L’homme est un amphibie vivant simultanément dans deux mondes :

– celui du milieu familial et social, de la vie matérielle, de la conscience des choses,
et
– le monde des symboles (1).

Dans notre pensée, nous nous servons d’une grande variété de systèmes de symboles verbaux, mathématiques, plastiques, musicaux, liturgiques, sans lesquels nous n’aurions ni arts, ni sciences, ni loi, ni philosophies, bref pas même l’embryon d’une civilisation : nous serions des animaux.

Les symboles, donc, sont indispensables. Mais, ainsi que nous le démontre abondamment l’Histoire de notre époque – et de toutes les époques – ils peuvent aussi être néfastes. Considérons, par exemple, le domaine de la science d’une part et, d’autre part, celui de la politique et de la religion.

Dans le premier, notre façon de penser et de réagir en fonction de ces symboles nous a permis, en une faible mesure, de comprendre et de vaincre certaines forces élémentaires de la nature. Mais dans le second, notre façon de penser et de réagir en fonction de cette catégorie-là de symboles nous a menés à nous servir de ces mêmes forces pour des assassinats de masses et un suicide collectif. Dans le premier cas, les symboles explicatifs ont été bien choisis, soigneusement analysés et progressivement adaptés aux contingences. Dans le second cas, des symboles mal choisis au départ n’ont jamais été soumis à une analyse serrée et n’ont jamais été reformulés en vue de les adapter aux contingences. Et, ce qu’il y a de pire, c’est que les symboles qui font fausse route ont, partout, été traités avec respect entièrement injustifié comme si, de quelque mystérieuse manière, ils étaient plus réels que les réalités auxquelles ils se rapportaient. En religion et en politique, les mots que l’on emploie ne sont pas considérés comme des représentations, plus ou moins adéquates, de choses et d’événements, mais au contraire les choses et les événements sont considérés comme des illustrations de ces mots.

Nous ne nous sommes jamais servis des symboles d’une façon réaliste et pratique que dans des domaines où nous sentions qu’ils n’étaient pas suprêmement importants. Mais dans toutes les situations impliquant nos impulsions les plus profondes, nous avons toujours, avec insistance, employé les symboles non seulement en débrayant de la réalité, mais d’une façon idolâtre et même démente. Le résultat est que nous avons été capables de commettre de sang-froid et pendant des périodes de longue durée des actes dont des brutes ne sont capables qu’au cours de brefs instants et au paroxysme de la rage, du désir ou de la peur.

Parce qu’ils emploient et adorent des symboles, les hommes peuvent devenir des idéalistes ; et, étant des idéalistes, ils peuvent transformer la voracité intermittente des animaux en impérialismes grandioses, tels ceux d’un Cecil Rhodes (2) ou d’un J.P. Morgan (3) ; leur tendance intermittente à se persécuter, en stalinisme ou en Inquisition (4) ; leur attachement intermittent à un coin de terre en délires nationalistes soigneusement calculés. Ils peuvent aussi, heureusement, transformer l’aménité (5) intermittente des animaux en une charité remplissant la vie d’une Elisabeth Fry (6) ou d’un Vincent de Paul ; leur dévouement intermittent, limité aux couples et aux petits, en cette coopération raisonnée et persistante, laquelle, jusqu’à présent, a été assez solide pour préserver le monde des conséquences de l’autre idéalisme, de l’idéalisme néfaste. Toutefois, depuis que celui-ci a mis la bombe H entre les mains des nationalistes, tout ce que nous pouvons dire c’est que l’idéalisme de coopération et de charité a vu ses chances de réussite décliner abruptement.

