Avez-vous perçu l’intensité de l’amour ? La naissance, vous le savez, est initiation. Je suis venu ouvrir la porte pour que l’humanité se souvienne. Je suis venu ouvrir la porte pour rendre l’éternel à l’éphémère. Avez-vous perçu l’intensité de l’amour ? Ceux et celles venus rendre hommage à l’enfant que je suis l’ont entraperçu sans comprendre peut-être. Pourtant une autre réalité s’est ouverte, la réalité de l’union, la réalité de la paix, concrètement. Il ne semble plus possible de garder les concepts de division. Il ne semble plus y avoir de place pour la possibilité d’hostilité. Tous s’étonnent. L’humanité saura-t-elle préserver ce don qui est fait à travers cette initiation ? Etrange, n’est-ce pas, selon le temps linéaire, cette célébration chaque année, et chaque année tous goûtent au merveilleux. Comment la création peut-elle oublier l’intensité de l’amour ? Je vous l’ai dit, la naissance est initiation. La première phase de l’initiation. La première phase de l’initiation est la simultanéité des trois plans, au-delà du temps et de l’espace, être adoration dans le plan du transcendantal ; à travers l’événementiel, être adoration ; et au niveau du plus subtil de la création, rendre aux cellules leur structure d’adoration.
Vous le savez, longtemps ils ont parlé d’une crèche dans laquelle je repose, la crèche est au sein de chaque cellule. Comprenez-vous cela ? Car le feu d’amour, la flamme éternelle, ce que Je Suis, est au creux de chaque cellule, et le regard d’amour de l’amour sur l’amour est la structure de chaque cellule. Ce même regard que nous partageons, la Mère, le Père et moi, regard d’adoration. Ils savent que l’adoration n’est tournée que vers cet Être suprême, la source éternelle, le vénérable Seigneur. Avant la naissance, nous partagions cela, après la naissance nous partageons cela, le partage est éternel. C’est ce partage qui est la caractéristique propre de la famille de lumière, connaître le vrai sens de l’adoration. L’adoration ne peut être tournée vers le corps d’un bébé, ou si elle est tournée vers le corps d’un bébé, à travers le corps du bébé, c’est la source éternelle, le Père, la Mère, le tout, l’Être vénérable qui est adoré. Lui seul est, n’est-ce pas ? Elle seule est. Être adoration au niveau transcendantal, être adoration dans la structure du temps et de l’événement, à travers les événements, être adoration dans la structure des cellules, les trois plans simultanément.
La deuxième phase de l’initiation est d’unir le souffle à l’adoration. Le souffle ainsi est semblable au souffle nourrissant la flamme. La flamme est la flamme d’amour offerte au feu de l’amour. Le feu de l’amour est ce que Je Suis, le feu de l’amour est cet Être suprême, le Père, la Mère, le tout. Vous vous souvenez, j’ai dit, le Père et moi, nous sommes un. Le Père, la Mère, le tout, la source éternelle, et l’Être créé sur le un, seul est le un, le vénérable. Sa nature est adoration. Vers Lui, vers Elle s’élève l’adoration. Unir le souffle et l’adoration pour qu’à travers l’acte du souffle, l’adoration soit nourrie, intensifiée, concrétisée, incarnée, car c’est bien cela dont il s’agit, n’est-ce pas ? Rendre son sens à l’incarnation. L’incarnation n’est pas le fait du faire, l’incarnation est fait d’adoration. Alors tout comme au niveau de l’événementiel, le concept de différence, de division, d’hostilité semble s’être effacé et seule règne la merveilleuse paix, seule règne l’union. Tous s’étonnent, le bon résonne à l’infini. De cœur à cœur, le bon résonne et tous s’étonnent. L’humanité saura-t-elle préserver cette évidence de l’union, ce merveilleux de l’union ? Le préserver, c’est l’animer. Le souffle aide à ancrer l’attention sur cette intention de l’incarnation, être adoration. Le souffle aide à ancrer l’attention pour que soit préservé le merveilleux de l’union. Rassembler l’énergie.
La troisième étape de l’initiation. La troisième étape de l’initiation est de nourrir cette flamme d’amour que Je Suis, qui est la vie dans chaque cellule par l’attention. Percevoir l’attention comme le jaillissement de la vie au sein de chaque cellule. Chaque cellule est l’infini. Une autre structure corporelle. Chaque cellule est l’infini et toutes les cellules unies dans ce champ d’adoration qu’est l’intention d’incarnation. Un autre mode de fonctionnement, un autre mode de relation. Nous l’avons dit, la crèche est au sein de chaque cellule. Ce mode de fonctionnement, ce mode de relation ne peut être conçu par un mental dissipé. Le mental dissipé ne sait concevoir que des concepts dissipés. La première étape est de rassembler l’énergie, l’attention rassemble l’énergie. Vous le voyez, si l’on retourne sur le plan de l’événementiel, autour du Père, autour de la Mère, autour de ce bébé que Je Suis, l’attention est centrée sur le merveilleux. Tous ne comprennent peut-être pas, mais pourtant pressentent l’intensité de l’amour, l’intensité de l’amour partagé par le Père, la Mère, le bébé que je suis, l’intensité de l’amour partagé et offert éternellement à cette source éternelle. L’amour n’est pas clos mais infiniment ouvert à son propre infini. Comprenez-vous cela ? Le Père regarde la Mère, lui offre l’infini de l’amour, et tous deux savent que l’infini de l’amour dépasse le cadre de cette relation et s’offre à sa source même, le vénérable Seigneur. Le Père et la Mère regardent le bébé que je suis et nous savons que l’infini de l’amour dépasse le cadre de cette relation et s’offre à sa source même, le vénérable Seigneur, et tous autour du cercle familial pressentent cette autre dimension de l’amour, pressentent l’infini. Ainsi entrer en relation avec l’infini que je suis dans le transcendantal à travers l’événementiel au cœur de chaque cellule, la boucle est complète.
