mission", ajoutent-ils.
Quand on veut, on peut
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#279 07-12-2008 12:23:09
- yaya
- Être Humain

- Date d'inscription: 27-11-2007
Re: Le divin paradoxe (pour yaris)
J'ai peur de mourir !
toi aussi !
Une limitation de soi lorsqu'on arrive au bout du chemin ?
Parlons-en au lieu de fuir cette réalité qui est ce voyage au pays de la douleur et de la souffrance.
L'épreuve la plus terrible car nous ne savons ce qu'elle nous réserve...
En apparence et en toute différence, nous allons mourir...
Qui va nous accompagner ?
Qui va nous aider ?
Car ne vous en déplaise, nous ne sommes ni habitués, ni préparés à mourir...
Peut-être ferons-nous parti de cette majorité dont la fin de vie survient de façon brutale où dans un coma tel que nous n'avons plus "conscience" de ce départ..........................................
mais si ce n'est pas le cas et attendre la mort au bout du chemin dans la lucidité. Chemin jalonné de douleur et de souffrance !
la douleur se situant au niveau corporel
la souffrance, une altération du rapport à soi, du rapport à autrui..Impuissance fatale !
Comprendre ce qui vit un mourant pour enfin se préparer à l'accompagner..
Que c'est beau un accouchement réussi !
quel traumatisme quand il ne l'est pas !
La mort, c'est pareil
c'est un accouchement qui doit se faire non pas dans une prise de conscience de la limite de soi et d'autrui mais dans une prise de conscience du dépassement de soi et des autres
Alors où en sommes-nous aujourd'hui d'un projet qui viserait à proposer un accompagnement décent d'un mourant qui se doit de garder sa dignité jusqu'au bout par respect simple du concept de la vie même ?
Du que dale !
Seulement quelques remarques sur les difficultés psychologique que rencontre le médecin dans la prise en charge de ce malade et un petit congé pour ceux qui veulent rester près de lui.
Avec ce que la pharmacopée fournit aujourd'hui d'un arsenal thérapeutique qui permet de soulager, on se demande pourquoi ce comportement médical inhumain face à la douleur et la souffrance.
Messieurs les médecins !
Reponsabilisez-vous !
Soignez oui mais pas à n'importe quel prix.
Aidez à la vie !
Aidez à la mort !
Et pour cela, il faut apprendre à souffrir avec son malade et non pas s'en détourner prétextant une quelconque interférence sur des décisions thérapeutiques.
La mort est mal enseigné à la faculté de médecine.
Un bon médecin se doit d'exercer ses connaissances mais aussi de sa qualité d'être humain !
A quand un monde sans souffrance ?
Apprenons ensemble à mourir...correctement !
Quand on veut, on peut
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#280 07-12-2008 15:39:07
Re: Le divin paradoxe (pour yaris)
J'ai peur de mourir !
Moi non !
Si cela t'interresse, j'ai vécu la mort, je m'explique:
Vers 18 ans, j'ai quitté mon corps en toute conscience, sans connaitre ni chercher cela.
J'ai commencé à me sentir sortit de mon corps comme on sort sa main d'un gant, ou son pied d'une chaussette, par le haut de la tete.
Cela commençait par les pieds et en remontant ainsi de suite.
Puis vint le moment ou j'ai ressenti que j'allais mourrir. Tout etait noir. L'angoisse de mourrir et de dire oui ou non m'a envahi, c'etait plutot hard.
Et peut etre au meme moment ( la chronologie des evenements est vague maintenant) j'ai d'abord vu un tunnel ou exactement j'etait comme à l'entrée et au coeur d'un cyclone et une petite lumiere tres blanche attira mon attention à l'autre bout de ce centre vide, et j'ai accepté de partir, alors tout c'est passé tres vite.
Je n'ai pas vu mon corps, et peu importe ou j'ai ete projeté ( c'est mon cadeau sacré).
J'ai du partir un certain temps, bien que cela m'est parru tres court, car mon retour dans mon corps fut difficle et douloureux.
Le corps etait glacé, raidie et j'avais mal et du mal à bouger ne serait ce qu'un bras.
Depuis la peur de la mort, je ne l'ai plus, mais de comment mourrir, de souffrir c'est autre chose.
La mort, c'est pareil
c'est un accouchement
Non mais je comprends ce que tu veux dire.
L'acharnement de certains membres du corps medical, d'hommes politiques et des gens en general vient de la peur de la mort.
Les societes occidentales et chretiennes en particulier ont cette peur bien ancrée, car aucune suite ( pas de réincarnation ), purgatoire, enfer, jugement, bref rien de rejouissant ou pourrir point final.
Pour d'autres sociétés c'est une fete, celle de la libération d'un etre enfermé en 3D. Je pense que dans ces conditions, l'aide à mourrir dignement doit etre mieux apprehendé et compris.
C'est un vrai probleme, qui demande de mieux comprendre ce qu'est un Etre humain, la naissance, la vie incarné et enfin le depart, la mort.
La maladie, la souffrance, les accidents, les handicapes etc...
Et savoir qu'ici, un moribon rapporte de l'argent à diverses entreprises tres influantes politiquement.

