#301 19-01-2009 09:39:40

yaya
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Re: Le divin paradoxe (pour yaris)

Merci je pige vite


Quand on veut, on peut

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#302 20-01-2009 08:28:48

jpv
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Re: Le divin paradoxe (pour yaris)

derien chinois

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#303 23-01-2009 09:21:52

yaya
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Re: Le divin paradoxe (pour yaris)

3ème partie


Le shaman nous distribue à chacun une photocopie de chants cérémoniels du santo daim auquel a été intié.
Nous commençons à chanter.

J'ai dû mal à suivre ; de plus j'ai tendance à chanter faux.
Je me concentre, j'essaie de suivre.
Je m'aperçois que mon voisin a le même problème que moi.
Nous échangeons un regard. Il est mord de rire.
Je regarde les autres. Ils sont sérieux et concentrés.
Je ne le suis plus et je me branche sur mon voisin.
Nous sommes pris d'un fou rire.

Je sens les regards sur nous mais peu m'importe car ce rire est libérateur. Il me fait du bien. Ils nous fait du bien à tous.
Le rire, c’est quelque chose tout de même !
Et puis,
Après tout, nous sommes là pour un partage et non pour passer je ne sais quelle épreuve.

Le shaman  continue de chanter et nous regarde avec un sourire.
Il est bienveillant et cela me rassure.

Je décide d'arrêter les paroles et de chantonner comme je peux dans le sens de la mélodie avec toujours un bon rire au fond de la gorge.

Les chants s'arrêtent.
Le shaman se lève. Il commence à distribue l'aya dans un petit verre à liqueur.


http://th07.deviantart.com/fs41/150/i/2009/022/e/6/spinwheel_by_DragonWinter.png



Je marque une pause ici dans le déroulement de la cérémonie afin d'expliquer les différentes façon de prendre l'aya.

Le shaman m'a autorisé, et cela par rapport aux peurs que je lui ai exprimées quant à la réaction que je pouvais avoir suite à la prise de drogues ou médicaments,  à boire la dose d'aya en plusieurs fois et non pas en une seule fois  comme font la plupart.

J’ai donc pris l’aya en trois fois. Il m’est impossible de dire le temps qui s’est écoulé entre les prises, le shaman ayant géré cela pour moi ????
Pas sûre, car je crois plutôt que c’est l’Aya qui a géré cela avec moi.

J’avale doucement le breuvage. Une seule chose à dire.
C’est dégoutant.

Le shaman propose de petites baies séchées à croquer. Elles auraient un pouvoir apaisant et faciliteraient le contact avec la plante.
Je n'éprouve pas besoin d'en prendre et pourtant je suis curieuse de tout et aime à gouter.
Miam !

Le shaman debout lance des incantations.
Je l’écoute et me laisse prendre par Ses paroles que je ne comprends pas.
MAIS
Sa voix raconte, m’apaise et sans aucun doute me rappelle.

J’observe les autres afin de tenter de déceler un quelconque changement dans leur comportement.
Certains sont concentrés et suivent consciencieusement le shaman qu' il ne quitte pas des yeux.
A ma droite, ma voisine semble nerveuse. Elle croque beaucoup de baies. Le shaman lui dit d’arrêter.

Il nous lit maintenant un très beau texte en français que je trouve d’un merveilleux mélange de poésies, de canalisations, de phylosphie.
Je ne l’ai malheureusement plus en tête.

Le shaman nous demande ensuite à chacun de formuler une demande à l’aya.

Ceux qui ont déjà fait l’expérience de la plante prennent la parole en premier pour laisser aux autres quelque peu déconcertés, un temps de réflexion.

-    Je voudrais retrouver la confiance dit l’un
-    J’aimerai trouver la paix dit un autre
-    Etc...
-    Je souhaite me libérer de mes peurs dis-je en pensant aussi dans ma tête que je veux vivre cette expérience dans la joie et la beauté.

Je surligne ce passage car je pense qu’il est important au vu de ce que j’ai vécu, de se préparer à vivre cette expérience dans la joie et de prier très fort en ce sens....Enfin quand je dis très fort, c’est un peu fort.
Il faut simplement faire confiance et se faire confiance. A partir de là, la porte s’ouvre tout en grand !

Le shaman se remet à prier.

