Parlons avec discernement du jugement.

Pourquoi en cet instant parler du jugement ? Qu’est-ce que le jugement ? Pour juger, il faut au moins être deux, sinon à quoi bon de juger, on peut toujours se juger, est-ce que cela fait de nous une meilleure personne ? Allons poser la question à chacun, qui sont dans le jugement ou pas ? Pourquoi le jugement, quelle en est la cause ?Le jugement est une sanction, une correction envers soi ou un autre être humain On pose une sanction, un jugement, un geste pour désapprouver une action, un geste, un comportement, quelle que soit la raison qui pousse au jugement, cela ne fait que démontrer le non-approbation. On peut se rendre compte que tous les êtres humains jugent, qu’importe la raison pour montrer le mécontentement. Décortiquons le mot jugement, il y a le mot juge et le mot ment, quel que soit le jugement, un juge ment. Pourquoi, l’être humain est le seul à juger dans le règne animal, le seul animal qui désapprouve les actions des autres, le seul à se croire supérieur, le seul qui se croit être au-dessus de tous les êtres vivants et de lui-même. N’est-ce pas là de la dictature ? Le seul être qui a le droit de vie et de mort sur tous les êtres vivants, comme il est le seul à juger son prochain et tout ce qui n’a pas son approbation. Et on se dit, intelligent, on se dit civilisé, on se cache derrière les croyances, les concepts, les pensées, derrière les conditionnements, les enfermements, derrière la conscience qui accepte de faire ce qui lui plaît, même si cela vient à l’encontre de ce qu’elle croit et pense être et de la vie, cela a de terribles conséquences. Êtes-vous de ceux qui jugent, qui condamnent, qui désapprouvent les actions, les pensées, les partages, les écrits, les bonnes actions ou moins bonnes ? Dans un seul but, assouvir cette soif de reconnaissance par les autres ou de soi. Cherchez-vous à vous démarquer, à vous distinguer, à sortir du lot, afin qu’on applaudisse pour tous ces jugements sans fondement, parfois totalement gratuit, pour simplement tout désapprouver car cela ne respecte pas la ligne de vos pensées.

En fait, si je vous parle de jugement, c’est pour une seule raison, de faire voir la conséquence des actions, en fait vous croyez en agissant ainsi pouvoir soulager votre conscience, celui de révéler votre désaccord, votre non-approbation. Qu’est-ce que la vie a faite pour que vous agissiez de la sorte ? À croire que pour vous c’est le seul moyen de vous glorifier, de vous plaire et de plaire à toute la galerie. Vous ne vous rendez même pas compte, des conséquences de vos jugements, vous dénoncer la violence, vous désapprouvez tout ce qui n’est pas en conformité avec votre façon d’être, votre façon de voir la vie. Et vous vous dites , être dans l’amour inconditionnel, à poser les bons gestes, à vous glorifier pour les bonnes actions, par vos jugements, en dévoilant ce qui vient porter atteinte à vos croyances, concepts, religions ou autres. Croyez-vous en agissant que le monde va être meilleur, plus tolérant ? Vous ne percevez même pas, la résultante de vos jugements, vous supposez, vous croyez détenir la vérité, en vous référant à vos livres d’histoire, à vos enseignements quelconque et cela vous donne le droit de juger comme vous l’avez été jugé lorsque vous étiez tout petit.

En fait, quel que soit le jugement, il est un manque d’amour envers soi-même, le jugement est signe de non-amour, c’est tout simplement ne pas accepter la vie sous un autre aspect, sous une autre forme humaine ou pas. Le jugement c’est ne pas reconnaître le même créateur en toute manifestation de la vie, c’est aussi ne pas respecter la vie sous toutes les apparences. Le jugement, c’est se mentir à soi-même, tout jugement est un acte de non-amour. Vous n’aimez pas les écrits, les messages, cela vient altérer vos croyances, vos concepts, votre façon de voir le monde dans lequel vous avez choisi de vivre l’apprentissage et l’expérience. Vous croyez avoir comme mission de vie, d’être dans le jugement continuel, mais que faites-vous du vrai amour ? Vous êtes prêts à juger les actes incompréhensifs, mais que faites-vous pour y remédier, en continuant à juger, à poser des actions de non-amour.