Que Ta Volonté soit faite et pas la mienne
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#281 07-12-2008 16:25:38
Re: Le divin paradoxe (pour yaris)
Usez et abusez du rire

La crise vu par Anne Roumanoff
Dernière modification par altaïr (07-12-2008 19:08:18)
Que Ta Volonté soit faite et pas la mienne
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#282 08-12-2008 05:47:30
- peps
- Être Humain
- Date d'inscription: 22-06-2006
Re: Le divin paradoxe (pour yaris)
celui qui le dit, c'est celui qui y est
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#283 08-12-2008 06:42:32
- emilia
- Être Humain

- Date d'inscription: 06-12-2006
Re: Le divin paradoxe (pour yaris)
Depuis la peur de la mort, je ne l'ai plus, mais de comment mourrir, de souffrir c'est autre chose.
Je crois que c'est pareil pour la majorité des gens , du moins pour ceux qui croient que la mort n'est qu'un passage (et pour moi c'est devenu une certitude ! ).
Hier après-midi j'ai assisté à une conférence donnée par une jeune médium qui voit , entends et transmet des messages des défunts , et elle a posé une question : De quelle manière n'aimeriez-vous pas mourir ???
Parmis les premières réponses : brûlée ou noyée !
Et bien ! (nous dit-elle) les défunts qui sont morts noyés disent qu'ils ont eu une belle mort et que s'ils doivent doivent se réincarner, ils aimeraient encore mourir ainsi (si possible) la prochaine fois !
.
Et une personne morte brûlée lui a raconté que dès qu'elle a commencé à brûler , elle a immédiatement quitté son corps et qu'elle n'a pas eu le temps de souffrir ! .
Et les personnes qui sont dans le coma sont en même temps déjà dans une autre dimension ! .
Voilà donc déjà trois façons de mourir qui sont moins terribles que ce que l'on peut s'imaginer ! ( mais bon ! rien ne presse tout de même !
) .
Sinon pour l'accompagnement des mourants, il faudrait surtout veiller à une prise en charge maximale de la douleur et à ne pas pratiquer d'acharnements thérapeutiques .
Et "pour" ou "contre" l'euthanasie ??? , c'est un sujet très délicat mais ce serait trop dangereux de légaliser à cause des prévisibles risques d'abus qui ne manqueraient pas de se produire un jour ou l'autre ! (par "intérêts" principalement !)
.


