Un jour, un de mes amis me demandait si j’avais une passion. Je réfléchissais, je cherchais une réponse à lui apporter. Je ne pouvais dire si j’aimais telle ou telle chose. Qu’est-ce qui me fait tant vibrer…? Qu’est-ce qui me fait tant vibrer pour que j’y consacre toute une vie entière? Quoi dire à cette personne qui avait trouvé sa passion… Pour lui c’était les souliers de femmes, imaginez un instant, lorsqu’il me parlait de sa passion, moi j’étais comme un enfant, je riais tellement de ce qui était pour moi des anecdotes.

Chaque soulier avait sa propre histoire. Toutes ces paires de souliers accumulées durant toute sa vie, lui remémoraient en fait des moments de vie, des rencontres, car notre personnage s’était autant entiché du soulier que de sa propriétaire. C’était pour lui un moyen de se souvenir. Lorsque je me rendais chez lui pour partager de tout et de rien, je le revois encore. Comme je savais qu’il aimait tant parler de ses conquêtes, que ça lui faisait du bien de partager ses beaux souvenirs, chaque fois que nous nous voyions, je lui demandais : » Raconte-moi une de tes nombreuses histoires ! « 

Aussitôt, il se précipitait pour aller chercher une paire de souliers. Et moi je ne pouvais m’empêcher de rire, car il dégageait tant de joie et de bonheur juste à l’idée de tout ce que ce moment allait lui procurer comme plaisir. Il était semblable à un enfant ( rires). Et le voir lui, mon ami, frôlant les 2 mètres, tel un enfant en cet instant, rendait la situation encore plus drôle. Vous ne pouvez pas imaginer, lorsqu’il avait dans sa main cette pièce de collection, c’était comme si ce soulier avait une âme. Encore là, je souriais intérieurement juste de le voir caresser et toucher avec tendresse ce précieux soulier. Il me décrivait cette femme de ses rêves, cette femme avec qui il avait jadis partagé sa vie. Et il me raconta comment il l’avait rencontrée.

C’était une chaude soirée d’été. Il pleuvait fort, il tombait des cordes comme il disait. Il arrivait devant  » Chez Charlie », le resto où il avait l’habitude d’aller casser la croûte, équipé ce jour-là de son parapluie. Il aperçut une voiture de taxi se garer devant l’entrée du restaurant, une portière s’entrouvrir lentement. Il sentit alors son cœur se mettre à battre plus fort. C’était comme s’il pressentait ce qui allait se passer me disait-il.. Ces yeux étaient rivés sur cette portière qui s’ouvrait lentement toujours un peu plus. Et il fut ahuri quand il vit un des plus beaux pieds qu’il lui ait été donné de voir jusqu’à cet instant, dans ce soulier rouge, avec talon aiguille. Quand je repense à ses dires, j’en ris encore. Mais retournons à notre histoire !

Permettez-moi juste de reprendre mon souffle, je suis tordu de rire.

Alors il s’élança, avec toute son élégance, pour aller protéger de son parapluie l’objet tant convoité de son désir, de sa passion. Il se retrouva à genoux dans une flaque d’eau, le parapluie à la main au-dessus de cet inestimable trésor, au risque qu’on se moque de lui. La porte du taxi s’ouvrit entièrement. On a alors entendu rire cette dame à un kilomètre à la ronde en voyant ce spectacle, m’a-t-il dit, un de ces fous rires inoubliables auquel il est rare d’assister. La dame fut conquise par cet homme si galant. Le plus drôle selon lui était que cette dame s’exprimait en anglais. C’était une blonde américaine, mesurant à peine 1 mètre 60.

À ce moment-là, pour lui, la terre s’arrêta de tourner. Il tomba spontanément follement amoureux de cette jolie américaine. Il lui avoua sa passion pour les souliers dans un anglais pas trop compréhensible, avant qu’elle ne comprenne enfin, au bout d’un long moment d’explications, en cette langue qu’il ne maîtrisait pas beaucoup, sa passion effrénée pour les souliers de dame.