Dernière modification par yaya (24-01-2009 00:43:58)


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#304 25-01-2009 16:36:03

jpv
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Re: Le divin paradoxe (pour yaris)

Le shaman se remet à prier.



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vomi


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#305 26-01-2009 02:49:51

mandalaman
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Re: Le divin paradoxe (pour yaris)

.


http://mry.blogs.com/photos/la_galerie_des_grimaces/lucie.jpg



.

C'est amer !


.



http://mry.blogs.com/photos/la_galerie_des_grimaces/lucie2.jpg


.


ON CHE CHENT UN PEU BIGEARE


.



http://mry.blogs.com/photos/la_galerie_des_grimaces/rodrigo.jpg


.


Le mouvement                                NEW-AGE                 est à la     spiritualité


ce que le                                      LOISIR CREATIF                   est à          l’art.

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#306 26-01-2009 04:33:58

peps
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Re: Le divin paradoxe (pour yaris)

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avec toutes mes excuses a gab,  que l'on voit a la fin du reportage  nous montrer son vrais visage.....pauvre gab


celui qui le dit, c'est celui qui y est

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#307 26-01-2009 09:25:32

yaya
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Re: Le divin paradoxe (pour yaris)

Evidemment vu sous cet angle cela donne envie d'expérimenter.

L'un avec des yeux exhorbités qui ne sont que le fait des infra-rouges et qui appelle "au secours" en dégueulant tripes et boyaux, l'autre qui se met à hurler comme un démoniaque.

A y bien regarder les informations dont on nous abreuve  sont signifiantes de notre capacité à nous faire manipuler et qui plus est facilement lorsqu'il s'agit d'infos violentes, sanglantes, choquantes à caractère négatif et qui ne montrent qu'une partie du sujet traité.

Alors, je ne regrette pas de prendre le risque de raconter ce que j'ai vécu parceque mon histoire va contre-balancer celle qui est souvent colportée parceque plus gouteuse à notre espèce qui cherche la paix à travers le chaos.

Je ne dis pas que l'effet Aya ne peut-être celui décrit dans cette vidéo, je dis qu'il n'y a pas que celui-ci !

Remettons les pendules à l'heure !
Dingue dongue !

Dernière modification par yaya (26-01-2009 09:27:35)


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#308 31-01-2009 13:18:15

yaya
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Re: Le divin paradoxe (pour yaris)

Vivre, c'est percevoir les forces qui sont à l'oeuvre dans le renouvellement incessant du monde,
C'est sentir l'émergence d'une aube nouvelle, d'une création qui ne peut aller sans un déchirement,
un éclatement de ce qui prééxiste...

http://th03.deviantart.com/fs40/300W/i/2009/031/9/5/follow_me_____by_karil.jpg


Dis, si je viens vers toi..
Tu me feras écouter ta musique de par les nuits bleues
Flaner côte à côte
Tout près de toi
Parler, écouter, rire
goûter le pain d'épice
Respirer, chanter, danser
comme des fous
Sentir les bulles de champagne
Dormir côte à côte
en s'effleurant de temps en temps
Le temps qu'il faut avant de repartir...


Quand on veut, on peut

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#309 01-02-2009 03:10:39

peps
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Re: Le divin paradoxe (pour yaris)

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byebye


celui qui le dit, c'est celui qui y est

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#310 05-02-2009 12:19:28

yaya
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Re: Le divin paradoxe (pour yaris)

...  Je passe par-dessus Je pige Vite ...
Allé pousse-toi !

Dernière modification par yaya (05-02-2009 12:52:18)


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#311 05-02-2009 12:32:37

jpv
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Re: Le divin paradoxe (pour yaris)

Une femme près du shaman s'agite. Elle  est prise de tremblements.



lol


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#312 05-02-2009 12:55:48

yaya
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Re: Le divin paradoxe (pour yaris)

4ème partie

J'attends des effets qui ne viennent pas. J'ai l'impression  de ne pas être réceptive au breuvage tout comme je ne le suis pas avec les anesthésiants.

A côté de moi, ma voisine est allongée en chien de fusil et pleure comme une madeleine. Sa voisine de droite tend sa main vers elle comme pour l’apaiser. Elle me jette un regard sans expression.
Je trouve le spectacle assez étrange et je les laisse à leurs petites affaires.
Mon voisin de gauche semble assoupi.