A quoi bon prendre la vie au sérieux puisque de toute façon on en sortira pas vivants !!!
mais heureusement ....Ce que la chenille appelle mort, le papillon l'appelle re-naissance

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#284 10-12-2008 14:17:34
- yaya
- Être Humain

- Date d'inscription: 27-11-2007
Re: Le divin paradoxe (pour yaris)
Grande-Bretagne : Un documentaire sur l'euthanasie fait débat [Morandini]News Télé7 | Edité le 10 Décembre 2008 | Source : jeanmarcmorandini.tele7.fr
Polémique en Angleterre, alors que la chaîne Sky Real Lives s'apprête à diffuser un documentaire canadien montrant le suicide assisté de Craig Ewert, atteint de la maladie de Charcot.
“Right to Die ?” Pour mettre fin à son cauchemar, il s’est donné la mort en septembre 2006
Quand on veut, on peut
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#285 10-12-2008 14:25:01
- yaya
- Être Humain

- Date d'inscription: 27-11-2007
Re: Le divin paradoxe (pour yaris)
Ce soir, les Anglais pourront regarder à la télé le suicide de Craig Ewert, 59 ans, citoyen américain vivant en Grande-Bretagne et atteint de la maladie de Charcot, maladie neurologique dégénérescente. Il aura lieu sur la chaîne Sky Real Lives qui vient de le confirmer aujourd'hui même. Le suicide assisté a été filmé par le réalisateur canadien John Zaritsky, en 2006, dans une clinique spécialisée de Zurich. Et la polémique gronde en Grande-Bretagne.
"Dans quelle société vivons-nous si la mort d'un homme est diffusée par une télévision en prime time comme un divertissement", lit-on dans l'éditorial du Daily Mail. "Il est important que les chaînes de télévision, et notamment Sky Real Lives, puissent provoquer un débat par le biais d'histoires individuelles fortes", se justifie la chaîne.
Mais ici, le débat se porte sur le fait de montrer ou non un suicide assisté à la télé et empêche le vrai débat : le droit ou non à l'euthanasie. En tout cas, l'audimat grimpera sans nul doute ce soir sur Sky Real Lives
Livenet.fr
Quand on veut, on peut
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#286 14-12-2008 01:14:42
- yaya
- Être Humain

- Date d'inscription: 27-11-2007
Re: Le divin paradoxe (pour yaris)
Je suis cet éphémère
qui parfois
entre terre et mer
dans son habit de ciel
se reflète
ici, dans un lac
là, dans un rayon de lune
Dans le regard d'un enfant
toujours !
Je suis ces arcs-en ciel
qui parfois
entre pluies et soleil
dans son habit de magiciens
ourlent les mosaïques
ici, d'une verte vallée
là, d'une vague océane
D'un rire d'enfant
toujours !
Je suis ce sourire éphème diadème?
qui parfois
entre crystal et fontaine
dans son habit d'étincelles
comble de turquoise au mauve
ici, l'ombre d'une cathédrale
là, les profondeurs abyssales
Le chagrin d'un enfant
toujours !
Je suis le miroir
qui parfois
entre blanc et noir
dans son habit de verre
s'éprend d'éternité
ici, d'une âme à consoler
là, d'une âme égarée
En rêve enfantin
Toujours !
Dernière modification par yaya (14-12-2008 01:16:38)
Quand on veut, on peut
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#287 15-12-2008 08:49:21
- yaya
- Être Humain