Imaginez un instant mon ami essayant de s’exprimer en anglais ! Au lieu de paroles, ça ressemblait plus à un gribouillage de mots. Cela amusait cette américaine certes, mais en même temps elle était elle-aussi tombée sous le charme de ce drôle d’énergumène.

Je vais vous exprimer ce qu’est ma passion comme je l’ai fait en réponse à mon ami. Ce qui me passionne dans la vie. Je ne peux me résigner à une seule passion car je suis amoureux du Tout de la Vie.

J’aime cette relation que je sens et ressens avec mon corps. Je suis semblable à un enfant qui découvre ce grand univers à travers tous ses sens. J’aime sentir et ressentir la joie, cela me procure un tel sentiment de bonheur. À vrai dire je ne fais pas beaucoup d’efforts, je me laisse guider par mon cœur, l’important dans ma relation avec tout ce qui est c’est mon plaisir, c’est mon bien-être. Je peux paraître égoïste pour certains, mais moi je ne le crois pas. J’aime partager ma joie, mon bonheur, cette légèreté, c’est comme si mon être s’imprégnait de tout ce qui m’entoure. Je ne cherche pas à changer quoi que ce soit, je ne fais que diffuser l’émanation de mon amour universel et inconditionnel.

Si vous saviez comme on se sent bien et libéré lorsqu’on arrête de s’identifier aux problèmes de ce monde. Ne plus juger, critiquer, imposer sa croyance ou sa vérité, juste laisser la liberté à l’autre de pouvoir vivre lui-aussi sa vision de la vie. Ah que je m’amuse ! Plus aucun fardeau, plus de stress, plus de peur, aimer l’autre, son prochain, comme soi-même sans attente, sans condition. Je peux vous dire que l’on se sent léger. Cela m’empêche de vivre de très belles relations certes, mais j’ai arrêté de vivre dans le passé. Pour moi cet apprentissage était nécessaire pour me permettre de lâcher prise dans le but de profiter de l’instant présent, ma seule et unique passion.

(Rires…) Imaginez un moment que le plus grand rendez-vous de votre vie se passe en cet instant. Comment allez-vous le vivre? La question est : est-ce que vous êtes prêt à le vivre ? Avez-vous fait la paix avec le passé ? Car toute dépendance aurait une conséquence sur cet instant inoubliable, et vous auriez toujours du regret de ne pas l’avoir vécu en toute conscience, de ne pas avoir habité tout votre être afin de savourer chaque millième de seconde.

Je pense à ceux qui lisent en cet instant et qui trouvent peut-être ce message un peu long. Mais que peut-il y avoir de plus important que de prendre son temps pour vivre l’instant présent afin de déguster tous ces présents que la vie nous offre sur un plateau d’Or.

Moi éternel enfant, que demander de plus que de jouer dans cette grande pièce de théâtre que m’offre ce monde. Je ris à voir tous ces comédiens qui croient tellement à ce qu’ils font quand ils endossent leur habit de clown. ( Rire…) je ne peux plus m’arrêter de rigoler quand je vois tout cette absurdité, l’humour à son meilleur. Je suis très conscient que ce monde souffre, j’ai souffert moi aussi de cette souffrance, mais mon cœur m’a dit que c’en était assez. Le temps était venu que je me libère de cet habit de clown ( rire ) pour que j’endosse mon enfant intérieur. Pour cela je devais faire confiance à plus grand que moi. Je me suis tourné vers mon créateur, l’Éternel.

Là j’ai dit c’est assez. Depuis le temps que je le fais rire avec mes pitreries, mes plaintes, à lui faire croire à mes propres illusions.. Je me souviens d’une image que j’avais du créateur, un vieux sage avec une barbe blanche. Il me faisait peur car il savait tout de moi, et je me demandais quelle punition m’attendait pour avoir fait des bêtises. ( Rires…) Que j’étais bien naïf d’avoir donné mon pouvoir à ces gens. Ce sont leurs croyances, leurs dogmes, leurs lois qui me rendaient triste, qui me faisaient ressentir cette sensation de lourdeur.

