.
.
.
Je devais avoir dans les 5,6 ans quand j’ai construit mon premier vaisseau spatial.

Quelques branches feuillues, recouvertes d’un vieux morceau de toile cirée, une brique pour m’asseoir.

Et me voilà parti pendant plusieurs années en voyage.

Je sais m’envoler d’une hauteur de montagne vers les plaines abyssales pour y nager.
Je sais aller dans les mondes parallèles,
Je sais que je peux faire tout ce que je veux….

Et aussi faire que le manque peut-être toujours comblé.
Suffit de s’asseoir sur une brique dans un vaisseau spatial et de fermer les yeux…

Seulement voilà, le retour à la maison n’est pas toujours souhaité, souhaitable mais par contre obligé.

Et là, la vraie peur d’être seule.
Ma peur de la solitude n’est donc pas cette peur de perdre car à tout instant j’ai la possibilité de repartir.

Le vaisseau est toujours opérationnel.

De cette expérience, unique, j’ai tiré que dans ce monde, mon unicité faisait toutes mes différences et que le seul moyen de les vivre correctement était de faire en sorte de trouver ma place dans le cosmos, dans la chaîne des générations et dans son groupe social.

Et, on peut faire signe avec n’importe quoi du monde, il suffit de s’entendre mais on ne peut pas faire signe avec rien et bien que je sache que la personne qui va partager ma vie peut et est sans doute en quelque sorte un délégué narcissique, un représentant intime de mon moi, un leurre vivant dont la fonction consiste à incarner dans le monde perçu une image imperçue de moi, elle est aussi celle que j’ai choisie parmi tant d’autres pour les raisons qui sont ce qu’elles sont : un travail commun pour la tolérance de qui je suis et de qui tu es.

Et ainsi passer de l’ontogénèse de mon angoisse vers une historicité (authenticité) partagée sinon à quoi bon !

Quant à l’amour, il est quoiqu’on dise, toujours centré sur quelque chose ; seulement faire en sorte qu’il reste amour car lorsqu’il n’est pas…Ya rien !

Ce cœur qui bat
Ce cœur qui bat t’en souviens-tu ?
Je me suis tant de fois perdue
Mais cette pulsation tu sais
Je ne l’ai jamais oubliée
Elle cogne au ventre de la nuit
Au flux secret des océans
Au silence elle fait grand bruit
Et à l’homme elle fait tourment

Ce cœur qui bat t’en souviens tu ?
Ma vie pour que me soit rendu
Juste un sourire juste un instant
Le temps de sentir son élan
Encore un peu
Un peu encore
Encore heureux

Je suis d’accord

Ds Ya

Articles liés