« La séparation n’est pas une sensation que je pourrais appeler agréable, loin de là. La séparation me déchire, être éloigné de celle que j’appelle mon âme sœur tout en sachant qu’il n’y a aucune chance de se réunir de nouveau de la même façon avant la fin de mon expérience physique humaine fait émerger des souffrances que j’imagine être semblable à ma séparation d’avec Dieu, avec la vérité, avec la totalité, l’unité.

Les petites histoires qui séparent les hommes, avec ses relations de peur liée aux idéologies, à l’argent, au pouvoir, aux carnets d’adresses et de motivations tordues me serrent le cœur et m’isole dans une solitude où seul l’imaginaire me fait tenir. Je penserais avoir le choix qu’entre la folie et la mort si parfois je ne sentais pas souvent cette joie sans cause qui me rappelle à la vérité “qu’en réalité tout va très bien” et que l’expérience de séparation n’est qu’une expérience temporaire. Je retrouve alors l’énergie pour accepter et vivre ma vie humaine imparfaite et frustrée.

D’où vient cette frustration ? J’aimerais trouver ma réponse avant que tu cherches à m’aider en me donnant tes réponses. Je n’arrive pas à mettre de mot sur cette frustration, car quand j’essaye d’y penser et d’y mettre des mots, je la crée davantage, ce qui me fait penser à sa nature illusoire.

Tu me diras peut-être que cette frustration, ce doute, est liée à la condition de séparation d’un être humain et qu’il maintient la réalité ainsi pour pouvoir continuer à l’expérimenter telle qu’elle est.

Mais ma pensée n’est pas aussi claire et profonde, moi ma pensée me dit que j’ai rencontré il y a longtemps celle qui est la seconde partie de mon âme, cette partie de moi que j’ai rencontré une simple journée, ensemble, nous avons ri, dansé et chanté avant de nous embrasser puis nous séparer par des conditions humaines bien plus denses que les milliers de kilomètres d’espace géographique.

Cette pensée liée sans doute à l’histoire romantique que je me répète cause une frustration vive, ma condition de chercheur de vérité intransigeant, poétique et joyeux m’a amenée à toucher de prés les souffrances humaines, les illusions et leurs relations malsaines, je ne veux plus courir après une illusion qui ne servira à rien d’autre que me faire souffrir.

J’ai l’impression d’être un chasseur de vampires et de goules, d’avoir moi-même été mordu et contaminé et que je maintiens tant bien que mal l’évolution du poison dans mon esprit.

Je suis désolé, c’est seulement parce que c’est toi que je te donne mes souffrances les plus intimes, le trou que je ne recouvre plus d’idées et d’activités quelconque puisque je suis déjà tombé tout au fond et que j’en suis sorti définitivement.

Finalement, c’est l’humour et la joie qui me permet de tenir, merci de m’envoyer des personnes, des êtres qui rayonnent à l’humour et à la joie dans mon expérience sur terre.

En fait si je t’écris, c’est parce que je ne t’entends pas souvent, j’ai besoin de te garder séparé de moi pour pouvoir justifier l’existence de l’imparfait démoniaque vampire qui est en moi. Mais aujourd’hui j’ai surtout deux questions très importantes pour moi.

Es-tu là ? Et est-ce que mon âme sœur va bien ?

Mon cœur connaît les réponses, mais j’ai besoin d’entendre ta voix. »

Je suis là parce que tu es là et je serais là tant que toi tu seras là.

Il est difficile de m’entendre en me séparant, puisque c’est toujours moi que tu entends, dans la bouche d’un autre, le reflet d’un miroir ou par la tienne. Mais je vais répondre sincèrement à tes questions sans chercher à les éviter par des paraboles.

J’ai deux façons de parler avec toi, la première en te disant ce que tu souhaites entendre et la deuxième en te disant ce que tu ne souhaites pas entendre.

À chaque fois je passe par ton cœur pour te faire sentir la vérité et par ta tête pour choisir les mots qui font vibrer le désir créatif de ton individualité.

Mais il est vrai que tout ce que je te dis ne fait pas forcément plaisir à la tête. Si je te dis que ton âme sœur va très bien, qu’elle est en toi à chaque instant et que vous êtes totalement et intégralement lié l’un à l’autre, que chaque inquiétude que tu as pour elle ne fait qu’ajouter de l’inquiétude en toi-même, cela ne te libérera pas forcément de tes inquiétudes.

Mais aucune inquiétude n’a de réalité et ce que vous vivez tous les deux se déroule exactement comme vous l’avez choisi l’un et l’autre. Elle a des expériences, des relations et des étapes qu’elle a choisies de mettre sur son chemin de la même façon que toi.

Votre rencontre que tu mesures faussement dans le temps n’est pas terminée, la rencontre dont tu parles a été prévu par vous deux pour vous donner de la force et de la joie pour reprendre vos propres expériences respectives et créatives.

Forcer une relation et un attachement vous amène davantage à réduire votre santé physique et mentale et amplifier vos souffrances et frustrations, car vos désirs de communion et d’unité que vous avez comme un souvenir flou enfoui dans vos coeurs ne trouveront pas de satisfaction sécurisante dans aucune forme que peut offrir une existence humaine conditionnée par la peur.