Je n’avais pas demandé à vivre cela. Ma passion est celle du Christ, de faire le même chemin, de rire, de m’amuser, plus envie de porter la croix de quiconque. Je l’ai assez portée, je n’attendrai pas qu’on vienne me crucifier. J’ai le goût de m’unir, de toucher les autres cœurs. Je suis un éternel enfant qui veut transmettre l’amour éternel à tout ce qui est. Pouvoir tous les déshabiller de leur habit de clown, pour voir enfin l’enfant de lumière, celui qui vit uniquement l’instant présent. Vivre une relation de paix, d’amour, sans rien imposer, juste dévoiler ce qu’il y a de plus divin en soi, l’instant présent.

Mon père créateur est en toute chose. Pour moi c’est l’occasion en Or de vivre la passion du Christ en lui rendant grâce, en lui exprimant ma gratitude infinie et et en partageant ma lumière. Autant que l’Éternel est en mon cœur autant il est à l’extérieur. Comment vous dire ? Je le vois partout ( rires ), dans toutes mes cellules, dans tout mon être, dans toutes les choses de ce monde, dans mon prochain, dans ma nourriture, l’air que je respire, l’eau que je bois, je le vois même dans ma soupe.

( Rires…) je ne peux plus m’arrêter de rire, je le vois en tout et partout. Quel que soit son rôle ou l’habit qu’il porte, je ne peux pas m’empêcher de le démasquer partout, quoi que que je touche, où que je pose mon regard.

C’est marrant, quand je pense à mon ami qui se passionne pour les souliers, moi je me passionne pour la vie et tout ce qui la compose, j’en suis amoureux. C’est ce qui me procure le plus de plaisir, c’est de vivre cette relation entre-nous, je ris et je souris de me sentir aussi bien. Je suis tellement joyeux. Le plus drôle c’est que je suis amoureux de moi-même, tout est mon miroir. Comment voulez-vous que je me sente mal? Je n’ai qu’à regarder tous ces miroirs, ils ou elles sont tous beaux. Je trouve leur déguisement très réussi, ils s’amusent à jouer la dualité, ils se battent entre eux. Ils sont tellement accaparés par leur rôle qu’ils ont oublié qui ils sont. Et moi, quoi qu’il en soit, je me plais à les aimer tels qu’ils veulent bien être ( Rires ), tout un bien-être à vivre dans la dualité et l’ignorance de soi.

Ainsi chacun a son histoire à raconter. Mon histoire à moi c’est de vivre cette passion avec l’Éternel tout, l’Éternelle Vie, l’Éternelle Joie, l’Éternel Bonheur, l’Éternelle Paix, l’Éternel Amour, car je suis l’Éternel, moi, l’enfant qui s’émerveille et qui contemple tous les miroirs de tout et chacun, le miroir de l’Éternel qui me fait tant rire mais que j’aime de tout mon cœur, esprit et âme.

Alors j’aimerais vous entendre rire à vivre vous aussi la passion du Christ. Libérez-vous du jugement, de l’ignorance et de l’égarement, retrouvez en votre cœur le Christ sauveur qui permet de voir l’Éternel Amour en tout ce qui est. C’est ainsi l’on est ressuscité et non crucifié par le poids de l’incompréhension et de l’aveuglement.

Marche sur ce fil d’Or de la vie, tout en riant, en criant ta joie et ton bonheur. C’est ton balancier qui te permet de vivre cette relation sacrée par ton amour universel et inconditionnel, ton éternel amour à cet infiniment petit et grand, Omnipotent, Omniprésent, Omniscient, l’Éternel Père/Mère.

Raphaël Juste Être

Juste Être dans la lumière de l’Un, tout et chacun évoluant tous ensemble dans le même vaisseau Père/Mère.

Tu peux diffuser et ou partager tous mes textes, sans les couper ni les modifier. je te demande juste de citer le nom de l’auteur Raphaël Juste Être facebook.com Votre texte pour le lien ici…

Raphaël Juste Être

Articles liés