Une femme près du shaman s'agite. Elle  est prise de tremblements. Elle dit qu'elle a froid. Le shaman la couvre avec une couverture.

Puis il vient à moi, me resserre de l'aya et à ceux qui tout comme moi ont décidé de  prendre la plante en plusieurs fois. 
Il reprend ses prières.
Je n'y comprends rien mais sa voix est douce et agréable. Les mots sont ronds et apaisants à l'écoute.

Il dit tout à coup dans ma langue.

- Quelle belle lumière, n'est-ce pas ?

C'est vrai qu'il y a une belle lumière et  je ressens beaucoup de joie mais
je suis fatiguée d'être assise en chien de tailleur et je m’impatiente un peu de ne rien ressentir.
Je décide de m'allonger.
Je ferme les yeux.

Immédiatement, trois arches giganstesques se dessinent devant moi et se dédoublent à l'infini.
Au-dessus de ces arches apparaît un cercle d'un bleu électrique intense à l'intérieur duquel brille une lumière d'un rouge grenat très lumineux.
Un bijou ! ?

J'ouvre les yeux surprise. La vision disparait.
J'en ai fait des trucs bizarre avec mon cerveau mais ce que je venais de voir avec ses dimensions et ses couleurs, ce mouvement..Jamais !
Même dans mes rêves !

Je ferme de nouveau les yeux et instantanément les trois arches giganstesques se redessinent et se dédoublent. Le même cercle et sa lumière rouge.

A l'intérieur des arches,  des milliers de niches avec des têtes qui ont de grands yeux qui semblent me regarder. Je me sens minuscule et j’ai un peu le vertige devant cette construction qui semble n’avoir aucune limite et ses milliers de regards..

Soudain je m'élève vers une niche qui semble vide et la traverse.
Je me retrouve au milieu d'une mulitude de poussières multicolores qui s'agitent en tout sens. C'est d'une beauté saisissante.


De nouveau, j'ouvre les yeux et m'asseois.
Cela me rassure de voir qu’à tout instant je peux arrêter ces visions.
Je me demande si les autres vivent la même chose que moi.

La personne à ma droite pleure toujours.
Mon voisin de gauche s'agite un peu, il semble qu’il attende les effets de la plante.
La personne qui a froid semble de plus en plus glacé et on l'entend se plaindre sous une multitudes de couvertures

Je me sens quant à moi tout à fait normal. Aucun trouble de la vision, ni du mental enfin lorsque j'ai les yeux ouverts car dès que je les referme, de nouveau les arches et mon passage à travers une niche.

Je me retrouve cette fois-ci dans les profondeurs abyssales. Tout est bleuté, j'entends le chuchotement des profondeur et des centaines puis des milliers de flagelles m'entoure.

J'ai l'impression de flotter avec elle. Un peu la sensation éprouvé quand faisais des plongées profondes sauf que là, je ne suis pas à dans les cinquante mètres mais bien plus profond.
C'est, c'est, c'est....................................................................................Rien que de l'écrire, j'y retourne, je ressens de nouveau. Tout est resté intact dans ma mémoire et dans mon coeur.

Je me sens remonter tout doucement vers la surface. Le bleu qui m'entoure s'illumine peu à peu, les flagelles se transforment en poissons de toutes les couleurs.
Des couleurs que je n'ai jamais vu sur terre.
Les fractales et les fonds de la mer rouge semblent pâlots à côté.

Ils sont par milliers à nager autour de moi. Ils brillent comme des prismes.
Et puis soudain me voilà, sous une pluie d'étoiles dorées. Elles tombent autour de moi avec la douceur des flocons de neige.

Je me sens bien.
Je souris, puis je ris. C'est tellement beau et toute cette joie qui m'inonde.

Les étoiles s'étirent soudain et se transforment en cité de crystal.
Tout est en mouvement comme si la cité ne cessait de grandir. La complexité des formes est incroyable. C’est d’une telle finesse qu’on a l’impression qu’un simple souffle ou mouvement briseraient ces magnifiques constructions.

Tout semble illimité. C'est l'extase.
Il me semble que je m’entends rire et dire que c’est beau

Je vois le visage d'un homme. Sa barbe ressemble a de fins nuages. Ses yeux sévèrent me font un peu peur mais tout de suite me voilà dans un manège qui tourne et tourne sous une pluie de confettis.
J'ai plus aucune notion de temps. J'ai l'impression d'aller de mondes en mondes, plus beaux en couleurs, en formes, en complexité, en immensité, les uns que les autres.