Vous entendez, l’harmonie cosmique, les éléments semblent s’être unis aux chants célestes. Chanter l’adoration avec les voix, avec son Être, avec sa structure corporelle.
Vous le savez, tandis que nos corps resplendissent de lumière, la cause en est l’intensité de l’adoration. Avez-vous perçu l’intensité de l’amour ? Si nous reportons notre regard sur ce temps linéaire qui fait semblant de se déployer, il est vrai que l’humanité entre dans ce qui peut paraître la grande bascule. L’humanité saura-t-elle se rappeler que le seul point d’importance, que le seul point d’appui est l’intensité de l’amour, que cette intensité de l’amour est la charnière, pourrait-on dire, entre deux plans de vie, entre deux dimensions, pour réaliser qu’il n’est ni plan de vie, ni dimension mais que l’infini de l’adoration ? L’humanité saura-t-elle se souvenir ?
Vous le voyez, le temps de la naissance est de rappeler le sens de l’incarnation, de rappeler le mode de relation, de rappeler le mode de fonctionnement. Seule est l’adoration. L’humanité saura-t-elle se souvenir de l’intensité de l’amour ? Les mères le pressentent. Au moment de la naissance des enfants, les mères le pressentent. Et prises dans la course du temps, dans la course des événements, elles semblent connaître la grande amnésie. Comment peut-on oublier l’absolu de l’amour ? Comment peut-on oublier l’intensité de l’amour ? Et pour connaître et être l’intensité de l’amour, il faudrait prendre l’amour des mères, juste après la naissance et le multiplier par un million peut-être. Pourtant, qu’il est beau l’amour des mères qui regardent leur bébé et perçoivent le divin !
Le Père énonce les textes de ses Pères, vibration de silence, vibration de l’amour. La sagesse est l’expression de l’amour.
Ils disent que du corps du bébé que je suis, coulent les rayons d’or. Offrir l’or de l’amour à chaque fibre de création éternellement. Offrir l’or de l’amour à chaque fibre de création, inconditionnellement. Et l’or de l’amour entre en résonance avec la structure de la création, et la création se souvient « ah, Je Suis cela, l’infini de l’amour, la matière lumière ». C’est cela, n’est-ce pas, le don de la naissance. La matière est lumière.
De tous ces points dans le cosmos que l’on appelle retraites de lumière, la naissance est célébrée. La célébration est offerte à la source suprême, ce vénérable Seigneur, car tous savent que l’intention de la naissance est de lui rendre gloire en incarnant sa gloire pour que la création se souvienne que le sens du créé est de glorifier l’incréé en incarnant sa splendeur. De ces points du cosmos que l’on nomme retraites de lumière, les frères et sœurs offrent l’amour.
Ainsi du corps du bébé que je suis, coulent les rayons d’or, et vers le corps du bébé que je suis coulent les rayons d’or, car chaque intention d’amour est rayon de lumière. L’amour coule de ces points que l’on connaît sous le nom de retraite de lumière, l’amour coule du cœur des simples dans les demeures à la surface de la terre, l’amour coule du cœur de la terre, l’amour coule du cœur des arbres, du cœur des montagnes, du cœur des rocs, du cœur de l’eau, du cœur des animaux, du cœur des étoiles, millions de rayons d’or offerts au corps du bébé que je suis. Les rayons sont reçus, magnifiés et rendus à l’éternelle source, et de l’éternelle source, ils jaillissent à nouveau emplissant la création pour que la création se souvienne « ah, Je Suis cela, l’infini de l’amour ».
Comprenez-le bien, beaucoup semblent célébrer un événement, seul est l’éternel. Ce partage d’amour et d’adoration est éternel. L’humanité saura-t-elle se souvenir que la porte est ouverte pour que la création se nourrisse éternellement de la plénitude de l’amour qui est ce que Je Suis, qui est ce qui est, qui est l’éternelle source, et que la création réverbère l’éternelle source, la glorifiant ? Tel est le sens de la création, tel est le sens de l’incarnation.
La Mère repose, offerte au silence. Souvenez-vous, la naissance est éternelle. Ne voyez pas la naissance comme un point à célébrer dans la course du temps. La naissance est un plan de vie, l’intensité de l’amour ouvre à ce plan de vie. Avez-vous perçu l’intensité de l’amour ? N’oubliez pas, n’oubliez pas la beauté de l’union. N’oubliez pas la beauté de la famille de lumière, tous tournés dans un même regard, offrant l’adoration à l’adoration, offrant l’amour à l’éternelle source, le Père, la Mère, le tout, le vénérable Seigneur. Lui, Elle seul est. La beauté de la naissance est que de cette célébration jaillit une vague d’infinie tendresse, d’infinie puissance qui déferle sur la création, éternel renouveau.
La célébration est éternelle.

Agnès Bos-masseron