Être où ne pas être, telle est la question, c’est dans le non être se trouve la réponse.

Être où ne pas être, telle est la question William Shakespeare, dans son envolée, exprima cette réplique. Cela reste d’actualité, être où ne pas être, comment comprendre le vrai sens de ces mots, comme il en est pour René Descartes, je pense, donc je suis. On pourra dire que ces deux personnes dévoilaient une très grande vérité. Pour le simple des mortels, être c’est tout simplement vivre, ne pas être, c’est renoncer à la vie. Mais en ce qui nous concerne, ayant une connaissance d’une plus grande ouverture, être c’est tout simplement être la présence qui aime tout d’un même amour, sachant que tout part du point zéro. être, cela demande à devenir l’observateur de ce point zéro, observer tout d’un même regard, sans prendre position, juste accueillir l’expérience, l’apprentissage de tout ce qui émane de ce point zéro. Il est vrai que l’observateur peut facilement se perdre dans toutes ces expressions, revêtant plusieurs costumes, plusieurs décors, plusieurs réalités, aussi réelle les unes des autres. Être c’est tout simplement endosser un rôle, c’est croire au personnage, c’est alimenter et se nourrir des histoires, tout en sachant que tout est illusion, que tout vient du point zéro. Être c’est incarner la pièce de théâtre et tout ce qui la compose, c’est jouer le jeu, c’est vivre dans l’illusion de dualité et de séparation. Quand l’être rencontre un autre être, que se passe-t-il ? Il y a échange de regards, de perception différente, il y a deux êtres qui s’observent, comme si chacun se percevait dans un nouveau miroir. Qu’est-ce que je vois en ce miroir ? Être c’est le paraître, c’est l’observateur qui se voit à travers la réalité, à travers la pièce de théâtre, la matrice quantique.

Être c’est observer ce qui se passe en son for intérieur, en ses rêves, conscient ou inconscient. C’est observer sans la forme, en étant que conscience, en tant qu’esprit, en étant un autre personnage, en canalisant d’autres entités, en s’inspirant des êtres venant d’un autre époque, temps, espace et dimensions. Être c’est de prendre connaissance que tout vient du point zéro, quel que soit l’être, il est autant un observateur. Il pense, donc il est, il est quoi, juste l’illusion de ce qu’il croit être. En fait l’être n’est rien à la base, pour la simple raison qu’il vient du point zéro. Il en est de même pour la matrice quantique, pour le temps, l’espace et dimensions, tout est dans le paraître et non dans le non être. Qui suis-je ? Si je ne suis pas l’être alors je suis le point zéro. En fait, c’est quoi le point zéro, si ce n’est pas l’être, c’est le non être. Si tout émerge du point de zéro et qui prend vie, qui devient l’être, l’observateur du point zéro. Tout ce qui se passe dans l’être, n’est qu’illusion, tous les concepts, tous les archétypes, tous les personnages de l’être, tout est le paraître du point zéro. Alors l’être à comme tâche de servir le point zéro, de faire des expériences, à être dans les croyances, dans les concepts, à contempler les personnages venant de cette réalité ou d’autres réalités, de la matrice quantique, quel que soit le temps, l’espace et dimensions, tout n’est que projection du point zéro. La source de toute cette projection, le non être. Le non être unifié tout en un, car tout provient du point zéro. En fait de compte nous sommes l’être et le non être, l’observateur, tout en étant le créateur. Peu importe ce qui se passe en tant qu’être, tout n’est que projection, l’origine de tout, n’est pas dans l’être, mais bien dans le point zéro, le non être. Et c’est là qu’on retrouve la liberté, la paix, le silence, le tout en un, la joie. Maintenant qu’on sait qu’on est le non être tout en étant l’être, il y a de quoi à rire et à festoyer.

Tout ce temps à être dans l’illusion du paraître, à croire à l’être, à la conscience, à l’esprit, à l’âme, quand tout vient du point zéro, le non être, la présence éternelle, qui unifie tout en un. Donc qui suis-je ? Je suis la présence éternelle, le non être qui se manifeste en tant qu’être dans la matrice quantique, temps, espace et dimensions, qui ne sont que le jeu de l’être, tout est un. Peu importe d’où vient l’être, quel que soit le temps, l’espace ou dimensions, de la matrice quantique, tout est l’être, le paraître, en fait l’illusion de dualité et de séparation. Toute cette fragmentation du point zéro, qui n’est que l’être multiplié à l’infini, s’observant, en oubliant qu’il est le non être, le point zéro, la présence éternelle. Voilà ce que nous sommes, la présence éternelle, le point zéro, le tout en un, tout en vivant l’illusion de l’être. Être où ne pas être, telle est la question, Voilà la réponse à cette question, je pense, donc je ne suis pas, je ne pense pas, donc je suis, quoi qu’il en soit, n’oublions pas que peu importe ce que nous pensons être, c’est dans le non être que se trouve la réponse à notre je suis, cette présente éternelle traverse toute illusion de l’être par sa lumière et amour.

Auteur
Régis Violette

Publié par Juste (Profil & Articles associés)