- Date d'inscription: 27-11-2007
Re: Le divin paradoxe (pour yaris)
Elle repose maintenant calmement sur le lit d'hopital
La crise est passée.
Je quitte la chambre sans faire de bruit et me dirige vers le bureau des infirmières.
Il est vide.
Je ne désespère pas parceque je veux connaître son état.
J'entends des rires au bout du couloir.
J''arrive dans une pièce qui semble être une salle de repos pour le personnel.
Il y a deux infirmières et un medecin qui discutent.
J'entre sans frapper.
- Excuse-moi la patiente de la chambre ... qui a été hospitalisée en urgence cette nuit. De quoi souffre-telle ?
Le medecin pose le sandwich qu'il est en train de manger.
J'ai l'impression de déranger.
- Elle a un anévrisme à l'aorte.
Ma mine surprise demande le développement.
- L'orte est une artère essentielle qui s'est déformée et l'anévrisme est de la grosseur d'un pamplemousse.
- Et alors ? dis-je
- Et bien vu l'age de cette personne, il n'y a rien à faire.
- Rien à faire !
- Non..Désolé !
Je reste sans rien dire. Je suis soufflée.
Le medecin reprend son sandwich.
Je sens que je vais pleurer et je tourne les talons.
Derrière moi, les discussions reprennent, les rires aussi.
Je m'appuie contre le mur du couloir.
Je suis anéantie.
Que vais-je pouvoir lui dire ?
Je reste là plusieurs minutes puis je me décide enfin.
Je me sens si seule, soudain.
Les murs du couloirs bougent autour de moi et j'ai l'impression que je flotte.
Il n'en finit plus de s étendre.
J'ai l'impression de vivre un état second. Un cauchemar...
Je ne sais par quel miracle je me retrouve à l'entrée de la chambre.
Elle m'aperçoit.
Ses yeux ont repris leur couleur. Ses joues sont roses.
- Alors qu'est-ce que j'ai ?
Elle me sourit
Et moi, j'ai envie de mourir.
Une porte à pousser
Tu ne dois rien savoir
De mon émoi
C' est un jour de soleil
Mais tout est triste en moi
Et je me suis juré
D' être forte pour toi
Et pourtant
Je crois, vraiment
Car, je sais que tu vas
Nous quitter mon ange
La clarté étrange de ton sourire
Illumine mon été
Je sais que tu vas nous
Quitter mon ange
Mais comment oser te toucher
J' ai si peur de voir
Mes mains trembler
Je m'assois sur ton lit
Dans toutes ces vagues de plis
Où tu pourrais te noyer
Pour une éternité
Je vais dire des bêtises,
Te raconter mon château,
Parler devient ma hantise,
Et s' il me manquait des mots?
Pourtant je crois, vraiment
Qu' il faudrait si peu de choses
Pour que je craque et
Que je me montre
Vulnérable enfin
Je sais que tu vas
Nous quitter mon ange
La clarté étrange de ton sourire
Illumine mon été
Je sais que tu vas nous
Quitter mon ange
Mais comment oser te toucher
J' ai si peur de voir
Mes mains trembler
Et si j'étais trop lâche
Pour voir la vérité
Et l' accepter avec courage
Comme toi tu le fais
Car, je sais que tu vas
Nous quitter mon ange
La clarté étrange de ton sourire
Illumine mon été
Je sais que tu vas tout
Quitter mon ange
Et si loin de moi t' envoler...
Je le sais que tu vas
Nous quitter mon ange
La clarté étrange de ton sourire
Illumine mon été
Je sais que tu vas nous
Quitter mon ange
Mais comment oser te toucher
J' ai si peur de voir
Mes mains... trembler
Dernière modification par yaya (15-12-2008 08:53:58)
Quand on veut, on peut
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#288 15-12-2008 10:59:09
- gab
- Être Humain

- Lieu: Paris
- Date d'inscription: 18-06-2006
Re: Le divin paradoxe (pour yaris)
« Je peux t'assurer que ce n'est pas par hasard que tu es où tu es.
La vie a pu être très dure pour toi. Tu peux avoir eu à traverser beaucoup de tests et d'épreuves. Tu peux même avoir été plongé dans la fournaise ardente. Tu peux être sûr qu'il y a une raison à tout cela : que toutes les scories puissent être brûlées et que rien d'autre que l'or pur, le « JE SUIS au-dedans » ne demeure, et que je puisse travailler dans et à travers le « JE SUIS » pour accomplir Mes merveilles et Ma gloire aux yeux de tous. »
Eileen Caddy
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#289 20-12-2008 00:53:04
- yaya
- Être Humain

