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Enseignement spirituel : Vivre c’est changer…

14 décembre 2016 par Internaute  
Dans Spiritualité |

La capacité de changer n’est pas une chose que peuvent commander les saisons qui descendent du ciel, et qui sont invisibles jusqu’à ce que leur poussière se dessine sur la peau… Seule la Joie a réellement le pouvoir de changer, c’est-à-dire de prendre ce qui a été construit, de le détruire dans un grand éclat de rire, et de se remettre à bâtir avec l’élan des premiers jours, avec l’entrain qui habite les grands départs quand retentit la promesse de l’Éternité… Seule la Joie détient un tel pouvoir, parce que la Joie ne s’attache pas aux trois branches liées ensemble, elle sait voir la tour à venir, et elle sait prêter ses mains à l’effort et au travail, encore et encore, jusqu’à ce que l’édifice ait le même visage que les étoiles…

Si vous essayez de changer avec votre esprit seulement, vous vous retrouverez au pays des frustrations et des désarrois, parce que l’esprit a l’intelligence de ces insectes aux ailes fragiles, qui ne savent construire qu’une seule fois… et qui voient leur désir mourir quand les saisons viennent détruire ce qui a été dressé sur la terre meuble… Certes, l’esprit sait bâtir… et il est semblable, exactement semblable, aux fourmis travailleuses qui ne ressentent pas le labeur comme une peine, mais qui le ressentent comme une nécessité qui coule dans leurs veines et qui ébranle chaque jour le mouvement de leurs pattes… Mais l’esprit ne sait bâtir que ce que la vie a imprimé dans ses rêves et dans ses désirs, ce que le temps a cristallisé dans ses sillons… C’est pourquoi l’esprit ne sait pas changer, mais il sait retoucher encore et encore ce qui fait la fierté de ses yeux…

Il s’agit davantage d’un pouvoir que d’une capacité… parce que la Joie est puissance et force, et parce qu’une capacité est commune à la limace et à l’aigle, tandis que le pouvoir réside toujours entre les mains des puissances ailées qui tracent des chemins dans le ciel… Qu’est-ce que la Joie, sinon la puissance ailée dans le cœur de l’homme… et sinon encore la puissance ailée dans le cœur de l’Éternité… ? Le pouvoir de changer… c’est la puissance de la Joie qui est éternellement heureuse de pétrir la vie et de chercher sans cesse à faire naître de nouveaux joyaux de son sein… Si les saisons qui passent, imposent d’autres atmosphères et d’autres respirations, la Joie ne vit jamais cela comme des choses qui s’éteignent ou comme des choses qui se rompent, la Joie vit tout cela comme les saisons qui viennent se faire complice de la grande poussée de la vie…

Oui… soyez heureux quand la vie vous invite à danser sur d’autres airs, et quand les saisons de la vie se mettent à déplacer de grands arpents de terre sous vos pieds… Soyez heureux, quand les voix cristallines qui courent dans les airs, vous disent qu’il est temps de marcher sur des nuages… et de souffler comme le ventre des volcans, comme la fureur des dragons, comme le murmure des moineaux… Votre esprit est grand, toujours… mais votre cœur est infiniment grand, c’est pourquoi lui seul est capable de tenir la Joie d’une extrémité à l’autre, c’est-à-dire de la Joie infiniment profonde à la Joie infiniment vertigineuse… Ne vous perdez pas dans vos pensées, et ne laissez aucune de vos émotions vous dire les chemins que vous laissez, les places que vous ne visiterez plus… Votre cœur garde seulement la quintessence des belles choses, et votre Joie est toujours tendue tout entière vers l’Éternité, c’est-à-dire vers l’infiniment demain…

La Joie prend le temps comme il vient, mais ce n’est jamais pour s’y soumettre… c’est pour danser avec le temps : prendre deux tambours dans une main, deux lyres dans l’autre main, et faire jouer les rayons de lumière sur sa poitrine… Pour la Joie, changer ne signifie jamais changer… Pour la Joie, changer signifie : se souvenir de la beauté des jours nus, se rappeler des traces humides des pas de demain, retrouver au fond de ses malles la carte des mondes infinis… ressentir sans amortie la brûlante soif de grandir et de s’expanser, ressentir sur sa poitrine le souvenir de la main de Dieu… oui, l’effleurement perpétuel de l’Éternité, qui n’est jamais immobile, qui est le mouvement absolu vers l’infini de la beauté…

Kessani Iwen (énergéticien).

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  • Kessani Iwen (énergéticien)

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