Le meilleur ouvrage gastronomique ne vaut pas le plus mauvais des repas. Ce fait est assez évident. Et pourtant, à travers les âges, les philosophes les plus profonds, les théologiens les plus érudits, sont constamment tombés
– dans l’erreur qui consiste à identifier des constructions purement verbales à des faits,
– ou dans l’erreur encore plus énorme consistant à s’imaginer que les symboles sont, d’une certaine manière, plus réels que les faits auxquels ils se rapportent.
Il est vrai que leur culte des mots n’a pas été sans soulever des protestations.
– « Seul l’esprit vivifie », dit saint Paul, « la lettre tue ».
– « Et pourquoi », demande Eckhart, « bavardez-vous au sujet de Dieu ? Tout ce que vous dites de Dieu est mensonger ».
Et, à l’autre bout du monde, l’auteur d’un des Mahâyâna Sûtras affirme que
– « la vérité n’a jamais été prêchée par le Bouddha, étant donné que vous devez la réaliser en vous-même ».
De tels discours furent toujours jugés subversifs et les personnes respectables les ont ignorés. L’idolâtrie étrangement surestimée des mots et des emblèmes a continué, et au déclin de ces religions, la vielle habitude de formuler des credo et d’imposer des croyances a persisté même chez les athées.

Au cours de ces dernières années, des logiciens et des sémantistes ont analysé des symboles en se servant du langage de la pensée courante. La linguistique est devenue une science et comporte même une branche à laquelle Benjamin Whorf avait donné le nom de « métalinguistique ». Tout cela est fort bien, mais n’est pas suffisant ; La logique et la sémantique, la linguistique et la métalinguistique ne sont que des disciplines de l’intellect. Elles analysent les différentes façons, correctes ou incorrectes, ayant un sens ou absurdes, dont les mots se relient aux choses, aux événements, aux processus qu’ils désignent, mais n’offrent aucun éclaircissement quant au problème fondamental des rapports qui existent entre l’homme, dans sa totalité psychique et ses deux mondes, des faits et des symboles.

Dans chaque religion et à chaque période de l’Histoire, ce problème a été maintes fois résolu individuellement par des hommes et des femmes, lesquels, dans leurs écrits ou leurs discours, évitaient de créer des systèmes, sachant que tout système est une tentation permanente de prendre les symboles trop au sérieux, de prêter plus d’attention aux mots qu’aux réalités auxquelles ces mots veulent se rapporter. Leur but fut de ne jamais offrir d’explications toutes faites, de panacées, mais de nous inciter à diagnostiquer et à soigner notre propre mal, à aller le chercher là où le problème humain et sa solution se présentent directement à l’expérience.

Ce volume contient des extraits d’écrits et de causeries de Krishnamurti. Le lecteur y trouvera l’exposé clairement exprimé par un contemporain du problème fondamental de l’homme, accompagné d’une invitation à le résoudre de la seule façon dont il puisse être résolu : par chacun et en chacun. Les solutions collectives, en lesquelles tant de personnes mettent désespérément leur foi, ne sont jamais adéquates (7). « Pour comprendre la misère et la confusion qui est en nous, donc dans le monde, nous devons d’abord trouver la clarté en nous-mêmes et cette clarté se produit lorsque l’on pense correctement ; elle ne peut pas être organisée car elle n’est pas un objet d’échange. La pensée des groupes organisés n’est que répétition. La clarté n’est pas le produit d’assertions verbales, mais d’une intense perception de soi-même et de la façon dont on pense. L’on n’apprend pas à penser au réel en se soumettant à un simple entraînement intellectuel, ni en se conformant à une méthode, quelque respectable et noble qu’elle soit. Le point de départ d’une pensée vraie est dans la connaissance de soi. Si l’on ne se comprend pas soi-même, l’on n’a aucune base pour penser : ce que l’on pense n’est pas vrai. »

Ce thème fondamental est développé par Krishnamurti dans maints passages. « Il y a de l’espoir en l’homme, non en la société, en des systèmes, en les systèmes religieux organisés, mais en vous et en moi. » Les religions organisées, avec leurs médiateurs, leurs livres sacrés, leurs dogmes, leurs hiérarchies et leurs rituels n’offrent que de fausses solutions au problème fondamental de l’homme. « Lorsque vous citez la Bhagavad Gîtâ ou la Bible ou quelque livre sacré chinois, vous n’êtes en train que de répéter ; c’est évident n’est-ce pas ? Et ce que l’on répète n’est pas la vérité ; c’est un mensonge, car la vérité ne peut pas être répétée. »

