le papillon s’irise dans le jour destiné à vivre
pleine lune qui rend presqu’humains les chiens
l’échange tant attendu n’a plus court en ce monde
car l’oeil focalise à rebours un devenir mort-né
le moindre message
se perd comme une bouteille lancée dans les flots
reste l’ivresse si ténue
comme le rêve d’une rencontre complète

un poème libre
écrit sur la mémoire étiolée des réseaux
ce qui sourd au fond
c’est un son si lointain
que n’étoilent presque plus les coeurs
car la fibre cosmique est ténue et infinie
tellement vague comme la mer en vacances

tu as beau boire
et t’enlaidir de tes déboires
pourtant
comme un axe superlatif
tu vois
mais tu n’écoutes pas

le flux le reflux qui radote
le projet d’être meilleur
comme dans un rêve ou le rêve
si je m’agresse à moi
sans me résoudre
c’est un calcul

celui qui te montre
une guérison étonnante
qui n’a de sens
qu’à n’importe quel moment
celui que tu choisis…

Verbre

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