- Date d'inscription: 27-11-2007
Re: Le divin paradoxe (pour yaris)
Il n'y a pas de hazard si j'ai croisé ton chemin !
Le chant du cygne
Quand ils sentent approcher l’heure de leur mort, les cygnes chantent ce jour-là plus souvent et plus mélodieusement qu’ils ne l’ont jamais fait, parce qu’ils sont joyeux de s’en aller chez le dieu dont ils sont les serviteurs.
Mais les hommes, par suite de leur crainte de la mort, vont jusqu’à calomnier les cygnes et disent qu’ils déplorent leur trépas par un chant de tristesse.
Ils ne réfléchissent pas qu’aucun oiseau ne chante quand il a faim ou froid ou qu’il est en butte à quelque autre souffrance, non pas même le rossignol, l’hirondelle et la huppe, qui chantent, dit-on, pour lamenter leur douleur.
Mais moi, je ne crois pas qu’ils chantent de tristesse, pas plus que les cygnes ; je pense, au contraire, qu’étant les oiseaux d’Apollon, ils sont devins et que c’est parce qu’ils prévoient les biens dont on jouit dans l’Hadès, qu’ils chantent et se réjouissent ce jour-là plus qu’ils ne l’ont jamais fait pendant leur vie.
Platon
Penser c'est rejoindre un lieu et un temps pour l'éternité
Quand on veut, on peut
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#290 24-12-2008 01:28:10
- yaya
- Être Humain

- Date d'inscription: 27-11-2007
Re: Le divin paradoxe (pour yaris)
Noël
Noël
avec les boules
et ses guirlandes !
Quand on veut, on peut
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#291 27-12-2008 08:46:49
- yaya
- Être Humain

- Date d'inscription: 27-11-2007
Re: Le divin paradoxe (pour yaris)
la rondeur d'une sphère
glisse aux étoiles
son éternel soupir
de claire mort
J'ai si peur
de son haleine craintive et indolente
Sur mes lèvres
désirs de baisers ou de sang
bulles de songes, Va !
Et je roule mon coeur au royaume des neiges
Il fait si noir...
Une larme brille au coin de la nuit
comme des yeux grands ouverts
où baignent la lumière de l'azur
J'entends leurs cils noirs
battrent l'astre clair
qui déjà implore
le pardon de l'éveil jaune
Pour moi,
c'est déjà trop tard !
Dernière modification par yaya (27-12-2008 08:53:48)
Quand on veut, on peut
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#292 27-12-2008 11:57:27
- peps
- Être Humain
- Date d'inscription: 22-06-2006
Re: Le divin paradoxe (pour yaris)
celui qui le dit, c'est celui qui y est
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#293 01-01-2009 14:50:49
- yaya
- Être Humain

- Date d'inscription: 27-11-2007
Re: Le divin paradoxe (pour yaris)
Jean Matus Crusoé ou la crise de foi
Dans ta tête, il y a des espaces et tant d'êtres...
Pourtant tu cherches et tu ne trouves que l'impasse barrée d'un trait
en plein milieu du front.
Les limites que tu tentes de repousser bien au delà de ce que tu crois être l'horizon et que tes mots roulent en boule. Rien de plus que les jours qui se suivent comme un navire que la houle enroule.
Tu déboules au somment de la vague et tu penses l'immensité, l'espace et le temps mais inexorablement tu glisses vers le creux..Et ainsi les marées, le vent et les mouettes qu'orchestre la lune.
Pauvre pantin, tel une guimauve de fils d'argent que l'univers articule pour le spectacle d'un grand cabaret "être ou paraître"
quelle différence ?
Tu ne sais toujours pas malgré ce que tu penses ta différence !
Lis moi bien Jean Matus Crusoé, au coin de la lorgnette, en baron perché, je te vois sur ton îlot, la tête sans chapeau ; la pointe du couteau cassant quelques pauvres cocos.
Attention, leur jus donne la courante.
Adieu Bon miam,
Marin marine :
Ton radeau est trop frêle pour la barrière de corail.
Quand on veut, on peut
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#294 03-01-2009 12:24:55
- yaya
- Être Humain