Un mensonge peut être diffusé, exposé et répété (8), mais il n’en est pas de même de la vérité ; lorsqu’on la répète, elle cesse d’être la vérité ; donc les livres sacrés ne sont pas importants. C’est par la connaissance de soi et non par la foi en des symboles présentés par autrui que l’homme parvient à la réalité éternelle en laquelle son être à sa source. Croire à la valeur totale et transcendante d’un système quelconque de symboles ne conduit pas à la libération mais à l’Histoire et à ses désastres habituels. « La croyance divise inévitablement. Lorsque vous avez une croyance ou lorsque vous cherchez une sécurité dans votre foi particulière, il se produit une scission entre vous et ceux cherchant la sécurité auprès d’une autre foi. Toutes les croyances organisées sont basées sur la division des hommes, bien qu’elles puissent prêcher la fraternité. »

L’homme qui a résolu le problème de ses rapports avec les deux mondes,
– celui des faits
et
– celui des symboles,
n’a pas de croyances.

En ce qui concerne la vie pratique, sa solution consiste à mettre à l’essai des hypothèses successives, qui n’ont pour lui que la valeur d’instruments.

Mais dans ses rapports avec ses semblables et la réalité où ils existent, il éprouve les contacts directs de l’amour et de la perception intérieure.

C’est pour se protéger des croyances que Krishnamurti n’a lu « aucune littérature sacrée, ni la Bhagavad Gîtâ, ni les Upanishad ». Mais nous autres, en général, nous ne lisons même pas la littérature sacrée ; nous lisons nos journaux préférés, des illustrés et des romans policiers. Cela indique que nous abordons la crise de notre époque, non pas avec amour et compréhension, mais « avec des formules, des systèmes » – et des spécimens fort peu défendables d’ailleurs, de ces catégories. Mais « les hommes de bonne volonté ne devraient pas avoir de formules » ; car les formules ne mènent, inévitablement, qu’à « penser aveuglément ». L’habitude invétérée de penser en formules est à peu près universelle. Cela est inévitable, car notre système d’éducation est basé sur l’enseignement de « ce qu’il faut penser » et non de « comment » penser. Nous sommes élevés en tant que membres croyants et pratiquants de quelque organisation, chrétienne, islamique, indoue, bouddhiste ou freudienne. Par conséquent « vous réagissez à la provocation de la vie, laquelle est toujours neuve, conformément à un point de vue ancien, donc votre réponse n’est pas adéquate, elle manque de nouveauté, de fraîcheur. Si vous réagissez à la vie en tant que catholique ou communiste, vous vous conformez à un certain système de pensée, donc votre réaction n’a pas de valeur. Et n’est-ce point l’Hindou, le Musulman, le Bouddhiste, le Chrétien, qui ont créé ce problème ? De même que la nouvelle religion est le culte de l’État, l’ancienne est le culte d’une idée. » Si vous réagissez à une provocation selon un conditionnement ancien, votre réaction ne vous permettra pas de comprendre ce que la vie apporte de neuf. « Ce qu’il convient de faire, en vue d’affronter la nouvelle provocation de la vie, c’est se dénuder complètement, se dépouiller des accumulations du passé et aborder la provocation à la façon d’un être neuf. » En d’autres termes, aucun symbole ne devrait être érigé en dogme, ni aucun système considéré autrement que comme une commodité provisoire. La croyance en des formules et toute action résultant de cette croyance ne peuvent pas nous apporter la solution de notre problème. « Ce n’est que par la compréhension créatrice de nous-mêmes que peut se constituer un monde créateur, un monde heureux, un monde où les idées n’existent pas. » Un monde où les idées n’existeraient pas serait un monde heureux car il ne comporterait pas ces forces si puissamment conditionnantes, qui contraignent l’homme à des actions inappropriées, ces dogmes sacro-saints au nom desquels les pires des crimes sont justifiés, les plus grandes folies méticuleusement rationalisées.

