Message de L'Ami reçu par Agnès Bos-Masseron, le 24-2-18

Certains, au nom des répétitions ou au nom d'anciens savoirs, pourraient croire savoir. Croire savoir est la plus grande des prisons. Car il n'est pas un seul niveau de l'enseignement, il est des milliers de couches. Peut-être, vous savez, comme vos gâteaux aux milliers de couches, et chaque couche va directement enseigner celui ou celle qui est enseignable selon sa disponibilité. Celui ou celle qui s'arrêterait ou s'enfermerait dans de faux savoirs, se coupe de l'enseignement. Car vous le savez, tout savoir est faux. Toute histoire, quelle que soit l'histoire, et principalement peut-être l'histoire spirituelle, est prison. La seule réalité est que l'être est éternellement nouveau, éternellement le dévot de la joie.
La seule invitation est de ne s'accrocher à aucune histoire, à aucun vécu, éternellement neuf. Les dévots ou dévotes de la joie, éternellement innocents sont les membres de la fraternité. Ne porter aucun carcan ni aucune carapace d'histoire ou de vécu spirituel, ils sont insignifiants. Pour l'ego peut-être, ils sont précieux...
Ne pas écouter en référence à quelque savoir. Ne pas se positionner en référence à quelque vécu ou à quelque histoire…
Vous écoutez, réécoutez ou relisez l'enseignement bien des fois. Vous le lisez et laissez le nectar du don unique s'imprégner dans la structure de vos corps subtils. Bien sûr, les yeux emplis de l'ornière du faux savoir pourraient croire lire et relire la même phrase, le cœur offert écoute, ouvert, et laisse le don œuvrer dans sa structure énergétique, celle de ses corps subtils et celle de son intellect le plus fin…
Il est vrai, certains pourraient croire que l'érosion de l'ego ou des habitudes de faux savoirs s'installe dans une durée de temps, cela est erroné. La sincérité du cœur franchit la porte avec détermination, laissant de l'autre côté de la porte tout poids des carapaces égotiques ou d'enfermement. Et l'on franchit cette porte encore et encore et encore, faisant le don avec toujours plus de sincérité, avec toujours plus d'innocence, avec toujours plus de puissance. L'on s'installe au cœur du temple, et l'on écoute et l'on entend. L'ouverture fait que la seule certitude est que le don le plus précieux est celui du nectar unique offert à chacun et à chacune.
L'on ne parle pas du nectar, on l'intègre pour l'offrir à travers son rayonnement. L'on ne parle pas d'histoires spirituelles, elles font partie des faux carcans.
Souvenez-vous, l'invitation de votre frère St Germain. Il vous a invités si souvent à déposer les masques. L'histoire spirituelle est sans doute le masque le plus crispé même si, en apparence, belle est l'histoire. L'histoire est erronée. L'Être est l'au-delà des histoires. Le dévot est l'au-delà de la personne. L'Être est l'éternel dévot, et là sont libres les jaillissements des dons offerts et des dons que l'on offre.

Agnès Bos-masseron