- Date d'inscription: 27-11-2007
Re: Le divin paradoxe (pour yaris)
...Pendant quelques instants, et sachant qu'il me rendait plus heureux qu'elle, je restais en tête à tête avec le petit personnage intérieur, salueur chantant du soleil. De ceux qui composent notre individu, ce ne sont pas les plus apparents qui nous sont les plus essentiels.
En moi, quand la maladie aura fini de les jeter l'un après l'autre à terre, il en restera encore deux ou trois qui auront la vie plus dure que les autres, notamment un certain philosophe qui n'est heureux que quand il a découvert, entre deux oeuvres, entre deux sensations, une partie commune.
Mais le dernier de tous, je me suis quelquefois demandé si ce ne serait pas le petit bonhomme fort semblable à un autre que l'opticien de Combray avait placé derrière la vitrine pour indiquer le temps qu'il faisait et qui, ôtant son capuchon dès qu'il y avait du soleil, le remettait s'il allait pleuvoir.
Ce petit bonhomme là, je connais son égoïsme ; je peux souffrir d'une crise d'étouffements que la venue seule de la pluie calmerait, lui ne s'en soucie pas et aux premières gouttes si impatiemment attendues, perdant sa gaieté, il rabat son capuchon avec mauvaise humeur.
En revanche, je crois bien qu'à mon agonie, quand tous mes autres "moi" seront morts, s'il vient à briller un rayon de soleil, tandis que je pousserai mes derniers soupirs, le petit personnage barométrique se sentira bien à l'aise, et ôtera son apuchon pour chanter :
Proust
Quand on veut, on peut
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#295 07-01-2009 11:41:22
- yaya
- Être Humain

- Date d'inscription: 27-11-2007
Re: Le divin paradoxe (pour yaris)
1ère partie
Tout d'abord ces liens qui expliquent ce qu'est l'AYA
http://www.cairn.info/revue-psychotrope … age-65.htm
http://www.choix-realite.org/?2365-sham … s-du-connu
(merci Veda pour ce lien)
La première fois que j'ai entendu parler de cette plante fut par le biais d'un documentaire que je n'ai pas suivi jusqu'au bout.
Un hazard ?
Sûrement pas, puisque quelques temps après j'allais moi-même vivre cette expérience et que sans nul doute, il me fallait garder la tête froide et ne surtout pas me laisser imprégner de l'expérience des autres puiqu'elles ne sont que celles des autres....
Très surprenant de ma part d'avoir accepter de participer à un rite shamanique et d'ingérer ainsi un mélange interdit en France parceque très réticente à tout ce qui touche les effets hallucinogènes des drogues.
A tel point, que je ne réagis pas aux anesthésiants et qu'il faille m'endormir à coups de marteaux sur la table d'opérations et encore...(Suis du genre à sortir du bloc les entrailles ouvertes).
Bref, il m'a fallu un temps de réflexion assez long avant de me lancer dans cette expérience que je vais tenter de vous faire partager mais qui reste néanmoins un trésor merveilleux à jamais dans ma tête et dans mon coeur.
Toutes ses questions qui ont défilé dans ma tête.
Dans quelle mesure serais-je réceptive à la plante ?
Allait-elle me rendre malade ? (on la vomit souvent de façon assez brutale)
Ne prenais-je pas de risques pour ma santé physique et mentale en avalant
un mélange que je n'avais pas moi-même préparé ?
N'allais-je pas faire un bad trip ? OU carrément un trop big trip
et ainsi de questions en questions jusqu'à mon entrevu avec le shaman qui finit par me décider.
Et me voilà donc avec mes petites affaires d'occidentales partie pour un voyage hors du commun.
Et
Certains de mes rêves réalisés
Des réponses
Toutes les couleurs de l'univers qui glisse en mots sur le papier
Et de frayeurs aucuneS bien au contraire...
......
Dernière modification par yaya (07-01-2009 11:49:20)
Quand on veut, on peut
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#296 Hier 13:37:07
- yaya
- Être Humain