Une éducation qui nous enseignerait, non pas « quoi » mais « comment » penser exigerait une classe dirigeante de pasteurs et de maîtres. Mais « l’idée même de diriger quelqu’un est antisociale et antispirituelle ». Le pouvoir satisfait la soif de puissance de celui qui l’exerce et la soif de certitude et de sécurité de ceux qui le subissent.

Aldous Huxley

1954

Préface du livre de Krishnamurti Jiddu

« La Première et Dernière Liberté »

Traduction en langue française de Carlo Suares

Renvois

1 – Cet article a le mérite de traiter entre autre de l’importance ou de la non importance des symboles, de leur opportunité ou de leur danger.

Premièrement
Il nous renvoie, en définitive, aux conclusions énoncées par l’un des disciples de Maître Philippe de Lyon quelques décennies auparavant à savoir que si le symbolisme que l’on trouve, par exemple, dans la franc-maçonnerie, puis à l’époque, dans le martinisme, donne l’impression à l’adepte d’avancer sur le chemin spirituel, cette impression, ce talisman, parfois cet orgueil, sont tous balayés en quelques secondes lorsque l’on voit agir et que l’on s’approche de quelqu’un tel Philippe de Lyon pratiquer et être la médecine du cœur, celle venue tout droit du Christ. En un instant tous les artifices religieux, spirituels, sectaires, égotiques, etc., s’effacent pour laisser place au vrai merveilleux, à la vraie efficacité.

Deuxièmement
On se rappellera Ô combien nos sociétés sont envahies, voir saturées, de symboles, que ce soit dans les médias mais aussi dans les grandes villes où les symboles incarnés par des statues ou autres édifices architecturaux foisonnent tels à Londres, Rome, Paris, Washington D.C.. Aux dires de certains, ils permettraient de diffuser en continu l’allégeance de celui qui les voit envers ceux qui ont ordonné leur construction. Ce serait un consentement du citoyen envers certaines forces en principe très peu recommandables.

2 – Cecil Rhodes
Etait l’un des maîtres du monde !
Un doute sur cette assertion ? …

Premièrement
Il nomma de son patronyme carrément tout un territoire d’Afrique en le baptisant avec ce nom, la « Rhodésie » ! ! ! Par la suite ce territoire changera de nom pour être baptisé « Zimbabwe ». Concernant l’Histoire très récente du Zimbabwe, voir l’article « Zimbabwe »

Deuxièmement
Cecil Rhodes serait (au conditionnel, car pas suffisamment de preuves) l’une des six personnes, par ailleurs toutes britanniques, à avoir préparé et commandité la Première Guerre mondiale ! ! !
Source – A tous les Français chrétiens athées musulmans juifs

3 – J.P. Morgan
L’un des maîtres du monde, du moins aujourd’hui ce sont ses successeurs.
L’intégralité de son influence ne peut pas être ici rappelée tant les exemples de ses actions et exactions sont nombreuses, mais l’on peut en citer deux.
Il est l’un des dix actionnaires de la banque centrale des Etats-Unis d’Amérique, il produit autant de dollar que nécessaire tout en faisant payer cet argent aux contribuables étasuniens puisque cette banque centrale n’est pas publique à l’inverse de ce qu’elle fut avant décembre 1913 à savoir une administration au service de son peuple mais depuis elle a un statut privé telle une entreprise commerciale où les étasuniens doivent payer l’intérêt pour avoir des dollars dans leurs mains, et le reste de la planète doit céder céder à cette mafia mondiale : or, immobilier, sociétés commerciales, brevets de découverte et d’exploitation des inventions et innovations, afin de rembourser les déséquilibres monétaires dans chaque pays du monde puisque le dollar est la monnaie mondiale, et donc in fine on s’aperçoit que contre du simple papier (les billets, ou l’argent électronique) émis par entre autre JP Morgan via la banque centrale étasunienne le reste du monde est obligé de se dépouiller.
A approximativement moins de dix actionnaires dans cette FED, JP Morgan serait le représentant de la famille des Windsor pour le compte de ces derniers. Le colonialisme n’a donc jamais cessé, les guerres en tout genre non plus. Un indice datant d’environ un an va dans ce sens, en effet JP Morgan a accordé à une prestigieuse université britannique un important crédit à taux zéro sur une longue période.
Enfin, JP Morgan a dû franchir la ligne rouge de la légalité bien plus d’une fois ces dernières années puisque sans doute pour qu’aucun témoin ne parle on a recensé au fil des ans de nombreuses morts suspectes s’étant abattues sur des dizaines et des dizaines de ses salariés, même quand ceux-ci furent à l’autre bout du monde en vacance…
Après avoir trucidé trois présidents des USA afin d’établir et de maintenir la FED autant dire que de simples salariés ne représentent que de la pacotille.