De grandes navires patinés voguent autour de moi et se transforment en libellules transparantes avec des ailes immenses.

Puis me voilà au coeur des cellules qui se divisent et se divisent.
Et puis encore et encore de merveilles en merveilles jusqu’à ce que tout deviennent noir  avec des éclairs de couleurs vertes et bleues très intenses.

J'ai l'impression alors que tout perd en intensité de mouvements et de couleurs. Je demande à repartir vers la lumière et immédiatement je suis exhaucée.

Me voilà repartit vers la beauté.
C’est pas possible m’entends-je dire encore. Mais c’est merveilleux.
J'ai alors l'impression incroyable que je ressens la plante non pas comme un simple breuvage mais comme une entité qui veut me faire plaisir, me rassurer, m'apprivoiser.

Je me laisse aller à son rythme. C’est tellement agréable.
J'ouvre de nouveau les yeux et je regarde autour de moi.

C'est assez surprenant de revenir ainsi dans la "réalité" et de n'avoir aucun troubles comme on peut en avoir lorsque l'on prend des substances hallucinogènes ou tout simplement un verre de trop.

Je demande au shaman si je peux avoir de l'aya. Il me resserre. Cela sera ma dernière dose, je n'aurai pas besoin d'en demander d'autres.

Ma voisine de droite dort. Mon voisin de gauche me raconte ses visions. Elles sont comme les miennes très colorées et assez ressemblantes. Il parle de cité de cristal, de dessins complexes. Il s’émerveille lui aussi des  couleurs et des mouvements.

La femme près du shaman ne va pas bien. Elle est très agitée et pourtant elle dit qu'elle ne peut plus bouger.
Le shaman s'occupe d'elle. Il pose un cristal sur sa tête, sur son front. Il lui parle, la rassure.

Je referme les yeux car j'ai très envie de reprendre mon voyage.
De nouveau les arches et mon passage à travers la niche.
Je sens alors une chaleur intense sur ma joue droite comme une respiration. Le souffle chaud s'engouffre dans ma narine droite.
Je ne sais pas si j'aime ou pas mais l'étrangeté du phénomène me fait faire un geste de la main pour que cela s'arrête et cela s'arrête.

Une musique m’enveloppe. C'est le chant de la fôret amazonnienne qui se mêle à  la voix d'un vieille homme.

J'ai toujours des visions colorées mais alors que j'étais tout à mes yeux, j'ai les oreilles qui maintenant semblent vouloir être de la partie. J'entends  beaucoup plus nettement que d'habitude, comme si les sons étaient amplifiés.
Des sons qui ne sont pas habituels.

Tout à coup j'ai l'impression qu'une force incroyable entre par le dessus-de mon crâne et je sens alors comme une main qui doucement prends chaque partie de mon cerveau.
J’ai l’impression qu’il est découpé en morceau comme à l’IRM et cette sensation intense du toucher de mon cerveau. C'est complètement fou.
On me caresse la matière grise. C'est très très surprenant ! Surtout qu'il y a de quoi faire.
Hum !

Et soudain je sens toute ma tête qui s’enveloppe de cette force tranquille et qui doucement mais sûrement descend vers ma poitrine.

La plante est en train de prendre possession de moi.
Je dis possession car à ce moment  là, je n’ai plus le contrôle seulement la possibilité de me souvenir.
D’ailleurs, je ne cherche pas à avoir le contrôle, je ne suis plus celle que je suis.
Il est difficile d’expliquer avec des mots, car il n’y a rien à expliquer tout au moins d’un langage d’une pensée humaine telle que nous la connaissons
dans notre perception propre du monde.

Je ne suis plus dans le typie. J’ai l’impression d’être au coeur de la forêt. J’entends des voix, des rires, des chuchotements, des baillements. On me touche, on m’effleure., on me caresse le visage. La voix du viel homme qui se remet à chanter. Des mouvements autour de moi.
Il fait chaud et moite comme l’est le climat tropical. J’entends des craquements, des insectes, des bêtes qui rampent mais je n'ai aucune peur.
C'est familier et pas toujours pas de notion de temps.