La sexualité qui peut être une danse de beauté, de joie parmi une infinité d’expressions de l’amour pour des êtres libres, devient aussi l’expérience de communion la plus intense qu’il puisse exister pour deux corps vivant dans une condition de séparation et cherchant à s’attacher l’un à l’autre pour essayer de retrouver une unité perdue. La peur et les conditions humaines qui créent les problèmes amènent dans cette expérience encore plus d’isolement, de destruction et d’agressivité ainsi que de nombreux masques de réactions mécaniques pour essayer de cacher la culpabilité de la séparation par le contrôle, le jugement et la condamnation ou la quête inapaisable de plaisirs et de gratifications.

Alors tu peux choisir de me croire si je te dis que toi et ton âme sœur vous vous êtes rencontré un très court instant dans votre réalité présente à dessein pour vous offrir un cadeau pour le cœur et une force pour l’esprit tout en protégeant votre unité céleste, votre désir de communion et votre amour qui n’a jamais été altéré par la peur et les illusions.

Soit heureux de cette rencontre sans choisir de t’attacher à cette expérience car cela te ferait perdre de vue la raison de ta présence ici. Tu n’es pas là pour trouver ce que tu n’as jamais perdu comme toi et toutes tes âmes sœurs ne pouvez être séparés.

Tu es ici pour venir chercher ce qui croit pouvoir être séparé de toi, le trouver, le prendre dans tes bras et lui rappeler la vérité. Que ce n’est qu’une croyance.

Celui que tu viens chercher, c’est le vampire.

Appel le comme tu veux, vampire, goule, ou encore les multiples rôles de bourreaux/victimes que l’on trouve dans l’expérience humaine sur terre. Tu viens chercher celui qui croit prendre à l’autre son pouvoir pour l’ajouter à son identité et tu viens chercher celui qui croit donner à l’autre son pouvoir pour continuer à dormir sans identité. Tu es là pour les prendre tous les deux dans tes bras, leur rappeler leur unité et leur dire « Je vous aime ».

Tu n’as rien d’autre à faire et tu ne vas rien faire sur les autres anges endormis qui t’entourent, tu ne vas pas courir après tes âmes sœurs endormies pour les réveiller, tes frères se réveilleront eux-mêmes quand ils le choisiront, tout désir d’aider l’autre pour te fuir éveillera seulement des souffrances. Tu vas le faire à toi-même, sur toi-même avec toi-même dans l’observation de ta relation avec l’autre qui est un miroir de ce que tu es là maintenant. Tu provoqueras une guérison dans ton identité individuelle quand tu t’accepteras et t’aimeras sans conditions, accomplissant une unité de l’ego collectif qui se trouve en toi, c’est une relation d’amour et d’acceptation avec l’ego et non une lutte avec lui qui ne ferait que le nourrir.

C’est pourquoi tu as accepté le conditionnement humain, accepté d’être mordu dans un monde de vampires. Pour prendre le poison en toi et le guérir en toi-même. Ce poison ne vient pas de l’extérieur et que tu subirais inconsciemment, mais d’un centre qui n’a pas de centre, de l’intérieur qui englobe toute la réalité.

Tu as essayé il y a longtemps de guérir le poison par l’extérieur en venant physiquement enseigner à partir de ta sainteté pure qui est ta véritable identité. Cela n’a rien donné et tu as fait ce que tu appelles des erreurs, car le poison à une peur incroyable de ce qui n’est pas empoisonné comme lui et cherche automatiquement, soit à le détruire, soit à en faire une idole et un dieu. Ta nouvelle expérience personnelle et à nombre de tes âmes sœurs est de venir en masse sur la terre en incarnant le corps et la condition d’êtres humains pour aider votre frère, le fils de l’homme, le collectif des âmes humaines, à trouver par eux-mêmes, individuellement, la voie de la guérison intérieure.

Voici la vague d’anges actuellement présente sur terre et c’est maintenant que ça se passe.

La dernière vague de guérison est lancé depuis une centaine d’années déjà, à tâtonnement, elle semble invisible et impossible à celui qui a le regard tourné vers le cirque et le théâtre de ce monde, mais ceux qui écoutent, leurs cœurs le savent.

La guérison est invisible, la cause semble naturelle car elle l’est. Un changement a lieu dans le poison lui-même qui n’aura aucun repère, aucun messie ni symbole pour s’attacher comme il a pu le faire hier ou encore aujourd’hui alors qu’il s’affole de sa propre disparition.

Il découvrira bientôt qu’il n’y a rien qui pouvait disparaître, seulement une vérité à accepter et respirer en lâchant prise de ses illusions et de ses densités vibratoires. Il se trouvera bientôt guérit de lui-même et pourra même chanter, danser et rire en disant : « C’est grâce à moi-même. » Et il aura raison.

Ce poison, la peur est une illusion évidente pour un ange éveillé, mais qui demande toutefois de la sincérité et de l’écoute pour celui qui y croit encore. Tu peux rire avec lui de l’illusion, car rire avec le cœur sans prendre au sérieux les illusions est la meilleure façon pour les effacer en un instant dans la réalité de ton frère.

Le rire est le remède qu’utilise ton cœur pour te libérer de la densité, le rire des illusions plutôt que le rire dans l’illusion te rend les ailes d’anges que tu crois avoir perdus.

Quand ce rire est partagé, c’est un groupe d’ange qui déploie leurs ailes et amène vers eux le ciel sur la terre.

Le rire c’est l’amour qui s’exprime à l’intérieur de la peur, c’est le chant de joie d’un enfant, d’un homme avec un handicap mental ou simplement d’un être sans peur qui sait qu’il est aimé. Le rire c’est la vérité qui parle. C’est les anges qui prennent leur envol.

Michaël