4 – Inquisition
1492 fut une très grande année dans l’Histoire de l’humanité. Car s’il y eu le débarquement aux Amériques de Christophe Colomb, ce fut également l’année où les juifs furent expulsés de la péninsule ibérique pour ceux refusant de se convertir au christianisme. Ceux qui partirent allaient apporter leur argent et leurs compétences aux néerlandais, puis plus tard à la couronne britannique, c’est ainsi que le nouvel ordre mondial d’aujourd’hui s’est construit ! …
Ceux étant restés sur la péninsule car s’étant convertis furent les marranes. C’est parmi eux que l’on trouvera les premiers et les plus virulents inquisiteurs catholiques contre tout ce qui ne correspondait pas aux dogmes du Vatican. (Source – Pierre Hillard, docteur en science politique)

5 – Aménité
Amabilité pleine de charme (définition issue du dictionnaire Petit Robert)

6 – Elisabeth Fry
Fut une réformatrice anglaise des prisons, réformatrice sociale et, ancrée dans sa foi quaker, une philanthrope chrétienne. Elle est parfois décrite comme « l’ange des prisons ». (Selon Wikipédia)

7 – Voir les enseignements de Ghis afin d’être éclairé en la matière.
Son site internet – personocratia

8 – Comment faire consentir les foules aux mensonges ? Voir Propaganda la fabrique du consentement

Image

Intérieur de la double pochette de l’album All’n All du groupe musical Earth Wind & Fire

Autres articles extraits de ce livre « La Première et Dernière Liberté » par Krishnamurti :

● Chapitre 3 – « Pourquoi des guides spirituels » – Pourquoi des Guides Spirituels ?

● Chapitre 6 – « Sur la solitude » – Sur la Solitude

● Chapitre 12 – « L’état de perception » – Se Connaitre

Autre article extrait de l’œuvre de Krishnamurti

● René Fouéré, son livre “La Révolution du Réel Krishnamurti” – Le Musicien – Son Chant Musique ~ Information de la Source ~ Le Centre du Silence et de la Tranquillité

Conseil

Lorsque l’on reçoit un symbole par image mentale, que l’on voit le symbole arriver vers soi, c’est là en principe un vrai message spirituel qui est envoyé à celle ou celui le recevant, c’est d’ailleurs l’un des rares cas où l’on peut faire confiance aux messages envoyés par d’autres dimensions d’existence (comparativement par exemple aux messages canalisés par les médiums et autres canaux).

Source présent article, transcription Internet, renvois, conseil

delta de la Lyre

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L’homme qui a résolu le problème de ses rapports avec les deux mondes,
– celui des faits

et
– celui des symboles,
n’a pas de croyances.

En ce qui concerne la vie pratique, sa solution consiste à mettre à l’essai des hypothèses successives, qui n’ont pour lui que la valeur d’instruments.

Mais dans ses rapports avec ses semblables et la réalité où ils existent, il éprouve les contacts directs de l’amour et de la perception intérieure.

Publié par Delta de la lyre (Profil & Articles associés)