Soudain, je me retrouve ....Alors là... Je ne sais pas trop !
Il fait un noir/vert avec des milliers d’étoiles ?
Je fais corps avec ce nul part qui en même temps est un tout plein.
Je ne peux dire si je suis heureuse ou malheureuse, bien ou pas etc..
Il n’y a rien à dire, rien à sentir.
Ca se passe encore une fois et totalement d’explications parcequ’il n’y en a pas besoin.

Je ne sais pas combien de temps je suis restée, ou plutot devenue ou plutot disparue ou plutot mélangée...Plus d'être mais en tout.

Mais brutalement, une accélération.
La vitesse de la lumière.................Ca freine brutalement. Je suis secouée.
J’ouvre les yeux et me  retrouve dans le typie.

Pendant quelques secondes, tout m'a semblé flou, décallé.
Je n’étais pas encore bien "recadrée" et il manquait le clou.

Au-dessus de ma tête, à l’endroit où les troncs qui soutiennent le tipi se rejoignent, le cercle bleu que j’ai vu à chaque fois que je fermais les yeux mais très pâle et sans la couleur rouge à l'intérieur.

Je me sents soudain très mal avec l'impression de reprendre possession de chaque partie de mon corps.

Le shaman a les yeux sur moi.
Je lui  souris et lui fait un geste pour le rassurer mais en fait je ne me sens de plus en plus mal.
Je me lève car j’ai envie de vomir.
Je me précipite dehors et je fais ce que j'avais envie.
J’entends qu’on me demande si cela va.
Je réponds seulement :

-    Je vomis ma merde. Tout va bien.

Je m'étonne de ma réponse et surtout de ma grossièreté.

Cela ne dure pas très longtemps et je me retrouve comme si de rien ne s’était passée.
Je lève les yeux vers me ciel. Il n’y a plus de nuages et la voute céleste brille de mille feux.

Je me sens bien. Je ferme les yeux. Je ne vois plus rien. Plus de formes, plus de couleurs. Cest noir.
Le voyage est fini.

Je rentre dans le tipi. J’ai faim
....

http://th04.deviantart.com/fs40/150/i/2009/036/e/f/Starry_Starry_Night_by_welshdragon.jpg

Dernière modification par yaya (07-02-2009 11:10:00)


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#313 05-02-2009 15:10:17

michèle
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Re: Le divin paradoxe (pour yaris)

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#314 06-02-2009 13:38:04

yaya
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Re: Le divin paradoxe (pour yaris)

ABREGER UN COMA VEGETATIF ?

De nouveau la polémique de l'euthanasie active qui refait surface et qui ne trouve vraissemblablement pas de limites dans ce monde que l'on voudrait humanisé.
Et ce débat pour ou contre l'euthanasie active qui se transforme en technique d'influence culturelle et de puissance politique.




La famille d'Eluana Englaro a beau avoir la justice pour elle, le combat pour retarder la mort de la jeune femme se poursuit sur le plan politique et mobilise le gouvernement italien. Il a adopté vendredi en urgence un décret-loi pour empêcher l'arrêt de l'alimentation de la patiente, dans le coma depuis 17 ans à la suite d'un accident de la circulation. Ce document a été adopté, selon l'agence Ansa, "à l'unanimité, à l'issue d'une longue discussion au sein du Conseil des ministres", et en dépit de l'opposition du chef de l'Etat Giorgio Napolitano, contraire à une mesure de ce genre et sans la signature duquel un éventuel décret-loi ne pourrait pas entrer en vigueur.

Le père d'Eluana, qui mène une bataille depuis 10 ans pour que sa fille ne soit plus maintenue en vie artificiellement, assure, témoignages à l'appui, que la jeune fille n'aurait jamais accepté de continuer à vivre alimentée par une sonde. L'affaire a déjà donné lieu à d'intenses batailles judiciaires qui se sont conclues devant le tribunal de Milan : le 21 janvier dernier, il a annulé un ordre administratif de la Lombardie interdisant à tout le personnel de santé de la région de suspendre l'alimentation d'Eluana. Un hôpital d'Udine dans la région de Vénétie-Frioul s'est depuis déclaré prêt à accueillir la jeune femme et une équipe médicale s'est constituée pour accéder dans un délai de quelques jours à la demande du père de la jeune femme de suspendre son alimentation pour la laisser mourir. Et une ambulance a transporté Eluana dans la nuit de lundi à mardi de la clinique de Lecco, près de Milan, où elle était maintenue jusqu'alors en état végétatif, à la clinique "la Quiete" (La tranquillité) d'Udine. Une fois l'alimentation stoppée, elle devrait mourir dans un délai estimé à 15-20 jours.