- Date d'inscription: 27-11-2007
Re: Le divin paradoxe (pour yaris)
2ème partie
Le site où nous allons faire la session ayahusaca se trouve en pleine nature.
Prendre le temps de s'y poser, de s'y reposer afin de laisser passer les tensions qui nous suivent en bagage de la vie quotidienne et trépidante qui nous accapare.
Il est important dans une telle démarche de se préparer au mieux et prendre conscience que nous allons en ingérant un breuvage de plantes, avaler un morceau de nature dont on ne sait quels vont être les effets déclenchés dans notre esprit et notre corps.
Je me suis donc glisser au mieux dans les bras de dame nature, me laissant dorloter, bercer de son doux et chaud calin.
Chaud très chaud, et ce cadeau inespéré d'une source claire jaillissant d'un tuyau sortant d'un bloc de rocher couvert de mousses et de petites plantes grasses au milieu de la valse des arbres immenses.
Quelle aubaine par cette chaleur et ce que l'eau m'est de vitale. Rien qu'en l'entendant chanter, je me suis sentie revivre.
Je m'y suis baignée de la tête au pied aussi longtemps, le plus longtemps, très longtemps... jusqu'à plus envie.
C'est alors que j'ai senti sa présence et qu'en m'éloignant un peu de la source, j'ai distingué un bon gros veda installé sur le rocher.
Je ne me suis attachée qu'à son aura dorée, ne voulant pas lui donner de forme sachant par expérience que nous projetons bien souvent sur ces créatures le fruit de nos peurs.
Elles sont pourtant tout simplement là sans forme que celle que nous voulons leur donner ; il suffit de ne pas les déranger et ainsi se fondre comme elle, en elle.
Je suis restée ainsi près de cette source et de ce Veda à écrire à l'ombre des rois, un poème, des phrases, des mots.
J'ai prié pour que tout se passe bien et que m'accompagne l'esprit de la source tout au long de ce voyage.
Le temps est venu de se réunir enfin.
Le ciel s'est couvert lorsque le soleil a disparu à l'horizon. La pluie peut-être !
Dans le vaste tipi où nous nous sommes installés règne une atmophère étrange.
En son centre, des galets peints disposés en cercle autour de restes de feu laissent imaginer d'autres cérémonies.
Nous nous installons dans le silence. Nous sommes au nombre de six avec le shaman. Pour trois d'entre nous, c'est la première fois.
Les autres sont récidivistes.
En ce qui me concerne, j'ai décidé de ne faire l'expérience qu'une seule fois.
Je sens une certaine exitation autour de moi. Je suis moi-même nerveuse.
Le shaman dispose sur une grosse souche de bois, des bougies, des crystaux, des photos de maîtres qu'il a croisé et avec pour certains, travaillé.
Il se prépare tranquillement.
Nous sommes assis sur des matelas de fortune.
J'ai le ventre qui gargouille. J'ai faim. Je n'ai rien mangé depuis ce matin comme conseillé pour mieux tolérer le breuvage que je vois passer devant moi dans une simple bouteille en plastic.
Sa couleur cacadoigt et son odeur n'ont rien d'engageant et plutôt du vomitif.
Le shaman a allumé les bougies. Il ouvre la cérémonie par une longue prière dans une langue inconnue que je sais pour la lumière et l'amour sur nous.
La session aya commence...
J'ai mon stylo et mes feuilles de papier près de moi.
Quand on veut, on peut
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#297 Hier 15:50:37
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