Alors que la solution est juste d’ouvrir le cœur, accueillir, accepter toutes formes de vie comme étant une part de soi. Accueillir ce qui est dit, ce qui est véhiculé, même si cela ne nous parle pas, même si cela vient à l’encontre de nos croyances, de nos concepts, de nos pensées. Pourquoi perdre du temps, pour juste révéler ce qui n’est pas en résonance avec notre propre vécu ? Qui est le meilleur placé de parler de soi, c’est soi-même ? Il n’y a personne d’autre, pourquoi juger ce qui n’est pas vécu par soi-même ? Il suffit juste d’accepter l’autre comme il est, il connaît sa propre vérité, son vécu, car il est le seul à l’expérimenter à sa façon, selon son propre regard. Alors pourquoi juger, condamner avant même d’être écouté ? Si je parle pour moi-même, je sais que je ne plais pas à certains, pourquoi en est-il ainsi ? Cela est ainsi car ce que je dis, n’est pas le même vécu, de ceux et celles qui jugent. Je ne veux pas connaître leur rasions, cela fait partie de leurs propres dualités. Je les accueille d’un même amour, tout en acceptant leurs propres vécus et expériences, je ne suis pas là pour les juger, ni les condamner. Si j’écris ce message, c’est juste pour définir ce qu’est le jugement et quelle en est la résultante, les conséquences que cela peut prendre et avoir sur soi, sur l’ensemble de l’humanité et de tous les êtres vivants. Lorsqu’il suffit d’ouvrir le cœur et accepter tout d’un même amour, comprendre que le chemin de vie de chacun est fort différent, chacun vit sa propre vérité.

Déjà, le monde se porterait beaucoup mieux si nous agissons avec amour au lieu de juger, de condamner, de porter des sanctions, des actions de non-amour et de désapprobations, quand il suffit juste d’écouter et de partager nos vécues, nos expériences et apprentissages. Il n’y a rien à juger, il n’y a rien à condamner, soyons à l’écoute et partageons humblement nos expériences, nos vécues, non pas pour désapprouver, mais juste accueillir ce qui est partagé et vécu. C’est dans l’amour, la paix et la joie qu’il y a des changements, de l’entraide, pour la simple raison qu’il n’y a aucun jugement, que des solutions harmonieuses et pacifiques. Nous sommes tous issus de la même force d’amour, Dieu, qu’importe le nom qu’on lui attribue. Faisons appel à notre essence éternelle, en la lumière de l’amour qui ne juge point, qui aime tout d’un même amour. Il n’y a pas de plus grand ou de plus petit, puisque nous sommes tous l’essence de l’amour, qui est en toute forme de vie. L’homme n’est pas une exception. Nous avons la chance d’apprendre et d’évoluer à travers la forme humaine, est-ce que cela fait de nous des juges ? Sommes-nous supérieurs à Dieu pour avoir de tels jugements sur notre création ? Alors que son amour est incommensurable, un amour dénué de tout regard, de tout jugement, aimant tout d’un même amour, pour la simple raison que la mort n’existe pas, que nous sommes éternels, que la forme n’est qu’un véhicule de lumière.

Est-ce que nous utilisons ce véhicule que pour juger, que pour désapprouver, que pour condamner où nous sommes là pour apprendre, tout en expérimentant un amour dénué de tout jugement, qui reconnaît en toute chose, la manifestation de Dieu, notre essence éternelle. Peu importe si ce message n’est pas compris de tous, cela n’est pas le but, le fait d’être lu, il est déjà accompli. Qu’importe ce que nous vivons, ce que nous expérimentons, ce que nous faisons, je n’ai pas à juger, ni à condamner, ni à critiquer, ni à imposer. J’accueille tout d’un même amour, tout dans l’acceptation pour la simple raison que ce n’est pas ce que nous faisons, ce que nous croyons être, ce que nous vivons en tant qu’expérience et apprentissage, qui m’interpelle, c’est que nous sommes tous la même présence éternelle, la même essence, Dieu, qui est antérieure à toute création, dimension, temps, espace, cela dépasse tout entendement. Il y a que la lumière de l’amour, la paix et la joie, mais pour le vivre, le jugement n’est plus possible.

Alors, soyons tels que nous voulons être, tels que nous les vivons, tels que nous l’expérimentons, car chacun est sa propre vérité, son propre chemin de lumière, peu importe ce que nous désirons, rien ne peut altérer ce que nous sommes de toute éternité, l’amour dénué de jugement, Dieu.

Régis Raphaël Violette

Note de l’auteur
Chacun est libre de faire ce qu’il veut, chacun sa vérité, son chemin de lumière, cela ne change rien à ce que nous sommes de toute éternité, Dieu, cette présence éternelle, antérieure à toute création.

Publié par Juste (Profil & Articles associés)