La polémique ne perd pas en virulence

Mais la vigueur de la polémique en Italie laissait déjà supposer que le gouvernement interviendrait de nouveau dans ce dossier. Le ministre de la Santé, Maurizio Sacconi, qui avait déjà adressé en décembre une mise en garde aux établissements qui accueilleraient Eluana pour la débrancher, agitant la menace de "conséquences inimaginables", avait affirmé dès mardi que le gouvernement "examinait la situation d'un point de vue formel". Plusieurs représentants de la droite et de formations politiques centristes et catholiques avaient aussi appelé le gouvernement à intervenir. Maurizio Ronconi, de l'Union des démocrates-chrétiens, avait ainsi plaidé pour que soit adopté en urgence "un décret qui sauve la vie d'Eluana".

Le Vatican s'est aussi fortement impliqué dans ce dossier, ainsi que des associations et la presse de droite italienne. Le ministre de la Santé du Vatican, le cardinal Javier Lozano Barragan, avait ainsi réagi au transfert de la patiente en lançant un appel pour que soit "arrêté cet abominable assassinat". Dimanche déjà, le pape Benoît XVI avait apporté son soutien à l'Eglise italienne qui s'est opposée à de multiples reprises à l'arrêt de l'alimentation d'Eluana, le qualifiant "d'euthanasie inacceptable". Le quotidien de l'Eglise italienne, Avvenire, avait pour sa part appelé à la mobilisation contre la mort d'Eluana, affirmant que l'Italie "ne restera pas à la fenêtre (à observer) cette insupportable agonie". Et lors du transfert de la jeune femme, des groupes de militants avaient tenté de s'opposer au départ de l'ambulance.


http://tf1.lci.fr/infos/monde/europe/0, … uana-.html


Selon le professeur Dolce, la fin de vie d'Eluana serait indolore car dans le cas de déshydration, le corps produit des endorphines anesthésiantes...

Les soeurs de la Miséricordes prennent soin d'Eluana :
-Laissez-nous la petite. Nous nous en occupons. Nous savons qu'elle est vivante

extraits du nouvel observateur...


Si l'on ne se résigne plus aujourd'hui à la fatalité du Mal, d'autres questions surgissent : la science est-elle seule compétente ?

Ne rencontre-t-elle pas ici les limites même de ses prérogatives ?

Souffrances vécues ou représentées sont-elle intemporelles et universelles, ou marquées du sceau de l'époque, de la culture où de la civilisation...que nous savons désormais "mortelle" ?

Le dualisme corps/esprit a-t-il finalement un sens ?


Le droit de vivre et de mourir sans douleurs ouvre peut-être à une nouvelle revendication :

Celle d'un monde sans souffrance ? !!!!!

Mais à quoi rêvent les hommes ?

"Ceux qui croient en la matérialité de l'âme pensent comme des vaches.
  Ceux qui croient que l'âme n'a pas de substance pensent encore plus mal"
Sahara (CA.IXe siècle ap.JC)

Dernière modification par yaya (06-02-2009 13:47:28)


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#315 Aujourd'hui 10:34:05

yaya
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Re: Le divin paradoxe (pour yaris)

http://www.cyberpresse.ca/international … anasie.php

"Nous sommes tissés de l'étoffe dont sont faits nos rêves" - Skakespeare.

Et lorsque nous ne pouvons plus rêver, bouger, penser...L'âme se doit d'être libérée du corps. Rien ne sert de servir la souffrance .

Admettre que l'on a plus assez "de poésies pour appeler les richesses", c'est admettre le mort et combattre ses propres peurs qui nous font croire que la vie est notre seul espoir d'être.

Regarder une fleur, c'est vivre un mode d'être. La cueillir, c'est vivre un mode avoir.

Eluana n'est plus et pourtant elle est cette fleur que l'on peut enfin regarder sans se voiler la face parce qu'enfin libérée de nos entraves  liées à la propriété et l'envie.


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